Qu’est-ce qu’une nation ? THEORIE DES NATIONS, par louis mélennec. nation bretonne, nation française.

Comment la France, en situation de domination, a eslavagisé la Bretagne, et décervelé les Bretons.……

Le meurtre de l’esprit est pire que la mort physique.

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CITATIONS INTRODUCTIVES SUR LE DECERVELAGE DES BRETONS PAR LA FRANCE  :

Michel ROCARD, ex-premier ministre de France :

« La France s’est construite sur la destruction de cinq cultures : les cultures bretonne, occitane, alsacienne, corse, flamande … La France est une création militaire, faite de nations non homogènes ».

Pierre LEMOINE, Président honoraire de l’UFCE, dans sa préface :

« Afin que tous connaissent l’essentiel de notre véritable histoire, dont la découverte va certainement créer 
la stupeur chez de nombreux lecteurs, tant sont graves les exactions dont a été victime la Bretagne, il est temps de laisser l’écriture au professeur Louis MELENNEC, qui a accepté de diriger notre collectif. L’ouvrage qu’on va lire est bref par son volume, majeur par son contenu. Nous pensons qu’il va constituer un événement important et mobilisateur dans l’histoire de notre Pays. »

M. HAZO NETANEL, Président de l’association Bretagne-Israël.

« Je suis toujours avide des leçons d’histoire du docteur Mélennec. Que de régressions, de persécutions, de tueries perpétrées à l’encontre de ce peuple qui veut légitimement vivre sa culture, sa langue, dans son propre pays ! C’est un miracle qu’il soit toujours debout. La pugnacité, l’opiniâtreté ne sont pas de vains mots pour désigner les Bretons. Les Juifs ont les mêmes qualités. Le chemin sera long encore jusqu’à l’indépendance mais c’est inéluctable.  La France est en faillite morale, intellectuelle, elle éclatera du fait des différentes communautés qui la phagocytent… C’est une chance pour les peuples premiers de France. Les nouveaux médias changent la donne. Vos recherches étaient mises au ban, elles sont maintenant publiées. »

M. MARCEL TEXIER, agrégé de l’Université, ex-président de l’OBE (Bretons du Monde) :

« Vos publications établissent d’une manière aveuglante la légitimité des revendications des Bretons, occultées jusqu’à ce jour par un discours officiel inique. Elles nous confèrent une force morale considérable. Vos travaux ont été insultés ? Laissez glisser les insultes avec mépris.Attendiez vous autre chose après tant de siècles de falsification de la vérité historique ? Ils sont maintenant publiés et reconnus. Pensez à Théodore HERZL, le père de l’Etat juif, à qui on jetait des pierres »

HERBERT PAGANI, juif et fier de l’être : « Les bretons sont les juifs de la France. »

LOUIS MELENNEC. « L’appartenance à sa nation est l’expression d’un droit sacré de tout être humain ».

« L’interdiction d’enseigner l’histoire de la Bretagne, sa falsification par le pays étranger et ses complices, son remplacement par l’histoire de France, n’ont eu qu’un seul but : détruire l’identité bi-millénaire des Bretons, pour inclure de force dans leurs têtes, par un authentique lavage des cerveaux, l’identité d’un pays qui a envahis, détruits, pillés pendant des siècles, de 1789 à aujourd’hui. C’est un échec cuisant. Le pays qui a eu l’audace de s’intituler « patrie des droits de l’homme », n’est aujourd’hui que « le pays des doigts de l’homme ». L’humiliation des Bretons a cessé, elle a changé de camp : chacun a le sort qu’il mérité. On ne peut certes accuser que les auteurs directs des drames vécus par les Bretons; ce ne sont pas les Français actuels, qui eux, ne nous ont rien fait; mais leurs successeurs assument l’héritage, avec des complices issus de notre peuple : ces derniers sont méprisables.

Le meurtre de l’esprit est pire que la mort physique.

« L’histoire a servi à la France à coloniser la Bretagne. Aujourd’hui, elle sert aux Bretons à reconquérir leurs Droits et leur Dignité ».

Pour en savoir plus sur la Bretagne, sa destruction et son acculturation par la France, inventrice des doigts de l’homme :

Livre bleu de la Bretagne, par Louis Mélennec, téléchargeable gratuitement sur la toile :  https://www.google.fr/search?q=livre+bleu+de+la+Bretagne&tbm=isch&source=univ&sa=X&ved=2ahUKEwit6P7ItdXhAhXs8eAKHSWZB1QQsAR6BAgIEA

 

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INTRODUCTION A L’ETUDE DES NATIONS, DE LA NATION BRETONNE EN PARTICULIER.

 

1 – UN DRAME UNIVERSEL.

Nous vivons un drame mondial. Alors que tous les citoyens du monde, quelle que soit leur volonté de s’ouvrir aux autres – la très grande majorité des hommes et des femmes ne souhaitent que vivre en paix, tout en pratiquant leur culture, dans le respect des valeurs auxquelles ils croient -, des hommes de l’ombre, souvent des financiers, des politiques, des idéologues, peu nombreux,  font un rêve insensé : détruire les cultures et les civilisations, abattre les frontières, en un mot : détruire les nations. Avant eux, il y a eu les délires communistes, qui ont tué plus de cent millions d’innocents, sur le fondement d’ idéologies du même type, là ou tous sont viscéralement attachés, comme à une mère et à un père à la fois : leur pays. La France est avancée dans cette oeuvre de destruction, par l’action des incompétents  qui disposent des moyens médiatiques pour manipuler les esprits. Ces êtres d’un nouveau type, cosmopolites, polyglottes, n’ont plus de racines ni d’attaches. Riches de leurs fortunes, ou des privilèges financiers qu’ils se sont attribués par leur participation aux systèmes dans lesquels ils ont plongé les mains, il leur suffira de prendre l’avion pour aller se dorer les orteils dans l’une de leurs somptueuses propriétés au soleil (à Saint Barth, aux Seychelles ou ailleurs), lorsque les troubles deviendront intolérables en France. Du moins le croient-ils, car le monde qu’ils auront créé sera un enfer, de toutes les manières, ils en seront les victimes, comme les autres.

La Bretagne n’est pas le centre du monde, elle n’est que l’une des centaines de petites nations qui peuplent la planète. Mais son témoignage est exceptionnel, parce que les Bretons, ayant procédé à des analyses très poussées de ce qu’il leur est arrivé, ayant découvert que leur histoire a été trafiquée, falsifiée, souvent avec le concours de ceux que nos jeunes désignent maintenant sous le nom de « collabos », pour être remplacée par l’histoire de France – elle même falsifiée dans le sens de l’outrance et de l’autosatisfaction -, ont été victimes d’une décérébration, puis d’une véritable greffe cérébrale, dont les effets sont désastreux : leur cerveau a été remplacé par un autre, qui n’est pas le leur. Ils ont un rôle particulier à jouer pour aider les autres nations persécutées à renouer avec leurs racines : l’appartenance à sa propre nation est un droit fondamental de tout être humain. Aussi ferons nous souvent allusion à notre histoire bretonne, qui aidera les autres à voir plus clair dans leurs propres difficultés avec leurs colonisateurs respectifs, et pour connaître mieux ce qui leur est arrivé, occulté par la volonté politique de leurs persécuteurs, et l’effacement naturel du temps, qui enfouit les blessures. Une mention particulière sera faite aussi aux Berbères, victimes d’une destruction par les Arabes, depuis 1500 ans, et aux Catalans, jetés en prison et traînés devant les tribunaux, pour le seul crime qu’on ait trouvé à leur reprocher : défendre leurs  droits nationaux, qui ont  volés par les Catalans, dont les turpitudes sont actuellement couvertes par toute l’Europe.

Il y a trente ans au moins que les Français, déprimés et anxieux, parlent tous les jours de guerre civile : les attentats sont là, et se multiplient. Avec d’autres, nous avons tenté, du temps que nous n’étions pas exclu des médias français et bretons, d’ouvrir les yeux de nos concitoyens; cela était alors interdit par le discours unique. Les villes bretonnes, alors calmes et placides, Nantes en particulier, sont devenues depuis des sortes de dépotoirs, dans lesquels règnent en quasi impunité, les agressions, l’insécurité, la drogue, la criminalité. Dans les mosquées de Brest, on enseigne maintenant que « ceux qui écoutent de la musique, seront transformés en cochons et en guenons, et seront jetés en enfer ». Voila nos honorables « élus » punis. Les édiles opèrent toujours, en attendant que la population, qui les a élus, s’empare d’eux et les jette en prison.

 

2 – La difficulté de définir ce qu’est une nation. Nombre d’auteurs soutiennent qu’il est impossible de définir ce qu’est une nation. D’autres qu’il est impossible d’élaborer une théorie générale des nations. D’autres que l’existence des nations au cours de l’histoire de l’humanité a été la cause principale de ses malheurs, tant il est vrai que les conflits les plus meurtriers ont opposé les nations les unes aux autres. Les nations n’existent pas, selon certains. Pour les marxistes, les nations sont une création de la bourgeoisie, dans le seul but – ne riez pas ! – … d’ exploiter les masses populaires (!); il faut donc les détruire. Les nations sont une création des auteurs du 18ème siècle, voire du 19ème, disent les uns.

Le concept de nation n’ été défini clairement – pour autant qu’il puisse l’être -, que très récemment. Les nations, groupes humains spécifiques, ne sont pas une création ou une invention récente. Elles ont, au moins sous des formes rudimentaires, et sous des appellations diverses, existé de toute antiquité. (Mélennec nation, voir ci-après). Le concept de « nations premières » est maintenant admis. Réduites à de petits ensembles au début (Grèce antique, Mésopotamie), elles se sont élargies peu à peu par l’inclusion progressive de peuples divers. Au point que ces ensembles plus vastes, constitués le plus souvent par la force et les exactions, ont interdit,  par la persécution (Bretagne, Catalogne ..), à ces petits nationalismes « perturbateurs » d’exister, s’attribuant à soi-même la noblesse de constituer « La » nation, aux détriments de celles, martyrisées et acculturées, privées de cette dénomination, alors qu’elles étaient beaucoup plus anciennes. A cet égard, la « nation » française, et la « nation » espagnole sont des exemples assez risibles de pays tortionnaires, qui n’ont rien fait d’autre qu’étouffer par strangulation multiple les peuples soumis au cours des siècles. Mais les recherches récentes, en particulier les nôtres, ont tout remis d’aplomb.

Il y peu d’années, les « hystoryens » bretons se posaient encore les questions suivantes  : la Bretagne a-t-elle fait partie de la France ? La Bretagne a-t-elle été indépendante ? La Bretagne a-t-elle été un « fief » de la France ? L’hommage prêté par les ducs de Bretagne était-il un témoignage de subordination, ou un simple contrat d’alliance entre deux pays inégaux en puissance, mais égaux en droit ? Toutes ces questions, qui relèvent résolument du droit et de la science politique,  sont aujourd’hui résolues. (Voir nos publications sur toutes ces questions). Les incroyables sottises publiées par les « experts », les « contre-experts », les « surexperts » de l’officine dénommée Wikipédia – les plus bêtes – disparaissent peu à peu, remplacées par des contributeurs externes, désormais mieux informés. Notamment, personne n’ose plus soutenir que l’annexion de 1532 fut un traité librement consenti; on sait maintenant que ce fut une honteuse imposture initiée et perpétrée par le royaume voisin (Taper par Google : mélennec 1532).

L’accouchement de la vérité historique et de la vérité scientifique se fait dans la douleur – pour ne pas dire dans la sottise. Il n’est de pire sentiment que la jalousie. En Bretagne, pays de contentieux éternels, cette réalité est si commune, que nous avons énoncé maintes fois : « La jalousie est la spécialité nationale bretonne par excellence, bien avant le far breton et le cuign aman ». Cette triste disposition d’esprit mine de l’intérieur ceux qui s’abaissent à l’éprouver, et détruit ceux qui sont condamnés à côtoyer les jaloux. Je n’ai jamais, quant à moi, depuis ma naissance, éprouvé ce sentiment vulgaire. Mais j’y ai été confronté, en France, à cause de mes travaux juridiques et scientifiques, et en Bretagne à cause de mes travaux historiques. Les jaloux sont une race à plaindre, bien plus qu’à blâmer. Ils sont infiniment plus nombreux en Bretagne qu’en France : j’en atteste personnellement.

 

L’agressivité serait un élément constitutif des nations, disent les autres : elles ne servent qu’à fomenter des contentieux et des guerres; selon les mondialistes, on doit les détruire.

L’avenir est à la création d’une autre espèce humaine, l’homme nouveau, qui peuplera cette nation mondiale unique dont rêvent certains délirants. Le modèle en est inconnu pour le moment : lequel choisir ? L’Etat français hésite entre François Hollande et Jean-Marc Ayrault, les plus brillants spécimen humanoïdes que l’on ait connus depuis des siècles. Pour comprendre ce que sera l’homme nouveau, et ce à quoi le monde est exposé, écoutez et réécoutez 

http://www.programme-tv.net/videos/zapping/9583-ayrault-hollande-le-copier-coller-le-petit-journal/

3 – Le sottisier des nations.

Tant de choses étranges ont été écrites sur les langues, qu’il faudrait dresser un sottisier des nations, comme nous l’avons fait pour les langues, et pour les injures antibretonnes. 

Lire: le sottisier des langues, par Louis Mélennec, article publié sur la toile.

S’agissant de la nation bretonne, c’est un véritable festival : la nation bretonne ne peut exister, puisque les nations sont « apparues » après le 16ème siècle, et qu’à cette époque, la Bretagne a été absorbée par la France : impossible que la nation bretonne ait une existence quelconque, puisque la Une et Indivisible occupe tout le territoire hexagonal, et que même le Conseil d’Etat l’affirme et l’a affirmé, pour empêcher la reconnaissance des langues dites « régionales », et dans d’autres circonstances.(Observez ici que la langue bretonne n’est pas une langue régionale, mais une langue nationale, l’idiome des Bretons, bien avant que les Français en ait un).

Etc  ..

Parmi les « auteurs » « Bretons »  spécialistes des contre-vérités, la palme revient à Georges Minois, docteur en histoire et agrégé ( comme le Drian, Poignant et quelques autres), qui écrit textuellement dans son livre consacré à Duguesclin, publié en 1993 à Paris : la nation bretonne n’existe pas, c’est une invention des folkloristes du 19ème siècle; le sentiment national breton n’existe pas, c’est une invention de l’entourage du duc de Bretagne; le patriotisme breton n’existe pasla Bretagne n’est pas un pays indépendant, elle fait partie de la France ; au moyen âge, les Bretons et le duc sont sujets de leur voisin, rien d’autre; il n’y a aucune différence entre les Bretons et les Français,  sauf le « patois » (!) parlé dans l’Ouest de la péninsule !

La « totale » ! On se pince, on croit avoir mal lu, non, c’est bien ce que ce bon docteur-professeur a écrit ! (Voir ci-après, dans la bibliographie, les citations et les références) : pour Minois, la nation bretonne, c’est une affaire de gros sous, mise en forme pour ceux qui peuvent en profiter : le Duc en son palais, les nobles en leurs châteaux, les évêques et les abbés en leurs manoirs épiscopaux et abbatiaux : on fait croire au bas peuple qu’il est une nation, on l’exploite, on le pressure, on l’avilit, on l’accable d’impôts ! Incroyable, mais vrai.

(Si vous ne pouvez croire que de telles sottises aient été écrites par un Breton, reportez vous au mauvais livre écrit par cet auteur chez Fayard, en 1993 : Georges Minois, Duguesclin, pages … et suivantes).

Alors que la quasi totalité des êtres humains se définissent notamment par leur identité nationale, et y sont extrêmement attachés, des hommes de l’ombre prennent, sans les consulter, des décisions en totale violation de ce que sont les désirs des êtres humains, quant au maintien de cette identité.

L’article qui suit a pour objet d’être et de devenir une pièce importante dans la reconstruction de la nation bretonne, mentalement en charpie depuis la Shoah de 1789, mais en pleine renaissance. Pas seulement la nation bretonne. Qu’on ne s’y trompe pas : sa portée est générale, elle concerne toutes les nations du monde. Celles qui sont persécutées par les Etats « centraux » qui se sont emparés d’elles, vont y trouver des éléments précieux pour analyser leur propre situation, et pour faire évoluer leur propre statut.

La définition du concept de nation répond à un besoin impératif, non pas seulement pour la Bretagne, non seulement pour la France, non seulement pour l’Europe, mais pour la planète : c’est un besoin mondial. La France, notre voisine de l’Est, ayant détruit nos institutions bretonnes en 1789, a eu l‘audace, s’affichant dans le monde entier comme l’inventrice des droits de l’homme, (vous avez bien lu : l’inventrice des droits de l’homme !) pendant tout le 19ème siècle, et une grande partie du 20ème siècle, de nous humilier, de nous trainer dans la fange, de laver le cerveau de nos enfants dans les écoles et les médias entièrement colonisés et maîtrisés par elle. Cette effroyable manipulation avait produit des effets désastreux : au bout d’un siècle de ce régime meurtrier, la langue était largement en voie d’anéantissement, et les Bretons, privés de leur culture et de leurs traditions, se sont crus français, ce qu’ils ne sont pas. Des millions de pauvres hères, n’ayant aucun moyen d’accéder à la vérité, se sont laissés persuader que cela est vrai. Le crime était presque parfait.

Nous sommes entrés dans une autre phase de notre histoire : celle de la vérité. Les complices de ce crime continuent : mais ils sont maintenant désignés par leurs noms. les principaux ont eu accès à leurs fonctions par des « élections », en réalité par un processus résolument non démocratique, entièrement contrôlé par les brêles de Paris, c’est-à-dire par les états-majors des quelques partis qui contrôlent toutes les prébendes de l’Etat français, tous les fromages de la république. Nos « élus » y plongent résolument leurs museaux : aujourd’hui, presque toute la Bretagne connait ce jeu infect.  Certains ont même accepté – erreur fatale à notre époque où les malversations françaises en Bretagne sont déversées partout sur la toile  – d’accepter ces misérables hochets pour nourrissons : des « portefeuilles »  à la table aujourd’hui si méprisée, que l’on nomme « le gouvernement français des pieds nickelés », mieux : le gouvernement des pédalos et des brêles, selon M.M. Mélenchon et Strauss-Kahn.. L’idée que nous plaidons avec fermeté depuis au moins trente ans, est qu’ils soient jugés, très sévèrement encore, lorsque le temps viendra. Cette idée progresse. Leur exploit de 2014 – leur lâcheté dans l’affaire de Nantes et de la Loire Atlantique, qui représentent 33 pour cent de notre richesse nationale, laissées par des magouilles entre les mains de magouilleurs – les désigne maintenant à l’opprobre générale.

D’autres « Bretons », à la faveur de ce que l’on appelle l’« entrisme », s’étant créés des relations putassières dans les « institutions » qui contrôlent toutes les carrières, sont devenus « docteurs » de l’université, et même « professeurs agrégés », à la faveur de leur docilité, de leur ignorance, et surtout de leur aptitude à courber l’échine. En Chine, jusqu’au début du 20ème siècle, les misérables sujets de sa majesté présentés à l’Empereur, le fils du ciel, quel que fût leur rang, étaient punis de sanctions graves, s’ils osaient le regarder dans les yeux. Ils devaient s’incliner neuf fois la tête contre le sol, et frapper violemment le front sur les carreaux, la violence des chocs étant réputée prouver l’importance de leur soumission d’esclaves du pouvoir. Le « kowtow » n’a pas existé en Bretagne sous cette forme physique, mais ce fut pareil, sinon pire, la soumission mentale, non exprimée de cette manière, étant un poison infusé dans de très nombreuses têtes. Les Bretons d’aujourd’hui ont évolué, mais sont encore trop timorés dans l’expression de leurs revendications : depuis 1789, année de la Shoah bretonne, ils n’osent plus rien d’important, alors que tout pourrait changer en un instant.

 

Lire par Google,  impérativement, pour savoir quel jeu répugnant jouent les élus » « bretons » par Google : Le Drian interdit le drapeau breton, et encore  : banderolle-nantes-bretagne-interdite-lors-de-grande-parade : ces scandales sont monstrueux : les envahisseurs, les colonisateurs, les assassins de Nantes et de sa région prétendent nous interdire de dénoncer leurs crimes de criminels.

 

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Le sujet traité ici  a déjà été évoqué sur la toile en 2008, sous le titre : Nation française, nation bretonne, l’effroyable imposture de 1789, dans l’un de mes blogs. Il est nécessaire d’y revenir, et de l’intégrer dans une théorie générale des nations, dont tous ont besoin dans le monde.

On sait que, pour notre malheur, le pays des droits de l’homme a réussi de 1789 à aujourd’hui, à détruire notre langue ancestrale : elle est quasi morte, et va mourir, par l’inaction de nos « élus » : parlée par 1,6 million de personnes en 1860, dans toutes les campagnes de Bretagne de l’Ouest, et dans la plupart des villes, elle n’est aujourd’hui la langue, non exclusive, que de moins de 100 000 locuteurs : lorsqu’il faudra nous rendre des comptes, quel terrible résultat ! Mais même lorsque la Bretagne aura récupéré tous ses droits nationaux et internationaux, le mouvement ne pourra être inversé. Les Bretons n’ont pas la volonté des Juifs, et ne reconstruiront pas leur langue, comme ils l’ont fait. Du temps qu’il a été président du conseil régional de Bretagne, Le Drian a créée 40 bourses, là où nous perdions 10 000 locuteurs par an. (Ces chiffres sont à parfaire, le résultat mathématiquement exact ne changera rien à ce constat). Les élus – surtout pas Lebranchu -, n’ont rien fait pour enrayer ce désastre. Le Fur et Molac ont été roulés âr l’Etat français, et se sont laissés faire; (D’ailleurs, ont-ils été trompés, où bien étaient ils complices de la supercherie ?)

Lire, par Google : Mélennec, l’assassinat de la langue bretonne.; mélennec Lebranchu; mélennec Le Drian, Le Fur, Molac  …

Le présent article apporte indiscutablement du nouveau : non seulement il analyse ce que sont les nations – ce que d’autres auteurs ont fait -, mais il procède à cette analyse d’une manière plus complète que jusqu’à présent. Il démontre, ce qui ne faisait pas encore la littérature consacrée au sujet, que les nations sont antiques, qu’elles ont existé depuis la plus haute antiquité, et sans doute avant. Ce que ne savait pas Ernest Renan, en dépit de son importante contribution à la définition du concept de Nation. Pire pour la Une et Indivisible, qui est une nation très tardive, accouchée par le forceps; la France n’existe pas encore au 11ème siècle, alors que le peuple breton est identifié et décrit avant notre ère, notamment par Jules César, qui a séjourné en Bretagne au premier siècle avant Jésus-Christ, à deux reprises, et a combattu les Bretons, décrit leur étonnante combativité, et leur civilisation. (Cétait 2000 ans avant Le Drian, Le Fur, Lebranchu et autres). Pire encore : la Gaule, que d’aucuns ont voulu considérer – à toute force – comme l’ancêtre de la France (« En ce temps là, ont appris des millions de petits écoliers dont la troisième république a bourré les méninges, la France s’appelait la Gaule », a écrit Lavisse dans sa petite histoire destinée à mentir aux écoliers), n’existe ni comme pays, ni comme patrie, en aucun cas comme nation ou comme peuple (voir plus loin) : c’est un simple espace géographique, au même titre que l’Afrique, le Moyen-orient, l’Amérique du sud. Très probablement, la langue gauloise n’a pas davantage existé que la langue indo-européenne, dont nous sommes censés être les lointains héritiers. Tous, formatés par le lavage des cerveaux des écoles de la troisième république (française), ont appris par coeur ces fables : que le peuple français n’était rien d’autre que le peuple gaulois, que la France comptabilisait au moins deux mille ans d’histoire, et que le baptême de Clovis était la fondation du premier Etat français. Le général de Gaule, formaté comme les autres, a cru à ces fariboles : quelle chute pour l’orgueil de ceux qui ont interdit aux Bretons de s’intituler nation, alors que ce peuple a au moins mille cinq cents ans d’antériorité sur les Français. Nous sommes maintenant en plein absurdité, cette affaire ressemble à un vaudeville, les Bretons, si humiliés depuis des siècles, sont enfin vengés par l’avènement de la vérité. (Sur ces points : les publications majeures de Godineau, le dossier Vercingétorix, page 256; Maurice Aghulon, cité par cet auteur; Godineau, regard sur la Gaule, voir la bibliographie ci-après).

Ainsi, au terme de cet exposé, les imposture des délirants de 1789 auront volé en éclats. Ce n’est pas rien ! Nous en revendiquons, non pas la paternité exclusive, mais d’avoir joué un rôle essentiel pour en apporter la preuve aux Bretons, et panser des plaies encore saignantes.

 

I – NATION. QU’EST-CE QU’UNE NATION. LES CRITERES DE LA NATION. 

 

A – LES CRITERES CLASSIQUES DE LA NATION…

En 1694, l’académie française définit la nation comme « l’ensemble des habitants d’un Etat d’un pays, vivant sous les mêmes  lois, et utilisant le même langage ». (Georges Burdeau). Dès cette époque, ce que l’on considère alors comme les composantes de la nation, sont énumérés. De fait, classiquement, La nation se définit classiquement de plusieurs « critères » principaux, simples, et admis par tous les théoriciens, en première analyse en tous cas :

– La possession de longue date – plusieurs siècles, au moins – d’un territoire commun;

– l’usage d’une langue commune;

– la reconnaissance de valeurs communes, dont une religion unique, des lois, des principes moraux.

Le territoire commun.

La possession d’un territoire commun est quasi constante, au point qu’il n’y a guère de nation sans un territoire qui lui appartienne, qu’elle occupe, ou qu’elle revendique, dans les faits ou parfois d’une manière fantasmatique (la terre ancestrale, occupée par d’autres peuples, est inscrite dans le patrimoine mental du peuple spolié : l’exemple le plus spectaculaire est celui des Juifs, qui ne sont retournés chez eux que très longtemps après avoir erré dans le monde, et avoir été chassés de partout). De plus, il y a étroite parenté entre le territoire national et le nom par lequel on désigne le peuple qui l’habite : les Anglais pour l’Angleterre, l’Ecosse pour les Ecossais, les Catalans pour la Catalogne, les Chinois pour la Chine, les Bretons pour la Bretagne, les Corses pour la Corse …). L’amputation du territoire national par une puissance voisine, surtout si cette amputation a été faite par la force, sans le consentement des populations concernées, alimente des contentieux souvent féroces, qui peuvent durer des siècles, voire des millénaires. Les revendications territoriales se transmettent de génération en génération. On le voit un peu partout. Le cas le plus spectaculaire est celui d’Israël. Par la faute de ses « élus », la Bretagne n’a pas encore récupéré Nantes et sa région.

La langue.

Traditionnellement, on admet que les nationaux d’un même pays parlent sinon une langue unique, en tout cas une langue largement dominante. Cette identification par la langue est telle, que l’idiome parlé est souvent désigné par le même mot que la population qui le parle : les Bretons parlent le breton, les Anglais parlent l’anglais, les Catalans parlent le catalan, les Basques parlent le basque …

De nombreux théoriciens se maintiennent dans l’idée, aujourd’hui dépassée, que la nation se définit par sa langue, d’une manière exclusive. Nous allons voir que cette conception n’est qu’une approximation.

L’importance de la langue est telle, dans toute l’histoire du monde, que les peuples conquis se sont vus imposer, surtout à l’époque moderne, par des procédés multiples, souvent d’une cruauté extrême, l’interdiction d’user de leur idiome national, pour le remplacer par celui des tortionnaires qui les ont conquis. Cela a souvent réussi, à force de persécutions, comme en Bretagne. Mais là où le souvenir de l’histoire est resté, les tortionnaires sont détestés.

Mélennec Louis : écrits sur la langue et sur les langues. https://www.google.fr/search?safe=off&biw=1332&bih=699&ei=SyyjXLz7LIS1gweut4LQBw&q=mélennec+langues&oq=melennec+religion&gs_l=psy-a

La religion, les valeurs et les croyances communes.

Les esprits se structurent, au fil du temps, par des principes, des valeurs, des normes, des lois, des coutumes, qui se dégagent soit d’une manière spontanée, soit par l’enseignement de prophètes, de philosophes, des sages souvent, des illuminés parfois, des règles imposées par les gouvernants ..

Les religions ont joué un rôle considérable dans l’histoire du monde, et dans la constitution des nations et des peuples. Elles énoncent des principes de vie. Elles recommandent, pour la plupart d’entre elles, des principes destinés aux individus pour conduire leurs existences, voire des principes destinées à se gouverner.. Elles énoncent des interdits. Certains sont surprenants. On a appris par la télévision qu’en pays d’Islam radical, quiconque s’adonne à la musique, est transformé en singe ou en porc … comme on a pu le voir, à Brest, la municipalité trotskiste ayant trouvé cela fort bon pour ces « bretons » néo-formés, de jeunes musulmans, on enseigne cela dans une mosquée au moins.

Lorsqu’un groupe humain possède son histoire propre, différente de celle des peuples voisins, il y a a toutes les chances que ce groupe humain soit une authentique nation. De ce point de vue, les Bretons, par rapport aux Français, sont largement gagnants. Les Français invoquent leurs ancêtres les Gaulois, Clovis, Charlemagne, Charles Martel, Hugues Capet, Saint Louis, Louis XIV … Tout cela est plus que tiré par les cheveux, et même, ces légendes mises bout à bout, qui ont abouti à ce qu’on dénomme le « roman » national, sont détruites par les chercheurs modernes, dont Suzanne Citron, parmi d’autres (voir ci-après). Clovis n’a jamais été roi de France : ce petit chef Franc s’est taillé un empire par les armes et les massacres, dont les limites territoriales préfigurent plus ou moins les limites de la France actuelle, voila tout. Charlemagne, à la tête d’un très vaste territoire correspondant, approximativement, à la France, à l’Allemagne, à la Lombardie actuelles, qui s’est désintégré au bout d’un siècle, n’a jamais pu s’emparer de la Bretagne, car il était un ennemi déclaré des Bretons; ceux-ci, féroces lorsqu’ils étaient attaqués, quoique très inférieurs en nombre, ont infligé des défaites sévères aux armées franques, notamment en 851, année durant laquelle Nantes, Rennes et le pays de Retz sont devenus bretons. Hugues Capet, un principicule qui fut à l’origine de la dynastie dite capétienne, était Duc de France, son royaume effectif était si petit, couvrant à peine un petit territoire de Senlis à Orléans, qu’il aurait pu en faire le tour à cloche-pied. Louis IX (connu sous le nom de Saint Louis), a été en guerre contre la Bretagne. C’est lui qui a bati la formidable forteresse d’Angers …. pour faire face aux terribles Bretons du temps. Huit siècles, donc, avant Le Drian, Le Branchu, Ayrault et autres, issus d’une autre race.  Louis XIV est l’auteur des massacres bretons de 1675, et de l’abaissement drastique de la Bretagne, qui s’était soulevée contre son gouvernement de tyran (Lire l’article de Louis Mélennec sur ce sujet, intitulé : 1675 : la shoah des bonnets rouges). Lorsque le fou furieux Carrier vient à Nantes, en 1493, il fait noyer plusieurs milliers de Nantais dans des conditions atroces – les Nantais sont des Bretons, pas des Vendéens ! -, et s’exclame : « Ah, la Loire, quel beau fleuve révolutionnaire ! »

Que voila, donc, une belle histoire commune !

On a voulu, par le lavage des cerveaux, après 1789, faire croire aux jeunes bretons que ces personnages étaient leurs héros nationaux. Leur cerveau, écrasé par le fer à repasser français pendant plus d’un siècle et demi, ils l’ont cru. Moi aussi. Quelle triste histoire, quelle histoire triste ! Mais ces héros baptisés « français », ont précisément été nos ennemis. Presque tous ont combattu les Bretons, et envahi leur territoire. Notre histoire à nous, mélangée à notre mythologie, est pleine de merveilleux. Nos héros, aux noms si poétiques, s’appellent Gradlon, Conan, Morvan, Nominoé, Erispoé, Salomon … Ce ne sont en rien des français, par bonheur, mais des Bretons. Rien à voir avec Clovis, Charlemagne, et autres personnages, qui furent ignobles à la Bretagne de leur temps.

La mythologie précède les religions. Sa prise en compte est de première importance pour définir ce qu’est une nation. Les Bretons ont une mythologie très particulière, qui ne se confond en rien avec celle des Francs. Sur ce point, on lira avec intérêt ce qu’est la mythologie bretonne, infiniment riche : rien à voir avec la triste mythologie franque, infiniment pauvre et tardive.

Voir l’article de Louis Mélennec, publié sur la toile  : mythologie des Bretons.

 

2 – CRITIQUE DES CRITERES TRADITIONNELS.

Ces critères, invoqués par de nombreux auteurs au 19ème siècle, sont insuffisants pour définir ce qu’est une nation.

Le critère du territoire commun.

Certains peuples itinérants, n’ayant ni appareil d’Etat, ni administration structurée, se déplacent au fil des saisons, du climat, souvent pour s’alimenter, pour recueillir les végétaux nécessaire à leurs troupeaux, n’ont aucun territoire propre. Les Juifs, très tôt dispersés dans l’histoire, n’ont plus eu de territoire commun dès le deuxième siècle. La diaspora juive est dispersée dans le monde entier. Le territoire Kurde est morcelé entre plusieurs pays : la Turquie, l’Irak, l’Iran, la Syrie, la Russie. Cependant, ces peuples sont d’authentiques nations.

Le critère de la langue unique. Il n’existe guère de nations dans lesquelles on ne parle qu’une seule langue, si ce n’est dans celles dans lesquelles – les îles, en particulier, ou les petits groupes humains de la forêt amazonienne, jamais en contact avec d’autres peuplades -, dont le territoire national est exigu, ou très exigu, et n’a jamais pénétré par d’autres peuples. Cela sera de plus en plus vrai. Une langue internationale s’impose peu à peu, l’anglais. Les habitants de la planète seront donc contraints de parler au moins deux langues : leur langue maternelle, si elle existe encore, et la langue internationale. La France a éradiqué presque complètement la langue bretonne, la voila maintenant confrontée à une autre sorte d’éradication : l’internationalisme : les Français, si fiers de leur langue, subissent à leur tour ce qu’ils ont fait à la langue bretonne.

Considérée en elle-même, la langue ne définit donc pas une nation. En Bretagne, on a parlé plusieurs langues depuis de longs siècles : le breton (dans la partie ouest de la péninsule), le français (dans la partie est), le gallo, le latin . La Belgique reconnaît trois langues officielles : le français, le néerlandais, l’allemand. La Suisse possède quatre langues officielles : l’allemand, le français, l’italien, le romanche. Les Juifs, dispersés à plusieurs reprises au cours de leur histoire ont parlé, outre le yiddish (dans les pays allemands), les langues de leurs pays d’accueil, soit plus de cent langues au total. La France, toujours en retard en matière des droits de l’Homme, vient de refuser d’entériner la charte des langues dites « régionales » : encore son obsession des droits de l’Homme, qu’elle dit avoir inventés. De l’imbécillité à l’état pur, qui s’apparente à la destruction des merveilles archéologiques de Palmyre, de Mossoul et d’ailleurs.

L’éradication d’une langue par le colonisateur n’est pas suffisant pour tuer une nation, qui continue à vivre même si l’Etat colonisateur a tué la langue ancestrale. En Bretagne, la langue bi-millénaire a presque entièrement été détruite par la France, par des procédés barbares longuement décrits dans le  » Livre bleu de la Bretagne « , un véritable assassinat. Mais les Bretons survivent en tant que peuple. Le sentiment d’appartenance de ce peuple est infiniment plus vigoureux que celui des français, martyrisés par des gouvernements qui massacrent leur pays, génération après génération, depuis la fin de l’ère coloniale. Surtout depuis 2012, année durant laquelle l’incompétence absolue s’est emparée du pouvoir, entre les mains de « brêles », pour moitié au moins, selon l’excellente formule de Dominique Strauss-Kahn, ou d’une équipe de pédalos, selon la définition de Jean-Luc Mélenchon qui, pour une fois, mérite le premier prix. (En réalité, pour nous, le nombre de brêles et de pédalos dépasse 90 pour cent, estimation indulgente).

Le critère de la religion unique. Important à une certaine époque (un seul roi, une seule religion, selon l’adage : cujus regio, ejus religio), ce critère n’est plus d’aucune utilité pour définir une nation, excepté dans les pays totalitaires dans lesquels la religion est un terrorisme intellectuel, dont le non-respect peut conduire à la décapitation. La quasi totalité des pays du monde pratiquent plusieurs religions. Dans des pays assez nombreux, la majorité des individus sont athées, ou agnostiques.

La cause est donc entendue : on ne peut certes nier que les considérations tirées du territoire, de la langue, des valeurs communes n’ont aucun intérêt, loin s’en faut. Dans une première approximation, ces critères sont utiles, ils sont efficaces. Si un peuple les réunit tous ensemble, s’il jouit d’un territoire commun depuis des siècles, s’il parle une langue largement dominante, s’il admet des valeurs communes, ce peuple est bien une nation.

Qu’en est-il pour les peuples qui ne remplissent pas ces conditions simples, ou qui, subjugués par des pays agressifs, destructeurs et conquérants, ont cessé de les remplir, par exemple parce que leur territoire a été conquis ou dépecé, ou si leur langue a été détruite par le colonisateur ? Puisque nous parlons ici de la Bretagne et de la Corse, ces deux entités sont-elles des nations, quoique subjuguées, administrées, exploitées à son avantage par la France ? La France et les ignares placés à la tête de ce pays ont beau jeu de dire que ces deux pays n’ont ni un Etat, ni un gouvernement autonome, ni une législation propre, ni une fiscalité particulière, et qu’ils sont donc français, nous allons voir que ces affirmations sont primaires, et les ne sont que ridicules.

 

II – LE SENTIMENT NATIONAL. 

(1) LA CONTROVERSE SUR LE SENTIMENT NATIONAL : RENAN, MOMMSEN, FUSTEL DE COULANGES.

C’est au 19ème siècle seulement, principalement grâce aux travaux du breton Renan, qu’on a compris qu’une nation n’est pas seulement une addition d’élément objectifs, mais aussi, de la part de ceux qui en font partie, un engagement profond, qui relève de la psychologie, de leur moi profond, qui s’apparente, si l’on veut exprimer les choses d’une manière simple, au sentiment d’amour que l’enfant éprouve pour son père et pour sa mère réunies en une même personne;

MOMMSEN et FUSTEL de COULANGES.

Une controverse célèbre oppose deux auteurs réputés, l’allemand Mommsen et le français Fustel de Coulanges, sur le point de savoir si l’Alsace est allemande ou française. Le second écrit au premier :

 » Vous croyez avoir prouvé que l’Alsace est de nationalité allemande, parce que sa population est de race germanique, et parce que son langage est l’allemand. La langue n’est pas le signe caractéristique de la nationalité. On parle cinq langues en France, et pourtant personne ne s’avise de douter de notre unité nationale. On parle trois langues en Suisse ; la Suisse en est-elle moins une seule nation, et direz-vous qu’elle manque de patriotisme ? D’autre part, on parle anglais aux États-Unis; voyez-vous que les États-Unis songent à rétablir le lien national qui les unissait autrefois à l’Angleterre ? « 

…………………….

RENAN. Les discussions et les controverses allant leur train, dans cette deuxième moitié du 19ème siècle, l’immense penseur breton Ernest RENAN apporte en 1882 une contribution fondamentale, dans une conférence célèbre, faite en Sorbonne.

Voici les passages principaux de cette conférence, assez désuets dans leur formulation, mais irremplaçables :

…  » Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, Messieurs, ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j’entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans la passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu’on a consentis, des maux qu’on a soufferts. On aime la maison qu’on a bâtie

……  les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l’effort en commun.

Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune…..

Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l’avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l’on comprend malgré les diversités de race et de langue. Je disais tout à l’heure : « avoir souffert ensemble » ; oui, la souffrance en commun unit plus que la joie….’une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours ….. Une province, pour nous, ce sont ses habitants ; si quelqu’un en cette affaire a droit d’être consulté, c’est l’habitant. Une nation n’a jamais un véritable intérêt à s’annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir « .

Ce texte a vieilli, mais reste fondamental, à condition de le traduire dans notre langage actuel, plus « sec », moins emphatique, c’est à dire plus efficace.

 LE SENTIMENT NATIONAL A TRAVERS LES ÂGES.

Le débat célèbre entre Fustel de Coulanges et Mommsen, surtout la célèbre conférence du Breton Renan de 1882, ont totalement changé l’angle d’approche de la théorie de la nation. Ce texte écrit en français par un de nos grands penseurs bretons, est traduit en plusieurs centaines de langues, et il n’y a de débat dans le monde sur ce sujet sans qu’il ne soit cité

On aura compris, en lisant les simples lignes ci dessus, que les nations existent depuis des milliers d’années, au minimum, et non pas depuis le quinzième siècle, comme affectent de le croire certains « hystoryens » bretons, parmi lesquels Kerhervé et Minois.

Déjà au 18ème siècle, des auteurs comme Furetière ont compris que les nations sont fort anciennes. Il écrit, en effet, dans le dictionnaire universel  :

« Nation : Nom collectif, qui se dit d’un grand peuple habitant une certaine étendue de terre, renfermée en certaines limites ou sous une même domination. Alexandre a conquis, a dompté plusieurs nations, plusieurs peuples. Ce Voyageur a couru par toutes les nations de l’Orient & du Midi ….  Chaque nation a son caractère particulier. Ce serait un bel ouvrage de faire la conférence des moeurs et  coûtumes de toutes les nations. Joannes Boernus Aubanus en a fait un essai dans un petit Volume Latin imprimé à Paris en 1558 « .

L’origine des nations ne se confond certes pas avec l’apparition de l’espèce humaine. L’homme n’est qu’un animal qui a acquis au cours des millénaires des aptitudes et des capacités que ne possèdent pas les autres animaux. Ses doigts lui ont permis de fabriquer ses premiers outils, son intelligence a fait le reste : comprendre, penser, se projeter dans l’avenir et prévoir, écrire, discourir, élaborer un langage subtil … pour ceux qu’il place à la tête de ses société, qu’on nomme les « politiques », dans presque tous les cas : mentir et tromper. Les premiers hommes vivent comme des animaux, s’alimentent de pêche et de cueillette, et ne connaissent que très progressivement l’utilisation d’outils, qui restent longtemps rudimentaires. L’évolution, très lente, est marquée par des acquisitions multiples, techniques, intellectuelles, morales. Certaines de ces sociétés, plus évoluées que d’autres, se sont dotées beaucoup plus précocement qu’on ne l’a longtemps pensé , de structures quasi étatiques, de personnages aux fonctions différenciés, remplissant des fonctions multiples (chefs, prêtres, administrateurs …).

LE PEUPLE BRETON EXISTE DEJA DU TEMPS DE JULES CESAR, au premier siècle avant Jésus-Christ, sans qu’on sache quelle est son ancienneté exacte. NON SEULEMENT LA NATION BRETONNE EST BEAUCOUP PLUS ANCIENNE QUE LA NATION FRANCAISE, laquelle – dans sa forme actuelle – est d’ailleurs contestée dans son existence, pour les raisons que nous allons exposer.

Les Bretons de l’île de Bretagne ont un sentiment très fort de ce qu’on dénomme aujourd’hui l’identité, c’est à dire la conscience d’exister, de constituer un groupe humain différent des autres peuples qui l’entourent. Ce sentiment, en termes simples, n’est rien d’autre que de savoir que l’on appartient à un groupe humain distinct des autres, perçus comme des ennemis, plus rarement comme des amis, avec son corollaire : les luttes armées, les guerres, incessantes, les contentieux.

César décrit longuement les guerriers bretons comme des hommes consacrant le principal de leur temps à s’entraîner, et leur grande combattivité sur les champs de bataille. Ce dont vont s’apercevoir les Francs, puis les français, infiniment plus nombreux, mais qui ne parviendront à subjuguer la Bretagne qu’à la toute fin du quinzième siècle, après une guerre de cinq années, d’une cruauté et d’une déloyauté abominables (1487-1491), et avec des moyens militaires DIX FOIS  supérieurs à ceux des Bretons.

Pour les Bretons de l’antiquité et des premiers siècles, les textes, malheureusement, sont peu nombreux. On sait que les Bretons constituent un peuple parfaitement identifié lorsque Jules César envahit la grande Ile, que ces gens ont des coutumes, une langue, une religion, un art de se battre. On sait qu’ils défendent avec acharnement leur territoire, ce qu’ils continueront à faire lorsqu’ils auront émigré en Armorique, jusqu’au 15ème siècle, c’est à dire jusqu’aux guerres d’invasion perpétrées par la France. Depuis des siècles, ils admettent la quasi égalité des hommes et des femmes. Dès le troisième siècle de notre ère, ils commencent à être évangélisés, c’est à dire à être accessibles à la doctrine du Christ, qui enseigne les valeurs que l’on sait : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas tromper, honorer son père et sa mère, respecter les autres êtres humains comme soi-même. On pense que les druides enseignent déjà ces principes, ce qui explique que le christianisme rencontre chez eux une grande faveur. Lorsqu’ils émigrent en Armorique, l’actuelle Bretagne, ils sont conduits par leurs chefs religieux, qui fondent dans leur nouvelle patrie les villages, les bourgs, les villes. (voir par Internet cette étonnante fondation appelée La vallée des Saints, en hommage à ces ancêtres mythiques, dénigrés et vomis par les gens dits « extrémistes de gauche »). Ils délèguent au concile de Tours un évêque dès le 4 ème siècle. Leur sentiment d’appartenance est très puissant. Les magnifiques textes du moine Gildas, qui pleure la Nation souffrante et divisée par des querelles incessantes, sont remarquables, et témoignent d’un amour passionné pour sa Patrie bretonne, témoignage admirable de ce que nous dénommons aujourd’hui le sentiment patriotique.

 Les invasions françaises de la fin du 15ème siècle ne font pas disparaître la nation bretonne, ni le sentiment national, loin s’en faut. Même, en raison des persécutions françaises, le sentiment national, la conscience des Bretons d’appartenir à un peuple ennemi du royaume voisin se renforce, avec son corollaire : une haine fortement accrue, par le fait du comportement de l’Etat occupant.

Le début de la tentative de néantisation de la nation de Bretagne ne commence qu’en  1789. Aujourd’hui, c’est l’existence même de la nation française, par l’incompétence et la lâcheté de ses dirigeants, et les idéologies mondialistes, qui en est la cause.

Comment et pourquoi l’antique Nation bretonne, considérée comme telle par tout le monde jusqu’en 1789 – y compris par le roi des français, qui n’y voit aucun inconvénient, comme étant un fait dont la réalité est indiscutable, a fait l’objet d’un « kidnapping » aussi monstrueux que ridicule, à partir de la révolution dénommée aujourd’hui « des doigts de l’homme » ? C’est ce que nous allons démontrer.

Les nations ne se décrètent pas par l’invasion, la brutalité, la persécution, comme l’ont cru les malades mentaux de 1789 et leurs successeurs. 

La première erreur, monumentale, commise par les théoriciens de cette époque, est d’avoir péché par présomption : ILS ONT CRU AVOIR INVENTE LA NATION, parce qu’il lui ont donné un nom, et se sont mis à disserter sur elle, c’est à dire à bâtir des théories sur ce concept.

Les nations n’existent pas  seulement à partir du moment ou le mot « nation » est explicitement  utilisé, et fréquemment employé dans notre civilisation, ou même dans nos langues occidentales; et surtout pas à partir du moment ou l’on commence à théoriser (= à bâtir des théories) autour de ce mot. Les nations ont existé dès que les hommes se sont regroupés pour vivre, ont été capables d’élaborer des normes de vie communes – avec des sanctions adéquates en cas de transgression de ces règles -, des croyances communes (sur leurs origines supposées, sur les dieux et divinités, sur leur devenir après la mort…), de s’exprimer par des mots et des langues – même rudimentaires -, de s’approprier un territoire (comme nombre d’animaux, ni plus ni moins), de le défendre contre leurs éventuels ennemis, de se doter d’institutions – même rudimentaires (un chef; un conseil (= des anciens, des guerriers, etc.), une assemblée populaire); enfin, fait essentiel, de distinguer le groupe auquel ils appartiennent comme distinct des autres groupes humains, ressentis soit comme amis, soit comme ennemis. Elles ont existé avant l’invention de la parole, de l’écriture, des philosophes capables de se poser des questions telles que : « qu’est-ce qu’une nation ? qu’est-ce qui distingue un peuple d’une nation ? quels sont les éléments constitutifs d’une nation ? Etc.

La nation existe avant qu’on puisse la désigner par son nom, et, bien entendu, avant de philosopher sur son existence, sur sa non existence, etc.

Le phénomène national s’inscrit nécessairement dans la durée : les nations ne se constituent qu’au bout d’une période longue, de plusieurs siècles, au minimum, qui permet aux groupes en question de vivre une « histoire commune », des épreuves nombreuses partagées en commun, des souvenirs collectifs communs, au rang desquels les guerres et les catastrophes jouent un rôle essentiel.

Les plus savants s’y sont trompés. Le Breton Renan, qui a tant apporté dans l’analyse du concept de nation, a écrit lui même, d’une manière très inexacte : « Les nations…sont quelque chose d’assez nouveau dans l’Histoire. L’antiquité ne les connut pas. L’Egypte, la Chine, l’antique Chaldée ne furent à aucun degré des nations : c’étaient des troupeaux menés par un fils du Soleil, ou par un fils du ciel.. » (Qu’est-ce qu’une Nation, Imprimerie nationale, Paris 1996, page ….).

En réalité, les auteurs de cette époque ont affirmé des choses qui leur semblaient logiques, mais qui n’étaient pas prouvées. Il fallait bien commencer à écrire sur ce concept encore flou, et cela ne pouvait aller sans quelques difficultés. Si ce que dit Renan est vrai, les Russes sous le communisme, les Chinois actuels doivent être qualifiés de troupeaux humains : non seulement leurs dirigeants ne leur ont jamais permis d’approcher de la Dignité d’êtres Humains, pourvus d’une pensée et d’un libre arbitre, mais plus de 100 millions  d’entre eux ont péri, certains dans des conditions effroyables. Pourtant, les russes et les Chinois sont de vieilles nations, même si eux aussi se divisent en groupes humains différents. Les astres, la lune, le soleil, les planètes, les galaxies existent depuis des millions d’années; pourtant, il y a à peine quelques milliers d’années que les hommes ont eu conscience de leur existence, ont inventé des mots pour les désigner, et inventé des concepts pour se poser des questions à leur sujet. Avant l’arrivée de Christophe Colomb sur les côtes du continent américain, l’Amérique n’existait pas dans l’esprit des savants du temps;

la circulation sanguine, les phénomènes biologiques étaient inconnus des hommes; la photosynthèse – c’est à dire la transformation du gaz carbonique en oxygène par les plantes était un phénomène inimaginable; avant Galilée, la terre était ronde depuis toujours, mais on la croyait plate; la circulation sanguine a toujours existé; pourtant, avant Descartes, personne ne le croyait; la radioactivité a toujours existé; ce sont les Curie qui l’ont mise scientifiquement en évidence; la lumière est composée de particules; le cerveau est composé de milliards de petites cellules appelées « neurones », etc.

Parce qu’ils ont été les premiers à identifier le concept de nation sous son appellation moderne, et à disserter à son sujet, les auteurs du 18ème siècle ont cru qu’ils venaient de découvrir son existence. Lourde erreur ! Les négationnistes de l’histoire bretonne ont écrit qu’il n’y a jamais eu de nation bretonne, en dehors des « inventions »  des « folkloristes » du 19ème siècle. Absurde ou ridicule ? Les deux à la fois. Pire : tragique : que la destruction des cerveaux opérée par la France en Bretagne à partir de 1789, que la liquéfaction de leurs cellules cérébrales ait pu aboutir à de telles conséquences est dramatique, et donne la mesure de ce qu’a pu être l’ouvre « civilisatrice » de la France en Bretagne : la négation par les Bretons eux-mêmes de ce qu’ils sont depuis deux mille ans, la honte de soi, phénomène affreusement douloureux, j’en parle pour en avoir eu connaissance dans mon enfance.

Aujourd’hui, en 2008, nous pouvons affirmer, au vu des connaissances  considérables accumulées sur l’histoire des peuples, la littérature antique, l’histoire comparée, et surtout de nouveaux instruments intellectuels de raisonnement, de déduction, de comparaison, que les nations et les peuples ne sont pas une invention récente., mais ont existé depuis des milliers d’années. Les communistes, eux qui ont professé que « du passé il faut faire table rase », ne pouvaient avoir accès à cette connaissance, eux qui considèrent que l’histoire du monde commence en 1789, mieux encore, en 1917, l’année de la fameuse « révolution » qui a conduit à la mort de plus de cent millions d’êtres humains innocents.

Les Bretons ont beaucoup souffert de cette carence d’analyse, d’intoxication par le terrorisme intellectuel imposé par la prétendue révolution française, par l’enseignement obligatoire dans leurs écoles des dogmes sécrétés à cette époque par des hommes dont beaucoup étaient des dérangés mentaux, au premier rang desquels Robespierre, qui subit le sort de beaucoup de ses victimes : il fut raccourci de la tête, ce qui sauva des milliers de personnes au moins.

Des Bretons en grand nombre ont succombé à ces idées délétères. Des docteurs agrégés – Minois, Croix, Kerhervé – sont tombés dans cette glu. Le cas Poignant – l’agrégé qui a écrit que, sortant de son tombeau 17 ans après sa mort, Anne de Bretagne, cette Dracula bretonne, sortit de dessous la terre pour signer avec la France l’acte « d’union » de 1532 – relève de la pathologie et de l’ignorance dans laquelle ont été plongés les « hystoryens » générés par le communisme. Dans mon enfance, nous n’avions pas le droit de nous considérer comme des Bretons. A coup de marteaux et de lavage des cerveaux, dans nos écoles, on nous avait imposé de nous croire Français; mais des Français d’un sous-genre particulier, dénommés « ploucs ». La Bretagne était devenu le Ploukistan occidental de la France, nos cousins Alsaciens le Ploukistan oriental de la France reconstruite par des malades de l’esprit. Les dégâts mentaux causés par cette infamie ont été considérables chez ces populations acculturées. Le processus fut étendu à toutes les nations incluses dans l’hexagone, dont plusieurs ont subi des souffrances presqu’aussi importantes que celles infligées à la Bretagne, que Michelet considérait – à juste titre, comme un colonie, « davantage que la Guadeloupe », écrivait-il, et que le sous-préfet Auguste Romieu conseillait de rééduquer à coup de primes, comme on le fait pour les chevaux.

Pour juger de ce que fut le désastre mental infligé aux populations, voici quelques phrases extraites de l’article écrit par Bob Lenissart, reproduites dans notre exposé intitulé « histoire de la Bretagne pour les nuls, et les collabos, puis par France Inter, avant d’être supprimé, comme non conforme à la pensée inique : 

 « Le comportement actuel de la « république » française à l’égard des peuples qui sont placés sous son administration (les Basques, les Bretons, les Catalans, les Corses, les Savoisiens et autres Nissarts), cette volonté de décider pour eux et de gérer leur vie au travers du tamis de la culture francilienne, ce jacobinisme exacerbé, cette négation systématique de l’identité des « Patries Charnelles » ne datent pas d’aujourd’hui; ils étaient présents dès l’avènement de cette « république », dont l’idéologie originelle est fondamentalement TOTALITAIRE. Nous avons reçu, un texte effrayant, qui traite du génocide perpétré par la France dite ” des droits de l’homme ” en Bretagne et en Vendée, tiré écrit par Louis Mélennec, qui relate les crimes commis par la jeune « république française » et qui sont, en fait, les actes fondateurs de celle-ci. Cette tare originelle, ce refus de la différence, ce mépris pour les autres cultures, a été transmise de génération en génération aux dirigeants DU PAYS OCCUPANT.”

 Bob Lenissart, niçois, article publié dans le Ficanas enchaîné, reproduit par France Inter, l’Invention de la France.

 

LES CITES-ETATS ORIENTALES ANTIQUES ET DU BASSIN MEDITERRANEEN sont d’authentiques nations.

Parmi les « négationnistes » des nations – en particulier les « universitaires » communistes « bretons » placés dans les chaires d’histoire à partir de 1945 -, combien se sont donnés la peine d’étudier le monde antique ?

Pendant longtemps, on a cru que l’histoire de la pensée et des idées commençait avec les auteurs grecs. On se fondait, non sans une certaine  logique, sur le fait  que les premiers textes de philosophie politique connus, à l’époque, sont ceux de Platon et d’Aristote. Il suffisait, de les lire, toute la pensée de l’antiquité, croyait-on, se trouvait la. 

Peu d’auteurs partagent aujourd’hui cette idée. L’archéologie et les sciences annexes ont permis de découvrir, dans le proche orient ancien, des sociétés très organisées, pourvues de ce que nous dénommons aujourd’hui des Etats : sumérien, égyptien, akkadien, babylonien, assyrien, hittite, phénicien, crétois, mycénien… On sait que ces Etats sont hautement organisés, qu’ils possèdent un pouvoir central, un gouvernement, des fonctionnaires souvent très spécialisés, par lesquels tout remonte au sommet par des agents du pouvoir central. Il existe même des registres de perception des impôts ! Le territoire – certes variable en étendue, comme à toutes les époques de l’histoire – est souvent puissamment défendu; il est souvent ‘ »limité », pour mieux être à l’abri des incursions étrangères , par des obstacles « naturels », difficiles à franchir: des montagnes, des fleuves, des rivières, des mers… De surcroit, de même que les Bretons construiront au moyen âge des forteresses formidables (Dol, Saint Aubin du Cormier, Vitré, Fougères, Rennes, Chateaubriand, Ancenis, Nantes, etc..), tandis que, en face, les français se protégeront des Bretons par des édifices de même nature, tout aussi puissants : Angers, Laval, Champtocé, le Mont Saint-Michel, Pouancé, Avranches.

A côté des grands empires, de petits Etats brillent par leur civilisation, leur commerce, leur rayonnement intellectuel, notamment de 1200 à 750 avant Jésus Christ. Le professeur Jean Imbert écrit : « Des tribus autrefois errantes se fixent à demeure, et constituent de petites nations. Israel connait une période de splendeur avec les règnes de David (1010-995), qui installe à Jérusalem l’arche Sainte, et de Salomon (99-905). »

Qui osera contester à certains  de ces Etats grands et petits – Israël en particulier – la qualité de Nations ? Les Juifs de cette époque, qui ont élaboré une religion dont va sortir beaucoup plus tard la religion chrétienne, et largement notre civilisation occidentale, sont-ils des « troupeaux » conduits par des brutes ? Qui osera leur contester leur dignité de Nation?

Il est exact que l’individu, la personne humaine, dans ce contexte, ont peu de place. Mais en ont-ils beaucoup plus aujourd’hui ? Ceux qui ont approché le pouvoir savent que les rênes sont tenus par quelques uns : la démocratie n’est qu’une façade. Par essence, le pouvoir est oligarchique. Le lamentable débat sur les « langues régionales » nous a montré ce que NOUS AVONS ECRIT AVANT QUE CELA SE PRODUISE : l’agenouillement quasi général devant le fouet du maître, dans une comédie pitoyable, dans laquelle on a vu l’ « Académie » française confondre pêle-mêle patois, jargons, langues, idiomes, s’attribuant à elle même un supériorité ridicule, qu’elle n’a certes pas ! (Avant la confection des prothèses dentaires, dit un humoriste, on n’entendait dans cette maison que des bruits de dentiers; on n’entend plus guère le bruit dissonnant de ces étranges appareils, mais le gâtisme y fleurit toujours; Clémenceau disait : « Donnez moi quarante trous du cul, et je vous fais une académie française tout de suite »).

 La littérature antique, très abondante,  démontre que, même si le concept de nation est mal analysé, la nation est une réalité indiscutable.

L’Orient a connu des nations, petites, moyennes et grandes. Il a connu des empires. Ces entités petites, vastes, ou grandes, ne se sont pas créées par l’effet d’une génération spontanée. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Si l’on met ensemble les mêmes « ingrédients », dans des proportions usitées, et selon les règles de l’art, on voit se constituer, de manière identique, et prendre corps une multitude de nations. Ce phénomène est mondial, et se retrouver partout ailleurs qu’en Europe.

Le breton Gildas, moine chrétien né dans l’île de Bretagne, en 493, considéré comme un saint, et qui effectué plusieurs voyages en Irlande et en Armorique fournit dans ses écrits – il s’exprime en latin -, des renseignements intéressants sur les Bretons du 6ème siècle, qui confirment, avec quelques spécificités, ce que nous écrivons plus haut sur les peuples plus anciens. Et déja, il décrit avec une extrême sévérité la tare majeure des Bretons : la zizanie, les contentieux, les divisions, qui les rend incapables de se mettre d’accord sur rien, et les rend vulnérables aux peuples qui eux, moins individualistes, sont capables d’obéir à leurs chefs, et d’être unis dans les combats. Quiconque connaît les bretons savent que leur psychologie n’a pas changé : tous veulent se libérer de la France, tous sont d’accord sur ce que cela implique (la réintégration de Nantes, l’enseignement de la vieille et remarquable langue nationale, l’enseignement de l’histoire, la réinstauration des institutions de gouvernement ….), mais ils passent leur temps à s’injurier, et sont incapables de s’asseoir ensemble autour d’une table.

Les Bretons de l’île de Bretagne sont, indiscutablement, un peuple particulier, parfaitement distinct de ceux qui les entourent. A cette époque, ils sont peu à peu refoulés par plusieurs peuples voisins vers l’Ouest (le pays de Galles), et vers le Nord. Ils sont divisés en petits royaumes – tout comme les cités de Mésopotamie et de Grèce, et sont dirigés par des chefs, qu’il désigne sous le nom de rex, de tyrannus, de princeps. Ceux qu’il désigne sous le nom de tyrannus ne sont rien d’autre que des rois, mais qui exercent leur pouvoir d’une manière arbitraire et injuste. Les autres peuples, qui ont franchi les frontières bretonnes, envahisseurs, sont identifiés comme différents – péjorativement, bien entendu -, et comme des ennemis. Ce sont les Scots, les Pictes, les Saxons. Comme sous césar, avant Jésus-Christ, en dépit de leurs divisions territoriales, ils sont un seul et même peuple, identifié comme tel. Ce peuple breton de l’île de Bretagne répond parfaitement à ce que nous écrivons plus haut sur les critères de la nation : ainsi, contrairement à ce que croient M.M. Minois et autres, la nation bretonne n’est pas née de l’imagination des « folkloristes » du 19ème siècle. Et le sentiment d’appartenir à son propre peuple est présent chez ces bretons-là, comme sous Jules César, au premier siècle avant Jésus-christ, et comme aujourd’hui ! Si les auteurs précités (Minois, Kerhervé, Poignant et autres) passent par là : rééduquez les, vous leur rendrez service; et à nous aussi. Nous sommes un peuple antique, notre histoire, pas plus que celle du monde, ne commence ni en 1789, ni en 1917. De l’histoire, surtout, NE FAITES PAS TABLE RASE : en agissant ainsi, vous redeviendriez des sauvages, des incultes : notre avenir est inscrit dans notre passé. Le sentiment d’appartenance à son peuple, d’amour pour sa nation – qui n’exclut en rien l’amour pour les autres -, n’est sûrement pas né au seizième siècle, mais plusieurs millénaires avant. Le sentiment d’appartenance existe, avec toute sa force, depuis des temps immémoriaux : il n’est pas né en Bretagne au 14ème siècle, comme le croit M. Kerhervé, qui a dépensé beaucoup d’encre et de papier pour tenter de le démontrer : au lieu de les insulter, monsieur Jean Kerhervé aurait dû se familiariser avec mes recherches, il y aurait beaucoup appris. Et il serait peut-être, s’il avait ouvert son esprit, devenu chef d’école – car il en avait la carrure intellectuelle – au lieu de sombrer totalement dans l’oubli, en sacrifiant à des idéologies mortifères. (On le citera néanmoins dans la bibliographie ci-après, et l’on dira pourquoi, dans une lettre publique diffusée sur la toile).

On peut dire que les peuples sont des nations lorsqu’on peut discerner chez eux les composantes de la nation, tels que nous les avons énumérés : le territoire, la langue, les croyances et les valeurs communes, une longue histoire commune. Point n’est besoin de connaître à fond l’histoire des sociétés anciennes ni modernes pour comprendre ce phénomène : il est lié consubstantiellement à l’espèce humaine : les peuples – ou nations – ont existé de tous temps, de même que le droit international, au moins sous une forme rudimentaire. C’est une absurdité de dire qu’il n’y a dans l’espace hexagonal dénommé « La France » qu’une seule nation. La nation française existe, c’est vrai, elle est, grosso modo, située au centre de l’ « hexagone ». Mais à la périphérie, il y a d’autres nations : les Basques, les Bretons, les Corses, les Flamands, les Alsaciens, les Savoyards et les Niçois …. La liste n’est pas close. Les Bretons et les Basques sont identifiés avant les Francs et les Français, leur histoire est beaucoup plus ancienne, leur langue aussi. Les Bretons ont une langue bien avant que les Français élaborent la leur. Voila qui blesse ces orgueilleux Français, qui croient avoir inventé la langue des langues  : tant mieux, à chacun son tour ! (Hervé Abalain, histoire de la langue bretonne). Les Corses, pas davantage que les Bretons, les Savoyards ne sont pas ce qu’on appelle absurdement des « composantes du peuple français », ce sont des Nations à part entière, au même titre que les Ecossais, les Gallois, les Catalans …. La négation des nations périphériques dans l’espace hexagonal est l’effet d’une imposture, d’une manipulation mentale nées de l’accaparement par le pouvoir de Paris d’enseigner une religion fausse, faite d’inexactitudes grossières et d’un sentiment de supériorité ridicule.

LA GRECE est un formidable exemple de cette antiquité des nations avant le début de notre ère.

La littérature grecque connait parfaitement la notion de « Patrie »; l’attachement à la mère patrie est tel, qu’on doit être prêt à mourir pour elle. C’est de cette époque Les guerres entre nations sont incessantes, même si le mot nation est peu employé, et si l’on désigne plutôt les protagonistes par le nom des cités, des peuples, des pays auxquels ils appartiennent.

Le cas des cités grecques – entre autres – est particulièrement démonstratif : avant que les cités ne se fédèrent –  principalement pour lutter contre leurs ennemis communs -, ces cités, au nombre de plusieurs centaines, sont d’authentiques petites nations, répondant parfaitement aux critères définissant le concept selon les analyses actuelles. (Sur les Cités grecques et leur peuples, consulter, entre autres, Fustel de Coulanges, Humbert J. Maillet, P.C. TIMBAL, Philippe Némo: la littérature est inépuisable). Le phénomème est universel (Chine, Mésopotamie, Egypte, etc.). J. Maillet (Dalloz, Histoire des Institutions, Paris, 1956, écrit: 

Combien d’agrégés-docteurs bretons, qui ont trusté le système depuis 1945, ont lu les traités d’Aristote, notamment les Politiques, et savent qu’il y a dans la Grèce antique plusieurs dizaines de constitutions gouvernant ces petites nations, et que l’auteur cité les décrit déjà dans un énorme ouvrage, que nous avons conservé dans sa quasi-totalité ? (547 pages dans l’édition publiée par Flammarion en 1993). Impossible : ce merveilleux philosophe a vécu au quatrième siècle avant Jésus-Christ, alors que l’histoire du monde commence, pour les communistes, en …. 1789 ! 

Mais il faut évidemment remonter bien au delà pour comprendre ce qu’est une nation. Tous les spécialistes des sociétés, les ethnologues, les sociologues … admettent aujourd’hui que ce que l’on dénommait autrefois « peuples (ou pire: peuplades) primitifs (ou primitives), arborigènes, premiers hommes, hommes préhistoriques…. » sont, à partir d’un certain stade de l’évolution de l’espèce, DES ETRES HUMAINS AUTHENTIQUES et que même si leurs institutions, leurs moeurs, leurs techniques, leur littérature (essentiellement orale)…. n’atteignent pas la complexité et la sophistication de nos sociétés modernes, les groupes qu’ils forment pour vivre ensemble dans les termes ci-dessus, SONT D’AUTHENTIQUES NATIONS, et non des troupes d’animaux sauvages. Les poteries, les bijoux, les objets d’art, les oeuvres picturales, convainquent que ces hommes ont été injustement méprisés jusqu’à une époque récente. La seule visite de la grotte de Lascaux, des grottes du Sahara… convainct que les peintures rupestres de certains de ces hommes dits « primitifs », ayant vécu il y a plusieurs milliers d’années, dépassent largement, par leur facture et leur beauté les « oeuvres » très discutables des Buren, des Botero, des Picasso, promus au rang de génies par les marchands d’art et les galeristes, ainsi que par un certain nombre d’insuffisants intellectuels, et de « ministres » dits « de la culture », parmi lesquels M. Jacques Lang a joué un rôle majeur dans la destruction du concept de « beauté ».

 

LE CAS DE SPARTE : UNE NATION PATHOLOGIQUE. LE COMMUNISME AVANT LE COMMUNISME ?

DES NATIONS PETITES QUI DEVIENNENT GRANDES. les nations antiques sont, au début, très peu étendues et très peu peuplées. Réduites à de petits ensemble au début (Grèce antique, Mésopotamie), elles se sont élargies peu à peu par l’inclusion progressive de peuples divers. Au point que ces ensembles plus vastes, constitués le plus souvent par la force et les exactions, ont interdit,  par la persécution (Bretagne, Catalogne ..), à ces petits nationalismes « perturbateurs » d’exister, s’attribuant à soi-même la noblesse de constituer « La » nation, aux détriments de celles, martyrisées et acculturées, privées de cette dénomination, alors qu’elles étaient beaucoup plus anciennes.

Un spécialiste de l’antiquité a écrit que, souvent, dans ces petites nations, l’oeil peut embrasser d’un seul regard toute la nation, sa population et son territoire. C’est sûrement vrai pour nombre des cités grecques, réduites à quelques dizaines de kilomètres carrés, et à quelques milliers d’habitants. A cet égard, la « nation » française, et la « nation » espagnole sont des exemples assez risibles de pays tortionnaires, qui n’ont rien fait d’autre qu’étouffer par strangulation multiple les peuples soumis au cours des siècles. Mais les recherches récentes, en particulier les nôtres, ont tout remis d’aplomb.

Il y peu d’années, les « hystoryens » bretons se posaient encore les questions suivantes  : la Bretagne a-t-elle fait partie de la France ? La Bretagne a-t-elle été indépendante ? La Bretagne a-t-elle été un « fief » de la France ? L’hommage prêté par les ducs de Bretagne était-il un témoignage de subordination, ou un simple contrat d’alliance entre deux pays inégaux en puissance, mais égaux en droit ? Toutes ces questions, qui relèvent résolument du droit et de la science politique,  sont aujourd’hui résolues. (Voir nos publications sur toutes ces questions). Les incroyables sottises publiées par les « experts », les « contre-experts », les « surexperts » de l’officine dénommée Wikipédia – les plus bêtes – disparaissent peu à peu, remplacées par des contributeurs externes, désormais mieux informés. Notamment, personne n’ose plus soutenir que l’annexion de 1532 fut un traité librement consenti; on sait maintenant que ce fut une honteuse imposture initiée et perpétrée par le royaume voisin (Taper par Google : mélennec 1532).

 

LES « NATIONS PREMIERES ».

Une dernière phase vient d’être franchie, avec l’admission par la communauté scientifique du concept de nations premières. Les plus connues sont les Inuits (Esquimaux), les indiens d’Amérique, les Aborigènes d’Australie, les Papous de Nouvelle Guinée. Les bretons sont aussi, sur leur territoire national, une nation première, en ce qu’elle précède les envahisseurs et les colonisateurs français. Mais ils ne sont pas ce qu’on dénomme une nation « minoritaire » : ils sont très largement majoritaires chez eux.

Les « nations premières » ne sont pas toutes identiques. Certaines sont restées à un stade rudimentaire, et restent proches des hordes primitives; la télévision et le cinéma ont révélé que, dans la forêt amazonienne, il existe des hommes qui vivent à l’état de nature, dans des conditions proches de ce qu’on dénommait dans les écoles française de mon enfance « la préhistoire », et qu’ils n’ont jamais eu de contacts avec d’autres êtres humains; par eux, nous savons donc ce que sont ces nations des premiers temps de l’humanité, puisqu’elles existent encore, et qu’elles sont un champ d’observation exceptionnel. Les autres sont à un stade « intermédiaire ». D’autres sont assez proches des nôtres. D’autres enfin, sont plus évoluées que la société française actuelle, largement en retard dans le domaine des droits de l’homme. Ainsi, les Bretons, nation première sur son territoire national, admet l’égalité de l’homme et de la femme depuis l’antiquité, là où la France, sans aboutir à rien de concret, est obligée de créer un « ministère des droits de la femme » : ridicule ce retard civilisationnel, absurde. En Bretagne, on dit, paraphrasant Alphonse Allais, que « les femmes sont plus égales que les hommes ». Ce qui, sous cette forme humoristique, est vrai, puisque je l’ai vécu, étant né d’une famille bretonne.  Cette société, où la femme est un peu supérieure à l’homme, « fonctionne » plutôt bien. les femmes portent les enfants, les mettent aux monde, les élèvent, leur transmettent les valeurs. Par rapport aux sociétés qui infériorisent les femmes, les achètent, le vendent, les frappent, les violent, les chassent de leurs maisons, les privent de leurs enfants lorsqu’ils divorcent – le crime le plu abominable que l’on puisse commettre à l’égard d’une femme -, les Bretons disent : « Les femmes sont nos mères, nos soeurs, nos épousent Les Bretons ont connu des institutions constitutionnelles représentatives dès le moyen-âge, jusqu’aux guerres d’invasion très meurtrières de 1487 à 1491 (Au plan institutionnel, l’annexion de 1532 de la Bretagne par la France inaugure une régression de plusieurs siècles, le gouvernement français étant du type dictatorial et absolutiste, dès le règne de louis XI, mort en 1483, alors que le gouvernement breton est largement consensuel, et le reste jusqu’aux invasions de 1487-1491. 

 Le terme de « nations premières »  désigne souvent des peuples qui ont été envahis par d’autres techniquement plus avancés mais agressifs, qui se sont emparés purement et simplement des richesses dont les premiers sont, selon les règles du droit, les seuls propriétaires légitimes.

Du temps de mon enfance, en 1950, fiers de notre antique identité jusqu’en 1789 – ce dont attestent des textes très nombreux, notamment du temps des guerres brito-franques du 9ème siècle -, nous n’avions plus le droit de nous intituler « nation », la France seule, concept fabriqué par les esprits dérangés de 1789, avait tout dévoré; nous étions le peuple sorti à peine des cavernes; pour résumer ce « travail » monstrueux de destruction de notre Dignité nationale si ancienne, nous somme devenus, sous le coup des hachoirs français, des ploucs, notre si vieux pays est devenu le Ploukistan occidental de la France. Notre idiome national, si admiré de nos savants, qui pensaient qu’il était le plus ancien et le plus beau de l’histoire du monde, n’était plus une langue, mais un patois, un jargon; nous n’étions plus des êtres humains, mais une espèce située quelque part entre l’homme et la bête. Qui aurait, jadis, concédé aux populations que la république dite des droits de l’homme a subjuguées avec souvent une cruauté extrême, en Afrique ou ailleurs, l’honneur de figurer au rang des nations ? Certainement pas les hommes de notre civilisation occidentale post révolutionnaire. L’homme européen, malgré les merveilles architecturales, les édifices religieux, les oeuvres d’orfèvrerie, le système administratif perfectionné – d’ailleurs connu des Incas, des Aztèques, et autres civilisations – a osé, non seulement, ridiculiser ces sociétés, mais même dénuer à certaines d’entre elles la dignité d’appartenir au monde des humains. On a même eu l’audace de se poser la question de savoir si les indiens avaient une âme. Il  a fallu un grand procès, tenu à VALLADOLID, pour le reconnaître. (sous la pression de la papauté, soulignons le, pas de Robespierre et consorts).

S’agissant des Bretons, les français en étaient au même débat, au même questionnement en plein 19 ème siècle, en dépit de la géniale « Révolution » de 1789, qui a soudain, de sa flamme gigantesque, illuminé tout l’Univers, et qui, selon ses thuriféraires, un écrivain français très connu  a écrit à peu près ceci:  » Les bretons ne sont pas des hommes… ils sont des brutes, quelque chose d’intermédiaire entre la bête et l’homme ». Du  temps de Michelet, « Les bretons sont une colonie, davantage que la Guadeloupe ». Ce brave homme ne sait pas qu’il dit vrai : la France est un pays colonial, les BRETONS, hommes libres sous leurs ducs, devenus sujets à partir de 1532,  SONT DES ESCLAVES à partir de 1789, jusqu’à aujourd’hui.

Cela est si vrai qu’aujourd’hui, le concept de « nations premières », qui répond à ce que nous dénommions il y a peu des « hommes préhistoriques »(!), ou « aborigénes » est universellement reconnu. C’est en raison de cette prise de conscience tardive que ces Nations authentiques se voient reconnaître le droit à l’Existence, à la Dignité, à leur Culture, à la transmission de leur Langue, à la possession – même au sein de Pays déja existants – de vastes territoires, et du droit de s’administrer eux mêmes, selon leurs traditions et leurs coutumes. Ces situations ne concernent pas la France, mais le Canada (pour les Inuits), les Etats Unis (pour les nations indiennes, reconnues telles et désignées par leur appellation exacte), l’Australie (pour les Arborigènes), et quelques pays évolués, soucieux de la Dignité éminente de l’ être humain. Le pays dit « des droits » de l’homme est devenu – par nos travaux notamment – le pays des non-droits de l’homme, et même, depuis peu, le pays des doigts de l’homme.

BREF: les faits, les phénomènes, les choses, ne se mettent pas à exister à partir du moment ou les hommes commencent à les voir, à les désigner par des mots ou par des noms, à les comprendre, à les analyser… Ils existent à partir du moment….ou ils existent réellement ! Les astres, le soleil, la lune, l’univers… existent depuis des millions d’années, ont précédé l’espèce humaine, de fort loin, et ce n’est pas parce que les créatures humaines n’ont disposé de mots pour les désigner, et d’embryons de théories explicatives pour tenter de comprendre, que l’on doit leur assigner une origine récente !

Ce concept de « Nations premières », même s’il dépasse quelque peu notre propos, a plusieurs mérites:

1 – IL DEMONTRE QUE LA PRISE DE CONSCIENCE PAR LES PEUPLES EST MONDIALE. Ecrasés  par les envahisseurs et les colonisateurs, leur cerveau lavé et délavé en permanence dans le but de leur faire oublier leurs origines, leur culture, leur langue, revendiquent maintenant leur identité – avec fierté, car le propre d’une identité affichée est de l’être fièrement -; ils réclament leurs droits; ils suscitent l’approbation des organismes internationaux; Ils humilient à leur tour ceux qui,  OBTIENNENT DE CEUX QUI FURENT LEURS BOURREAUX, et exigent la reconnaissance de leurs droits,  et, pour certains d’entre eux des territoires, des administrations ou gouvernements autonomes, etc

C’est aussi ce qui se passe en Bretagne, quoiqu’encore timidement.

2 – LA BRETAGNE A ACCOMPLI, ces dernières décennies, un parcours remarquable dans ce sens. nous y avons contribué. Les jeunes Bretons savent maintenant qu’ils ne sont pas Français, mais que leur peuple est original. Il est ce qui reste  lointainement – avec l’Irlande, l’ Ecosse, le pays de Galles, ce qui a été préservé – au moins en partie, de la romanisation de l’Europe. Le phénomène qui frappe la Bretagne est de même nature que celui qui a intéressé les indiens d’Amérique du Nord, les Amérindiens, les Aborigènes d’Australie : les mêmes guerres de destruction, les mêmes pillages, les mêmes humiliations, la même servitude, la même acculturation par des peuples plus forts et plus cruels qu’eux.

LES COMPOSANTES DU SENTIMENT NATIONAL, LE SENTIMENT D’APPARTENANCE. (chapitre en cours de rédaction).

Qui peut imaginer que la Bretagne, ce pays ploukisé avec fureur par son voisin de l’est, dénommé « LA » France, devenu fou sous l’effet des malades mentaux de 1789, ait eu à ce degré le sentiment de sa fierté et de sa dignité ? En tout cas, dans mon enfance, ce n’était pas les cas. Petits ploucs parmi les autres, nous n’avions en pâture que la conviction de notre infériorité génétique, car c’est à cela que nous élevaient les beaux principes de la république des doigts de l’homme, le pays qui avait apporté la liberté au monde. Quiconque a vécu cela pendant des années, sait que ce sentiment est plus que douloureux, car il brûle l’âme : j’en parle en expert.

Le sentiment de différence. A toutes les époques, les groupes humains ont le sentiment très net de former des entités différentes de celles que forment leurs voisins, au dela des frontières qui séparent leurs territoires respectifs. A des degrés divers, certes. Lorsque les Romains débarquent sur les côtes du sud de l’Angleterre, au premier siècle avant jésus-Christ, les Bretons du temps savent que ces soldats en grand nombre, avec leurs armes, leurs chars, n’appartiennent pas à leur peuple, et ne leur veulent pas du bien : ce sont des ennemis, qui sont venus pour les conquérir.

les peuples qui entourent et qui attaquent au long cours les Bretons de l’île de bretagne – les pictes, les scotts, les saxons, ne sont évidemment pas des Bretons.

ce sentiment de différence est simple à comprendre : à l’heure actuelle, les Bretons ont, comme tous les autres peuples savent qu’ils ne sont ni normands, ni angevins, ni poitevins …. à plus forte raison : ils ne sont pas plus français que les Ecossais sont Anglais !

LA FIERTE NATIONALE.

 

LE NARCISSISME NATIONAL, LA FIERTE DES NATIONS.

L’une de mes contributions importantes à la définition du concept de « nation », est d’avoir insisté sur ce que je dénomme le narcissisme national, élément constitutif des nations, aussi indispensable à la vie des nations que l’est le narcissisme individuel pour les êtres humains. Rappelons l’excellente formule de Sigmund Freud : « Le narcissisme est le gardien de la vie », que j’interprête de la manière suivante : tout individu, toute nation a besoin, pour vivre et pour survivre, de s’aimer. Je pense avoir largement démontré, dans la conférence filmée et diffusée par l’ABP (voir ABP-TV), et surtout, récemment, ce long article intitulé Théorie des Nations, qu’il s’agit là d’un authentique CRITERE DE LA DEFINITION DES NATIONS, et que ce critère est plus que largement présent chez les Bretons depuis de très longs siècles, depuis toujours, à dire vrai, depuis qu’ils sont un peuple depuis l’antiquité, attesté par Jules César avant même la naissance du Christ.

 la fierté d’appartenir à son peuple ? Que cela ressemble à un sentiment intime de supériorité, et que ce sentiment ne soit pas plus justifié, aujourd’hui, que celui d’être Bourguignon – « je suis fier d’être Bourguignon, dit la célèbre chanson , oui je suis fier – oui je suis fier d’être Bourguignon » -, à plus forte raison d’être Français – ou Breton ! -, ne change rien à l’affaire. On juge absurde aujourd’hui, avec raison, cette  arrogance réciproque des peuples les uns par rapport aux autres, c’est dans l’air du temps. Il reste que l’appartenance à sa nation se traduit, notamment, par le fait que l’on se sent bien dans son pays, et qu’on éprouve à l »égard de sa nation une certaine admiration, celle que les enfants, souvent, éprouvent à l’égard de leurs parents. Ce narcissisme national – c’est ainsi que je le désigne -, n’est pas en soi une chose coupable, à condition de savoir que les autres aussi ont un nombril, que ce nombril a droit, lui aussi, à un certain respect, et que les autres aussi ont le droit de ressentir une certaine fierté d’appartenir à leur pays. Freud a inventé le narcissime personnel. C’est, dit-il, le gardien de la vie. Sans cette fierté, on sombre dans la honte de son pays, c’est à dire dans la honte de soi, attitude extrêmement pathogène : celle que les bretons, écrasés par la France de 1789 à 1960, ont vécue. Les Français sont désormais bien mal lotis sur ce point, vu les insuffisants intellectuels qui les détruisent, sous prétexte de les gouverner, et les infériorisent de toutes les manières – ce que nous condamnons, absolument.

La fierté de la langue.

Même si les insultes que les deux peuples ennemis se jettent à la figure sont nombreuses, celles en provenance de France, visant la langue bretonne sont rares – du moins celles qui nous ont été transmises par la littérature écrite -,  avant les invasions de 1488 et de 1491 : le breton une langue noble et, quoique la linguistique soit encore bien loin d’apparaître à l’horizon, elle est considérée comme antique – d’où sa noblesse, et le respect qu’on lui témoigne.

Ceci, soulignons le bien, ne traduit pas seulement le jugement que les Bretons portent sur leur langue, parce qu’elle est la leur : c’est l’opinion de TOUTE L’EUROPE : vieille Nation, considérée telle par tous, la Bretagne est aussi l’un des Etats les plus puissants au XV ème siècle, le Duc est un personnage considérable sur la scène internationale (Voyez : les fiancés d’Anne de Bretagne, mélennec, par le moteur Googgle).

Selon les Bretons, la supériorité de leur langue est écrasante. La manière dont les chroniqueurs et historiens de Grande et de Petite Bretagne font de leur langue le modèle des modèles, est à la fois surprenante et cocasse. Elle démontre, entre autres, que lorsqu’il s’agit d’affirmer leur supériorité, en particulier sur leurs voisins Français, ils ne craignent ni les invraisemblances, ni les exagérations. Mais aussi, elle est un témoignage éclatant de la fierté des Bretons, s’agissant de leur antique idiome. Toute la mythologie obéit aux mêmes lois. Ici, on voit ces lois opérer d’une manière spectaculaire.

La langue bretonne est « vraye langaige de Troye la Grande ». C’est la langue-mère: toutes les autres en sont issues. Toutes les études « linguistiques » sérieuses le démontrent. Il y a bien quelques « dissidents « , mais dont les écrits n’altèrent en rien la noblesse de l’idiome breton : d’aucuns prétendent que le Breton est la langue de Noé, d’autres du vieil hébreu, ce qui n’est pas mal non plus, de toutes manières. Certes, les Francs et les Italiens, eux aussi venus de Troie la Grande, ont aussi, jadis, parlé cet idiome sublime. Mais, explique le chroniqueur de Saint Brieuc, sans doute de races moins pures, ou plus faibles, ils se sont laissés pervertir en chemin : le « contingent » fixé en Italie … s’est mis à parler l’italien ! Le contingent conduit par Francion, fils d’Hector, ont aussi oublié la langue des origines, et, arrêtés en Gaule, pays conquis plus tard par les Francs, se sont mis à parler…. le gaulois, puis la langue des francs, puis le français : aux peuples impurs les langues impures !

D’ou il résulte que seuls les Bretons se sont trouvés les dépositaires de la langue dont toutes les autres dérivent.

Est-ce la conscience du rôle historique exceptionnel dont ils sont investis ? Lorsque, ayant conquis la Petite Bretagne, à la fin du quatrième siècle, le problème de conserver l’idiome superbe s’est posé : les jeunes armoricaines, dont il fallait bien que les fiers Bretons venus de la grande île se contentassent pour avoir des descendants, eurent la langue coupée, afin que l’idiome universel soit enseigné par les géniteurs, et non par les mamans. C’est ainsi que la langue bretonne a traversé les temps, et nous est parvenue intacte, et s’est maintenue (en tout cas, cher M. Mélenchon, jusqu’à la Sublime Révolution, qui l’a assassinée, comme vous le savez maintenant).

Cela explique que, dans notre mythologie, la langue bretonne soit devenue celle des anges, celle que l’on parle au paradis, celle que parla le Christ sur la croix, avant de remettre son âme à son père, le Créateur (d’autres disent que c’est l’anglais, l’italien, le danois… mais ils mentent, bien évidemment : il est notoire, à cette époque, que c’est bien le breton que l’on parle au paradis ! ).

Des recherches patientes ont révélé ce qu’on n’imaginait pas sur les relations que les Bretons cultivés entretiennent avec leur langue à la veille des Invasions fatidiques : non seulement ils aiment et ils admirent leur langue, MAIS ILS L’AIMENT D’AMOUR. Le fait n’est pas étrange, mais commun. Il se retrouve dans beaucoup de pays qui ont accédé à la Culture, et qui ont des hommes de lettres et des savants. (Les témoignages, sur ce point, sont assez nombreux; voir, notamment, Joseph Rio, pages 276 et suivantes; Gwennolé Le Menn, Les Bretons bretonnants, d’après quelques textes et récits de voyage, du 14 ème au 17 ème siècles…). Les Français, eux mêmes, ont exalté leur propre langue jusqu’à en délirer, ce qui n’est pas davantage ridicule (Colette Beaune, Naissance de la nation France, Gallimard, Paris Paris 1985, page 402); jusqu’à ce qu’elle devienne, largement aidée par cette école politique qui a fait métier de dénigrer et de vomir sur son propre pays et sur tout ce qu’il a fait, ceci dans le but de préparer la « République universelle », une langue régionale dans le monde contemporain. Pour la langue bretonne, nous verrons en son temps par quels moyens la France, au nom de sa langue autoproclamée la première de l’Univers, les Bretons ont, en quelques générations, par une volonté de fer ayant pour but affiché de la détruire, été amenés à détester l’ancien idiome de leurs ancêtres. Comme on guérit l’alcoolique ou le fumeur en lui administrant des produits qui le font vomir, on lui a écrasé la cervelle d’une manière criminelle, en créant des réflexes conditionnés ayant pour but – et pour effet – de conduire les Bretons à vomir leur propre culture. (Certains politiques, dénommés « Sénateurs », ont en 2008, par une attitude anté-préhistorique, voté en faveur de la destruction totale de la langue pour laquelle leurs ancêtres ont eu tant d’admiration).

En 1404, l’espagnol Games, plein de considération pour cette langue, écrit :  » On appelle ainsi un breton PUR DE TOUT MELANGE avec des gens D’UNE AUTRE NATION, ou d’une autre langue « .

Selon les croyances alors admises, cette langue vient de fort loin. Selon les uns, c’est la langue de l’antique et noble ville de Troie, la Glorieuse. Selon les autres, c’est la langue de Noé (l’homme du déluge et de l’arche). Selon d’autres, elle est comparable à l’hébreu, peut-être même est-elle à l’origine de cette langue (Rio, Skol vreizh …). Les Bretons, peuple alors fier de son histoire (son humiliation systématique est une création de la « révolution  » dite  » des droits de l’homme « , comme nous allons le voir), de son antiquité, du rôle important de leur Pays en Europe, du respect unanime dont il jouit de la part des rois, des princes, des Cours, des lettrés  de toute l’Europe, en partie en raison de sa littérature, de ses héros, de ses mythes, qui ont ensemencé tout l’occident chrétien à partir du 12 ème siècle ( Le roi Arthur, Les chevaliers de la table ronde, Merlin l’enchanteur, Mélusine, Lancelot, La quête du Graal ..)

(Sur tous ces points, lire : RIO, SKOL VREIZH, LA CHRONIQUE DE SAINT BRIEUC ……)

A cette époque, bien avant que la Bretagne soit envahie par l’ennemi héréditaire, la fierté des Bretons n’est pas seulement le fait de la Dynastie, la Cour, les nobles, le clergé … Tous ceux qui ont accès, peu ou prou, à la littérature et à la culture l’expriment à haute voix, car le sentiment national ( = dénommé aujourd’hui, préférentiellement,  » sentiment d’appartenance « ) est l’apanage de tous ceux qui ont une intelligence suffisante – c’est à dire tout le monde -, pour savoir que le peuple dont ils font partie n’est pas celui de leurs voisins, ceci depuis la plus haute antiquité (Sumer, Ur, Egypte, Athènes, Sparte, etc.etc.etc…).

Un scribe léonard (Le Menn, page 114), écrit en 1357 – bien avant que les histoires commandées par les grandes familles nobles et la dynastie soient écrites témoignant de sa fierté d’être breton :

 » Petite Bretagne, sois joyeuse, Ta gloire grandit; n’aies pas peur, parce que la France ne sait pas conduire les combats « .

Le Menn cite deux éloges en latin, composés au 14 ème ou au 15 ème siècles, qui témoignent de l’extrême fierté des Bretons à l’égard de leur langue et de leur pays (in 1491, page 315). Ils n’émanent pas de la Cour ducale, ni de son entourage, mais de simples particuliers (le sentiment national n’a jamais été créé par les Princes, comme l’écrit encore Georges MINOIS, autre docteur-agrégé fantaisiste qui n’honore pas ses fonctions; ils n’en sont que les porte-drapeaux, les vecteurs, car cela fait partie de leurs FONCTIONS NATURELLES; en particulier, NOMINOE, Dux (ou Rex, comme on voudra) de  » toute  la Bretagne  » n’est pas le père de la Nation, car elle existe bien avant lui (Voir Mélennec, Nominoé …). (N.B. On connaît aujourd’hui avec précision le rôle des Princes dans la rédaction de l’histoire de leur nation, qui est bien loin d’exalter leur seule gloire et de leur dynastie, mais d’exalter l’amour de leur pays : Les princes et l’histoire du 14 ème au 18 ème siècle, colloque de Versailles, 13-16 mars 1996, Bonn, 1996; pour la Bretagne, Michael Jones a été chargé de la communication, sur Jean IV et son biographe, page 189):

 » (La langue bretonne)  » est d’une BEAUTE si suave, qu’elle l’emporte sur TOUTES LES LANGUES ISSUES DU LATIN, autant que la langue hébraïque l’emporte sur le latin lui-même par sa beauté, sa concision, sa noble antiquité « .

L’éloge du Léonard Yvon Quillivéré se trouve dans la réédition de 1521 du dictionnaire breton-français-latin – le CATHOLICON :

 » Qui pourrait ignorer que la Bretagne brille par son sens de la mesure, qui impose sa loi dominatrice ? Qui, de la sorte, ne ferait l’éloge de la Bretagne ? Qui ne la célébrerait ? Qui ne l’admirerait entre toutes ? (…….) Sur terre et sur mer, LA BRETAGNE IMPOSE SA MAÎTRISE « .

Que ces compliments sur les vertus que s’attribuent à eux mêmes les Bretons soient excessifs, nul doute à cet égard. Mais la FIERTE des peuples, QUELS QU’ILS SOIENT, est une composante constante et nécessaire des Nations, quelles qu’elles soient . C’est ce que j’ai dénommé ailleurs le  » narcissisme national « , qui est aux nations ce que le narcissisme individuel est aux individus (confere : la Chine de toujours, qui s’est crue pendant de très nombreux siècles  » l’Empire du milieu « , c’est à dire le nombril de l’Univers, continue à se maintenir elle même dans cette croyance; la tentative de restauration actuelle de la fierté des Russes par Poutine, en réhabilitant le criminel Staline, promu à nouveau, pour les besoins de la cause, héros et génie national; les tentatives de restauration de la fierté japonaise, en particulier par la négation des crimes commis par leurs armées durant la dernière guerre, leurs auteurs étant maintenant réhabilités et présentés comme des héros).

DES TEMOIGNAGES SPECTACULAIRES DE L’INCROYABLE ORGUEIL DES BRETONS QUANT A LA SUPERIORITE QU’ILS ATTRIBUENT A LEUR LANGUE NATIONALE, ET A EUX-MÊMES

 

C’est l’époque où les Bretons, parmi d’autres très nombreuses gentillesses, d’ailleurs réciproques (mêmes références), disent des Français :  » Ils ont la fleur de lys «  in parte posteriori dorsi «  (traduction : dans la partie basse du dos; ou encore : dans le trou du cul; plus clairement : ce sont des enc….). Qui a dit que  » les Bretons sont, depuis toujours, une composante du peuple français,  » et que la Bretagne a toujours fait partie du royaume de France ? (Réponse : entre autres : Kerhervé; Minois; Croix, l’ignare Couturier, etc.; j’en citerai d’autres plus tard.

Les relations diplomatiques entre la papauté et la Bretagne ont commencé avec Nominoé, peut être avant (Pocquet, page 13; Morice, Preuves …..). A l’époque qui nous concerne, les Bretons – qui sont déjà partout -, possèdent à Rome leur paroisse, Saint Yves, où les bretonnants sont représentés : on peut s’y confesser en breton (Le Menn, page 114). Cette paroisse sera détruite par les Français, 51 ans après l’annexion de 1532, en 1583, et réunie à Saint Louis des Français. C’est, dit Pocquet, une  » exécution capitale « , pas du tout du goût des Bretons. Leurs tentatives de créer un séminaire dans la prestigieuse capitale de la Chrétienté sont contrecarrées par les Français, et échouent.

On trouve dans les registres de la paroisse des inscriptions en latin, en français, en latin, en particulier :  » Vive la noble Nation de Bretaigne …. contraire dire vouldra « (traduction en français moderne :  » que ceux qui ne sont pas contents, aillent se faire f…. »). (Très regrettable pour les négateurs des nations, qui, selon eux, seraient apparues après le 16 ème siècle ! Exemples : Minois, Croix, et autres).

Autre citation, au hasard de quelques dizaines d’autres : FRANCOIS II, père d’Anne de Bretagne, répondant avec hauteur à son  » compère  » Louis XI, qui lui propose de lui décerner l’ordre de Saint Michel, qu’il vient de créer, lui dit, tout de go, qu’un Souverain aussi considérable qu’un Duc de Bretagne, ne peut se commettre au sein de cet ordre avec des seigneurs français, dont certains, à ses yeux, sont trop peu de chose (ceci est dit en des termes plus diplomatiques, bien sûr, mais d’une manière très claire); entre autres raisons pour refuser, il dit à Louis XI :  » Le Duc de Bretagne, qui A LA CHARGE DE TOUTE SA NATION, et qui (en raison de son importance), ne peut aller à la guerre sans (une) grande armée, et sans (une) grande compagnie ( = beaucoup de gens), car il mettrait en DANGER SA PERSONNE ET SON PAYS « . Diantre ! Il faut absolument lire cette déclaration passionnante, très longue, rédigée par le gouvernement breton, qui est un véritable exposé de ce que sont la Bretagne, sa Constitution, et sa philosophie politique, dans  Questions d’histoire de Bretagne, 107 ème congrès national des sociétés savantes, Brest, 1982, pages 207 à 227; cette communication est présentée par Philippe Contamine, professeur réputé d’histoire médiévale à la Sorbonne.

La fierté de la dynastie. Nos jeunes Bretons, faute d’avoir eu accès à leur histoire nationale, ignorent encore cette fierté étonnante que les gens cultivés du temps éprouvaient à l’égard de leur dynastie royale. Bien avant 1789, qui écrasa leurs cervelless, ils se crurent – comme d’autres –

 

La dévalorisation des autres nations.

Bien entendu, se sentiment de supériorité se double d’un autre. Un livre fort intéressant est écrit à la fin du 14 ème siècle, qui illustre remarquablement le mépris que les Bretons éprouvent pour leurs ennemis le chronicon briocence, écrit semble-t-il, en 1394; L’auteur n’en est pas connu. on pense qu’il s’agit de ….. Les descriptions et les qualificatifs qu’il attribue aux autres peuples sont féroces, et, pour qui les lit avec humour, sont savoureux. En voici quelques uns :

Les Saxons : païens, suppôts de l’enfer et avides de faire couler le sang, et traîtres par nature; on les  appelle désormais Anglais; le nom de saxons est synonyme de traîtres, il en est de même des Anglais (!)

Les Anglais : « dure race que la race anglaise, pire qu’une vipère, une race de traîtres, une race funeste, des impies 

Les Maures

Cerise sur le gâteau : les Français : cruels, menteurs, orgueilleux, jaloux des exploits des Bretons, ce pour quoi ils n’en parlent jamais dans leurs chroniques et leurs histoires ..

Voici, en résumé, les qualités qu’il prête aux autres peuples : la vanité des Grecs, la jalousie des Romains, l’avarice des Lombards, la cruauté et l’orgueil des Français, la traîtrise des Saxons, l’éthylisme des Slaves, la débauche des Sarrasins, l’âpreté des Juifs, le désordre et l’abomination des Espagnols …

En revanche, les Bretons sont parés de toutes les vertus, de toutes les qualités :

 » Les exploits des Bretons doivent être reconnus dignes d’une louange éternelle…. Ces rois des Bretons soumirent jadis toute la Gaule, la Neustrie, la Touraine, l’Aqutaine, l’Anjou, la Gascogne … (rien moins !); c’est le grand roi Arthur, Breton parmi les Bretons qui a construit la cathédrale notre dame de Paris, pour célébrer son triomphe !

Les Bretons armoricains ? Bienveillants, chrétiens depuis longtemps …

 

Si cocasses que soient ces qualificatifs, ils ont un grand mérite : celui de mettre en évidence ses propres qualités supposées, et les défauts des autres. Le narcisisme des nations existe depuis toujours. Des recherches approfondies le démontreraient sans difficulté.

Les bretons sont insultés par les Français. Soit. Mais il y a symétrie. Les quolibets sous lesquels les Bretons désignent les français varient avec le temps. A l’époque de François II, le père d’Anne de Bretagne, on dit, entre autres choses, que les Français ont la fleur de lys « dans la partie basse du dos »; en d’autres termes, dans le c.. Pas très valorisant pour eux ! On les considère comme lâches, poltrons, paresseux, surtout féminins : poudrés, frisés, frisottés, très préoccupés par leurs vêtements, les bijoux, les rubans et autres colifichets. Ce qui domine largement, pas seulement en Bretagne, mais dans toute l’Europe

 

Ce trait caractéristique des nations perdure. Nous avons énoncé plus haut quelques injures atroces déversées sur les Bretons à partir de 1789. Charles Pasqua a chanté, dans les couloirs de l’assemblée dite nationale : « les Bretons sont des cons, et plus ça devient vieux, plus ça devient con »; un autre, chanteur sans talent, a pu chanter impunément que dans leurs landaux, à Quimper, les mamans promènent des gorets – c’est à dire des porcelets. Des bretons ont intenté un procès en justice : erreur fatale, la justice française, là où la moindre insulte anti juive ou anti arabe est sévèrement sanctionnée, n’a pas condamné ces propos : nouvelle marque au fer rouge incrustée dans nos cerveaux. Doigts de l’homme, encore ?

CONCLUSION . SYNTHESE (LOUIS MELENNEC).

Qui dit nation dit sentiment national : les deux vont ensemble, ils sont inséparables.

Au delà des ces controverses savantes, quelque peu « pharmaceutiques », à la fois claires et embrouillées, il existe une manière plus simple de faire comprendre ce qu’est une nation. Voici un extrait d’une conférence que je fis jadis au sénat (de la république française) en 1997, en réponse à un auditeur, au cours du long débat qui a suivi cette conférence, consacrée à Anne de Bretagne et aux guerres d’invasion de 1487 à 1491, pour mieux faire comprendre ce qu’est une nation :

 » Qu’est-ce qu’une nation ? Je vais vous le dire très simplement. Nos historiens bretons (les autres aussi, de même que les politologues, jusqu’à notre époque) ont prétendu que les Nations sont une création des temps modernes, et que la Bretagne ne peut revendiquer cette qualité, puisqu’elle a été engloutie – ou presque – par la France, à la fin du 15ème siècle.

Voici qui va vous permettre de comprendre ce dont il s’agit :

« Lorsque vous jetez de l’eau dans une casserole, puis des poireaux, puis des pommes de terre ou d’autres légumes, et que vous mettez le tout sur le feu, qu’arrive-t-il ? Tout simplement, au bout d’un temps, une excellente soupe de légumes.

La nation, c’est cela : un groupe humain vivant ensemble, sur le même territoire, partageant les mêmes valeurs , les mêmes joies, les mêmes épreuves, parlant ou non la même langue, sous un gouvernement commun. Au bout d’un temps, ces hommes et ces femmes se lient ensemble par ce que nous appelons un sentiment d’identité commune, distinct de celui des peuples voisins, qui ont subi la même évolution, et qui sont vécus comme des étrangers, et souvent comme des ennemis. »

Point n’est besoin de connaître à fond l’histoire des sociétés anciennes ni modernes pour comprendre ce phénomène : il est lié consubstantiellement à l’espèce humaine : les peuples – ou nations – ont existé de tous temps, de même que le droit international, au moins sous une forme rudimentaire.

Ainsi, c’est une absurdité de dire qu’il n’y a dans l’espace hexagonal dénommé « La France » qu’une seule nation. La nation française existe, c’est vrai, elle est, grosso modo, située au centre de l’ « hexagone ». Mais à la périphérie, il y a d’autres nations : les Basques, les Bretons, les Corses, les Flamands, les Alsaciens, les Savoyards et les Niçois …. La liste n’est pas close.

De l’autre côté de la Manche, nos voisins ne prétendent pas que les peuples qui vivent dans les îles britanniques sont une seule et même nation; ils reconnaissent le droit à l’existence à cinq nations : l’Ecosse, l’Angleterre, Galles, l’Irlande, Man. Fait notable, Man, île minuscule, et peu peuplée – comme ces petites tribus de l’Amazonie, comme ces petites îles de l’Océanie -,  est une authentique nation. ce qui démontre que l’existence d’une nation n’est liée ni à son étendue, ni à l’importance de sa population, ni à sa richesse en termes de PIB. Sa surface : 571 klm carrés, soit le dixième d’un département français ! les Etats-Unis reconnaissent l’existence de plusieurs dizaines de nations indiennes. Leur analyse est le bonne; celle de la France est fausse.

 

IV – L’ESCLAVAGISATION DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE.

On lit souvent que les nations sont indestructibles, et qu’elles ne meurent pas. Ce qui revient à dire que, une fois constituées – au bout de plusieurs siècles d’existence commune des hommes qui les constituent – leur identité ne disparait pas. 

Il est exact que les nations durent fort longtemps, et qu’on en connaît de nombreuses qui viennent de l’antiquité. Mais il est aussi qui disparaissent. La nation bretonne fait partie de celles qui ont failli périr corps, biens et âme, sous l’effet des persécutions de 1789 à aujourd’hui. J’ai assisté à ce qui a failli être un naufrage dramatique. mais la situation est en voie de redressement.

Il est nécessaire, pour bien comprendre ce que sont les relations actuelles de la France, nation auto-proclamée des droits de l’homme, pays qui a fait découvrir la liberté au monde, selon les dérangés qui ont mis en forme les préceptes de la religion nationale française, et la nation bretonne, écrasée depuis 1789. Ces éléments de notre histoire nationale bretonne ont été résumés dans le Livre bleu de la Bretagne, dans un exposé bref mais complet (Histoire de la Bretagne pour les nuls et les collabos),  et dans de très nombreux articles publiés sur la toile, non lus d’ailleurs par ceux qui ont le devoir de faire connaître aux peuples leur histoire : les agrégés-docteurs de l’université bretonne.

 

1 – LES BRETONS DE L’ANTIQUITE. 

Il n’est pas du tout anachronique de parler de sentiment d’identité ou de sentiment national lorsqu’on parle des peuples de l’antiquité. Il ne s’exprime pas de la même manière qu’aujourd’hui, avec des dissertations oiseuses, et souvent baveuses, dans des « académies » incertaines, qui n’existent pas encore, pour intellectuels attardés. Tout peuple qui existe, sait à quelle communauté humaine il appartient, que les peuples qui l’environnent sont distincts et différents, et sont le plus souvent des ennemis avec lesquels on est souvent en guerre. 

On pense que les populations celtes qui ont constitué le peuple breton ont traversé la Manche, en provenance principalement de Belgique, probablement cinq siècles avant le christ. Il n’y a aucune certitude quant à l’époque de leur arrivée.

Les Bretons, qui vivent alors dans l’île de Bretagne (l’Angleterre actuelle) sont bien identifiés, en tant que peuple particulier, par Jules César, dans son célèbre ouvrage « La guerre des Gaules » (De Bello Gallico), écrit au premier siècle avant Jésus Christ. ils vivent en groupes, que l’on peut, si l’on veut, désigner sous le nom de « principautés », ou de « royaumes », avec à leur tête un roi. ces royaumes sont multiples, de dimensions variables, souvent exigus, fréquemment en lutte les uns contre les autres.

Bien que la Bretagne d’Outre Manche ne possède pas de Roi unique, ayant autorité souveraine sur toutes les tribus, celles-ci constituent des alliances en cas de danger, et, au besoin, se réunissent sous le commandement d’un seul (Cassivelaun, lors de la première invasion de César). Malgré leurs divisions, les Bretons n’en constituent pas moins une civilisation, ayant en commun une langue – ou des langues voisines, appartenant au même groupe linguistique -, des coutumes, des mœurs, des institutions (chaque groupe possède, comme partout ailleurs, un chef, un prêtre – ou druide, comme on voudra -, un conseil composé des hommes, ou des anciens, ou des guerriers …), une mythologie, des croyances religieuses, une stratégie pour combattre, une production artistique, des techniques commerciales et de navigation, etc.

Quelques phrases extraites de la guerre des Gaules, de Jules César :

« L’île a la forme d’un triangle, dont un côté regarde la Gaule. Son périmètre total est de 2000 milles. Nul, sauf les marchands, ne s’y rend ; et encore n’en connaissent-ils rien, en dehors des côtes maritimes et des régions qui se trouvent en face de la Gaule … Leurs ports sont capables de recevoir un grand nombre de gros navires. La population est très dense dans le sud du pays ; les maisons, nombreuses, ressemblent à celles des Gaulois. Il y a quantité de bétail. En guise de monnaie, les Bretons utilisent le cuivre, l’or, et les lingots de fer d’un poids déterminé. On trouve de l’Etain, au centre de l’île, dans la partie côtière, mais en faible quantité ….

Ils disposent de fantassins, de cavaliers, de chars … La terreur qu’inspirent leurs chevaux et le bruit des roues provoque généralement du désordre dans les rangs de l’adversaire La plupart du temps, c’est à dessein qu’ils cèdent la place ; lorsqu’ils voient les soldats romains un peu loin des légions, ils sautent à bas de leurs chars, et reprennent, à pied, un combat inégal. Ils ne combattent jamais par masses, mais par groupes disséminés, sur de grandes distances ; ils disposent de postes de réserve échelonnés, ce qui leur offre, à tour de rôle, des lignes de retraites et des troupes fraîches pour remplacer les soldats fatigués ».

Les Bretons de (Grande Bretagne) luttant avec une grande vigueur contre les invasions romaines ne cèdent que tardivement ; envahis beaucoup plus tard par les Angles et par les Saxons, c’est avec la même énergie, malheureusement divisés le plus souvent, qu’ils tentent de repousser les envahisseurs. Les divisions intestines feront leur perte jusqu’à aujourd’hui.

 les peuples bretons d’outre Manche), ont donc une antériorité existentielle beaucoup plus ancienne que les Français, car il ne sera question de nation française qu’au quinz!ème siècle, au plus tôt.

2 – LES BRETONS ET LES FRANCS. 

Les Bretons, victimes de leurs divisions et de leurs jalousies internes doivent céder du terrain devant les invasions des Scotts, des Angles, des Saxons surtout. Combattus férocement, incapables de s’unir, ils sont refoulés vers la côte sud de l’île, et vers les montagnes du pays de galles. Cette fuite préfigure leus défaites de 1487-1491, puis leur esclavagisation par la France à partir de 1789.

Du 3ème au 6ème siécles, ils émigrent vers une terre plus propice, l’Armorique, qui prend le nom de Brittania à partir du 6ème siècle. 

Les Bretons et les Francs, dès qu’ils ont été en contact, à la fin du 5ème siècle, se détestent d’une haine mortelle. Sentiment réciproque

Les Francs arrivent en Gaule dans le dernier quart du 5ème siècle. Les Bretons ont commencé leur émigration en Armorique au troisième siècle, pour des raisons militaires : ce sont les Romains qui les y installent, pour défendre les côtes de la Manche, souvent pillées par les peuples venus du nord par la mer; les conflits entre les Bretons et les Francs sont violents, et quasi permanents. Mille années d’histoire (500 à 1500), mille années de conflits, de guerres sanglantes, d’empiètements des Français sur les prérogatives nationales des Bretons. Mais ceux-ci, particulièrement attachés à leur pays, sortent vainqueurs de tous ces conflits jusqu’à la fin du 15ème siècle;

3 – LES GUERRES D’INVASION ET LA RESTAURATION DES PREROGATIVES SOUVERAINES DU DUCHE.

Sous louis XI – qui meurt en 1483 -, la France, qui a failli disparaître au cours des règnes précédents, par le fait de la guerre dite « de cent ans », qui l’oppose férocement à l’Angleterre, le roi de ce pays revendiquant le royaume de France comme étant sa propriété, retrouve la paix avec ses voisins anglais, au prix d’une « rançon » annuelle de 50 000 livres versés aux ennemis de toujours. Le royaume, souvent sous l’effet des vols, des conflits volontairement provoqués avec les princes voisins, pour les soumettre et s’emparer de leurs biens, s’agrandit d’un tiers environ (la Normandie, le Maine, l’Anjou, la Provence ….), peut lever des impôts énormes, et réunir des armées considérables, jusqu’à 50 000 hommes en 1491. La Bretagne est restée dans ses frontières du 9ème siècle, à peu de choses près, elle n’a pas cherché à s’emparer des territoires qui ne lui appartiennent pas. C’est ce qui va entraîner sa perte. Devenu comparativement faible par rapport à son voisin, le pays est entièrement ravagé à la suite d’une guerre d’invasion qui dure cinq longues années, de 1487 à 1491. La destruction de la Bretagne étant achevée en 1491, cette année là, Charles VIII épouse, contrainte et forcée, la duchesse souveraine Anne de Bretagne. Déja mariée au roi des Romains depuis un an, elle se sacrifie pour sauver ce qui reste de son pays. Suit une première annexion, qui dure 7 ans. Charles VIII étant mort en 1498, la duchesse, à la faveur de son remariage avec son proche parent Louis XII, en janvier 1499, parvient à rétablir une quasi-indépendance, qui dure jusqu’à sa mort, en 1514. Sa disparition est le début de la fin pour la Bretagne.

Les clauses principales du traité de mariage d’Anne et de Louis XII – qui est un authentique traité international, conclu entre deux puissances souveraines, la duchesse représentant le peuple breton et agissant en son nom -, sont les suivantes :

  • les lois imposées par Charles VIII, qui assujettissaient la Bretagne, sont abolies;
  • Anne, privée de son titre de duchesse par son mari décédé, retrouve à la fois son titre, et toutes ses prérogatives de souveraine du duché, quelle va gouverner, d’une manière ferme mais souple et pleine de sagesse, jusqu’à sa mort, quinze ans plus tard. Son mari, Louis XII, selon l’usage, devient duc de Bretagne.
  • Le gouvernement breton, immédiatement reconstitué dès la mort de Charles VIII, en avril 1498, redevient seul légitime. Les fonctions de Chancelier et de vice-chancelier sont rétablies; Philippe de Montauban retrouve ses fonctions. Les armées sont reconstituées.
  • surtout, fait capital, la succession au trône de Bretagne est aménagée d’une manière telle qu’aucun roi de France ne pourra plus, en principe, revendiquer le moindre droit sur la Bretagne. Pour simplifier les clauses complexes du traité de 1499, c’est le deuxième enfant du couple qui montera sur le trône de Bretagne, en aucun cas un français ou une française.
  • toutes les fonctions importantes dans le duché, civiles, militaires, religieuses (évêques, abbés), sont désormais confiées à des Bretons, sauf exceptions souverainement décidées par le duc et son gouvernement…..
  • .pour résumer, en termes triviaux : les Français sont virés du duché souverain. Seuls sont maintenus en fonction ceux que le pouvoir breton accepte de maintenir.

4 – L’ANNEXION ET LE FAUX TRAITE DE 1532.

Anne de Bretagne lutte jusqu’au bout pour que sa fille Claude, reconnue duchesse héritière dès sa naissance, n’épouse pas un français. Elle meurt trop tôt, à 37 ans. François Ier, devenu roi à la mort de louis XII, en 1515, ayant épousé la duchesse Claude, fille d’Anne de Bretagne, par la volonté de son beau-père, Louis XII, en violation féroce des volontés d’Anne de Bretagne, qui s’oppose à ce mariage jusqu’au jour de sa  mort, proclame l’annexion du duché – sans aucun vote des bretons, en 1532, après avoir acheté la complaisance de quelques « collabos » bretons (cette race existe depuis toujours), et avoir transporté en Bretagne plusieurs milliers de soldats : c’est ainsi que se fait la fameuse « réunion de la Bretagne à la France », par une proclamation française unilatérale, une imposture, désignée jusqu’à nos travaux sous le nom de « traité d’union perpétuelle de la Bretagne à la France ».

Malgré tout, résistant pied à pied aux innombrables empiètements de la France, le duché conserve une certaine autonomie jusqu’en 1789. 

LE PSEUDO – TRAITE DE 1532 : QU’EST – CE QU’UN CONTRAT, QU’EST-CE QU’UN TRAITE.

Voici qui ne va pas faire plaisir aux négationnistes, dont le masque tombe, petit à petit.

Bertrand d’Argentré, Marcel Planiol, Louis Mélennec ne sont pas les seuls à nier péremptoirement qu’il y ait eu le moindre contrat entre la France et la Bretagne en août 1532. 

Les lignes qui suivent doivent être considérées comme un cours très bref sur le droit des contrats et des traités. Un cours de rééducation pour ceux qui continuent à nier la vérité.

Pour bien comprendre ce qui suit, s’agissant d’un cours de droit, même simplifié, il est INDISPENSABLE de ré-écouter, par le moteur de recherche de Google, la totalité de la conférence faite à Vannes en 2006, diffusée par ABP (taper : ABP podcasting conférence Dr mélennec à Vannes mars 2006). (Durée : une heure dix, avec des coups de poing nombreux, qui valent le détour, même si tout est dit d’une manière très académique).

Contrat et traité sont des mots quasi-synonymes. Le premier s’applique préférentiellement aux particuliers; le second s’applique préférentiellement aux Etats. Pendant longtemps, au demeurant, s’agissant du pseudo-accord de 1532, régissant les rapports entre la Bretagne et la France, le mot contrat a été préféré au mot traité. Les deux termes contiennent une notion fondamentale : celui d’accord : deux personnes – ou deux Etats conviennent, après une discussion libre, de s’engager réciproquement à faire, à ne pas faire, à s’interdire ou à s’obliger de faire certaine choses.

Les contrats et les traités ne sont juridiquement valides (ou valables) QUE S’ILS SONT DISCUTES, PESES, REDIGES, CONCLUS, ACCEPTES, selon certaines conditions très précises. Ces conditions ne sont absolument pas des complications de procédure inutiles : elles sont destinées à protéger les deux parties contractantes de tout abus, de toute tromperie, de tout déséquilibre choquant entre elles, et de les maintenir égales, le plus fort ayant, de tous temps, la tentation irrépressible d’abuser de sa position de force pour spolier le plus faible.  Dans la négative, si ces conditions ne sont pas respectées, le contrat est NUL : il n’est pas applicable, et ne peut produire aucun effet. Si les violations des conditions impératives pour que le contrat soit valide sont GRAVES, on dit que le contrat est INEXISTANT : le juristes entendent par là que le prétendu contrat n’a même jamais existé, qu’il n’est pas même ce que la langage commun dénomme un  » chiffon de papier « .

CONDITIONS DE VALIDITE DES CONTRATS.

Les conditions de formation et de validité des contrats et traités sont de plusieurs ordres, qui toutes ces conditions vont de soi, toutes tombent sous le sens.

a –  La première condition, de loin la plus importante, est le consentement des parties contractantes. Cela signifie qu’au moment du contrat, les deux parties ont VOULU conclure cet accord, en ont pesé les avantages et les inconvénients, savent pertinemment ce à quoi elles s’engagent, et qu’elles s’engagent librement, c’est à dire qu’il ne pèse sur elles aucune contrainte, aucun facteur (aucun  » vice  » selon la terminologie utilisée), altérant, diminuant ou supprimant cette totale liberté. Ainsi, si M. Durand vend sa maison ou son terrain à M. Dupont, parce qu’il est menacé de mort ou de toute autre représailles, le document de vente signé devant le notaire est nul. De même, si un pays signe un document sous la pression des armées étrangères – ou toute autre forme de pression -, le traité ainsi imposé par la contrainte est nul. Si, encore, il y a eu des actes de concussion, d’achat des consciences de l’une des puissances signataires, le traité prétendu acquis de cette manière est nul.

On compris que, l’appareil de l’Etat breton étant entièrement confisqué par les Français depuis la mort d’Anne de Bretagne (en janvier 1514), et entre les mains de ceux-ci, en 1532, la Bretagne étant gouvernée par le Chancelier de France, toutes les fonctions importantes étant occupées par des Français ou des collabos bretons, le roi de France s’étant transporté en Bretagne avec sa Cour (soit 10000 personnes environ), avec 12000 chevaux, plusieurs milliers de soldats, le tout à proximité de Vannes, les manoeuvres de concussion et d’achat des consciences étant prouvées, la Bretagne n’a absolument pas été juridiquement consentante à l’acte monstrueux dénommé  » Union perpétuelle de la Bretagne et de la France ».

b – La deuxième condition est aussi importante que la première : la capacité juridique des parties qui signent le contrat, de le signer valablement. Ceci est aisé à comprendre. Si M. Dupont entend contracter mariage avec mademoiselle Durand, ce n’est évidemment pas en demandant à son concierge, à son curé, au bedeau de la paroisse de procéder à la bénédiction nuptiale, qu’il sera marié pour autant. La loi dispose – impérativement – que seules certaines personnes sont juridiquement habilitées à recueillir le consentement des époux : en principe, il s’agit du maire ou d’un officier d’état civil.

De même, en droit international les actes officiels ne peuvent être valables, que s’ils sont établis par les personnes ou autorités habilités par les textes ou par la coutume à les accomplir. S’agissant des traités, de même que les constitutions modernes habilitent quasi-exclusivement le pouvoir  » exécutif  » (le chef de l’Etat ou le chef du gouvernement) à initier, discuter, rédiger les traités (les Parlements n’intervenant que dans un deuxième temps pour les  » ratifier « ), la coutume constitutionnelle bretonne, au moyen âge, ne confère ce pouvoir qu’au Duc seul – ou aux personnes auxquelles il délègue ce pouvoir, le Chancelier-premier ministre dans la quasi totalité des cas). Le Parlement général de Bretagne ( = les  » Etats de Bretagne « ) n’a, ni de près ni de loin, la capacité juridique de faire les traités : son consentement est certes requis pour ratifier les traités internationaux, ce qu’il fait lors des séances publiques, mais là s’arrête son rôle.

Or, tout le monde sait que, le roi de France et son chancelier (le cardinal Duprat) ayant dépouillé le successeur légitime (Henri, second fils de la duchesse Claude, petit fils d’Anne de Bretagne) du trône de Bretagne, dont il était le titulaire (non le propriétaire, au sens moderne du terme, je le souligne), ayant aboli les fonctions de Premier ministre de Bretagne (alors dénommé  » Chancelier « ), ayant dépouillé le gouvernement breton de la quasi totalité de ses prérogatives, le prétendu  » traité  » de 1532 a été proclamé, sans discussion, sans vote, devant les Etats de Bretagne, qui étaient TOTALEMENT INCOMPETENTS, au plan constitutionnel, pour donner un quelconque accord à un tel acte, même si on leur avait demandé leur avis, ce qui ne fut pas le cas. Le prétendu  » contrat  » est frappé, là, d’une cause de nullité absolue, insurmontable,  pour n’avoir pas été négocié et conclu avec les seules autorités compétentes pour ce faire.

c – La troisième cause de nullité est la violation grave de toutes les formes et procédures constitutionnellement appliquées en Bretagne pour la conclusion des traités internationaux. C’est une erreur grave de croire que le droit breton de conclusion des traités, au moyen âge, est rudimentaire, sommaire, ou approximatif. Quiconque aura le courage de lire l’étude (très technique) que j’ai publiée sur ce point, peut se reporter, dans la case  » Google « , en tapant  » mélennec troisième cause de nullité « , puis en tapant sur  » en cache « , verra à quel point le droit international breton des traités est, au contraire, méticuleux, précis, détaillé, ne laissant RIEN au hasard, prévoyant au contraire toutes les phases d’initiation, de discussion, d’élaboration, de contrôle, etc.

Pour être plus concret et plus clair encore : pour que les Bretons soient liés par un traité international, il ne suffit évidemment pas que le roi du pays voisin se transporte en Bretagne avec sa Smala, ses chevaux, ses armées, qu’il convoque autoritairement les députés bretons à la date qui lui convient, qu’il dispose ses soldats dans les parages, en nombre suffisant, qu’il demande à l’un de ses généraux de présider – contrairement au droit -, l’assemblée nationale bretonne aux lieu et place du Président de droit, qu’il interdise les débats et le vote de l’assemblée, qu’il FASSE LIRE A LA TRIBUNE UN TEXTE REDIGE PAR SON GOUVERNEMENT ( = sa Chancellerie), en prétendant que ce texte traduit les demandes et souhaits des Bretons, qu’il fasse promulguer dans son pays ce texte par une loi française ( = un EDIT, selon la terminologie du temps)  sans effet – par définition même – en Bretagne, et qu’il s’imagine qu’il est devenu le souverain des Bretons. Qu’on me pardonne les mots que je vais utiliser ici (ils seront remplacés dans peu de temps par des termes plus académiques) : cela s’appelle une COCHONNERIE, une SALOPERIE, une ORDURERIE. En aucun cas un  » traité  » conclu selon le droit des gens : voila ce que nos  » hystoriens  » ont prétendu jusqu’à ce jour, ce qui provoque ma colère légitime.

(En relisant ce texte, ce 10 décembre, je pense, quoiqu’universitaire respecté par mes travaux juridiques, que je dois maintenir ces termes, et non les remplacer par des mots lisses et veules : ils expriment la vérité; il est temps que les Bretons se réveillent, et cessent enfin de se comporter en naïfs incurables, et qu’ils ouvrent les yeux : ils sont les premiers fossoyeurs de leur pays).

d – L’égalité des parties contractantes en termes d’avantages égaux et symétriques obtenus par elles lors de la signature du contrat , sans lésion de l’une au profit de l’autre.

Cette condition peut être expliquée de plusieurs manières. J’ai dit maintes fois que les droits de l’homme sont une conquête progressive de l’humanité, qui commence à Hammurabi (voir ce terme) – et même avant -, et qui est loin d’être achevée. La France n’a joué, pratiquement, AUCUN RÔLE dans cette élaboration, sauf de faire accroire aux Français et à des millions de gogos de par le monde qu’elle les a  » inventés « (elle a réussi cette pantalonnade – qui fait bien rire les Anglais et les Américains -, parce qu’en 1789, quelques idéalistes, copiant d’ailleurs très largement la déclaration d’indépendance des Etats – Unis du 4 juillet 1776, et les amendements à la constitution des Etats – Unis de 1787, ont rédigé une Déclaration Universelle, que la France continue à présenter comme un texte fondateur, alors qu’elle n’est, tout au plus, qu’un plagiat, au mieux une synthèse rédigée, il est vrai, avec élégance). Il ne s’agit pas ici, je le souligne avec force, d’une thèse seulement personnelle, mais d’un FAIT, qui est admis par TOUS LES THEORICIENS DES DROITS DE L’HOMME (à l’intention des universitaires bretons marxistes – léninistes, pour les aider à se recycler : voir  Jean MORANGE, Libertés publiques, PUF. Paris,    pages  et suivantes, entre autres).

Le temps fort de cette conquête des droits à la Dignité des êtres humains, sont le normes nées de l’enseignement du Christ, puis du christianisme : « tu honoreras ton père et ta mère « ,  » tu respecteras ton prochain comme toi – même « ,  » tu considéreras chaque homme comme ton frère « ,  » tu ne tueras point « , ….. quelques autres préceptes, sont l’expression remarquable de normes insurpassées dans l’histoire des hommes, qui sont NOTRE HERITAGE CULTUREL COMMUN. (Quelle différence avec les préceptes horribles d’autres religions, occultées, voire célébrées notamment par les funestes politiques :  » Tuez les tous « ;  » Poursuivez les mécréants, tuez les sans pitié « , etc …). Si condamnables qu’ont pu être les comportements de certains papes (Alexandre Borgia, notamment, de la race des Lénine, des Staline, des Mao – Tsé – Toung, avec tout de même un nombre beaucoup plus limité de victimes), abbés, cardinaux, évêques, en dépit des horreurs d’une conception totalitaire, à certaines époques, de la religion chrétienne (les massacres perpétrés dans le monde au nom d’une foi mal comprise par des hommes imbéciles, de la lie de l’humanité), ces préceptes font partie des VALEURS UNIVERSELLES; elles ont été le fondement de notre civilisation, jusqu’à leur quasi-destruction par l’évolution induite par les partisans du laisser – faire, de l’interdiction de distinguer ce qui est bien et ce qui est mal, de l’interdiction de punir par ceux que l’on sait; en un mot : de la NEGATION DES VALEURS, et de l’interdiction de LES HIERARCHISER. (Au lieu du médiocre ouvrage intitulé  » Composition française « , par notre compatriote Mona OZOUF, qui s’est trompée sur presque tout ce qu’elle a écrit, lisez le remarquable  » Décomposition française  » du brillant Thierry DESJARDINS, publié par Albin Michel, en 2002).

Le droit médiéval – le droit breton comme les autres -, est imprégné de ces préceptes moraux. Ce sont les auteurs chrétiens, en particulier les canonistes, au moyen âge, qui ont moralisé peu à peu, le droit de la guerre, le droit de la paix, le droit des contrats et des traités, et bien d’autres domaines de l’activité humaine.

S’agissant de notre matière – le pseudo – traité de 1532 -, cette quatrième condition de validité des contrats, totalement ignorée des Bretons à l’heure actuelle, peut s’énoncer ainsi :

 » Pour qu’un contrat – ou un traité, si les protagonistes sont des Etats – soit juridiquement valable, il est INDISPENSABLE que les co-contractants soient à égalité quant aux avantages (ou aux inconvénients) qui résultent pour eux de l’accord qu’ils ont passé. Le contrat est NUL si les parties sont dans une situation d’inégalité manifeste, si l’une est désavantagée par rapport à l’autre, si l’une, par exemple, ne tire aucun avantage du contrat, si l’autre seule en tire bénéfice, ou si le déséquilibre entre les parties est patent « .

C’est la théorie du DOMMAGE, ou encore de LA LESION, qui occupe des volumes entiers dans le droit des contrats. Les théoriciens médiévaux connaissent parfaitement cette règle, et l’explicitent volontiers, sous tous ses aspects. Philippe de Beaumanoir (réédité par Picard, Paris, en 1970), qui a laissé un traité très volumineux sur les coutumes de son temps ( la deuxième moitié du 13 ème siècle), que tous reconnaissent être le meilleur du genre, qui me sert volontiers de référence, écrit, à ce propos qu’un contrat, à plus forte raison – ce qui fut le cas en 1532 -, s’ il est acquis sous l’effet de la violence, de l’intimidation, de la peur,  » n’est pas à tenir  » – c’est à dire n’a pas à être respecté, pour cause de nullité, si ce contrat est fait  » en soi damajant  » (n° 1032), c’est à dire SI L’UNE DES PARTIES SUBIT UN DOMMAGE, soit que celui qui détient la force au moment du contrat a usé de cette force, soit parce qu’il a trompé celui qui se trouve en position de faiblesse, soit parce qu’il a usé de concussion et d’achat des consciences, ou POUR TOUTE AUTRE RAISON QUI A ALTERE (on dit, en droit : qui a » vicié « ) le consentement de la partie lésée ( les vices du consentement sont : la violence, la tromperie, la lésion …).

Nous voila au coeur d’un problème central, qui affecte ce que l’on a dénommé le  » Contrat d’union perpétuelle de la Bretagne et de la France « .

La Bretagne, en effet, non seulement NE TIRE AUCUN AVANTAGE – strictement aucun – de ce prétendu contrat, mais encore, elle est TRES GRAVEMENT LESEE par ce qui constitue, aux yeux des juristes, une annexion pure et simple, dissimulée sous une masse de malversations de toutes natures mises en oeuvre par la France, depuis le prétendu  » achat  » des prétendus  » droits  » de Nicole de Brosse – Bretagne par Louis XI en 1480 (voir les chroniques précédentes), accélérée par le prédateur François I er, surtout par son machiavélique Chancelier – premier ministre le cardinal DUPRAT, dès après les décès d’Anne de Bretagne, et de son mari Louis XII, survenus le 9 janvier 1514, et le 1 er janvier 1515. (Je rappelle que le grand Marcel Planiol, probablement le plus grand juriste dont la Bretagne puisse s’ennorgueillir, dans son volumineux traité consacré à  l’Histoire des Institutions de la Bretagne, n’intitule pas le chapitre qu’il consacre  aux actes de 1532  » le contrat d’Union « , mais l’ANNEXION, Mayenne, 1984, tome 5, pages 5 et suivantes).

Croit-on que les Bretons de 1514, année de la mort de leur Duchesse bien-aimée, n’étaient pas PARFAITEMENT informés de ce dont ils étaient menacés par la pieuvre française ? Croît-on qu’un peuple qui a lutté pendant MILLE ANS (du 6 ème siècle au 15 ème siècle), contre le pays prédateur d’ à côté, accepte avec indifférence de se voir humilié ? Songez que nous, Bretons du 21 ème siècle, nous ne nous consolons absolument pas du grand malheur qui nous est arrivé. Et que nous ferons TOUT pour sortir de cette situation déshonorante.

LA NULLITE DU PRETENDU TRAITE DIT « DE REUNION DE LA BRETAGNE A LA FRANCE ». 

1 – En janvier 1499, deux actes ayant valeur de traités internationaux sont signés à Nantes, entre la Duchesse souveraine Anne de Bretagne et son deuxième mari le roi Louis XII de France.

Le premier est le Traité de mariage entre Louis XII et Anne de Bretagne (Dom Morice, III, pages 814 et 815). Le second, dans le prolongement de ce traité, qui en précise le contenu, contient les « articles », c’est à dire les dispositions discutées et admises par les deux souverains d’un commun accord (Dom Morice, III, pages 815 à 818). Ces traités garantissent les droits nationaux et internationaux des Bretons, dans leur intégralité. De surcroît, ils prévoient que jamais les rois de France ne pourront devenir princes souverains en Bretagne, ni la Bretagne être réunie à la France, son ennemi héréditaire depuis mille ans. Un dispositif précis garantit aux enfants et aux descendants d’Anne de Bretagne et de nos anciens souverains bretons de devenir Ducs, à l’exclusion des étrangers, « sans que les rois de France puissent rien y redire ».

2 – La règle de droit est que les traités internationaux restent valides tant que les parties qui les ont librement discutés, conclus et signés, ne les ont pas remis en cause. Ceci, point essentiel, quelle que soit leur ancienneté, même si ces traités remontent à plusieurs siècles. N’ayant été ni dénoncés, ni re-négociés, ni ré-aménagés, les deux contrats ci-dessus restent pleinement valides en droit international. Juridiquement, il n’y a aucun doute sur ce point. Pour vous en persuader définitivement, relisez dans Internet l’affaire des Minquiers,( (voir le site), capitale pour nous Bretons, et ce que les juristes spécialisés dans le droit des traités internationaux ont écrit sur la matière, en particulier le Professeur Rousseau, auteur de nombreux ouvrages, qui enseigna le droit international à la faculté de droit de Paris, et le docteur Louis Mélennec, juriste consultant international, ex-consultant près le Médiateur de la république française. Il n’y a donc que ces deux contrats valides à ce jour, à l’exclusion de tous autres textes, qui puissent régir les relations entre la France et la Bretagne : le contrat de mariage d’Anne de Bretagne avec Louis XII, et lesdits articles ci-dessus.

Il est clair que la France n’a aucun droit, d’aucune sorte, dans notre pays de Bretagne.

3 – En 1532, par un acte unilatéral – un Edit, c’est à dire une loi française, en aucun cas un traité -, la France a proclamé garantir d’une manière solennelle les droits de la Bretagne, dans tous les domaines. Elle a annexé notre pays, sans aucun vote des Bretons, les armées françaises de François Ier étant autour de Vannes, prêtes à intervenir. Elle a prétendu que ce texte, jamais voté, jamais paraphé par les Bretons, jamais approuvé par eux, était un traité librement débattu entre les deux pays, ce qui n’est le cas ni de près ni de loin. Les suites de cette annexion brutale, jamais consentie par le peuple de la Bretagne – encore moins aujourd’hui -, ont été catastrophiques.

Des thèses énormes, non divulguées dans notre population, non enseignées nulle part, démontrent que les violations et les violences perpétrées par la France furent non pas occasionnelles, mais permanentes. La Bretagne a été privée de ses Institutions séculaires, et de sa souveraineté dans tous les domaines, les rois étrangers de Versailles ayant année après année pressuré notre pays pour en extraire tout ce qu’ils ont pu, usant de tous les moyens de coercition en leur possession pour perpétrer leurs forfaits, et pour se servir des Bretons dans leurs guerres, dans lesquelles ils n’avaient aucune place.

4 – En 1789 – année désormais désignée sous le nom de SHOAH BRETONNE -, les Bretons se sont vus déposséder de tous les droits, qu’ils avaient réussi à défendre âprement depuis les débuts de leur colonisation, en 1532, jusqu’à ce que les français dénomment, par dérision sans doute, la révolution de 1789 comme étant celle des droits de l’homme. De nombreux Bretons ont payé de leur vie leur acharnement à défendre leurs libertés et leur pays contre les usurpateurs, parmi lesquels, en 1789, un certain nombre de malades mentaux avérés, dont Robespierre. Les invraisemblables actes concernant la Bretagne, promulgués depuis lors par l’état Français , sont TOUS, sans exception aucune, nuls de nullité absolue, comme étant l’œuvre d’autorités étrangères, de surcroît détestées de très nombreux Bretons, aujourd’hui informés de la vérité – sauf les quelques collabos de l’époque, pour notre honneur extrêmement minoritaires chez nous.

Aucun doute, donc, sur ces points, pas davantage sur ce qui suit :

Au regard du droit international, la Bretagne n’a jamais été française; elle ne l’est pas; elle et ne le sera jamais.

La Bretagne n’étant française ni de près ni de loin, si ce n’est par l’effet d’une occupation par une puissance étrangère – comme la Polynésie et la Guyane -, les Bretons ne sont évidemment pas Français.

Etant maintenant au courant de l’histoire de leur pays, et du droit qui s’y applique beaucoup de Bretons n’acceptent pas une nationalité qui n’est pas la leur, et qui est contraire au droit international, au droit des peuples, et au simple bon sens. Au regard de ce que l’on sait maintenant de notre histoire nationale, en particulier des crimes contre l’humanité commis par la France en Bretagne, notamment lors de la révolte des bonnets rouges en 1675, à Nantes lors de la  révolution dite des droits de l’homme (5000 noyés dans la Loire dans des conditions atroces), et en Loire Atlantique en 1793 et en 1794 (viols par milliers, découpage d’êtres vivants en morceaux, écrasement de femmes enceintes sous des pressoirs à raisin, embrochage de nourrissons vivants sur les baïonnettes des soldats français, précipitation des hommes et des femmes dans des puits (comme à Clisson), éclatement des organes génitaux des femmes au moyen de fusils, mise à feu des victimes après avoir introduits des explosifs dans leurs corps, amputation des bras, des jambes, des mains, des organes génitaux, fonte des corps des bretons afin de graisser les armes de la » révolution » …), toutes atrocités comparables à celles des Turcs sur les Arméniens, mais non pas de celles des nazis, pourtant passés à la postérité,  cette « nationalité » est vécue maintenant par beaucoup de nos compatriotes bretons comme un déshonneur, de quelque chose de sale. Dans ces conditions, la Bretagne étant un pays souverain, il ne peut être question que les Bretons soient considérés comme des Français, à moins qu’ils ne l’aient demandé d’une manière explicite, libre et éclairée, par une démarche qui ne concerne qu’eux.

Je vous recommande, afin de parfaire vos connaissances sur l’histoire de notre pays, les lectures ci-après :

Article du Professeur Rousseau sur l’affaire des Minquiers; http://www.icj-cij.org/docket/files/17/2024.pdf, et autres articles nombreux.

Articles et Conférences de Louis Mélennec sur l’annexion de la Bretagne en 1532, par la violence, la corruption, la violation de toutes les formes de droit, et l’article publié par le même auteur : https://www.google.fr/#safe=off&q=m%C3%A9lennec+union+de+la+Bretagne+%C3%A0+la+France http://blog-louis-melennec.fr/2013/08/06/le-pretendu-traite-dit-dunion-perpetuelle-de-la-bretagne-a-la-france

Les armées françaises de la Liberté en Bretagne : les crimes contre l’humanité, non prescrits et non prescriptibles : https://www.google.fr/#q=les+arm%C3%A9es+de+la+Libert%C3%A9+en+Bretagne

…………… (ce chapitre sera complété).

Du déséquilibre des parties au vol pur et simple : la Bretagne, propriété collective et non aliénable du peuple Breton, lui a été tout simplement VOLEE par les malversations innombrables de la France, depuis les invasions criminelles de 1487 à 1491.

LA COLONISATION DE LA BRETAGNE. 

Par l’édit du mois d’août 1532 – dont on sait, depuis nos travaux -, que ce ne fut en rien un traité -, la France prend des engagements solennels : que rien ne change en Bretagne, dans aucun domaine, sauf de l’accord formel et explicite des Bretons, par le canal des leurs institutions représentatives. 

Comme il fallait s’y attendre, certains Bretons, réalistes, l’avaient annoncé, tous ces engagements sont violés, rapidement encore :

  • La dynastie bretonne disparaît. Selon le traité de 1499, conclu entre Anne de Bretagne et louis XII, c’est le deuxième enfant du couple royal qui aurait dû monter sur le trône, et éliminer la dynastie française de toute prérogative en Bretagne. Dès la mort de la duchesse Claude, fille d’Anne, le roi de France fait passer les droits de son deuxième fils au premier, qui est dauphin, c’est à dire l’héritier du trône français. 
  • Les fonctions de chancelier – premier ministre sont supprimées
  • Le gouvernement ducal est dépouillé de ses prérogatives. A partir du moment où le chancelier de France prend en mains le gouvernement, les Bretons ne sont plus que des soliveaux. Puis, il est supprimé.
  • La justice est entièrement subordonnée à celle du roi.
  • Les Bretons sont appelés à servir dans les armées royales …
  • Au plan fiscal, les Bretons opposent une résistance ferme. La monarchie se comporte d’ailleurs avec prudence pendant un siècle, ne demandant aux Bretons que des contributions que leurs Etats consentent. Avec toutefois de nombreux moyens pervers pour arracher au pays son argent. Une thèse remarquable a été soutenue en … par Bonvallet, fort peu connue, qui désarticule le système français d’extorsions de fonds …L’ingéniosité de la France pour piller les deniers des Bretons est illimitée.

LA RESISTANCE DE LA BRETAGNE. Les bretons n’ont jamais accepté leur intégration dans la France. Ils ont résisté depuis mille ans. Avec leurs moyens maintenant limités, ils vont continuer, sans jamais faiblir, jusqu’en 1789. C’est une grave erreur de croire qu’ils se sont incliné à partir de 1532, comme le soutient Alain Croix, qui ne connait strictement pas le problème. Nous allons le démontrer.

Lors de la guerre de Hollande, qui débute en 1672, Louis XIV  ayant imposé la Bretagne deux fois consécutives, d’une manière illégale, un impôt de deux millions de livres, et extorqué des sommes importantes, pour financer sa politique de gaspillage, des Bretons, prenant prétextes de nouveaux impôts, se soulèvent en 1675, dans la révolte dite des Bonnets rouges (cf. Mélennec 1675, images).

La répression est abominable; dix mille soldats, ramenés du Palatinat, où ils se sont comportés avec sauvagerie, sont déversés sur la Bretagne. Des scènes atroces s’y déroulent; des milliers de victimes innocentes périssent; le Parlement de Bretagne est exilé. Ce souvenir est resté dans l’inconscient collectif. C’est l’une de nos pires catastrophes nationales, due comme d’autres à notre voisin de l’est. Jusqu’à la fin du règne, le pays, terrifié, se tient tranquille.

Mais les Bretons, jamais lassés de lutter contre la dictature,  retrouvent toute leur énergie dès la mort du tyran, en 1715. Même annexés en 1532, ils n’ont jamais accepté qu’on nomme un « Intendant » – un gouverneur civil , un « super préfet », dirait-on aujourd’hui – dans leur pays, alors que cet officier, nommé par le roi de Versailles a été imposé dans toutes les provinces de France. Jusqu’en 1675, ils ont été suffisamment forts pour s’opposer à la nomination d’un tel personnage sur leur sol national. Une première tentative est faite en 1647; mais les Bretons, furieux, refusent de le recevoir, lui interdisent de faire état du titre conféré par le roi des Français, et le contraignent à l’humiliation de démissionner; la France, alors gouvernée par le cardinal Mazarin, doit s’incliner, dès l’année suivante (Planiol, tome 5, page 51). En état d’imposer sa volonté, la monarchie en nomme un autre en 1689, Robert de Pomereu. Il s’agit, dit le duc de Saint Simon, « d’apprivoiser » la Bretagne. Paralysés par la peur de l’Etat colonial, et des menaces militaires qui pèsent sur le pays, on doit s’incliner. Mais tous les intendants, symbolisant la mainmise de la France sur la Bretagne, agents de l’absolutisme et de la centralisation monarchique, sont détestés, et humiliés chaque fois qu’on le peut : Ils ne sont rien d’autre, aux yeux des bretons, que ce que sont les représentants allemands dans la France occupée durant la seconde guerre mondiale : des occupants haïs. Lorsque le gouvernement royal de Versailles réussit enfin à imposer en Bretagne un Intendant, les Bretons refusent, jusqu’au bout, jusqu’à la fin de la monarchie capétienne, en 1789, de le désigner par le titre conféré par le roi étranger. Pour le Parlement de Bretagne, les Intendants, si puissants dans les provinces de France, ne sont jamais désignés que sous le nom de « commissaires départis par le roi pour l’exécution de ses ordres en Bretagne » (Planiol, page 50). A défaut de pouvoir les chasser et de les renvoyer chez eux, on ne compte pas le nombre des humiliations que les Bretons leur infligent.  Le supplice de ces pauvres bougres va durer jusqu’en 1789 ! A l’exception du règne de Louis XIV de 1664 à 1715, durant lequel, terrorisés, les Bretons sont contraints, après les massacres de 1675, de se tenir tranquilles, les conflits violents avec les Français sont permanents.

Après la mort de Louis XIV, les Bretons arrachent aux Français, décade après décade, des pans entiers de l’administration du pays, confisqués par les Français. Deux siècles après l’annexion, en 1732, le pouvoir royal étranger restitue à notre assemblés nationale, les Etats de Bretagne, le gestion presque complète des finances du pays (Planiol, 5, page 75). En 1789, le pays a reconquis une très large autonomie : l’assemblée nationale  n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut du temps des Ducs souverains, du moins elle existe, s’oppose et résiste. Avec toute la fureur dont elle est capable.

La Bretagne est bien loin d’être soumise. L’esprit de fronde est partout. Villemilan, qui vient de Bourgogne, écrit, en 1706 : « En cette province, les esprits ne sont si faciles ». (Queniart, 22). Il ne se doute pas ce que va être le calvaire de ces pièces rapportées, non acceptées par les Bretons. Montesquiou écrit : « Ils ne tendent qu’à l’indépendance » (page 54, Quéniart). En 1760, le chevalier de Mirabeau, en fonctions en Bretagne écrit à son frère : « Vous seriez étonné de ne pas entendre parler de l’intendant, comme s’il n’y en avait pas ». (Queniart, page 148). Les Bretons ont quasiment « luxé » le représentant principal de la France !

L’insolence des bretons est telle, qu’il arrive que les bureaux de Versailles refusent de lire leurs remontrances …. en n’ouvrant pas les courriers qui les contiennent – car on est malgré tout informé par les espions que la France entretient chez les bretons, de ce qu’ils ont écrit ! 

Les fonctionnaires français n’ont en Bretagne pour ainsi dire plus aucune autorité. Très peu de temps avant la révolution, l’intendant français se sent physiquement menacé … il s’enfuit nuitamment de Rennes, craignant de perdre la vie (Queniart, page …).

Le sentiment de fierté nationale va durer jusqu’en 1789. Les « révolutionnaires » et leurs successeurs vont lui substituer rapidement une chose abominable : la honte d’être Bretons. La « civilisation » française va faire son oeuvre de destruction à la manière d’un rouleau compresseur, pendant deux siècles, et coucher sur le sol toute la population. 

 

 A la fin de l’ancienne monarchie, les Bretons, à force de résistance opiniâtre, acharnée, jamais en défaut, ont réussi à reprendre aux Français une grande partie de leurs Droits immémoriaux. CETTE NOTION EST INCONNUE EN BRETAGNE; on lira donc avec plaisir le livre épais de Jean Quéniart, professeur à l’Université de Rennes (La Bretagne au XVIII ème siècle; Ouest-France, Rennes, 2004, pages 113 et suivantes).

Les bretons de la fin du 18ème siècle ne veulent plus des Français en Bretagne : ils sont venus par la force, se sont emparés de tout, sans que jamais les Bretons y consentent. On le dit désormais à haute voix, car la monarchie y est réduite à quasi rien. Dupleix (voir Fréville) écrit, parlant de la Bretagne :  » Aucune de ces provinces (sic) n’a fait retentir le royaume de tant de débats; aucune N’A ATTAQUE AVEC TANT D’ACHARNEMENT QUE LA BRETAGNE LES REPRESENTANTS DE L’AUTORITE «  (de l’ « autorité  » d’occupation, s’entend).

Le pouvoir de Versailles, ne pouvant dompter ce peuple irascible et fier, abandonne la partie dans nombre de domaines. Entre leurs sessions, qui ont lieu tous les deux ans, les Bretons ont constitué une commission, une sorte de gouvernement administratif, qui, elle, siège en permanence, et gère les affaires du pays relevant de sa compétence. La Commission (dite  » intermédiaire ») des Etats de Bretagne est devenue peu à peu « un agent d’exécution indépendant du pouvoir royal » ,  » l’instrument d’une AUTONOMIE PLEINE ET ENTIERE dans les domaines QUE LE POUVOIR CENTRAL A ABANDONNE AUX ETATS  » (Quéniart, page 128; Rébillon, page …). Chose incroyable, pour avoir été dissimulée jusqu’à aujourd’hui : les fonctionnaires français, en poste en Bretagne ONT PEUR, et rasent les murs. L’Intendant français, Bertrand de Molleville, s’estime  » dans l’impossibilité de faire respecter l’autorité du roi « , et même  » en danger de perdre la vie « .

Le chevalier de Mirabeau, inspecteur des milices des garde-côtes avait écrit en 1760, déjà :  » Tu serais étonné de ne pas entendre parler de l’intendant, COMME S’IL N’Y EN AVAIT PAS  » (!) (Quéniart, page 148).

En clair : LES BRETONS ONT REPRIS LA MAIN, et tiennent la dragée haute (très haute ! ) à ceux qui les ont envahis trois siècles plus tôt ! On se prend à espérer : les FRANCAIS, EN 1789, VONT-ILS VIDER LES LIEUX ? Telle est l’équation, comme elle se présente, à la veille de ce qu’on dénomme la  » Grande Révolution « , et qui est exprimée ici, peut-être pour la première fois. La Bretagne, accablée par la présence française, n’en pouvant plus des exactions de ce pays, VA-T-ELLE POUVOIR S’EN LIBERER ? Des français terrorisés, un Intendant qui craint pour sa vie, et qui est obligé de fuir pour se réfugier à Versailles, un roi qui ne peut plus se faire obéir : une partie importante de l’élite bretonne rêve que cela peut se produire d’un instant à l’autre. 

 

1789, 1790, …… 1794.  LA BRETAGNE EST PRECIPITEE DANS L’ABÎME.

 L’un des affronts les plus cuisants infligés à la Bretagne, passé à la postérité par son caractère intolérable, est le fait du Comte de Mirabeau (…), à la tribune de l’assemblée constituante, le 9 janvier 1790 (Michel NICOLAS, page 213). Les Bretons n’ont pas adhéré aux  » idéaux de la révolution « , comme on l’a dit et écrit par erreur : ILS LES ONT PRECEDES, puisque, depuis des générations, ils n’ont cessé de critiquer l’absolutisme, la corruption, les méthodes de la monarchie française (Voir : Mélennec, mémoire de DEA, page 33; Mélennec, Histoire de la Bretagne pour les nuls et les collabos, article publié sur la toile : indispensable; A. Le Moy, Remontrances du Parlement de Bretagne, Paris, 1909, dans lesquelles les Bretons se montrent extrêmement hardis dans la critique du gouvernement français, et font même la leçon au roi de France ; Quéniart, pages 111 et suivantes).

EN REVANCHE, il n’a jamais été question, pour eux, en proposant des réformes radicales au club breton – dont on dit qu’il fut la préfiguration du club des Jacobins -, que la Bretagne soit réduite à une région-croupion du royaume de France, ni qu’elle en fasse partie, de quelque manière que ce soit, ni qu’elle soit assujettie aux lois françaises (lire dans Mélennec, DEA, page 38), la déclaration solennelle du Procureur des Etats de Bretagne, qui affirme hautement que si les Bretons acceptent de reconnaître que le roi de France est aussi leur roi – parce qu’ils consentent  qu’il en soit ainsi, et qu’ils n’ont plus d’armée pour démontrer le contraire, c’est à dire pour le chasser, -, l’union à la couronne  » n’a pas assujetti (les Bretons) aux lois de la France « , et que  » JAMAIS ILS N’ONT PRETENDU ( = accepté ou envisagé) soumettre (aux Etats généraux de France) LEUR CONSTITUTION PARTICULIERE « . (En réalité, les Bretons sont obligés de s’abriter derrière ces formules prudentes, car ils ne disposent pas de la force pour faire la démonstration musclée de ce qu’ils pensent : le roi de France n’a jamais cessé d’être pour eux un roi ETRANGER; le couteau sous la gorge, ils font comme si … S’il advenait qu’un Breton exprime ouvertement sa répulsion ou sa haine pour ce roi étranger, considéré selon la religion monarchique comme de droit divin, et même comme un quasi-dieu, il serait conduit sans aucun doute à l’échafaud, en tout cas au cachot; aussi les remontrances les plus virulentes du Parlement de Bretagne à l’encontre du gouvernement étranger qui sévit en Bretagne s’abritent-elles, dans tous les cas, derrière des formules en apparence respectueuses, mais qui ne traduisent en rien un quelconque respect à l’égard du roi du pays voisin), car elles sont régulièrement d’une très grande fermeté, et souvent d’une grande insolence.

Les Bretons délèguent donc à Paris des députés, pour signifier aux Français que s’ils ont accepté d’envoyer des délégués aux Etats généraux du royaume en 1789, c’est de leur libre volonté, ET QU’ILS ENTENDENT RESTER MAÎTRES CHEZ EUX, leurs droits étant INVIOLABLES (c’est le terme qu’ils emploient depuis toujours, spécialement en 1789 et en 1790), et que LES DEUX TIERS DES COMMUNES bretonnes se sont prononcées dans ce sens (Mélennec, idem, page 34). (Nota : quelle rectification cruelle pour les ignares qui pensent que 1789 a été une folle embrassade brito-française ! C’est ce qu’on enseignait dans les lycées bretons dans ma jeunesse, j’ai cru à ces sottises jusqu’au jour où mes recherches m’ont permis d’accéder à la vérité).

Le Procureur général des Etats de Bretagne, le comte de Botherel, tonnant comme Jupiter contre la France violatrice des droits sacrés de la Bretagne, publie des protestations restées célèbres, dont voici quelques extraits :

« La NATION BRETONNE a confié à ma vigilance la conservation de ses droits le plus précieux. Aucune considération ne me rendra parjure et ne me fera trahir l’intérêt du peuple Breton. C’est la patrie qui est en péril, sauvons la patrie. Plutôt mourir que trahir. Ce serait nous rendre coupables du CRIME DE LESE NATION-BRETONNE, ce serait nous rendre parjures, trahir notre patrie et manquer à l’honneur, à tout ce qu’il y a de plus sacré que de céder …. Cette province ne se gouverne que par ses propres lois, elle n’a jamais été soumise à aucun régime étranger, qui d’ailleurs n’y a point de représentant. … »

(Le Relecq-Kerhuon, 2000, éditions An Héré, publié par Loeiz Le Bec, professeur d’histoire à Saint-Malo).

Texte magnifique, qui demain figurera dans tous nos édifices publics, notre drapeau national y ayant déjà pris place, et ayant chassé les drapeaux français dans les manifestations publiques.

Les députés bretons, conduits par le président …. viennent exposer à paris, ce qu’est la constitution bretonne, et qu’il est hors de question d’y toucher, sauf si les Bretons y consentent. La diatribe du comte de Mirabeau, monté à la tribune, d’une insolence grossière, à l’image du personnage, est particulièrement humiliante, honteuse, INSUPPORTABLE; ce sera celle de l’entité dénommée « LA » France durant tout le 19ème siècle, et la première moitié du 20ème siècle : une prétendue supériorité infecte, se traduisant par des insultes grossières à l’encontre des vieilles nations soumises : les Bretons sont traités de PYGMEES (ce qui est certainement faux en 1789, ce qui est certainement vrai en 2012, pour ceux qu’on dénomme par abus de langage « les élus », qui se retrouvent pêle-mêle au « gouvernement », avec ceux que ce bon M. Mélenchon désigne sous le nom poétique de « pédalos », M. Strauss-Kahn les « brêles », l’esclavage ayant produit ses effet depuis plus de deux siècles) :

 » Eh ! QUE SONT TOUS CES EFFORTS DE PYGMEES, qui se raidissent pour faire avorter la plus belle, la plus grande des révolutions, celle qui qui changera la face du globe, le sort de l’espèce humaine ? …. » QU’ILS OBEISSENT A LA NATION (française, bien sûr) QUAND ELLE LEUR INTIME SES ORDRES ! » Vous êtes Bretons ? LES FRANCAIS COMMANDENT « .

Imagine-t-on une impudence pareille ? Les Français commandent ! Mais pour qui se prennent ces débiles de l’esprit ? LES BRETONS doivent OBEIR aux Français, parce que ceux-ci détiennent la force !  On se croirait au Conseil régional de Bretagne en plein 21 ème siècle, sous la présidence de Jean-Yves Le  Drian, entièrement soumis aux oukases de Paris ! Ou à Vichy du temps de l’occupation de la France par les Allemands !

 

A – La mise à mort par la destruction des institutions.

La prétendue « révolution universelle » de 1789, signe le massacre de la Bretagne. L’oeuvre de destruction opérée par les « révolutionnaires » en Bretagne est pire qu’ une catastrophe pour les Bretons : un étranglement, comme le supplice qu’on imposerait à un individu en lui serrant le cou, ou qu’on pendrait au bout d’une corde. Encore les juge-t-on indigne d’être pendus, car ils sont traités de chiens. 

La Bretagne, en tant qu’entité politique, est SUPPRIMEE. Le pays, sans consultation des populations ni de leurs représentants, est divisé en « départements « . 

Les Etats de Bretagne, assemblée nationale, très patriote -, consultés obligatoirement jusqu’alors, en matière fiscale et législative, et capables de s’y opposer, sont dissous. Le Parlement, cour de justice qui joue un rôle politique important également, et qui a joué un rôle très important dans la résistance à l’oppression de la France depuis l’annexion de 1532, est suspendu. Il ne sera pas rétabli.

A la tête des « départements », un gauleiter, nommé préfet, de nationalité française, bien entendu. C’est un père fouettard, qui observe, qui espionne, qui sanctionne. Il est la courroie de transmission du pouvoir désormais fixé à Paris. Le gouvernement des Bretons par les Bretons est terminé. Ils ne seront jamais plus jamais consultés sur la gestion de leurs affaires importantes.

Les mots Bretagne et breton disparaissent même de la langue administrative (Abalain, page 40). Bien entendu, ce très vieux peuple, très antérieur au peuple français, N’A PLUS LE DROIT DE S’INTITULER NATION ; les révolutionnaires, à coups de lois, de décrets – et de fouet, d’emprisonnements, surtout – imaginent, chose à peine croyable, en avoir créé une autre, la nation dite « française » !

Les Bretons perdent toute possibilité de discuter et de voter leurs impôts, ce pouvoir très important ayant été exercé pendant des siècles sous les ducs de Bretagne, depuis au moins le douzième siècle, les rois capétiens français n’ayant pas osé supprimer ce privilège plus qu’ancestral.

En 2018, par l’incompétence de la France, les Bretons sont inclus dans le système fiscal absurde du pays le plus imposé du monde, qui vient récemment de « grimper » à la première place, devant le Danemark.

 

…………………..

 

 B – LA MISE A MORT DE LA NATION PAR LA DESTRUCTION DE LA LANGUE ET DE LA CULTURE. 

De très nombreux peuples conquis, surtout s’ils ont lutté pendant des siècles contre un ennemi qui parvient à les soumettre après des conflits armés, sont ensuite persécutés par cet ennemi pour les absorber, et les faire disparaître en tant que nations. Le but du pays conquérant – ou colonisateur, ou occupant, comme on voudra – est d’annihiler la conscience nationale des peuples vaincus, et de les fondre dans l’identité du tortionnaire. le but, toujours le même : s’emparer des richesses des pays conquis, y lever des impôts, intégrer ses hommes, à son profit, dans ses armées, son administration, sa marine, ses guerres, etc.

Ce processus passe, presque partout, par des moyens divers. L’un des plus importants est la destruction de la culture et de la langue.

Comment le pays auto-proclamé  » des droits de l’homme  » a pu détruire entièrement la langue et la culture bretonnes, s’affirmer à la face du monde comme  » l’inventeur  » des droits de la personne humaine – alors que l’histoire des droits de l’homme commence en Mésopotamie, sans doute avant (voir sur Google : le  » cylindre  » de Cyrus II, le code d’Hammourabi, etc., et Mélennec, Droits de l’homme), effacer les traces de ses méfaits, et donner au monde des leçons de morale, c’est ce que nous allons voir maintenant.

Le florilège des insultes françaises racistes contre la langue des Bretons est abondant, et scandaleux par sa violence. On en éprouve aujourd’hui un sentiment de vomissure : comment des Français ont-ils pu tomber si bas ?

La répression linguistique va bientôt se manifester au grand jour. Cette répression, écrit Hervé ABALAIN, docteur d’Etat, professeur à l’université de Bretagne occidentale, dans son excellent livre sur L’histoire de la langue bretonne (Jean-Paul Gisserot, Luçon, 1995)  »  va durer AU MOINS JUSQU’AUX ANNEES 1950 «. C’est, dit le même auteur, UN LINGUICIDE.

UN LINGUICIDE : l’assassinat pur et simple, l’éradication totale de la langue de nos pères, de nos grand-pères, de nos aïeux, telle est bien la monstrueuse et horrible entreprise que met en place le pays LIBERTICIDE qui aura le génie de faire croire au monde qu’il inventé les  » droits de l’homme « , ceci pendant plus d’un siècle et demi ! Et qui continue à se dérouler sous les yeux du Monde, malgré les condamnations sévères de l’ONU et des Instances internationales. Un long calvaire prend naissance, jusqu’à aujourd’hui.

– 1791. Talleyrand, à l’assemblée nationale, propose d’anéantir ce qu’il dénomme des  » dialectes  » :

 » Cette foule de dialectes corrompus, derniers restes de la féodalité, sera contrainte de disparaître : la force le commande « .

– 1793. Bertrand BARRERE, membre du Comité su salut public, organe de gouvernement révolutionnaire mis en place par la Convention nationale en avril 1793, se taille une part magistrale dans la politique qui va devenir celle de  » LA  » France. Tout lui est bon pour convaincre que les idiomes barbares doivent disparaître de la surface de la terre :

 » Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l’émigration et la haine de la république parlent allemand,la contre-révolution parle italien, et le fanatisme parlent basque.

 » CASSONS CES INSTRUMENTS DE DOMMAGE ET D’ERREUR…. Dans la démocratie, laisser les citoyens ignorants de la langue nationale,….. c’est trahir la patrie  » (Claude Hagège, Le français, histoire d’un combat, le livre de poche, Paris, 1996, page 82).

La démocratie ? Laquelle ? Celle des coupeurs de têtes, qui vont assassiner plusieurs centaines de milliers de personnes en quelques années ? Celle des malades mentaux qui envoient à la guillotine sans jugement, sans procès, par milliers, des innocents, en particulier des femmes et des enfants ? Celle des prévaricateurs, des nouveaux profiteurs qui, sous couvert de « révolution  » accumulent des fortunes phénoménales, aux dépens de ceux qui en sont dépossédés ? Celle dans laquelle le PEUPLE, DEVENU SOUVERAIN NE VOTE PAS et n’est consulté SUR RIEN ! Est-il possible d’avoir grugé les Français d’une manière aussi grossière ? Le suffrage universel, d’ailleurs plus que frelaté jusqu’à aujourd’hui, ne sera donné en pâture aux badauds, qu’en 1848. Et le merveilleux pays des droits de l’homme, ne l’accordera aux femmes, qu’en 1944, bien après la Turquie, l’Islande, et une multitude d’autres pays !

 » C’est avec le bas-breton, CET INSTRUMENT BARBARE DE LEURS PENSEES SUPERSTITIEUSES que les prêtres et les intrigants les tiennent sous leur empire, dirigent leur conscience … « 

– L’ABBE GREGOIRE, dans son célèbre rapport du 30 juillet 1793, propose un programme hallucinant : TUER les langues des  » provinces « , au nom de la morale, de l’émulation, de l’éducation publique, de l’avidité d’apprendre les connaissances  » utiles  » (sic !) :

 » Comme une douce rosée ….. disparaîtront les jargons locaux, les patois de six millions de français ( bien plus, en réalité !), qui ne parlent pas la langue nationale … il est plus important D’EXTIRPER CETTE DIVERSITE D’IDIOMES GROSSIERS, QUI PROLONGENT L’ENFANCE DE LA RAISON ET LA VIEILLESSE DES PREJUGES  » (Histoire du français, chapître 8, Google, page 4).

C’est à ce même abbé Grégoire que l’on doit, entre autres, cette perle magnifique :

 » … Les NEGRES DE NOS COLONIES, DONT VOUS AVEZ FAIT DES HOMMES (!), ont une espèce d’idiome pauvre comme celui des Hottentots  » (!)

Comme une douce rosée ! L’asile, la prison et l’échafaud ne sont pas loin : l’abbé ne les connaîtra point. Après des aventures diverses, considéré comme ignoble et indigne par une grande partie de l’opinion (voir Google), il …….. (n’anticipons pas, l’histoire de la République des droits de l’homme réserve toujours des surprises réjouissantes !) Il mourut dans son lit. Comme Staline. L’un fut dénommé  » tête de fer « ; l’autre  » l’homme de fer « . Le premier a initié l’assassinat de plusieurs dizaines de langues, le second assassiné plusieurs dizaines de millions de personnes. C’est ainsi que, pour le bénéfice des badauds, on vous expose à l’admiration universelle dans des mausolées ou dans des temples. C’est ainsi que, pour les Français, l’abbé Grégoire est un héros. Et c’est ainsi que prend forme l’admirable oeuvre linguistique du pays de la Civilisation Universelle, que la France Eternelle entre au grand galop dans ce qu’elle va avoir l’audace incroyable de qualifier de  » Civilisation des droits de l’homme « .

– 1794 marque l’érection en véritable système l’éviction des langues locales autres que le français, l’inauguration de LA TERREUR LINGUISTIQUE, sous l’égide du paranoïaque ROBESPIERRE . Le décret du 20 juillet 1794 contient tous les éléments qui vont constituer la religion linguistique du pays des droits de l’homme, jusqu’à aujourd’hui.

– 1794 : La langue Universelle, ou la correctionnelle (Claude Hagège, Le français, page 86). La même année, la politique de persécution linguistique prend un tour aigu, sous l’impulsion du malade mental Robespierre. (A suivre).

Depuis des années, les Bretons vivent déjà en enfer.

LA DECISION DE DETRUIRE ET D’ERADIQUER L’IDIOME BRETON.

Il est nécessaire, ici, de faire un détour par la linguistique. Pour économiser vingt années de réflexions, écouter tout d’abord l’excellente émission de Jean Gilles MALLIARAKIS, consacrée, sur Lumière 101, au  » Bêtisier des langues « . Ce détour s’adresse particulièrement aux aimables  » contributeurs « de l’émission diffusée depuis peu sur lumière 101, intitulée  » La Bretagne assassinée «, au cours de laquelle, je le souligne, je me suis exprimé librement pendant plus d’une heure, comme j’avais pu le faire, pendant des années, dans une radio honnie par les partisans des mensonges d’Etat, dénommée « radio courtoisie », qui m’a toujours traité avec respect. Quelques uns ont contribué avec pertinence, on les remercie vivement. D’autres, qui ont étalé leurs admirables connaissance des langues, relèvent de l’apprentissage de l’orthographe élémentaire, et des rudiments de la grammaire; (on n’ose parler de la ponctuation : passé un certain âge, on ne peut plus l’apprendre; cela est vrai pour tout, d’ailleurs, notamment les règles élémentaires de la courtoisie). J’ai évidemment été largement injurié pour m’être exprimé au micro de cette radio, que je remercie de m’avoir donné la parole pendant dix ans, jusqu’au décès de son directeur Jean Ferré.

Le breton N’A JAMAIS ETE NI UN PATOIS, NI UN DIALECTE (au sens que les Français ont donné à ces termes pour attaquer et tenter de démanteler le breton) : c’est une LANGUE. Laissons madame Henriette WALTER, éminente linguiste, en particulier dans son remarquable livre Le français dans tous ses états ( Robert Laffont, Le livre de poche, Paris 1988), l’une de nos interlocutrices, faire elle-même ces rappels, destinés aux ignares, sur ce qu’est une langue, et sur ce que sont les patois, en particulier, selon son excellente formule, désormais célèbre en Bretagne, et qui nous a réchauffé le coeur : « Le français n’est qu’un patois qui a réussi », comme Pennoad, qui a écrit : « Le français est l’idiome le plus minable d’Europe ».

De lire ces propos simples, qui détruisent en quelques lignes toutes le sottises enseignées par le pays des droits de l’homme pendant deux siècles pour magnifier SA LANGUE UNIVERSELLE : c’est à tomber sur le derrière ! Faisons le avec joie. Tout en reconnaissant que cet idiome a aussi produit des chef-d’oeuvres, comme les autres.

Le français est proclamé  » langue universelle « . Plus ridicule,  » langue de la liberté « , par décret de la Convention (!). Pourtant, en 1789, 15 départements seulement parlent le français (rapport de l’abbé Grégoire) – qui n’est nullement la langue nationale, mais celle de ceux qui connaissent la littérature, la langue de la cour, la langue des salons et de l’administration. Ce qui représente un nombre de millions d’habitants très peu élevé, compte tenu de la population globale du royaume de France (la Bretagne, rappelons-le, est qualifiée, jusqu’à la fin de l’ancien régime monarchique de  » Province réputée étrangère  » (ce qu’elle est à l’époque, comme aujourd’hui, sauf que le gouvernement royal reconnaît sans aucune difficulté (voir dans Google : province réputée étrangère), et que les gouvernements actuels continuent à sombrer dans le ridicule.

 

C – LA DESTRUCTION DES INSTITUTIONS BRETONNES PAR LE PAYS DES DOIGTS DE L’HOMME.

Envahie par les armées étrangères en 1488 et en 1491, privée de sa vieille dynastie, de son premier ministre, de son gouvernement, pillée de sommes énormes provenant de ses revenus fiscaux, contrainte de payer à la puissance occupante des contributions illégales, directes et indirectes (le racket fiscal opéré en Bretagne, de 1514 à 1789, totalement inconnu des Bretons d’aujourd’hui, a été très bien étudié par Planiol (tome …, pages…, Bonvallet et d’autres auteurs, contrairement aux saignées opérées par les guerres absurdes dans lesquelles les Bretons ont été jetés malgré eux, ponctionnée d’hommes pour combattre dans des guerres qui n’étaient en rien les siennes (200 000 jeunes tués de 1914 à 1918, une fraction très importante de notre population active, soit 400 000 hommes et femmes par les enfants qu’ils n’auront pas le bonheur de procréer), ou pour peupler la marine française, empêchée à partir de Louis XIV de commercer librement avec ses clients traditionnels (l’Angleterre, la Hollande …), exploitée dans ses ressources de toutes les manières possibles, gouvernée quasi-exclusivement dans les fonctions importantes, y compris spirituelles (gouverneurs militaires ou « gauleiters « ; gouverneurs civils ou intendants; évêques et abbés) par des étrangers, humiliée d’être sous la dépendance d’un pays détesté, la Bretagne a été une authentique colonie sous la monarchie française.

Mais celà n’était encore rien, puisqu’elle disposait d’institutions propres, et qu’à force de résistance, elle avait reconquis son autonomie ADMINISTRATIVE après la mort de Louis XIV, survenue en septembre 1715 ( Planiol, …. Quéniart pages …). Ce purgatoire était encore un paradis, à côté de ce qui allait se produire. Peu d’auteurs ont, à ce jour, osé décrire ce qui se passe en Bretagne à partir de 1789, si ce n’est par fragments, toujours avec une prudence de Sioux, la  » religion  » française inspirant encore une trouille sacrée en Bretagne. Saluons au moins DEUX EXCEPTIONS : l’ouvrage publié par Skol Vreizh en 1996; le Livre Bleu de la Bretagne, maintes fois cité, rédigé par Louis mélennec, désormais surnommé « le bon docteur » – sauf par les collabos, c’est à dire ceux qui collaborent avec la France, car ce vocable a radicalement changé de signification – accessible sur la toile (300 000 téléchargements au moins), commenté dans de nombreux pays, grâce à nos amis russes, mais jamais cité dans les merdias français – car le bon docteur est exclu par tous, pour cause qu’ils sont tous « subventionnés », c’est à dire achetés par le pays des doigts de l’homme. (pour le seul Ouest-Torche : 12 millions d’euros par an, puisés dans les poches des contribuables !) 

1789 : LA MISE A MORT DES NATIONS CONTRE LEUR GRE PAR LE PAYS DES DOIGTS DE L’HOMME.

Le Procureur général des Etats de Bretagne, le comte de Botherel, tonnant comme Jupiter contre la France violatrice des droits sacrés de la Bretagne, publie des protestations restées célèbres, dont voici quelques extraits :

« La NATION BRETONNE a confié à ma vigilance la conservation de ses droits le plus précieux. Aucune considération ne me rendra parjure et ne me fera trahir l’intérêt du peuple Breton. C’est la patrie qui est en péril, sauvons la patrie. Plutôt mourir que trahir. Ce serait nous rendre coupables du CRIME DE LESE NATION-BRETONNE, ce serait nous rendre parjures, trahir notre patrie et manquer à l’honneur, à tout ce qu’il y a de plus sacré que de céder …. Cette province ne se gouverne que par ses propres lois, elle n’a jamais été soumise à aucun régime étranger, qui d’ailleurs n’y a point de représentant. … »

L’ abbé Maury, député français, mais honnête (1789), déclare devant l’Assemblée nationale :

 » L’intérêt commun est que la justice soit respectée. Tous les droits particuliers reposent sous la sauvegarde de la foi publique. Les peuples ont des droits. Les prérogatives de la Bretagne n’ont rien d’odieux pour la nation française, si elles émanent d’une convention libre et inviolable.

Tous les cahiers du clergé et des communes de Bretagne demandent unanimement la conservation des Droits, Franchises et Privilèges de la province. Les Bretons déclarent ne vouloir se soumettre à aucune décision de l’Assemblée Nationale, à moins que ses décrets n’aient été librement adoptés par les États particuliers de la Province. Ce n’est qu’à cette condition que la Bretagne nous a envoyé des députés, en se réservant ses franchises que la Nation française n’a pas le droit, et par conséquent le pouvoir de lui enlever.

La Bretagne jouit, par sa Constitution, du droit de consentir dans ses États la loi, l’impôt, et tous les changements relatifs à l’administration de la justice. La Bretagne aura donc un parlement, une chancellerie, une chambre des comptes, et il ne sera fait aucun changement à l’administration de la justice de cette province sans le consentement des États.

Il n’y a rien de plus sacré si un pareil titre n’est respecté. C’est donc avec les États constitutionnels de la Bretagne que nous devons traiter la grande question des droits qui appartiennent à cette province.

Il est donc démontré, et je ne crains pas de le publier en présence des représentants de la nation française : la Bretagne est libre, nous n’avons aucun droit sur cette province » .

L’ALSACE ET LA BRETAGNE.

Un Alsacien au bon docteur Mélennec (citation vraie) : « Quel dommage, bon docteur, qu’il y ait la France entre nous ! »

Napoléon Ier : « Laissez-les parler leur jargon alsacien, pourvu qu’ils sabrent à la française ».

Louis Mélennec : « Savez-vous, chers Alsaciens, que nous, Bretons, par la vertu du pays des doigts de l’homme, nous n’avions même plus le droit de parler notre « jargon », langue antique bien plus ancienne que le français, et que nous avons laissé sur les champs de carnage de la France, 200 000 de nos plus jeunes, en 1914-1918, dans une guerre qui ne nous concernait pas, pas plus que vous ? Avec les enfants qu’ils n’ont pas eu, 400 000 personnes : voila le déficit démographique de la Bretagne, imputable à notre marâtre la France, pour la seule guerre de 1914-1918″.

« Vous souvient il que le maire de Strasbourg durant la géniale révolution française, celle-là qui a apporté la liberté au monde, selon la religion de la « république », voulait déporter les Alsaciens en France, parce qu’ils commettaient le crime abominable de parler la langue de leurs pères, de leurs mères, de leurs ancêtres, et que leur « idiome » les isolait de la « République » (vous avez bien lu : « de la République » )…

« Chers Alsaciens, fuyez si vous voulez être sauvés : le droit international fait de vous les seuls maîtres de votre destin. L’Europe vous aime, le monde entier vous respecte, ne vous laissez pas assassiner par les pieds nickelés ».

(voir le site)

LA CORSE :

Jean Luc de CARBUCCIA, éditeur, Corse : « Un jour, tous ces crimes seront connus, et ils se paieront ». « Le jour où il sera enfin possible de les révéler au grand jour, et de vaincre le discours unique, la vérité triomphera ». (2007. Aujourd’hui, en 2018, le monde entier est au courant; les comités Nobel sont saisis, et enquêtent).

LA MISE A MORT DES NATIONS SAVOYARDES ET NICOISES :

Extrait de l’article publié par Bob Lenissart dans le Ficanas enchaîné, reproduit par France Inter, l’Invention de la France.

« Le comportement actuel de la « république française » à l’égard des peuples qui sont placés sous son administration (les Basques, les Bretons, les Catalans, les Corses, les Savoisiens et autres Nissarts), cette volonté de décider pour eux et de gérer leur vie au travers du tamis de la culture francilienne, ce jacobinisme exacerbé, cette négation systématique de l’identité des « Patries Charnelles » ne datent pas d’aujourd’hui; ils étaient présents dès l’avènement de cette « république », dont l’idéologie originelle est fondamentalement TOTALITAIRE. Nous avons reçu, de la part de nos amis et frères Bretons, un texte effrayant, qui traite du génocide perpétré par la France dite ” des droits de l’homme ” en Bretagne et en Vendée, tiré du blog de Louis Mélennec, fort intéressant, qui relate les crimes commis par la jeune « république française » et qui sont, en fait, les actes fondateurs de celle-ci. Cette tare originelle, ce refus de la différence, ce mépris pour les autres cultures, a été transmise de génération en génération aux dirigeants DU PAYS OCCUPANT.”

« Je suis essentiellement Savoisien, avec tous les miens, et ne saurais jamais être autre chose ». (François de Sales).

« L’annexion de Nice fut un délit ». (Garibaldi, héros niçois). Correction : ce fut un crime.

LA MISE A MORT DE LA NATION BEARNAISE :

Qui sait – qui le croira ? -, que le petit Béarn, avant d’être englouti par la France, comme la Bretagne, l’Alsace, la Savoie et Nice, a été un authentique Etat souverain, pourvu d’un gouvernement, d’une assemblée nationale, d’une législation, d’une justice propres ? Les recherches historiques de Louis Mélennec, ancien enseignant des facultés, avec bien d’autres travaux aujourd’hui nombreux, ont révélé aux milieux historiques et politiques incrédules, voire hostiles, que la France n’est pas UNE et INDIVISIBLE, comme on l’a enseigné dans les écoles jusqu`à ces dernières années, mais un conglomérat de provinces et d’authentiques nations, réunies par le forceps et le marteau, par un pouvoir parisien férocement jacobin, décidé à ranger toutes et tous sous les mêmes règles impératives, sous prétexte d’égalité, celle-ci n’étant pas une loi naturelle, loin s’en faut. Pas davantage que la liberté et la fraternité.

En 1789, la nation béarnaise a au moins mille ans d’existence. Férocement attachés à leur identité, les Béarnais – pas plus que les Bretons ou les Basques -, ne veulent en aucun cas devenir des Français, ce qu’ils ne sont pas, la France étant pour eux un pays résolument étranger et ennemi. Ils sont fiers d’être ce qu’ils sont, ils ont vécu ensemble une belle histoire. De quel droit les détruire ? La France des droits de l’homme a su organiser des plébiscites, mais n’a jamais consulté les populations sur leur sort. L’histoire du Béarn est scotomisée par Paris, et remplacée dans les écoles par une roman national unique, celui de la France castratrice.

Voici ce que fut capable de dire aux Français le syndic des Etats de Béarn au 17ème siècle, et jugez combien ils détestaient la France, pays étranger, qui tentait avec obstination de s’emparer depuis des siècles du pays Béarnais Souverain, comme elle le fit par les invasions de la Bretagne en 1491, puis par l’annexion honteuse de 1532 :

» Cette petite nation de Béarn, cette poignée de gens … vous regardent, Français, d’un visage assuré, vous font la nique, et se maintiennent en terre souveraine, séparés de votre royaume, lèvent la crête, élèvent leurs sourcils, haussent leur corps et sortent des flancs de leur mère avec cette devise en leur front : LA LIBERTE OU LA MORT ! »

Ne croirait-on pas entendre en écho la devise de la Bretagne, de l’autre côté de « l’hexagone », qui reste le cri de ralliement de la jeunesse bretonne d’aujourd’hui – mais non pas celle des députeuses ni des députés :

« Plutôt la mort que la souillure ! »

D – LA DESTRUCTION DE LA LANGUE : LE LINGUICIDE. LA BRETAGNE, UNE RESERVE  D’INDIENS, DE BOUSEUX, D’ARRIERES.

Le discours linguistique français est pire que colonialiste. La France se boursouffle de sa langue, à laquelle elle prête des qualités qu’elle n’a certes pas, même si elle est aussi estimable que les autres :

– Le français est proclamé la plus belle langue du monde, la plus mélodique, la plus riche, la plus mélodieuse, la plus subtile;

– Le français, depuis le très médiocre discours de Rivarol (voir Google), primé par l’académie de Berlin en 1784, est censé être la langue la plus claire du monde; tous connaissent la phrase ridicule :  » ce qui n’est pas clair n’est pas français ». Toute cette construction est absurde. Mon grand père, excellent bretonnant, flanquait par terre cette absurdité d’une seule phrase; je traduis : « La seule langue claire est celle que je comprends et que je parle : le breton; je ne parle pas le français : pour moi, ce jargon est une suite de sons inarticulés ».

– Seul le français, parlé par une minorité d’habitants de l’ex-royaume de France, a le droit d’être appelé une LANGUE; il devient même  » notre langue « ; tout ce qui n’est pas français devient des patois, des idiomes féodaux, des jargons, voire des borborygmes (c’est à dire, prosaïquement, des bruits provoqués par le déplacement des gaz dans l’intestin) …

– Le français devient  » LA LANGUE DE LA LIBERTE  » (!) Barrère (voir ci-dessus) proclame, en 1793 :  » Chez un peuple libre, LA LANGUE DOIT ETRE UNE, ET LA MEME POUR TOUS « .

– Pire : elle est la langue des langues. Rivarol va jusqu’à jusqu’à écrire :

 » Sûre, sociale, raisonnable, ce n’est plus la langue française, C’EST LA LANGUE HUMAINE (!) »

Or, cette langue de l’Univers est assez peu parlée. Même s’il est vrai qu’elle est devenue la langue de l’élite intellectuelle européenne, nous avons dit qu’elle n’est connue – très imparfaitement – que dans quinze départements (selon le rapport même de l’abbé Grégoire), et que, dans toute l’Europe, elle n’est parlée que par cinq millions de personnes, France comprise. Qui plus est, en 1882, avant les lois sur l’enseignement laïque obligatoire, MOINS DE VINGT POUR CENT des habitants de l’hexagone parlent la langue française (Marina YAGUELLO, Catalogue des idées reçues sur la langue; Points Seuil, Paris, 1988 : livre INDISPENSABLE).

 

– 1831 : MICHELET, le créateur de la théorie de la France, lumière du monde et phare de l’Univers :

 » La Bretagne EST UNE COLONIE comme l’Alsace et les Basques, PLUS QUE LA GUADELOUPE  » (!)

Le même ose écrire cette chose obscène, en 1846, dans le journal Le Peuple :

 » Le jour où, se souvenant qu’elle fut ET QU’ELLE DOIT ETRE LE SALUT DU GENRE HUMAIN (!), la France s’entourera de ses enfants, et leur enseignera LA FRANCE COMME FOI ET COMME RELIGION (!!!!), elle se retrouvera vivante et solide comme le globe « .

– 1831 : Auguste ROMIEU, sous préfet de Quimperlé :

 » La Basse – Bretagne, je ne cesserai de le dire, est UNE CONTREE A PART, et qui n’est plus la France  » .

(Nota : ce brave homme ne croit pas si bien dire : c’est le pays des Hottentots, des singes préhistoriques, des hommes de Cro-Magnon; pourquoi donc ne pas le dire plus clairement ?).

Le même :

 » Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime COLONIAL  » (!)

– 1841. Lettre de R.A. HAMON, secrétaire particulier de Guizot, au rédacteur de l’Union (Skol Vreizh, page 450) :

 » La Bretagne forme, pour ainsi dire, une Nation distincte : moeurs, coutumes, langage, TOUT Y DIFFERE DU RESTE DE LA FRANCE. Nous avons presque à CIVILISER CETTE PROVINCE « ... (Comme les nègres d’Afrique ?).

C’est exact, pour le principal : LA BRETAGNE N’EST PAS LA FRANCE; ces deux pays sont résolument étrangers l’un à l’autre; la France est un pays OCCUPANT, l’autre un pays occupé : c’est aussi simple que cela !

La France a-t-elle accompli le miracle de transformer les nègres en hommes ? Elle va faire mieux : ELLE VA TRANSFORMER LES BRETONS EN ANIMAUX.

Un chapître particulier sera consacré à la destruction des cervelles bovines des bretons par les procédés dénommés aujourd’hui  » le lavage des cerveaux « . Il n’est question ici QUE de la destruction impitoyable de la langue bretonne. Même observation : de nombreuses citations complèteront peu à peu cet exposé. Votre stupeur et votre dégoût vont aller en augmentant : âmes sensibles, s’abstenir, en vous enseignant la vérité, nous ne voulons que votre bien.

– 1831. Les Préfets-gauleiters (français) du Finistère et des Cotes du Nord claironnent :

 » Il faut, par tous les moyens possibles, favoriser l’APPAUVRISSEMENT, la CORRUPTION du breton, jusqu’au point où, d’une commune à l’autre, ON NE PUISSE PAS S’ENTENDRE ( = se comprendre) …. Car alors la nécessité de communication OBLIGERA LE PAYSAN A APPRENDRE LE FRANCAIS. Il faut, ABSOLUMENT, DETRUIRE LE LANGAGE BRETON « .

– 1845 : LE SOUS-PREFET (français) DE MORLAIX, s’adressant aux instituteurs du Finistère : »

 » Surtout, rappelez-vous, messieurs, que vous n’êtes établis QUE POUR TUER LA LANGUE BRETONNE  » (!).

– 1846 : LE GENIAL PREFET (français) DES COTE-DU-NORD écrit :

 » Nos écoles, dans la Basse-Bretagne, ont particulièrement pour objet DE SUBSTITUER LA LANGUE FRANCAISE AU BRETON « .

LE  » TOURNANT  » EFFRAYANT : LE MINISTERE COMBES.

Fanch Broudic a écrit un livre admirablement documenté sur ce thème. Les injures contre les Bretons, leur clergé, leur langue, dépassent l’entendement. On a peine à croire qu’elles soient sorties de la tête d’êtres humains, tant elles sont abjectes. Nous renvoyons à ce livre, publié en 1997 par Coop breizh, sous le titre L’interdiction du breton en 1902.

Continuons :

– 1905 : Le ministre de l’intérieur (français encore ! ), ayant qualifié le breton de  » barbare relique d’un autre âge « , l’inspecteur général Carré (français aussi), commente :

 » Ils ne se franciseront pas tout seuls « .

( Le malheureux ! En 2010, les Bretons, ces misérables indécrottables, ne sont toujours pas français );

 » Il y a un intérêt de premier ordre à ce que les Bretons comprennent et parlent LA LANGUE NATIONALE « 

Autre bévue : le français est la langue nationale des français, non des Bretons !

 » ILS NE SERONT VRAIMENT FRANCAIS QU’A CETTE CONDITION  » (!)

(Toutes ces citations peuvent être retrouvées sans peine dans Skol Vreizh, pages 512 et suivantes; ne les cherchez pas dans le livre de M. Cornette : sauf erreur de ma part, ces fadaises n’ont aucun intérêt pour lui : les Grands Auteurs ne s’attardent pas à de telles babioles : il est mûr pour l’Institut. Mais ces messieurs ont tort : aux yeux de leurs compatriotes, ils sont disqualifiés. Définitivement.

L’EPOQUE « MODERNE  » : LA POURSUITE IMPITOYABLE DE L’ERADICATION DE LA LANGUE BRETONNE. L’INERTIE CRIMINELLE DES  » ELUS  » BRETONS. LA SOTTISE HALLUCINANTE DES  » POLITIQUES  » FRANCAIS. DE MIRABEAU à  MELENCHON.

Les Français, qui se sont levés en masse contre la destruction des statues des Boudah d’Afganistan – avec raison, sans aucun doute -, sont-ils enfin satisfaits du crime linguistique et culturel réalisé en Bretagne ? Certes non ! Le peu qui reste doit, maintenant, comme on a pu le dire pour les banlieues, être nettoyé au  » Karcher « . Spécialistes avérés de l’autodestruction –  » lesBretons, m’a dit il y a longtemps un conseiller régional de Bretagne – il s’agit de Gérard Gautier -,  SONT LEURS PIRES ENNEMIS  » -, ils nourrissent en leur sein des complices très déterminés.-

– 1920 : Yves Le Febvre :

 » Le maintien de la langue bretonne est un double mal pour la France et pour la Bretagne. C’est un mal pour la France, dont cette survivance retarde l’unité, et amoindrit par contrecoup le pouvoir d’extension et de rayonnement. C’est un mal pour la Bretagne, qu’elle PRIVE D’HOMMES QUI EUSSENT ETE UTILES ET GLORIEUX  » (!)

– 1920 : le même :

 » Le jour viendra, nous l’espérons, où tous les Bretons sauront écrire et parler le français

– 1925 : Anatole de MONZIE, ministre de l’instruction publique :

 » Pour l’unité linguistique de la France, LA LANGUE BRETONNE DOIT DISPARAÎTRE « .

Cette homélie a été prononcée lors de l’inauguration du pavillon de Bretagne dans l’exposition universelle de 1925. 

– Albert DALIMIER, ministre du travail et …… de la prévoyance sociale (!) :

 » La seule réponse à faire aux revendications bretonnes : EMPRISONNER TOUS CEUX QUI LES FORMULENT  » (!)

Nota : Dalimier est primé – avec Mélenchon pour l’attribution du prix Nobel, section spéciale des super-génies. Ici, ce sera à titre posthume : nous ne sommes pas pressés !

LES BRILLANTS RESULTATS DE LA POLITIQUE  » CULTURELLE  » en Bretagne, approuvée par un certain nombre de complices bretons (Voir l’émission  » La Bretagne assassinée « , sur Lumière 101, et les brillants commentaires – bretons – sous cette émission).

– 1932 : Radio-France-Londres, qualifiant la création d’une école où la langue bretonne est enseignée et utilisée :

 » Afin de favoriser les menées RACISTES et AUTONOMISTES, il a été ouvert à Ploermel un collège destiné aux instituteurs bretons « . (!)

Dans le même temps, la France, qui continue à coloniser à tout va, enseigne, de la manière la plus glorieuse qui soit, que les ancêtres de ces hommes inférieurs que sont les colonisés, sont les descendants des Gaulois, et s’efforce, comme en Bretagne, d’éradiquer les langues des Nations qu’elle a asservies.

– 1951 : un député (socialiste, bien sûr) lors du vote de la loi DEIXONNE :

 » On veut nous apprendre le DIALECTE DES CAVERNES  » (!)

– 1960 : Raymond CARTIER, dans  » Les 19 Europes « :

 » Ils vivaient dans leur langue PATAUDE, et leurs vêtements grossiers, COMME DES ESPECES DE BAS BRETONS « .

– 1967 : De Gaulle (qui n’en rate pas une, dans son style rance et ampoulé, du très mauvais Bossuet par temps de pluie, est l’auteur de cette phrase innénarrable  » La France vient du fond des âges «  (!). En somme : elle n’a pas de début, elle existait avant d’exister; elle existait avant que l’histoire ne commence ! On voudrait le faire : ON N’OSERAIT PAS ! :

 » Vous invoquez l’exemple québécois. A quel titre ? Est-ce qu’on vous empêche, vous, de parler français ? »

– 1969 : Roger LORIENT, ministre de l’information :

 » Pour être comprise de tout le monde, l’émission en langue bretonne SERA DESORMAIS FAITE EN FRANCAIS  » (!)

– 1985 : Jean Pierre CHEVENEMENT,  » ministre  » de l’éducation nationale :

 » Bien sûr, le gouvernement REPRIME LA LANGUE BRETONNE. Mais qu’importe, PUISQUE LES BRETONS PARLENT LE FRANCAIS ! Ce n’est pas rendre service à des enfants que de les enseigner dans une langue qui n’a pas d’avenir « .

– 1972 : Georges POMPIDOU, président de la république (française, bien sûr) :

 » Il n’y a pas de place pour la langue bretonne, dans une Europe que la France est appelée à marquer de son sceau « .

– 1985 : Jean DUTOURD, France-Soir magazine, novembre) :

 » M. Lang a créé un Capes de PATOIS BRETON. Pourquoi ne pas créer un Capes de mendicité ? »

(On dit que Jean DUTOURD s’est vu décerner, par un quarteron d’admirateurs, le Capes pour débiles mentaux. Je n’ai pas vérifié cette information; en tous cas, il fut gâteux bien avant l’âge, comme on a pu le constater en écoutant certaine radio, qui eut le tort de l’inviter, même si ce fut par amitié).

– 1996 : Monique ROUSSEAU, député RPR du Doubs :

 » Au 43 ème concours de l’Eurovision, qui vient d’avoir lieu en Norvège, la France a présenté une chanson bretonne …. IL EST CHOQUANT DE VOIR LA FRANCE REPRESENTEE PAR LE BRETON « .

– 2000 : Françoise MORVAN, philosophe (?) :

 » Pourquoi sauver une langue qui ne leur servirait jamais à rien ? »

– 2008 : Christine Albanel, ministre (française) :

 » Le gouvernement ne souhaite pas modifier la constitution dans un sens qui permettrait de ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires  » (Sénat, travaux parlementaires, compte rendu analytique officiel du 13 mai 2008).

(On sait que la constitution française a été révisée; non sans une grande fermeté, on a prévenu M. Le Fur et ses amis (site Errances, les réformettes …) – que nous assurons de notre sympathie -, que les naïfs bretons allaient être roulés : ils l’ont été; mais ils recommenceront, bien sûr, à vouloir être trompés, car C’EST LEUR DESTIN NATUREL).

– 2008 : Jean-Luc Mélenchon, célèbre sénateur (français), ami invétéré du Tibet, admirateur de l’oeuvre civilisatrice de la Chine dans ce pays :

 » L’association Diwan … est une secte  » (!)

 » J’écris « pseudo langue bretonne, car ce qui est nommé de cette façon ….est une langue unifiée dont le vocabulaire et la grammaire FURENT FIXES A LA DEMANDE DE L’OCCUPANT NAZI en 1941 ….. par sa collaboration avec les tortionnaires de la Gestapo « . (Mélenchon, Il y a breton et breton).

La Bretagne ne revendique pas l’exclusivité dans ce domaine. De très nombreuses nations sont mortes assassinées. Mais les souffrances endurées par les Bretons du fait de sa voisine la France – future inventrice des droits de l’homme ! – sont exceptionnelles par leur cruauté, leur intensité, leur durée. Au point que leurs cerveaux restent couverts de cicatrices. En ce moment même, on continue à vouloir l’amputer, la dépecer, en violation du droit international : voir ci-après : l’abominable affaire de Nantes et de la Loire Atlantique.

Lecteur, toi qui lis ces lignes – en dépit de la verdeur du langage de son auteur -, tu comprendras pourquoi M. Le Drian, ministre (ministre de quoi, au fait ?), dans des circonstances solennelles, a interdit qu’on brandisse le drapeau breton sur la terre de Bretagne, comme ces braves collégiens de Quimper qui ne voulaient pas se compromette au parloir du lycée dont je fus l’élève, en compagnie de leur propre mère, tant ils en avaient honte de sa plouque bretonnitude. 

 

 

 

 E – LA MISE A MORT DE LA NATION PAR L’HUMILIATION ET LA DESTRUCTION DES CERVEAUX. LE DECERVELAGE DES BRETONS. LES PATHOLOGIES MENTALES INDUITES PAR L’ACCULTURATION DES BRETONS.

 

L’étude des troubles de la personnalité et névroses collectives a été induite, en particulier, par les sociologues et les historiens qui se sont penchés sur les dégâts mentaux induits par l’acculturation forcée des populations Amérindiennes par les Espagnols. Cette pathologie concerne un grand nombre de nations, jadis libres. Les Bretons sont concernés au premier chef, puisque les persécutions de toutes natures qui leur ont été  infligées ne sont pas encore entièrement taries, et que certains – dont je fais partie -, sont suffisamment âgés pour apporter leur témoignage personnel, plus encore celui de leurs parents. 

Je me suis intéressé personnellement très tôt, à ce phénomène honteux de l’espèce humaine, dès que j’ai eu accès à l’histoire de la Bretagne, il y a plus de quarante ans. Mes études en psychiatrie, puis en psychanalyse, ma très longue pratique de l’expertise des troubles psychiques post traumatiques – dont je suis l’un des théoriciens -, m’ont aidé à comprendre ce dont il s’agit. J’ai rédigé moi-même l’épais chapitre des troubles psychiques post traumatiques, dans le traité que j’ai dirigé, traduit et publié en plusieurs langues, et plusieurs fois réédité.

Sous la monarchie capétienne, jusqu’en 1789, les Bretons sont très fiers de leurs origines et de leur histoire. La littérature en donne des exemples éclatants. 

Déjà les textes francs, aux huitième et au neuvième siècles donnent de notre fierté de peuple et de notre combattivité  des descriptions éloquentes : fiers, intransigeants, orgueilleux (superbus), tels sont les qualificatifs qui nous désignent, lorsque les immenses armées de Louis le Pieux envahissent la Bretagne (Ermold le Noir, Poème en l’honneur de Louis le Pieux). Les Francs vont vite savoir ce qu’il en coûte de s’attaquer aux Bretons : des défaites sanglantes leur sont infligées tout au long du 9ème siècle, au point qu’ils s’emparent de vastes territoire, incluant notamment Rennes, Nantes, le pays de Retz, le Cotentin, une partie de l’Anjou. Nos frontières datent de cette époque, elles ont peu varié. Nantes devient notre prestigieuse capitale historique.

Après l’annexion de 1532, C’est aussi l’opinion de la monarchie française jusqu’à Louis XVI : intransigeants dans la défense de leurs droits, contestant avec fermeté tout ce qui vient de France – surtout les impositions illégales qu’on prétend leur infliger, car ils sont « économes », comme les Ecossais, c’est à dire quelque peu avares -, refusant de donner à l’Intendant français son titre officiel, et lui infligeant des vexations sans nombre, grignotant peu à peu les empiètements imposés à la Bretagne sous Louis XIV, au point de devenir un pays autonome avant la révolution, menant ouvertement la sédition auprès des autres parlements du royaume français, faisant la leçon aux rois qui se succèdent à Versailles, « ils ne tendent qu’à l’indépendance », dit Montequiou… Bref, en 1789, ayant accepté d’envoyer des députés à Paris, ils se proposent, non de s’intégrer dans le pays ennemi, comme on l’enseigne encore dans nos facultés -, mais d’y semer le désordre, avec leurs idées de liberté et de droits des peuples, et de pousser leur avancées nationales. La suppression des privilèges féodaux, au cours de la célèbre nuit du 4 août, est principalement l’oeuvre des Bretons.

(Voir : Mélennec, Histoire de la Bretagne pour les nuls et les collabos)

On sait ce qu’il advint : ils sont dévorés par plus forts et plus brutaux qu’eux : le monstre révolutionnaire, et les malades mentaux de Paris : leur pays est juridiquement anéanti, par la suppression totale de leurs institutions, et l’installation, après découpage de leur pays en « départements », de « gauleiters », tous français, décorés du nom de « préfets » : de ce jour prend fin le gouvernement des Bretons par eux-mêmes, jusqu’à aujourd’hui.

Tout change, donc, à partir de la révolution dite « des doigts de l’homme ». Une phénoménale pression est progressivement exercée sur ce peuple, sans discontinuer, jusqu’en 1950-1960. C’est un véritable terrorisme d’Etat, une vaste entreprise disciplinaire, auxquels la nation bretonne toute entière est soumise durant cette période. La francisation de la Bretagne n’est rien d’autre qu’une répression terrible, qui s’exerce sur les cerveaux, « rééduqués » selon les idées nouvelles, comme en Union soviétique, en Allemagne nazie, au Cambodge, en Chine communiste, en Corée du nord, durant les années terribles. La Bretagne, ai-je écrit dans le périodique La Baule plus, est transformée en un vaste camp de rééducation, dans lequel on apprend aux Bretons, sous la menace de la trique, à se considérer comme des Français, alors qu’ils sont Bretons depuis 2000 ans ! Non pas des citoyens normaux, mais des Français ploucs, une sous-variété d’êtres humains.

Selon l’excellente formule de Marcel Texier, agrégé de l’université, ex-président de l’OBE, la Bretagne, fière d’elle même encore en 1789, devient durant le 19ème siècle, le trou du cul de l’Europe. Et pour cause : elle ne se gouverne plus elle-même, elle est soumise aux patachons et aux incapables de Paris.

Dans cette grande lessive des cerveaux, l’école obligatoire de Jules FERRY, colonialiste bon teint, théoricien des races supérieures et des races inférieures, les secondes ayant vocation naturelle à être éduquées par les premières – dans leur intérêt, bien entendu, qui se confond, selon la thèse française, avec celui de l’humanité entière – joue un rôle fondamental.
Sous l’effet de la pression colossale qui est exercée par l’Etat colonial, l’administration mise en place par lui, l’école, les instituteurs, les professeurs, les journaux, les livres, les moyens de communication, les parents eux mêmes, tant par le non-dit que par ce qui est suggéré ou explicitement exprimé, l’enfant se met à détester peu à peu tout ce qui lui rappelle l’infériorité de sa condition : ce patois hideux et rauque que parlent ses parents et son entourage, ces costumes de ploucs et ces coiffes d’un autre âge, ces moeurs que les Français qualifient de vulgaires, ces tournures bretonnisantes qui infectent le beau langage français, qu’on lui présente comme étant le modèle universel, le plus bel outil linguistique inventé par l’humanité depuis le début des temps, bref : la langue des langues, la langue de la Liberté, la langue universelle, digne d’être parlée par toute l’humanité ! Rien moins.

Psychologiquement, le jeune Breton n’est plus RIEN, il le sait, il intériorise le modèle mauvais forgé de toutes pièces par le colonisateur. Il n’a plus aucune estime pour lui même, ni pour son pays. La névrose d’acculturation est à base de honte de soi. L’homme nouveau fabriqué en Bretagne par les délires révolutionnaires et et leurs héritiers, c’est cela : une ombre, un fantôme, RIEN, ou presque.

Le phénomène diffuse, et gagne tout l’entourage. Les grands parents, qui ne parlent ni ne comprennent le français – dans les campagnes en tous cas -, sont mis à l’écart, on ne leur parle pas : eux  sont des sous – ploucs, on se gausse de leur maladresse et de leur timidité, on ne voudrait certes pas leur ressembler, on a honte d’être leurs descendants.

 Un fossé culturel se crée entre les générations : les jeunes, élevés dans la civilisation qu’on dit mirobolante du colonisateur, et les vieux, qui paraissent, oh combien, pitoyables et arriérés. Celà peut aller très loin : on a vu, dans les lycées et collèges, des enfants avoir honte de rencontrer au parloir leur propre mère, à cause de son accent rocailleux, de sa coiffe en dentelles, de son habitus de femme plouque, et prétexter l’étude ou le travail pour ne pas montrer ce triste spectacle à ses camarades. 

L’homme qui écrit ces lignes a été témoin de cela, lorsqu’il fut pensionnaire au lycée de Quimper, en 1952; il est hors de question pour quiconque de nier que cela ait existé. Peut-on imaginer l’horreur que cela représente ? Un breton ayant honte de sa mère, celle qui l’a engendré, parce qu’elle est bretonne !
Au niveau individuel, les dégâts sont considérables. Les Bretons de ces générations sont à l’image de ce qu’ont été les Juifs pendant des millénaires, les colonisés, les esclaves : timides, honteux d’eux mêmes, des êtres convaincus de leur infériorité native.

Au niveau de la nation bretonne, c’est pire : celle-ci, jadis conquérante et glorieuse, est désormais honteuse d’elle même.

Une première rupture s’était produite après les guerres d’ invasion de 1487 à 1491, qui mit la Bretagne à feu et à sang. La deuxième est la shoah de 1675 (voir l’article publié par Louis Mélennec), qui mirent les Bretons à genoux. La troisième, la Shoah de 1789 à 1794, perpétrée par les malades mentaux de Paris, dans le sillage se la révolution des doigts de l’homme, infiniment plus terrible. Convaincus de leur infériorité génétique, certains bretons vont jusqu’à collaborer – certains en toute bonne foi – avec l’occupant français, pour désincruster ce qui reste des moeurs dont on est convaincu qu’elles sont préhistoriques.

Les effets de l’acculturation, du génocide culturel sont maintenant bien connus dans la littérature mondiale. Des chercheurs universitaires et autres, au moyen de techniques diverses – dont les tests projectifs et autres désormais utilisés en psychologie et en psychiatrie – les ont cernés, avec une relative précision. Les psychiatres, les psychologues, les sociologues bretons (les docteurs Carrer, Bothorel, Kloa an Du)  ont apporté, pour leur propre peuple, une contribution de valeur, malheureusement mal connue en Bretagne, et surtout occultés par les médias sous la main de l’occupant, qui s’oppose par tous les moyens colossaux dont il dispose à la divulgation de la vérité. Cela fait partie de ce que Reynald Secher appelle le mémoricide : cacher à tout prix la vérité, tant elle est hideuse. On se souvient du tollé provoqué dans la presse française – le journal l’Immonde, en particulier – lorsque Patrick Le Lay a déclaré que la France est responsable d’un génocide culturel en Bretagne : les éminents journalistes ne s’en étaient pas aperçus ! Un seul, Arnaud Leparmentier, a eu la clairvoyance d’en parler. Par reconnaissance, il reçoit nos chroniques. Madame Bekmezian aussi; elle n’a rien fait d’autres que de relater les saloperies du « découpage » de 2014, et de la collaboration des clients du pouvoir pour y procéder, parmi lesquels de nombreux « Bretons ».

Je recommande à nos lecteurs bretons de « sécuriser » l’article de Hélène Bekmezian, publié dans le journal le Monde en 2014; car le devenir de cet article est connu : décrivant dans quelles conditions scandaleuses le gouvernement français, a refusé de réintégrer la Loire Atlantique dans le territoire national breton, en 2014, avec la complicité de Bretons, dont les noms sont connus, et dont le seul but a été de partager le gâteau, son destin est d’être « lessivé », et de devenir bientôt introuvable. (Comme celui, capital et très motivé, jadis publié par le même média, sur les interventions quasi-quotidiennes de François Mitterrand dans la manipulation de la Justice française, rédigé par le chercheur Alain Bancaud). (Rassurez vous : il a été sauvegardé : les bretons n’y sont pour rien) …….

L’intoxication des esprits va si loin, que Léon Hagège, professeur au collège de France, a osé déclarer à  la télévision française que « les Bretons étaient des sauvages; la France les a civilisés ». De la part de Hagège, linguiste non génial, mais qui compense par une forte capacité de travail, ce n’est pas étonnant. Nous lui transmettons le présent texte afin de parfaire sa rééducation, lui qui, Juif de naissance, devrait savoir ce qu’est l’acculturation d’un peuple.

Au niveau individuel, rares sont ceux qui sortent intacts de cet écrasement mental : timidité pathologique, malaise permanent, mal-être, manque de confiance en soi, sentiment d’infériorité, angoisse, crainte de tout – surtout de la vérité, névroses sous des formes diverses.

Aujourd’hui, les pathologies mentales induites par l’acculturation et le décervelage sont mises en avant, chez toutes ces populations : soumission, altération de l’efficacité dans tous les domaines, alcoolisme, dépendance aux drogues et autres produits toxiques, désinsertion de la société par perte des repères culturels traditionnels.

  Ces troubles de la personnalité et ces pathologies ont des effets sur toute la société. La créativité s’étiole au niveau collectif, la nation ne produit plus rien, en tous cas produit très en dessosus de ce que sont ses véritables potentialités : la ploukisation devient effective; la Bretagne devient le Ploukistan occidental de la France, l’Alsace le Ploukistan oriental. Les natifs, guère en situation de comprendre ni d’analyser ce qui leur arrive, comme les esclaves élevés dans une situation qu’on leur a appris à accepter, accompagnent ou précèdent le mouvement sans oser le critiquer, car on leur a ôté les moyens intellectuels de le faire.

Nos psychiatres bretons disent que la situation la plus grave, au plan de la désinsertion des valeurs morales de notre civilisation, et de la pathologie mentale induite par l’acculturation de la Bretagne, en cette époque où notre Histoire nationale est maintenant connue dans le monde entier – et pas seulement par le Livre Bleu – est, pour certains Bretons d’accepter – pire, de quémander – de faire partie du « gouvernement » du pays (composé de brêles et de pédalos, selon les admirables formules de M.M. Mélenchon et Strauss-Kahn), héritier historique du pays coupable de tant de crimes contre l’humanité. L’une des pathologies issues de cette période effroyable : des députés et des sénateurs, en connaissance de la volonté clairement affirmée du peuple breton, trahissant leurs promesses électorales, ont encore une fois vendu à la France la partie la plus prestigieuse de leur territoire national, en 2014 : Nantes et son territoire. Soit 33 pour cent de notre PIB. Ces eunuques sont-ils encore des êtres humains ?

Durant tout le 19ème siècle, et presque tout le 20ème siècle, la fureur anti-bretonne de la France des droits de l’homme a dépassé des sommets vertigineux. L’homme breton est réduit au rang d’une chose, comme jadis les habitants des Amériques ; il n’est plus un être humain, mais une sorte d’animal, compris entre l’homme et la bête. (Lire les citations ignobles, publiées sur la toile).

Et le Drian, et la dame Lebranchu ? Le premier s’est illustré dans un exercice périlleux : il a interdit le drapeau breton ! (Voyez dans Google : Le Drian interdit le drapeau breton); la deuxième, précédant de quelques voix son illustre compatriote, s’est vue décerner le prix Duguesclin, célèbre traître breton (idem) !

Mais une renaissance phénoménale est en cours : nos jeunes n’ont plus honte d’être Bretons, leur fierté est revenue. parfois avec quelques excès, contre lesquels je les mets en garde : les autres aussi ont un nombril.

Et nos industriels sont parmi les principaux d’Europe : la Bretagne retrouve peu à peu sa fierté et sa créativité. Au 15ème siècle, notre pays fournissait 80 pour cent du trafic des ports de la mer du nord. Nous sommes en voie de redressement, parce que les Bretons ont repris confiance en eux-mêmes, et que les échanges internationaux leurs permettent d’échapper à la désastreuse « gestion » de l’économie française. Les politiques et les « universitaires » continuent eux, à cultiver la lâcheté.

Les « négationnistes » de l’histoire bretonne vont-ils tenter d’étouffer le problème, et s’associer une fois de plus au mémoricide ? Peine perdue. les travaux de nos psychiatres et de nos sociologues sont dissimulés, mais publiés, et connus de mieux en mieux. Nous allons vous fournir des citations faites en breton, qui dégagent une souffrance qui va émouvoir nos lecteurs bretons, peut être aussi des Français, s’ils sont psychiquement normaux.

Et ceci aura une suite : un Bigouden ne démissionne pas, lui.

L’ALCOOLISME DES BRETONS : UN CADEAU DE LA FRANCE A LA BRETAGNE ?

Il existe aujourd’hui des présomptions sûres pour admettre que l’alcoolisme des peuples acculturés a joué en BRETAGNE un rôle non négligeable, bien que non exclusif .
Le psychiatre Bothorel a soutenu sur ce sujet une thèse très convaincante, publiée par la revue Ar VRO, fort bien rédigée d’ailleurs, en 1964. On peut se la procurer à la fondation Yann Fouéré IDBE. A cette époque, avant la destruction systématique de l’enseignement par les brillants « ministres » et nullités qui se sont succédés au ministère dit de « l’éducation nationale », les thésards connaissaient l’orthographe et la manière de rédiger. Il est vrai que Wikipédiouse n’avait pas encore été inventée ! (Je parle de ceux qui prétendent écrire l’histoire de la BRETAGNE, un groupe où les cancrelas fourmillent !)
Le rôle destructeur de l’alcoolisme chez les peuples colonisés est connu : voyez les indiens, les inuits, les aborigènes, les colonisés d’Outre-mer, etc. et autres peuples acculturés. Les travaux scientifiques abondent désormais, dans le monde entier, par centaines au minimum.
Les auteurs bretons ont été parmi les précurseurs pour le décrire.

Encore un beau cadeau de notre voisine ! jamais les merdias subventionnés – à ma connaissance – n’ont parlé de cela.
Le mécanisme psychique principal qui induit ce phénomène est simple : ces peuples, décervelés, réduits à rien par la colonisation, développent une misère mentale, un état dépressif collectif, une perte ce confiance en eux. Ces pathologies collectives sont connues. (Je suis un spécialiste des névroses traumatiques : voyez dans internet nombre de mes publications, en tapant : mélennec, psychiatrie, psychose, syndrome breton, paranoïa, névroses, handicap, barèmes ….). Or, le sédatif le plus accessible, le moins coûteux, c’est l’alcool. Nous savons tous, aussi, que nombre d’alcooliques boivent pour échapper à la dépression et à l’angoisse, avant de devenir dépendants. Au niveau d’une société décervelée et dépressive comme celle des Bretons « francisés », durant tout le 19ème siècle, c’est à dire, selon la version de nos voisins, élevés du ruisseau et de la fange à la « civilisation », voyez le tableau !
Et voyez la sottise du professeur HAGEGE, professeur au collège de France, qui devrait retourner à l’école, lui juif dont le peuple a subi les mêmes persécutions : « Les Bretons étaient des sauvages, la France les a civilisés » (!!!)

La perte de confiance de toute la population est commune aux esclaves. Ce que nous sommes encore, par la faute des collabos.
Ainsi, après la belle révolution des doigts de l’homme, sommes nous devenus, pendant un siècle et demi, des PLOUCS, le Ploukistan occidental de la France, ou, comme le dit Marcel Texier, LE TROU DU CUL DE L’EUROPE.
Chaque jour, je me réveille, stupéfait : est-ce possible ?
Que font les Bretons, jadis si fiers ? Au 15ème siècle, avant l’annexion, nous étions un peuple entreprenant, riche, conquérant. Notre flotte allait faire de nous les voyageurs du monde. notre langue serait parlée partout !
La France monarchique a fait de nous des serfs, la France de 1789 nous a transformés en esclaves.
Il y a quelques années, Six sénateurs « bretons » ont voté contre la charte des langues dites « minoritaires » : des demeurés mentaux, des imbéciles. VINGT TROIS PARLEMENTAIRES ont voté, en 2014, contre la réintégration de Nantes dans notre territoire national, soit 33 pour 100 de notre richesse nationale : des cinglés ? Pire : des traîtres : voyez leurs noms dans le site « Bretaigne Bretagne » : des immortels, désormais.
L’esclavage, c’est cela.
Vous savez sûrement qu’après avoir sucé les orteils de quelques députeuses, une association bretonne connue va, à bicyclette – pardon, à pédalos -, SOLLICITER – vous avez bien lu ! – un référendum, là ou
nous bretons sommes chez nous, et propriétaires indivis de notre pays, et devrions donner des coups de pieds au … des collabos, et ne pas faire semblant !

LOUIS MELENNEC, qui désespère de la dignité des Bretons.

Vous savez sûrement que je suis exclu de tous les merdias de la collaboration en Bretagne : pire que des esclaves : des larves.
Parmi les « sinistres » de l’éducation nationale du gouvernement d’en face, j’ai connu l’un d’eux, qui était quasi-analphabète ! Vous êtes obligé de me croire, puisque je ne mens jamais. Et tous savent que l’incompétence et la magouille président aux choix de la France des doigts de l’homme, dans presque tous les domaines. pauvres Français, prions pour eux. Mais pourquoi donc acceptent-ils tant de nullité ?

 

L’assassinat volontaire d’une nation est l’un des pires crimes que les êtres humains puissent commettre. Tuer une nation, c’est assassiner une très vaste et très vieille famille, celle de tout un peuple partageant la même identité, la même culture, les mêmes valeurs, et la même foi dans cette identité depuis des siècles, souvent davantage. Les manoeuvres d’extirpation de cette identité des cerveaux triturés sont très douloureuses, humiliantes, psychiatrisantes pendant des générations. Les Bretons en témoignent. Il n’est que de penser à l’oeuvre « civilisatrice » des Espagnols en Amérique centrale et en Amérique du sud, à l’oeuvre « civilisatrice » des colons anglais en Amérique du nord, à celle des Chinois au Tibet – tant admirée par le génie de l’humanité souffrante, M. Jean-Luc Mélenchon -, à celle des Français en Bretagne, à celle des députés et des sénateurs « bretons » que l’on sait. Dans ce genre particulier, pour réussir l’exploit, il faut y mettre une perversité singulière, qui relève de la pathologie mentale des nations. La France carnassière a fait preuve dans cette singulière espèce, de talents exceptionnels. S’il y avait une distribution des prix, ce pays autoproclamé « inventeur des droits de l’homme », serait parmi les champions du podium, aux côtés de la Turquie, de l’Espagne, de la Chine. Aujourd’hui, par bonheur, presque tout le monde est au courant.

 Les Bretons, comme l’a écrit l’écrivain Herbert Pagani, sont bien les Juifs de la France. Avec cette grande différence : les Juifs sont les premiers partout, les Bretons, avec tant de personnalités exceptionnellement douées, ne se sont pas encore relevés : ils restent les seconds partout, ils n’osent pas être les premiers. Timides, ils n’osent même pas se mettre en valeur. Et le fait que certains d’entre eux acceptent de servir dans le gouvernement si médiocre de Paris démontre qu’ils ne sont pas encore sortis de l’esclavage (Publié le 15/12/2015 23:09. Piqûre de rappel à l’usage de ceux qui ont voté pour les traîtres qui se sont vendus à l’ennemi).

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Bibliographie sommaire.

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Broudic Fanch, L’interdiction du breton en 1902, Spézet , éditions Coop Breizh, 1997. Ouvrage très important POUR 
Carrer Philippe, Ethnopsychiatrie en Bretagne, Spézet, éditions Coop Breizh, 2007.

Kloada an Du, Histoire d’un interdit à l’école, monumental, non imprimé par aucun des courageux éditeurs « bretons »; auto-édité.
Mannoni Pierre, La psychopathologie collective, Paris, collection Que-sais-je, pages 13 et suivantes.
Mélennec Louis, Le syndrome breton, Agence Bretagne Presse (ABP), 9 janvier 2009, et site de Louis Mélennec. 
Mélennec Louis, Injures anti-bretonnes.
Memmi Albert, Portrait dun juif, Paris Gallimard, collection idées, 1962. Ouvrage majeur, à lire absolument.
Memmi Albert, Portrait du colonisé,

En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/…/le-decervela…/

 

F – LA DESTRUCTION DE LA NATION PAR L’AMPUTATION DE SON TERRITOIRE ET LA RUINE DE SON ECONOMIE. LA SALE AFFAIRE DE NANTES ET DE LA LOIRE ATLANTIQUE.

En 1900, le travail de lessivage des esprits est accompli : les cerveaux des Bretons ont été vidés de leur substance, on y a introduit une greffe cérébrale « made in France ». Leur fierté naturelle – décrite par tous les auteurs au cours de l’histoire, depuis le haut moyen- âge -, notamment par leurs ennemis féroces, les FRANCS, a fait place à la honte de soi. La population, comme tous les peuples acculturés, est complexée, devenue quasi amorphe, et a perdu sa créativité. Durant les guerres françaises, qui ne sont pas les siennes, la Bretagne est amputée de sa jeunesse, depuis la prétendue révolution française jusqu’à aujourd’hui : les Bretons servent de chair à canon.

Ce n’est pas assez. On va procéder à une chose qui est strictement interdite par le droit international : découper dans la chair vive de l’animal.
Durant la seconde guerre mondiale, la France étant sourde à leurs revendications les plus légitimes, quelques Bretons patriotes tentent de négocier avec l’Allemagne quelques libertés pour la Bretagne. Les premières émissions radiophoniques en breton, ainsi que les premiers cours de breton dans les écoles naissent dans ce contexte.
L’affaire de Nantes était en gestation depuis plusieurs dizaines d’années. Le régime du maréchal Pétain, en 1941, redoutant la renaissance d’un gouvernement breton indépendant, décide de procéder à une mutilation du territoire national des Bretons, en vertu du principe bien connu : diviser pour régner. Le pays comportait cinq départements ; le plus riche, la Loire Atlantique, breton depuis onze siècles, est détaché de la patrie-mère, afin de le dissoudre dans la France. Cette « opération », qui ampute le pays de son poumon économique, représentant aujourd’hui 33 pour 100 de sa richesse, a été reconduit en 2014, par le pays voisin, sans aucune consultation des Bretons, avec la complicité de nombreux « élus », (ainsi les dénomment-on), en violation gravissime du droit international, qui interdit d’une manière impérative de réduire les territoires des nations premières sans leur consentement.
Une énorme manipulation va suivre. Les Bretons ont été des résistants intransigeants durant la dernière guerre, ne s’identifiant ni de près ni de près ni de loin à l’occupant nazi, pas davantage avec le nazisme, idéologie que la plupart ne connaissent même pas : l’occupant est pour lui un ennemi, non une idéologie. ils n’ont jamais, pour autant de rester Bretons, même sous le poids de l’humiliation venue non de l’Allemagne, mais de france. L’épisode de l’Ile de Sein, qui envoie à Londres tous ses hommes valides, est universellement connu.

Mais parce que quelques centaines de Bretons patriotes ont négocié en 1940 avec les Allemands le droit d’exister, après avoir été écrasés pendant des siècles par la France, le gouvernement français manipule l’opinion : à partir de ce phénomène numériquement limité à quelques centaines – peut être quelques milliers de personnes, contre plusieurs millions en France -, les Bretons sont désignés comme les symboles de la collaboration avec l’Allemagne. On procède à des arrestations en série, à des épurations, à des exécutions sommaires, à des campagnes de presse culpabilisantes et ignobles, là où il s’est agi, en tout et pour tout, de faire rendre à ce peuple ce qu’on lui a volé : ses Droits et sa Dignité. Cette propagande aux dépens des Bretons, a été si délétère et si efficace, que le sieur Jean-Luc Mélenchon, il y a quelques années, a pu déclarer publiquement – sans en être encore puni -, que le breton a été la langue de la collaboration, laquelle fut faite exclusivement en français ! Même des gens que l’on croit d’intelligence normale ont été contaminés par ce discours inique. Hagège, linguiste sinon éminent, en tout cas connu par son orgueil, ex-professeur au collège de France, déclare lors d’une émission de grande écoute, a osé dire : « les bretons étaient des sauvages, la France en a fait des hommes civilisés »! Au delà des réactions très agressives que lui ont valu cette insanité, j’ai seulement relevé à quel point des universitaires de haut niveau, juifs de surcroit, spécialistes comme nous en souffrances racistes, ont été empoisonnés par le discours raciste anti-breton, et ont cru les mensonges dont on nous accablait.

L’ amputation du territoire national breton, maintenue après la guerre, donne naissance à une imposture, la création d’ une région “administrative” ne comportant que quatre départements au lieu de cinq, dénommée ridiculement “Bretagne” par la France. Le territoire le plus important – Nantes et sa région -, est inclus dans une région fantoche, dite « Pays de Loire ».

L’ONU et les instances internationales, saisies par des Bretons, sont parfaitement informées de cet état de choses, et ont évidemment pris position pour les Bretons. 

Depuis, l’enseignement de l’Histoire dans les écoles et les facultés est toujours celui de la France. Les prétendus moyens pour protéger la langue bretonne sont calculés pour être mortifères ; chaque année, alors que la France autorise la pseudo-formation de plusieurs centaines de locuteurs effectifs, plusieurs milliers de locuteurs réels, bretons âgés, meurent, condamnant inéluctablement la langue à disparaitre à court terme. Les demandes de création de postes d’enseignement sont ignorés par les « politiques » et par les administratifs. Des enfants subissent des discriminations linguistiques – au regard notamment des prénoms bretons que veulent leur donner leurs parents. Tout ceci, malgré la condamnation de la France concernant les enfants Le Goarnig. Ecoutez cette interview de madame Le Goarnig : vous allez pleurer de honte, alors, ne vous retenez pas : sur Facebook, tapez simplement  : « Entretien avec Gwenn Le Goarnig, » la fille admirable de mon vieil ami Jean-Jacques Le Goarnig.

La politique nantaise de « débretonnisation » a été dénoncée des centaines de fois : dans ce pays, les COLLABOS ont le vent en poupe, et fleurissent comme les jonquilles au printemps. Non par le fait de la population, mais du pouvoir de Paris qui les a mis en place. La fusion de communes, ainsi que la création de nouveaux quartiers, ont souvent pour but de débaptiser des villes et des quartiers, en effaçant toute trace de leur identité bretonne. Des mesures multiples ont été prises à Nantes par des personnages connus pour «débretonniser » la ville et son département : leurs noms sont connus, et diffusés sur la toile.
Le pays responsable de cela est une nation barbare et méprisable. le pays qui accepte de subir cela partage cette lourde responsabilité. 

Mais les coupables savent que nos jeunes ne lâcheront JAMAIS : ils sont identifiés par leurs noms, ils seront PUNIS. Peu importe le temps qu’il faudra attendre.

 

G – LA DESTRUCTION DE LA NATION PAR  PAR L’INTERDICTION DE SON HISTOIRE. LES SAPROPHYTES BRETONS.

Les saprophytes sont des microbes qui vivent sur le fumier, et s’en nourrissent (de sapros = putride, et de phyton = plante). Ceux qu’on considérait en Bretagne comme les « élites », par l’effet du doute, et par l’opacité du débat public, sont aujourd’hui démasqués, grâce à notre jeunesse : on sait ce qu’ils sont, on sait ce que sont leurs ambitions, on sait qu’ils sont condamnés. J’ai entrepris, depuis de longues années, d’apporter ma contribution à la réécriture de l’Histoire nationale de la Bretagne, et publié à ce jour plusieurs centaines d’articles sur la toile. Pour ce faire, et pour couper court à toute médisance et jalousie, je me suis inscrit en Sorbonne et à l’Ecole des Chartes à près de soixante ans, et obtenu le sceau de ces illustres écoles en 2001, par un diplôme sanctionné par la mention Bien.

 
La Bretagne indépendante puis autonome de 1532 à 1789, a eu ses historiens, très honorables. A l’époque, les historiens ne sont évidemment pas du niveau qui va devenir le leur au 19ème siècle, et pendant la première moitié du 20ème siècle. Mais leur contribution est de même niveau que celui des historiens français.
 
La publication des livres sous l’Ancien régime, est  contrôlée par la censure de la monarchie française, jusqu’en 1789, mais non pas étouffée. Plusieurs historiens bretons écrivent des histoires monumentales, fondées sur des recherches approfondies, financées par les Etats de Bretagne, notre assemblée nationale : ce peuple, non seulement n’a rien oublié de son histoire nationale, non seulement se souvient des guerres et des atrocités commises par son ennemi millénaire, mais y est tellement attaché qu’il finance des équipes entières pour aller rechercher les archives là où elles se trouvent, y compris en Angleterre, en Allemagne, en Italie. Ainsi naissent deux monuments de notre histoire nationale : les livres de dom Lobineau et de dom Morice, grossies de milliers de copies d’archives remarquables, sont des monuments de probité bretonne. Je m’en sert encore tous les jours, même si elles contiennent quelque erreurs, qui sont d’ailleurs minimes.
Déjà, avant l’annexion de 1532, la duchesse Anne de Bretagne, très fière de sa nation et de ses origines antiques, avait fait mettre les archives ducales à la disposition de deux clercs très rigoureux : Le Baud et Bouchart. A partir de là, nous entrons dans une nouvelle phase : le volumineux livre de Bouchart, pour l’époque, est exemplaire d’honnêteté intellectuelle. La bonne duchesse, mariée contre son gré au nabot Charles VIII, considère de bonne foi les Français comme des ploucs. Elle descend de Brutus, de la ville de Troie; la dynastie capétienne date à peine de l’an mil ! Du moins, elle le croit. Elle fait incruster les hermines bretonnes partout : sur les cheminées, les murs, les meubles, les couverts, les tentures et…. sur les colliers de ses chiens !
L’Histoire commandée et financée par les Etats de Bretagne, qui paraît en 1582 sous la plume du plus grand juriste de l’époque, Bertrand d’Argentré, contient quelques erreurs, mais révèle publiquement au public avide ce qui avait été caché jusqu’alors par la monarchie française : les Bretons n’ont jamais demandé la « réunion » de leur pays avec celui de leur ennemi millénaire, leur pays a été annexé par la force, la terreur, et la corruption des « grands » du duché, qui, comme le dit le grand Planiol, « ont vendu leur pays pour une bouchée de pain ». 
La résistance des Bretons en 1789.
La légende répandue dans les écoles concernant l’accueil des prémisses de la révolution de 1789, confine, une fois de plus, à l’ignominie. Voici à quoi elle se résume : les Bretons, éblouis par ce qui va se passer à Paris, adhèrent avec enthousiasme à la nouvelle ère de lumière, de liberté et de beauté qui s’annonce pour le monde. J’atteste avoir été élevé au lycée dans ce  mensonge, qui est strictement faux.

De 1532 à 1789, l’histoire des relations britto-françaises est un perpétuel affrontement. D’un côté, le seul but de la monarchie est d’extorquer à la Bretagne des impôts et des contributions aussi élevés que possible, de se servir de ses hommes dans ses armées, de sa marine, de sa richesse agricole. De l’autre, les Bretons tentent de limiter au mieux les exigences de la monarchie. L’équilibre – qui est en réalité un déséquilibre dont les Bretons sont victimes – se maintient, avec des hauts et des bas, jusqu’à la fin de l’ancien régime, parfois dans un calme relatif, parfois avec des heurts violents clxxxiv. L’édit de 1532 est, peut-on dire, est la toile de fond sur laquelle s’inscrit toute l’histoire des relations entre le duché et le royaume. Ce texte, imposé par la force, l’intimidation, la corruption et l’achat des consciences, devient rapidement la meilleure garantie du duché contre les empiétements royaux, qui se multiplient à partir du dix-septième siècle ; il est le « bouclier » protecteur des Bretons contre le gouvernement de Versailles. car les obstinés Bretons savent s’en servir avec dextérité. Cet édit unilatéralement proclamé par la France, sans aucun vote des Bretons, leur garantit, au moins formellement, tous leurs privilèges multiséculaires, et dans tous les domaines.C’est pourquoi, quoique les membres du parlement ni des États ne le considèrent jamais comme un traité (le livre de d’Argentré était là pour le leur rappeler), ils affectent de le considérer comme un document juridiquement valable, et de le proclamer hautement : en 1532, le roi a pris des engagements, on le lui rappelle sans cesse avec insolence et fermeté : souvent, il s’incline. Voila toute l’histoire de ce prétendu « traité », qui ne le fut jamais.

 

Bonvallet écrit à cet égard :

 » La particularité de la Bretagne était la façon toute spéciale dont ses droits lui avaient été garantis…Il était naturel qu’elle recherchât le statu quo ; ce statu quo, c’était le traité de 1532, – il faut lire ici : l’édit de 1532 -, les clauses achetées au prix de son indépendance, quelque chose de sûr, de défini….Les États opposaient au roi sa propre obligation de tenir ses engagements … Ils avaient voulu rester le plus possible maîtres chez eux et conserver aux Bretons la gestion de leurs affaires intérieures ; le moyen qui leur avait paru le meilleur avait été de cristalliser le duché au dernier jour de son indépendance, de ne pas permettre qu’on touchât à ses institutions ni à ses usages, produits de sa propre histoire, sans l’approbation de la Bretagne elle-même ». clxxxv

Lors de la révolution de 1789, non seulement les Bretons n’étaient pas hostiles aux réformes, mais les réclamaient, comme d’ailleurs tout le reste du royaume. Non pas d’ailleurs, comme le royaume, mais avec davantage de force et d’obstination que les autres.  Les Bretons jouent un rôle important dans la genèse des réformes. On admet très généralement que la nuit du 4 août 1789 fut préparée au Club breton, et que celui-ci fut une préfiguration du Club des Jacobins. Les réformes réclamées par les Bretons sont  hardies, intéressant tous les domaines : le gouvernement (obligation pour le principal ministre de présenter un bilan annuel écrit à la Nation, responsabilité des ministres des deniers dont ils ont l’usage) ; la représentation nationale (réunion régulière des États généraux, nombre égal de députés pour chaque ordre, vote par tête) ; les impôts (suppression des impôts inutiles, consentement du peuple à l’impôt, contribution de tous aux dépenses d’intérêt général, selon les possibilités de chacun) ; l’administration ; les privilèges (abolition des privilèges de la noblesse et du clergé, suppression des emplois inutiles, suppression des dons, pensions et gratifications, libre accès du tiers État à toutes les professions, sans exception) clxxxvi.

En revanche, les Bretons sont fermes sur plusieurs points : le maintien de leur religion, la protection et le maintien de leurs institutions. Les cahiers de doléances, sur ce point, sont très éloquents. Ainsi le cahier général des ressorts de Châteaulin et de Carhaix :

 » Le vœu général et unanime de plus de cent mille de vos fidèles sujets … est qu’il ne soit porté aucune atteinte au culte de notre religion, [et ] que les droits, franchises et immunités de la province soient conservés dans leur intégrité clxxxvii.

A la suite de la nuit du 4 août, on prétendit anéantir les privilèges des provinces, et imposer l’unité administrative du royaume clxxxviii. La nouvelle division territoriale fut adoptée par la loi du 22 décembre 1789. Un système unique fut adopté : le territoire fut divisé en départements, lui-même subdivisé en districts, les districts divisés en cantons, les cantons en communes. Le nombre des

départements fut fixé à quatre vingt trois par le décret du 15 janvier 1790. Mirabeau voulut  » une division matérielle et de fait, propre aux localités, aux circonstances, et non point une division mathématique … » ; il souhaita qu’elle fût  » désirée par toutes les provinces, et fondée sur des rapports déjà connus » clxxxix.

Pour la Bretagne, cela fut difficile. Nation plus vieille que la France, elle entendait que sa Constitution fut respectée. Les députés bretons acceptèrent la division de leur pays en départements cxc. Mais dans la nouvelle organisation décidée par la Constituante, les anciens États n’avaient plus leur place. Contre la volonté manifeste des Bretons, sans aucune consultation de leur nation, le 5 novembre 1789, les réunions des États provinciaux sont interdites. Un décret du 3 novembre 1789 ordonne aux Parlements de s’ajourner. La Chambre des vacations de Rennes refuse, et est inébranlable dans sa décision. Le 15 décembre 1789, l’ Assemblée Nationale décide de faire comparaître devant elle le président et les membres de la Chambre.

 

Le président de La Houssaye et ses collègues comparaissent le 8 janvier 1790. La Houssaye expose que la Constitution de la Bretagne interdit que les institutions soient changées ou modifiées sans le consentement des États :  » Pour que le Parlement de Bretagne pût se croire autorisé à enregistrer, sans le consentement des États, les lois qui sanctionnent les décrets de cette assemblée, il faudrait que la province eût renoncé à ses franchises. Or, n’a-t-on pas vu nos pairs défendre à toutes les époques les droits inviolables du pays ? Les deux ordres réunis à Saint-Brieuc n’enjoignaient-ils pas naguère à leurs députés de s’opposer à toute atteinte que l’on pourrait porter aux prérogatives de la Bretagne ? Les deux tiers des communes de la province se sont exprimés plus explicitement encore dans leurs cahiers. Or, ces cahiers, nous ne craignons pas de le dire, fixent immuablement les limites de votre autorité, jusqu’à ce que les États de Bretagne, légalement assemblés, aient renoncé expressément au droit de consentir aux lois nouvelles ».

Voila donc détruite ici, une fois de plus, une légende chère au pays des doigts de l’homme : s’il est vrai que durant tout le 18ème siècle, la Bretagne a réclamé des réformes hardies de la monarchie étrangère qui l’oppresse, elle n’a jamais adhéré aux réformes carnassières et destructrices qu’on lui impose, en annihilant ses instittions représentatives, qui, pour imparfaites qu’elles soient, lui assurent de se gouverner elle-même dans nombre de domaines. 

Après la révolution des doigts de l’homme, le pays colonisateur d’à côté ose supprimer dans les écoles construites par nos deniers, l’enseignement de notre histoire, et la remplace par la sienne. Les Bretons, derniers survivants des hommes des cavernes, ne parlent pas une langue : ces pauvres êtres s’expriment par des borborygmes, c’est à dire par des bruits provoqués par le déplacement des vents dans leurs intestins. Au bout de plusieurs générations, ce procédé, véritable lavage des cerveaux, aboutit à ceci : les Bretons, peuple antique et fier, par le lessivage de leurs méninges, n’ayant plus aucun moyen d’accéder à leur histoire, répudient, par l’ignorance dans laquelle on les entretient, et par la honte que l’on fait peser sur eux depuis 1789, sur leur véritable identité, pour endosser un manteau grossier et mensonger : l’identité d’un pays beaucoup moins évolué que le leur.
Avec des millions d’autres Bretons, j’ai fus victime pendant trente ans au moins de cette impardonnable manipulation mentale. C’est ce qui motive ma démarche intellectuelle : je ne supporte ni le mensonge, ni l’hypocrisie, ni la manipulation des esprits. Je ne pardonnerai jamais à ceux qui m’ont trompé.
 
L’histoire de la Bretagne n’est toujours pas enseignée dans les écoles, financées par les impôts des Bretons, mais sous contrôle strict des doigts de l’homme. Un scandale mondial, mais  qui est aujourd’hui connu partout : j’y ai largement contribué.
Les facultés bretonnes sont vassalisées et asservies. Aucune carrière n’est plus possible sans l’aval du pouvoir de Paris, totalitaire s’il en fut. Pour beaucoup, il a fallu  en passer par là pour survivre, et élever leurs familles. Le discours vrai et sincère était devenu impossible : je le sais pour être (encore) exclu de tous les merdias français et surtout de tous les merdias « bretons », ceux-ci vivant de « subventions », c’est-à-dire achetés pour diffuser un discours insipide, vulgaire et faux.. Deux d’entre eux sont particulièrement méprisables, et sont désormais connus comme tels. Sans Internet, je n’existerais même pas.
Les « politiques », tous le savent aujourd’hui, sont pires, à quelques exceptions près. Le grand nombre est  sélectionné en fonction de sa docilité, on les pousse dans des « fonctions » dans lesquelles ils ne servent à peu près à rien, qu’à caqueter des platitudes et des tautologies inutiles, notamment sur les perchoirs aménagés à cette fin à l’assemblée dite « nationale », et au sénat de la prétendue « république », voire à faire semblant de s’invectiver : le bon peuple, trompé comme toujours, dit : « Vous voyez bien ce qu’ils s’insultent à la tribune, en public, et qu’il y a opposition et discussion ! Comment pouvez-vous dire qu’il n’y a pas de démocratie en France ?  » Cet exercice rapporte gros aux intéressés. Mais la Bretagne se dégrade et coule sous nos yeux. Nous savons, par des sources sûres, les livres de Yvan Blot, ex-« député », parmi d’autres, que les figurants de l’assemblée nationale et du sénat, pareils à des intermittents du spectacle, reçoivent des ordres pour voter ce qu’on leur dit de voter, à peine de n’être pas investis pour les élections suivantes, et de ne pas être réélus : alors, ils iront pleurant à chaudes larmes par les rues, comme la bonne Pierrette avec son pot de lait  » adieu veau, vache, cochon, couvée ! » ce sera à fendre l’âme, vous allez voir qu’ils arriveront à nous faire pleurer). (Un « député » « breton », de Quimper, a eu cette jolie formule pour voter la pérennisation de l’amputation de la Bretagne, en 2014 : « Je suis favorable à la réunification de la Bretagne, mais je voterai pour l’amputation, parce que je suis un militant (socialiste) obéissant » (!!!!!) Il est devenu ministre de la justice; mais il est actuellement traduit devant les tribunaux.
La cause principale de la déliquescence de la France, première puissance mondiale il y a seulement un siècle : son système politique, constitutionnel et juridique,  organisé pour amener au pouvoir des équipes successives d’incompétents, d’ambitieux, de couards, dont la contemplation béate de leur nombril est souvent la seule chose qui les intéresse, avec la catastrophe de leurs cohortes de ” clients “, que l’on récompense en leur attribuant, une fois les élections passées, les fonctions principales dans l’Etat, puis, ayant été jetés dehors à la faveur de nouvelles élections, polluant et néantisant de larges secteurs de l’économie, par leur incompétence notoirement connue, dans les postes prébendaires, ou le ” système ” les ” reclasse “.
 
L’incroyable travail de destruction de la France par ses « élites » politiques, depuis 1968. La crainte, l’angoisse des Français est partout perceptible : ce pays est menacé de DISPARAÎTRE, submergé par les vagues migratoires qu’il a été incapable de réguler. Surtout, de n’avoir absolument pas compris – à cause de l’idéologie ambiante, et de l’ignorance abyssale de ceux qui accèdent aux fonctions politiques et médiatiques, que si les échanges entre les civilisations sont nécessaires et bénéfiques, si l’esprit de tolérance et d’ouverture doit obligatoirement présider aux échanges entre les êtres humains, il faut connaître les règles et les dangers de ces échanges, et les règles de progressivité auxquelles ils doivent obéir. Seule l’étude de l’histoire du monde, associée à une longue réflexion, peut fournir la réponse aux questions . Une immigration, si souhaitable soit-elle,  doit être dosée, régulée, et analysée dans toutes ses composantes, passées, présentes, futures.

Les Français ont peur. Ils ont raison. Si le discours public (véhiculé par des médias aux ordres, pratiquant l’autocensure permanente, le discours « convenable », les propos conventionnels) est soigneusement orienté dans une direction bien définie, strictement idéologique, fausse, non conforme à la réalité, les craintes exprimées par les particuliers sont d’une toute autre tonalité : là, toutes portes closes, les choses se disent clairement. Soyons très clairs : le racisme, dont on accable l’Europe, est un phénomène universel, il n’est ni plus ni moins important en France que dans n’importe quel autre pays. (Il est plutôt moindre, vu le nombre considérable d’étrangers qu’il a accueilli depuis quarante ans).

 La tristesse s’exprime, avec une angoisse manifeste, une profonde détresse : car les Français sont comme les autres : ils aiment profondément, charnellement, leur pays. La France s’est dotée de lois stupides, qui limitent la liberté d’expression, et qui, à tout moment, risquent de conduire devant les tribunaux correctionnels ceux qui osent afficher ouvertement leurs craintes, et dire la seule vérité. 

Les propos violents ne concernent que les insuffisants intellectuels qui gouvernent le pays, sans que l’on y puisse rien, puisqu’il est, depuis longtemps, un marché captif de ceux qui vivent sur son dos. Les minables, c’est l’un des vocables à la mode depuis 2012 principalement, que l’opinion leur applique désormais à coups redoublés, et qu’ils ne sont pas qualifiés pour appliquer à d’autres qu’à eux-mêmes. Le gouvernement actuel de la France, émanation d’une minorité, est l’exemple le plus scandaleux, le plus invraisemblable du gouvernement par une minorité très minoritaire, qui bafoue la population, en menant une politique résolument contraire aux aspirations populaires.
LA REECRITURE DE L’HISTOIRE BRETONNE. Dans mes publications, j’ai sélectionné au fil des années, avec le plus grand soin, les thèmes dans lesquels je pouvais apporter une contribution utile, voire indispensable : la nation bretonne; l’indépendance du Duché souverain au moyen-âge, les invasions françaises; la colonisation de la Bretagne; la destruction totale de nos Institutions séculaires; la destruction de la langue et de la culture; l’asservissement des esprits, jusqu’à faire de notre peuple une nation esclave.

Le hasard n’a eu aucune part dans ces choix : tout cela a été pensé, réfléchi dans toutes ses conséquences, y compris le prix personnel que j’aurais à supporter de la part du pays colonial, qui a été très lourd. Personne que moi ne peut en mesurer le poids : avec l’Etat français, on ne se promène pas dans un jardin, mais dans une authentique dictature : en 2017, tous le savent : il n’y a aucune démocratie en France, il n’y en a jamais eu. La situation s’est considérablement aggravée en 2012 et en 2017.

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G – LA DESTRUCTION DE LA NATION PAR L’EXALTATION DU PAYS COLONISATEUR, DEIFIE. PAR LUI-MÊME. LA PATHOLOGIE DE l’IDEE NATIONALE : LA DESTRUCTION DE LA NATION BRETONNE, EN LA TRANSFORMANT LA BRETAGNE EN PLOUKISTAN : MICHELET et quelques autres délirants. La greffe d’un autre cerveau dans le crâne des Bretons;

Jules Michelet, classé il y a peu encore parmi les historiens et les théoriciens de la nation française, aujourd’hui considéré, à sa juste place,  comme l’auteur de quasi-romans de cape et d’épée, dont les livres méritent d’être placés sur la même étagère que ceux d’Alexandre Dumas, ne craignant pas le ridicule, écrit les phrases suivantes qui méritent d’être classées parmi les chefs d’oeuvre du bêtisier mondial des nations et des langues :

« La France, cette glorieuse patrie, est désormais le pilote du vaisseau de l’humanité…. le plus pauvre homme, mal vêtu et affamé, vous dira que c’est un patrimoine que de participer à cette gloire immense, à cette légende unique qui fait l’entretien du monde…. s’il allait au dernier désert du globe, sous l’équateur, sous les pôles, il trouverait là Napoléon, nos armées, notre grande histoire, pour le couvrir et le protéger, les enfants viendraient à lui, les vieillards se tairaient et le prieraient de parler, à l’entendre seulement nommer ces noms, ils baiseraient ses vêtements .… nous remercierons toujours Dieu, de nous avoir donné cette grande patrie, la France, non pas seulement à cause de tant de choses glorieuses qu’elle a faites, mais surtout parce qu’en elle nous trouvons à la fois le représentant des libertés du monde et l’initiation à l’amour universel. »

Qu’elle s’éclipse, qu’elle finisse, le lien sympathique du monde est relâché, dissout, et probablement détruit. L’amour qui fait la vie du globe, en serait atteint en ce qu’il a de plus vivant. La terre entrerait dans l’âge glacé où déjà tout près de nous sont arrivés d’autres globes. (…). Nous sommes les fils de ceux qui par l’effort d’une nationalité héroïque, ont fait l’ouvrage du monde (…).

Si l’on voulait entasser ce que chaque nation a dépensé de sang, et d’or, et d’efforts de toute sorte, pour les choses désintéressées qui ne devaient profiter qu’au monde, la pyramide de la France irait montant jusqu’au ciel… et la vôtre, ô nations, toutes tant que vous êtes ici, ah ! La vôtre, l’entassement de vos sacrifices, irait au genou d’un enfant.  Ce pays est celui de l’invincible espérance. Il faut bien que Dieu l’éclaire plus qu’une autre nation, puisqu’en pleine nuit, elle voit quand nulle autre ne voit plus ; dans ces affreuses ténèbres qui se faisaient souvent au moyen âge et depuis, personne ne distinguait le ciel, la France seule le voyait. Voilà ce que c’est que la France !

Qui donc a conservé, sinon la France, la tradition du droit ? …. Ses lois, qui ne sont autres que celles de la raison, s’imposent à ses ennemis même. La France a été le pontife du temps de lumière….. C’est le résultat légitime d’une tradition liée à toute la tradition depuis deux mille ans. Nul peuple n’en a une semblable. En celui-ci, se continue le grand mouvement humain (si nettement marqué par les langues), de l’Inde à la Grèce, à Rome, et de Rome à nous.

Toute autre histoire est mutilée, la nôtre seule est complète …..
L’égalité fraternelle, ajournée à l’autre vie, la France l’a enseignée au monde, comme la loi d’ici-bas. ….  Ce principe, cette idée, enfouis dans le moyen âge sous le dogme de la grâce, ils s’appellent en langue d’homme, la fraternité. Cette tradition ….  fait de l’histoire de France celle de l’humanité. En elle se perpétue, sous forme diverse, l’idéal moral du monde, de Saint Louis à la pucelle …. le saint de la France, quel qu’il soit, est celui de toutes les nations, il est adopté, béni et pleuré du genre humain. Pour tout homme, disait impartialement (sic !) un philosophe américain, le premier pays, c’est sa patrie, et le second, c’est la France.  » …..  Ils avouent tacitement que c’est ici la patrie universelle. Cette nation, considérée ainsi comme l’asile du monde, est bien plus qu’une nation ; c’est la fraternité vivante.

Le jour où, se souvenant qu’elle fut et doit être le salut du genre humain, la France s’entourera de ses enfants et leur enseignera la France, comme foi et comme religion, elle se retrouvera vivante, et solide comme le globe. 
Les autres nations n’ont que des légendes spéciales que le monde n’a pas reçues. La légende nationale de France est une traînée de lumière immense, non interrompue, véritable voie lactée sur laquelle le monde eut toujours les yeux.

Pour l’enfant, l’intuition durable et forte de la patrie, c’est, avant tout, l’école, la grande école nationale …. où les enfants de toute classe, de toute condition, viendraient, un an, deux ans, s’asseoir ensemble, avant l’éducation spéciale, et où l’on n’apprendrait rien autre que la France. Qu’il sache que Dieu lui a fait la grâce d’avoir cette patrie, qui promulgua, écrivit de son sang, la loi de l’équité divine, de la fraternité, que le dieu des nations a parlé par la France.

La patrie d’abord comme dogme et principe …… le génie pacifique et vraiment humain de 1789, quand la France offrit à tous de si bon coeur la liberté, la paix… enfin, par-dessus tout, pour suprême leçon, l’immense faculté de dévouement, de sacrifice, que nos pères ont montrée, et comme tant de fois la France a donné sa vie pour le monde. (…)
La patrie, la France, peut seule sauver le monde. « 

Jules Michelet était-il un délirant ? En lisant ce texte invraisemblable, on est tenté de crier : au fou, au fou ! C’est sur ces fadaises que la France s’est construite, durant tout le 19ème et presque tout le 20ème siècle : c’est ce qu’on m’a enseigné au lycée, de 1953 à 1958, j’en apporte témoignage. C’est de la folie à l’état pur. Je l’ai cru : j’étais un enfant, vulnérable et sans défense; le professeur qui m’a enseigné celà y croyait certainement aussi : il avait été formaté avant moi. Mes parents, eux-mêmes, honteux de leur langue, avaient cru devoir élever leurs enfants dans la « langue des langues ». Nous ne comprenions que mal leur jargon breton. En tout cas, sous peine d’être punis, il nous était interdit de la parler. Aussi n’avons nous jamais eu de contacts avec nos grand-parents, qui étaient exclusivement britophones. Nous étions trop jeunes pour réaliser la perte que cela représentait pour nous; mais eux, privés de cette communication avec leurs petits enfants, en ont sûrement beaucoup souffert.

 Lorsque Michelet écrit ces lignes, en 1831, quarante ans à peine se sont écoulés, depuis que la France, a précipité sur Nantes, notre capitale historique, la Loire inférieure et la Vendée ses colonnes infernales, causant partout le malheur, détruisant toute la région dans des carnages d’une cruauté inouïe. Les massacres de Nantes et de Loire Atlantique ont servi de modèle à Lénine, à Staline. A Daech surtout : têtes coupées, égorgements en série, femmes violées devant leurs maris et leurs enfants, enfants tronçonnés en morceaux, personnes vivantes jetées dans des fours préfigurant les fours crématoires, femmes enceintes écrasées sous des pressoirs à raisin, ventres ouverts avec des couteaux pour en extraire les foetus, et y mettre de l’avoine pour les chevaux : les nazis n’ont pas imaginé de pareilles horreurs, la France les a réalisées. C’est à l’époque où Michelet publie son texte, qu’un préfet, faisant venir devant lui les escouades d’instituteurs appelés pour laver les cervelles des petits Bretons, leur dit : « Souvenez-vous d’une chose : vous n’êtes ici que pour tuer la langue bretonne ».

Comment ai-je fait pour ne pas en mourir ? Je vais vous le dire : à trente ans, j’ai découvert mon identité dans un livre que m’offrit mon ami le président des écrivains bretons et magistrat éminent : Yann Brekilien. De ce jour, je me suis porté de mieux en mieux. Mais de guérir de cette névrose d’acculturation a pris quelques années.

H – L’ENSEIGNEMENT DES PETITS PLOUCS BRETONS DANS LES ECOLES CONSTRUITES AVEC LES IMPÖTS DE LEURS PARENTS.

J’ai conservé dans ma bibliothèque deux livres accablants : le livre d’histoire dans lequel, dès l’âge de six ans, mes instituteurs, sans le savoir, ont fait entrer dans ma cervelle quantité de mensonges; le livre de recueils des enseignements que la bonne république nous a invités, nous, Bretons, à mourir pour elle.

Suzanne Citron, agrégée et docteur de l’université (française), dans un livre intitulé « Le mythe national », publié en 1990, a été l’une des premières a s’attaquer à cette construction absurde, fondée sur le mensonge et la boursouflure. Ce livre majeur devrait aujourd’hui être entre toutes les mains bretonnes. Les travaux de Brékilien et de quelques autres, dont les miens, ont précédé ceux de madame Citron, mais n’ont eu  de diffusion qu’à partir du moment ou l’informatique nous a permis d’élargir notre lectorat. Je me suis mis à l’oeuvre en 1975, dès la réception du livre de mon ami Yann Brekilien, président du tribunal d’instance de Quimper, juriste éminent, homme de lettres et historien.

Nous ne revendiquons pas pour autant l’antériorité dans la résistance au pouvoir tyrannique de la France.

Après la guerre d’invasion de 1487-1491, qui fut aussi une guerre de destruction, la résistance s’est poursuivie, et n’a faibli que par périodes-, à cause des répressions sanglantes perpétrées par la France – notamment celle de 1675 -, et des pressions drastiques exercées par le pouvoir royal – sous Louis XIV, essentiellement, les Bretons n’ont jamais baissé la garde. N’ayant plus d’armée, à partir de l’annexion de 1532, ils ont usé de tous les moyens juridiques dont ils disposaient, tant par les Etats de Bretagne que par leur Parlement. Les conflits ont été permanents.

Les Bretons ont toujours compté dans leurs rangs des résistants nombreux. Sous la monarchie, jusqu’en 1789, les Etats de Bretagne – notre Assemblée nationale – véritable contre-pouvoir aux abus de Versailles, extrêmement hostiles au gouvernement français, ont à plusieurs reprises dégagés des fonds importants pour financer des historiens de renom pour coucher sur le papier les détails de notre histoire nationale, et les archives recherchées par eux avec une ténacité remarquable. D’Argentré, le plus grand juriste de l’époque, a consigné dans sa volumineuse histoire, publiée en 1582, avec audace, des faits qui furent jugés par la censure française comme contraires à l’honneur de la monarchie. Ces faits n’étaient pas que cela : ils étaient une honte pour la France. Il fut contraint de retirer certains passages, et de refaire son ouvrage. Par bonheur, un tirage clandestin avait été réalisé, et fut distribué à temps, avant la deuxième édition, édulcorée. J’ai eu entre les mains – par la bibliothèque de l’Académie française, pendant deux ans, dans laquelle j’ai effectué une grande partie de mes recherches – avec l’aide d’un conservateur breton -, l’un des seuls exemplaires sauvés du naufrage. (privilège que n’a pas eu La Borderie, qui ne cite que les éditions ultérieures).(On peut lire certains passages dans mon mémoire de DEA, publié sur la toile).

 

Jusqu’au communisme, avant leur prise de pouvoir dans les chaires d’histoire, en 1945, tous les historiens bretons ont résisté au pouvoir de Paris. Comme ils l’ont pu : c’est-à-dire en composant avec la censure, et en n’écrivant, pour certains d’entre eux, que ce qu’ils pouvaient dire, et non ce qu’ils savaient.

LE FALSIFICATEUR EN CHEF : ERNEST LAVISSE. Lavisse était probablement un brave homme, un patriote français bon teint. Ce n’est pas ce qui lui est reproché ici. Ce n’est pas à lui qu’on en veut d’avoir falsifié l’histoire. Il n’est qu’un instrument du pouvoir, et il a très probablement été de bonne foi. il peut paraître à certaines personnes, pour réunir les populations, de leur mentir. Et il est vrai qu’il existe des mensonges pieux. Je ne pratique ce grand art que d’une manière exceptionnelle. mais tous ceux qui le font ne sont pas de mauvaise foi : l’enfer est pavé de bonnes intentions – dit-on. ll m’est arrivé, plus d’une fois, de ne pas révéler à des malades les maladies fatales dont ils allaient mourir, sans nuire jamais aux traitements qu’il fallait leur appliquer. La raison : préserver leur psychisme, qui ne l’aurait pas supporté; ce sont les seuls cas dans lesquels j’ai menti dans ma vie. 

Après l’instauration de l’éducation obligatoire, laïque etgratuite, il faut mettre à la disposition des écoliers des instruments dans lesquels ils pourront apprendre. Pour l’histoire, on s’adresse à Ernest Lavisse. L’homme est remarquable, doué d’un savoir immense.

Mais, à cause de son savoir et de son autorité, il va faire entrer dans nos cervelles vulnérables, le poison qui va nous décerveler. Voici des mensonges gravissimes qui vont nous décerveler, car nous allons les apprendre par coeur, sous peine d’être punis :

  • « En ce temps là, la France s’appelait la GAULE : FAUX. La GAULE est un simple espace géographique, désigné sous ce nom par les Romains, de la même manière que l’on parle de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe. 
  • Les ancêtres des Français sont le Gaulois : stupide. les Français, au fils des siècles, mais très tardivement, sont devenus un peuple, une nation. Les Gaulois sont un amalgame de peuples – une bonne trentaine -, vivant côte à côte
  • La naissance de la France : Clovis. Faux … Clovis n’est que le roi des Francs Saliens, une petite peuplade située dans l’actuelle belgique. Ses conquêtes militaires, importantes, font de lui un chef de talent, non un roi de France.

LES MAÎTRES D’OEUVRE : LA BONNE REPUBLIQUE DES DOIGTS DE L’HOMME, et ses « ministres ».

LES ESCLAVES DE TERRAIN : LES INSTITUTEURS ET LES PROFESSEURS.

L’intoxication mentale de la Bretagne débute dès 1789. 

. LES COMPLICES QUI ONT COLLABORE EN BRETAGNE A LAVER LES CERVEAUX DES PETITS BRETONS (dont je fus).

Les prétendus « élus » inscrits par le pouvoir et payés pour se taire.

LES DOCTEURS ET LES « AGREGES » DE L’UNIVERSITE. Précisons d’emblée un point important : tous ne sont pas vendus au pouvoir, il en est même de très respectables. Il en existe même, malgré la pesanteur communiste, qui ont réussi à faire de bonnes thèses, même si elles ne sont utiles à peu près à rien pour apprendre aux jeunes Bretons les manipulations dont ils ont été les victimes. (Lepage, Le Moal ….) J’ai cité ces thèses, je les ai analysées, même si l’université bretonne – comme les « merdias » vendus et achetés – interdit à ses élèves et à ses journalistes de citer aucun de mes articles : procédé infantile, qui relève de la classe même pas maternelle : de l’âge du biberon.

Ce que les « hystoryens » communistes ont apporté aux jeunes Bretons ? La même chose que leurs prédécesseurs ou contemporains sous Mao et sous Staline : LE SACCAGE DE LEUR HISTOIRE NATIONALE, plusieurs dizaines d’années durant. Toute l’histoire était en place avant l’arrivée des communistes dans les chaires d’histoire en Bretagne : Bouchart, d’Argentré, Lobineau, Morice, La Borderie, Pocquet du Haut-Jussé, Dupuy ….. surtout, l’immense Planiol, avaient fait un travail remarquable, même s’il y a eu de nouveaux acquis, notamment par mes propres recherches (n’en déplaise à mes aimables ennemis, dont la mauvaise foi est pour moi une distraction, chaque fois qu’ils me critiquent). Sans compter des thèses remarquables et rares, que j’ai le bonheur de posséder, parce que je les ai recherchées avec soin chez les vieux libraires, les bouquinistes (Rébillon, Le Moy, Bonvallet, etc.). Honnêteté, intégrité absolue, tout cela appuyé sur des sources indiscutables, telles étaient les qualités de ces historiens. Ce sont des instruments de travail qui ne permettent pas de mentir.
Les communistes ont tout détruit, tout falsifié. Volontairement. 
 
 
Ignares et prétentieux avec cela : faisons table rase du passé, disent-ils. Un total décervelage, pour ne dire que cela : nos ancêtres n’existent pas, ils n’ont d’histoire, ils n’ont pas créé de civilisations, ni inventé l’écriture, ni les arts, ni les religions, ni écrit d’oeuvres littéraires ou poétiques : de véritables bêêêêtes. L’histoire commence, pour eux, en 1789, voire en 1917, deux « révolutions » totalitaires qui ont entraîné des dégâts colossaux, en France et surtout en Russie et en Chine : plusieurs dizaines de millions de victimes innocentes, des régimes abominables, pire que le nazisme, mais non encore jugés. Aucune lecture des auteurs non communistes, aucune connaissance de l’histoire du monde, bref, un vide intellectuel sidéral. Ces gens ne savent pas qu’il y a eu un Etat breton, que la monarchie bretonne gouvernait avec sagesse et pondération, et d’une manière largement consensuelle – même si la Bretagne n’était pas un paradis, ce qui n’a jamais été mon opinion ! -,  que notre législation était largement plus avancée que celle de la France. Etc. Surtout, ils persévèrent, même en 2019, à diffuser l’idée sotte que nous étions des sujets, des vassaux de la France, notre ennemi millénaire. Et que … nous sommes tombés amoureux de la France, que nous avons contracté avec ce pays un mariage d’amour (incroyable mais vrai), d’où notre dissolution dans ce merveilleux pays ! Ils n’ont pas encore compris – et refusent absolument de comprendre -, que l’imposture de 1532 fut une annexion. Ils ignorent qu’après négociations avec les collabos du temps (des Déserts, premier magistrat de Bretagne, mis en place par l’occupant et quelques autres), le roi-forban François Ier s’est transporté en Bretagne avec sa cour, 10 000 chevaux, plusieurs milliers de soldats, que les armées françaises ayant entouré Vannes, un texte décrétant l’annexion du pays a été lu devant les députés apeurés, sans aucun vote de leur part, et que la prétendue « Union de la Bretagne à la France » n’est en aucun cas un traité librement discuté, mais une monstrueuse imposture imposée par la force, l’achat des consciences, la manipulation, la PEUR. Ils ne savent pas ce qu’est une nation, et ne savent RIEN de ce qui constitue la souveraineté d’un pays.  Lisez, sous la plume de Louis Mélennec : « Je t’aime moi non plus » :   http://blog-louis-melennec.fr/2016/02/ Pire : ils ne savent pas que les NATIONS sont consubstantielles à la vie humaine en société, et existent – au minimum – depuis l’antiquité : voir les cités-nations-Etats de la Mésopotamie, de la Grèce, et de bien d’autres lieux.  Le peuple breton est identifié par Jules César – en détail -, et décrit par les auteurs antiques dès avant notre ère. La nation bretonne n’est pas une création des « folkloristes » du 19ème siècle ! Pour eux, elle n’existe toujours pas ! Dramatique, époustouflant, risible, scandaleux. Des eunuques de l’histoire, comme les « parlementaires » sont des eunuques de la politique.
Mais l’intoxication mentale n’opère plus. L’enseignement de l’histoire leur échappe désormais, ainsi qu’au « ministère dit « de l’éducation nationale », sis à Paris, rue de Grenelle. Elle se fait par Internet. Tous s’y mettent, même s’il y a encore des erreurs nombreuses. L’un de ces bienheureux auteurs communistes écrit dans l’un de ses livres, que la nation bretonne est une fiction fabriquée par l’entourage ducal, au moyen-âge, pour mieux exploiter les pauvres et les débiles de l’esprit, en leur faisant croire qu’ils appartiennent à un même peuple, ce qui permet de les manipuler et de les exploiter : serait-ce donc, avant Marx, l’invention par nos Ducs souverains d’une forme de capitalisme exploiteur avant la lettre ? Cocasse, rigolo, mais idiot : c’est ainsi qu’un « hystoryen » connu par sa production exubérante – non pas des kilomètres carrés, mais des kilomètres cubes, disent ses ennemis – sabre toute son oeuvre, même si tout ce qu’il écrit n’est pas à jeter à la poubelle. Pour vous amuser, identifiez-le. On pourra dire que si l’histoire se répète souvent, ici, elle se venge ! Ce dont je me réjouis. (Je vous mets sur la piste : il a publié, en 1999, un pamphlet violent sur Anne de Bretagne, dans lequel il projette sa propre haine sur le personnage de notre héroïne nationale : un exercice qui aurait pu être destructeur, car certains lecteurs l’ont cru, et certains journalistes ont diffusé cette image à Paris, par exemple dans le Figaro, sous la plume de Leroy Ladurie, ravi de l’aubaine de pouvoir casser du sucre sur le dos des Bretons, comme le journal l’Immonde et médiapart, pour les articles de l’honorable Françoise Morvan, aujourd’hui en fuite – à ce qu’on dit). 
Mes principaux articles sur la nation a été piratés, mais ils ont été sauvegardés par des jeunes bretons; je les republierai en entier, dès que le temps le permettra : à défaut, lisez « Nation française, nation bretonne », déjà reconstitué : http://blog-louis-melennec.fr/2008/08/30/la-fumisterie-de-1789-2500-ans-avant-jesus-christ-les-elites-et-la-nation-atheniennes-enoncent-les-droits-de-lhomme-et-les-me http://melennec.info/theorie-des-nations-par-louis-melennec/
Personne n’ose plus contester que la Bretagne ait été colonisée, dès après la mort d’Anne de Bretagne, en 1514, et cruellement asservie et eclavagisée après l’inommable « révolution » dite des droits de l’homme, rebaptisée « des non-droits de l’homme » – concept dont je revendique d’être l’auteur. Cette époque de décervelage n’est pas finie, elle n’est n’est pas révolue entièrement : un concentré de tout cela se trouve dans « l’exposition » sur ANNE DE BRETAGNE à Nantes, en 2007, dont j’ai publié plusieurs compte-rendus, et dans le « catalogue » luxueux, imprimé à nos frais, et qui contient un ramassis de chroniques insipides et bêbêtes sur Anne de Bretagne – notamment celles de Didier Le Fur, aujourd’hui glorifié par des « critiques » ignares en histoire, pour son admiration inconditionnelle de François Ier, l’un des plus mauvais rois que la France ait eu à subir. A dire vrai, une crapule, une nullité, qui n’a jamais gouverné par lui-même, cruel, sot, inculte, prétentieux, devant qui tous tremblaient presqu’autant que devant Louis XI, car ils tenaient à ce que leur tête ne soit pas séparée de leur corps. Sa mère, Louise de Savoie était bien pire que lui, car elle était intelligente, et perverse de surcroît. (Peu nous importe qu’elle ait, en plus, été une p….. : chacun fait usage de sa propre viande comme il le peut, fût-elle avariée). http://louis-melennec.fr/2014/10/10/comment-lodieux-nationalisme-francais-criminel-destructeur-des-civilisations-des-pays-des-cerveaux-a-reussi-a-transformer-les-timid
 
J’accuse les « hystoryens » communistes d’avoir trompé notre jeunesse bretonne, pendant plusieurs dizaines d’années, laquelle jeunesse a ingurgité toutes leurs sottises, et a du mal à s’en défaire. Mais un travail se fait sur le terrain, et avance sacrément ! » Ne désespérez pas : M.M. Mélenchon et Asselineau, qui ont parlé si mal des Bretons, et insulté leur drapeau, sont REEDUQUES : ils sont maintenant au courant qu’il y a eu une SHOAH BRETONNE, et n’osent plus rien vomir sur les Bretons. Sur la croix, le Christ a dit : pardonnez leur, seigneur : ils ne savent pas ce qu’ils font . Je dis, quant à moi, s’agissant de ces deux compères : Pardonnons leur : ils ne savaient pas ce qu’ils disaient. Notre bonne France des non droits de l’homme ayant lavé leurs cerveaux à eux aussi, ils doivent bénéficier de circonstances atténuantes. Après avoir été déformés, les voila informés : mais je ne les lâche pas, je surveille leurs progrès. Nous les verrons un jour à genoux, demandant pardon : nous aviserons alors, ce que nous devons faire. Peut-être, le jour que leur pays aura été entièrement détruit par les brêles qui gouvernent les malheureux Français, demanderont-il asile en Bretagne. S’ils sont récupérables, nous examinerons leur requête avec compassion.

COMMENT ON ECRIT L’HISTOIRE » CONVENABLE » AU PAYS DES DROITS DE L’HOMME : EN SACRIFIANT TOUT A LA HIERARCHIE EN PLACE, ET A SA PROPRE CARRIERE.

Par quelle opération maléfique la France a-t-elle pu transformer les atrocités commises en 1789 et durant les années suivantes, en des exploits glorieux, célébrés par des » universitaires » que l’ont croyait honnêtes, mais qui se sont révélés d’authentiques idéologues menteurs, manipulateurs, ou, si l’on veut être plus indulgents à leur égard, manipulés eux-mêmes, en tous cas inintelligents ?

La » mécanique « , pour être agréé comme » historien » patenté par le système en place, qui détient le pouvoir à un moment donné, est admirablement décrite dans un ouvrage bien écrit, par deux historiens qui, précisément, en font partie :

» Pour franchir les degrés de la pyramide, il faut satisfaire à des rites de passage : l’agrégation, la thèse de troisième cycle, le thèse de doctorat, ensuite, publier des travaux » remarqués » (c’est à dire conforme à l’idéologie dominante). L’auteur de ces travaux leur dénie toute valeur en eux-mêmes, et ne leur reconnaît qu’une seule fonction : ils permettent seulement QUE JOUE LA COOPTATION PAR LE HAUT. L’exercice de celle-ci appartient à UN PETIT NOMBRE DE MAÎTRES DE LA CORPORATION ……. De véritables propriétés se définissent en histoire, imposant à chaque chercheur de se » domicilier » dans un secteur précis. Les RAPPORTS DE POUVOIR entre historiens ont ainsi une influence directe sur le configuration du savoir historique …. »

Ce n’est évidemment pas le public ( = les lecteurs des livres d’histoire) qui influe sur la qualité, la valeur, la véracité des travaux de l’historien : ce sont les mandarins qui détiennent le pouvoir dans les milieux fermés de l’ « Histoire »- en premier lieu ceux qui enseignent dans les facultés, ceux qui dirigent et composent les comités de rédactions des revues, ceux qui dirigent les collections chez les éditeurs connus -, qui commandent et imposent le discours qu’il est CONVENABLE de tenir :

» Ce sont les pairs qui apprécient la » conformité » du produit aux » lois du milieu « , avant de lui conférer le label de la corporation, et de permettre à son auteur d’accéder au rang de locuteur habilité « .

(Guy BOURDE et Hervé MARTIN, Les Ecoles historiques, Paris, 1983 et 1997, Editions du Seuil, pages 352 et suivantes).

Je confirme, en ma qualité d’ancien universitaire, que cela est vrai : manier la brosse à reluire avec talent et assiduité, ne pas s’écarter du discours convenu et convenable, sont des conditions indispensables pour accéder à la carrière, et pour gravir les barreaux de l’échelle. La médiocrité intellectuelle, dans cette sorte d’exercice, est un atout souvent considérable, la « hiérarchie » étant par là assurée, en accueillant en son sein préférentiellement cette sorte de personnages, de ne pas introduire dans le » système » des concurrents dangereux. C’est ainsi que la carrière de Reynald SECHER fut massacrée avant que d’être commencée. Il en fut prévenu par son maître le professeur MEYER., avant même de soutenir sa thèse en Sorbonne. Cet homme honnête et droit ne pouvait se plier à ces règles hypocrites. Il en a beaucoup souffert, ayant une réelle vocation d’universitaire, et l’espérance de rendre de grands services à ses futurs élèves. Qu’il se console, s’il le peut : pour les gens intègres, il est UN HISTORIEN MAJUSCULE. Ceux qui se sont opposés à ses travaux, et qui l’ont persécuté, SONT DES NAINS. Il est tout de même effrayant, lecteurs qui n’avez jamais soupçonné cela, que des êtres humains tombent plus bas que la bassesse imaginable : massacrer la carrière d’un historien jeune et brillant PARCE QU’IL A OSE DIRE LA VERITE ! Le jour ou j’aurai le temps – ou le désir -, de raconter ma vie, j’aurai maintes histoires à raconter sur la matière, car, étant de ceux qui ont apporté quelques idées, inventé quelques concepts dans les disciplines que j’ai exercées, on se doute que je connais par coeur ce milieu souvent putride, que j’ai côtoyé un certain nombre d’années, avant de lui tourner définitivement le dos. Parmi les procédés méprisables utilisés par ceux qui détiennent la » bonne parole » : la fermeture à quadruple tour des revues » orthodoxes » pour ceux qui professent des opinions » dissidentes « ; l’interdiction de prendre la parole dans les congrès et colloques; l’exclusion péremptoire des comités de rédaction; l’exclusion des médias » dominants « . En bref : l’impossibilité de s’exprimer NULLE PART, une » neutralisation » stricte, voire la diabolisation. Le plus ridicule et le plus mesquin : ignorer lesdits auteurs » dissidents » dans la bibliographie qui clôt les articles, les livres, les communications de ceux qui tiennent le » système » : on ne cite ni leurs noms ni leurs travaux, on fait comme s’ils n’existaient pas : voila à quoi on s’abaisse, car à dire vrai, lorsqu’on est minable dans sa tête, on n’a aucune peine à utiliser des procédés minables, on est même condamné à le faire. Ceux qui sont payés avec les deniers des contribuables, se comportent ainsi, très souvent, d’une manière lamentable. Mais tôt ou tard, ILS SONT BALAYES, car la vérité ne peut être brimée indéfiniment. C’est ce à quoi nous assistons en Bretagne, le discours historique ayant cessé d’être la propriété des héritiers du totalitarisme.

Quant à moi, ayant très jeune fait le diagnostic précis de ces procédés mesquins, leurs tenants et leurs aboutissants, pour en avoir subi les effets pendant quelques années, et ayant réalisé qu’ils procédaient de sentiments bas, j’ai pris rapidement le parti de ne plus jamais fréquenter leurs réunions, de me moquer joyeusement de ceux qui les pratiquent, de me payer leur tête et de les rendre ridicules, sans qu’ils puissent m’atteindre jamais : mon parcours a été très varié, très riche, et m’a mis en contact avec des milieux plus qu’intéressants, dont ils ne soupçonnent pas même l’existence. Sans jamais changer ma manière d’être, depuis mon départ de Bretagne, à 18 ans. Et sans jamais cesser de dire ce que j’avais à dire, comme on s’en est aperçu. Cela m’a valu quelques ennemis, beaucoup d’adversaires, mais, dans la distance, une grande estime de la part de beaucoup de gens.

C’est ainsi, je l’ai dit un grand nombre de fois, que fut écrite » l’histoire » de la Bretagne : fausse et falsifiée, non pas certes en totalité, mais sur des points essentiels, selon ce que les scribes qui falsifiaient cette histoire attendaient de leur complaisance, en récompense de la part de ceux qui détenaient le pouvoir, ou emportés par leurs fantasmes : les jacobins de Paris, centralisateurs à outrance, puis les marxistes, qui ont eu le vent en poupe jusqu’à leur destruction finale …. (Voir Mélennec, Mémoire de DEA, publié dans la site Errances, le trajet de nos grands historiens, qui ont dû » composer » avec le système, avec habileté, mais sans jamais sacrifier leur honneur de Bretons, au moins jusqu’à la Borderie. Et encore, sur la perversité du » système » qui détient le pouvoir en Bretagne).

Mes mémoires, si j’ai le temps de les écrire, fourmilleront d’anecdotes savoureuses, car je crois avoir vécu cinq vies au moins en une seule. Et, comme le dit le fabuliste, quiconque a beaucoup vécu, a beaucoup vu et beaucoup compris.

(Extraits du blog de Louis Mélennec).

En savoir plus : https://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/news/comment-ecrire-une-histoire-convenable/

CE QUE LES « HYSTORYENS » COMMUNISTES ONT APPORTE AUX JEUNES BRETONS : LE SACCAGE DE LEUR HISTOIRE NATIONALE, plusieurs dizaines d’années durant.

 

(Extraits du blog de Louis Mélennec).

Toute l’histoire était en place avant l’arrivée des communistes dans les chaires d’histoire en Bretagne : Lobineau, Morice, La Borderie, Pocquet du Haut-Jussé, Dupuy, surtout l’immense Planiol, avaient fait un travail remarquable – même s’il y a eu de nouveaux acquis, notamment par mes propres recherches (n’en déplaise à mes aimables ennemis, dont la mauvaise foi est pour moi une distraction). Sans compter des thèses remarquables et rares, que j’ai le bonheur de posséder (Rébillon, Le Moy, Bonvallet, etc.). Honnêteté, intégrité absolue, tout cela appuyé sur des sources indiscutables, telles étaient les qualités de ces historiens.

Les communistes ont tout détruit, tout falsifié.

http://louis-melennec.fr/2016/10/02/lhistoire-de-bretagne-est-desormais-remise-daplomb-il-est-temps-de-siffler-la-fin-de-la-recreation/

Ignares et prétentieux avec cela : faisons table rase du passé, disent-ils. Un total décervelage, pour ne dire que cela : nos ancêtres n’existent pas, ils n’ont d’histoire, ils n’ont pas créé de civilisations, ni inventé l’écriture, ni les arts, ni les religions, ni écrit d’oeuvres littéraires ou poétiques : de véritables bêêêêtes. L’histoire commence, pour eux, en 1789, voire en 1917, deux « révolutions » totalitaires qui ont entraîné des dégâts colossaux, en France et surtout en Russie et en Chine : plusieurs dizaines de millions de victimes innocentes, un régime abominable, pire que le nazisme, mais non encore jugé. Aucune lecture pour ces gens-là des auteurs non communistes, aucune connaissance de l’histoire du monde, bref, un vide intellectuel sidéral.

Les « hystoryens » communistes bretons, qui commencent leurs humanités en 1789, ne savent donc pas qu’il y a eu un Etat breton, que la monarchie bretonne gouvernait avec sagesse et modération, et d’une manière largement consensuelle – même si la Bretagne n’était pas un paradis, ce qui n’a jamais été mon opinion ! -, que notre législation était plus avancée que celle de la France. Etc.
Surtout, ils persévèrent à diffuser l’idée sotte que nous étions des sujets, des vassaux de la France, notre ennemi millénaire. Et que … nous sommes tombés amoureux de ce pays, que nous avons contracté avec ce pays un mariage d’amour (incroyable mais vrai), d’où notre dissolution et notre engloutissement dans ce merveilleux éden !
Ils n’ont pas encore compris – et refusent absolument de comprendre -, que l’imposture de 1532 fut une annexion, les armées françaises ayant entouré Vannes, imposée par la force, l’achat des consciences, la manipulation, la PEUR.

Ils ne savent pas ce qu’est une nation, et ne savent RIEN de ce qui constitue la souveraineté d’un pays.

Lisez, sous la plume de Louis Mélennec : « Je t’aime moi non plus » :

http://blog-louis-melennec.fr/2016/02/

Pire : ils ne savent pas que les NATIONS sont consubstantielles à la vie humaine en société, et existent – au minimum – depuis l’antiquité : voir les cités-nations-Etats de la Mésopotamie, de la Grèce, et de bien d’autres lieux.

Le peuple breton est identifié par Jules César – en détail -, et décrit par les auteurs antiques dès avant notre ère. La nation bretonne n’est pas une création des « folkloristes » du 19ème siècle ! Pour eux, elle n’existe toujours pas ! Dramatique, époustouflant, risible.

Mais l’intoxication mentale n’opère plus. L’enseignement de l’histoire leur échappe désormais, ainsi qu’au « ministère dit de l’éducation nationale », sis à Paris, rue de Grenelle. Elle se fait maintenant par Internet. Tous s’y mettent, même s’il y a encore des erreurs nombreuses.

L’un de ces bienheureux auteurs communistes écrit dans l’un de ses livres, que la nation bretonne est une fiction fabriquée par l’entourage ducal, au moyen-âge, pour mieux exploiter les pauvres et les débiles de l’esprit, en leur faisant croire qu’ils appartiennent à un même peuple, ce qui permet de les manipuler et de les exploiter : serait-ce donc, avant Marx, l’invention par nos Ducs souverains d’une forme de capitalisme exploiteur avant la lettre ? Cocasse, rigolo, mais idiot : c’est ainsi qu’un « hystoryen » connu par sa production exubérante – non pas par kilomètres carrés, mais par kilomètres cubes, disent ses ennemis – sabre toute son oeuvre, même si tout ce qu’il écrit n’est pas à jeter à la poubelle. Pour vous amuser, identifiez-le. On pourra dire que si l’histoire se répète souvent, ici, elle se venge ! Ce dont je me réjouis. (Je vous mets sur la piste : il a publié, en 1999, un pamphlet violent sur Anne de Bretagne, dans lequel il projette sa propre haine sur le personnage de notre héroïne nationale : un exercice qui aurait pu être destructeur, car certains lecteurs l’ont cru, et certains journalistes ont diffusé cette image à Paris, par exemple dans le Figaro, sous la plume de Leroy Ladurie, ravi de l’aubaine de pouvoir casser du sucre sur le dos des Bretons, comme le journal l’Immonde et médiapart, pour les articles de l’honorable Françoise Morvan, aujourd’hui en fuite – à ce qu’on dit).

Mes principaux articles sur la nation ont été piratés, mais ils ont été sauvegardés par des jeunes bretons; je le publierai à nouveau, en entier, dès que le temps le permettra : à défaut, lisez « Nation française, nation bretonne », déjà reconstitué :

http://blog-louis-melennec.fr/2008/08/30/la-fumisterie-de-1789-2500-ans-avant-jesus-christ-les-elites-et-la-nation-atheniennes-enoncent-les-droits-de-lhomme-et-les-me

http://melennec.info/theorie-des-nations-par-louis-melennec/

Personne n’ose plus contester que la Bretagne ait été colonisée, dès après la mort d’Anne de Bretagne, en 1514, et cruellement asservie et esclavagisée après l’innommable « révolution » dite des droits de l’homme, rebaptisée « des non-droits de l’homme » – concept dont je revendique d’être l’auteur.

Cette époque de décervelage n’est pas finie, elle n’est n’est pas révolue entièrement : un concentré de tout cela se trouve dans « l’exposition » sur ANNE DE BRETAGNE à Nantes, en 2007, dont j’ai publié plusieurs compte-rendus, et dans le « catalogue » luxueux, imprimé à nos frais, et qui contient un ramassis de chroniques insipides et bêbêtes sur Anne de Bretagne – notamment celles de Didier Le Fur, aujourd’hui glorifié par des « critiques » ignares en histoire, pour son admiration inconditionnelle de François Ier, l’un des rois les plus lamentables que la France ait eu à subir. A dire vrai, une crapule, une nullité, qui n’a jamais gouverné par lui-même, cruel, sot, inculte, prétentieux, devant qui tous tremblaient presqu’autant que devant Louis XI, car ils tenaient à ce que leur tête ne soit pas séparée de leur corps. Sa mère, Louise de Savoie était bien pire que lui, car elle était intelligente, et perverse de surcroît. (Peu nous importe qu’elle ait, en plus, été une p….. : chacun fait usage de sa propre viande comme il le peut, fût-elle avariée).
http://louis-melennec.fr/2014/10/10/comment-lodieux-nationalisme-francais-criminel-destructeur-des-civilisations-des-pays-des-cerveaux-a-reussi-a-transformer-les-timid
J’accuse les « hystoryens » communistes d’avoir trompé notre jeunesse bretonne, pendant plusieurs dizaines d’années, laquelle, soumise à un véritable lavage de cerveaux, a ingurgité toutes leurs sottises, et qui a du mal à s’en défaire.
Mais un travail se fait sur le terrain, et avance sacrément ! »
Ne désespérez pas : M.M. Mélenchon et Asselineau, qui ont parlé si mal des Bretons, et insulté leur drapeau, sont REEDUQUES : ils sont maintenant au courant qu’il y a eu une SHOAH BRETONNE, et n’osent plus rien vomir sur les Bretons. Sur la croix, le Christ a dit : pardonnez leur, seigneur : ils ne savent pas ce qu’ils font . Je dis, quant à moi, s’agissant de ces deux compères : Pardonnons leur : ils ne savaient pas ce qu’ils disaient. Notre bonne France des droits de l’homme ayant lavé leurs cerveaux à eux aussi, ils doivent bénéficier de circonstances atténuantes.
Les voila informés : mais je ne les lâche pas, je surveille leurs progrès. Nous les verrons un jour à genoux, demandant pardon : nous aviserons alors, ce que nous devons faire.

Peut-être, le jour que leur pays aura été entièrement détruit par les brêles qui gouvernent les malheureux Français, demanderont-il asile en Bretagne. S’ils sont récupérables, nous examinerons leur requête avec compassion.

LOUIS MELENNEC, dit « le bon docteur ».

Nota bene. Wikipédiouse – alias Wikimerdia -, assaillie de toutes parts par des lecteurs bretons furibonds, a fait précéder TOUS les « articles » consacrés à l’histoire de la Bretagne, telle que retranscrite et « corrigée » par ces experts en sottises et en ignorance, maintenant estampillés de mentions telles que : « cet article ne cite pas ses références », ou « cet article doit être réécrit dans son entier », etc.
Un naufrage total et absolu. Du moins pour ce qui concerne l’histoire de la Bretagne. (Pour le reste, il y a évidemment de bons textes, mais ils sont composés par d’autres experts que ceux-ci, qui ne ressemblent à rien d’autre).
Un lecteur m’écrit : « n’importe que IDIOT peut devenir administrateur de Wikipédouse ». Vrai : on s’en était aperçu.
Consolez-vous, Marion Sigaut : riez de ces malappris, ces grossiers, ou méprisez-les, à votre gré.
Votre toujours bon Docteur.

 

 

BERNARD POIGNANT, L’INCROYABLE « AGREGE » EN HISTOIRE, ET LES DROITS DE L’HOMME ! Comme le disait le bon commandant Guillaume, breton flamboyant, un ami qui m’a reçu souvent dans ses émissions – du temps où je n’étais pas encore inscrit sur une liste noire -, et qui servit de modèle au cinéaste Schoendoerffer dans son fameux film LE CRABE TAMBOUR : « AGREGE ? LUI ? C’EST A SE LA MORDRE ! » (sic !).

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Je dois à votre site BRETAIGNE BRETAGNE, si remarquablement documenté, de connaître cette incroyable citation de Bernard POIGNANT, ancien maire de Quimper, aujourd’hui définitivement tombé dans les oubliettes du ridicule :

« Être Breton ? “A quoi peut-on se référer ? Personnellement mon texte premier dans la vie politique est la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Elle a valeur universelle et non identitaire !”

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Encore un agrégé qui ne sait rien, un agrégé-ignare : on en a fabriqué des dizaines depuis l’invasion des chaires d’histoire par les COMMUNISTES, après la deuxième guerre mondiale.

LA PRETENDUE DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME, publiée en France en 1789, est une IMPOSTURE.

Ce texte, dont il faut reconnaître qu’il est remarquablement rédigé, est un attrape-nigauds. La France s’est servie de ce mensonge grossier pour tromper ses propres citoyens, et pour faire accroire aux pays naïfs qu’elle a inventé les droits de l’homme, mieux encore : qu’elle A APPORTE LA LIBERTE AU MONDE !!! incroyable mais VRAI. On me l’a appris à l’école, je témoigne donc.
Or, ce texte N’A JAMAIS ETE APPLIQUE EN FRANCE, encore moins sous M. MACRON. A quoi croyez-vous que servent vos « députés » et vos « sénateurs » – surtout les « Bretons » -, qui obéissent aux injonctions du pouvoir, à peine de n’être pas réélus (confere : l’affaire de Nantes, en 2014). Comment fonctionnent les merdias bretons ? Comment votre actuel président de la « république » a t-il été élu ?

Il est nécessaire, une fois de plus, de remettre l’envers à l’endroit.

EXTRAITS DE L’HISTOIRE DE LA BRETAGNE POUR LES NULS ET LES COLLABOS. LES DROITS DE LA FEMME ET LES DROITS DE L’HOMME : LES BRETONS ONT TRES LARGEMENT PRECEDE LES FRANCAIS.

« Les Bretons auraient souscrit aux idéaux de la révolution ?  Quelle invraisemblable sottise ! Les Bretons non seulement n’adhèrent pas à des idéaux qui leur seraient apportés du dehors, ils ont construit les leurs bien avant les Français. Et cela remonte à loin ! On peut les suivre dès l’antiquité.

Dans la grande Ile de Bretagne : rigueur, morale de l’honneur, haine du mensonge et de l’hypocrisie (Guyonvarc’h et Leroux, page 144). La femme bretonne, nous l’avons dit, est l’égale de l’homme dès avant le christianisme. La littérature bretonne, très idéaliste, a ensemencé toute l’Europe du moyen-âge (Arthur, Lancelot, Mélusine, Tristan et Iseult deviennent des symboles pour l’Europe … )(43). L’immense juriste breton Marcel Planiol, grand spécialiste de nos institutions, a écrit que le droit médiéval breton, imprégné du respect de l’être humain, contient en germe ce que l’on a appelé des siècles plus tard les droits de l’homme (44). Je confirme cette analyse.

En 1675, répondant aux massacres français d’une barbarie inouïe, des hommes simples, de Basse-Bretagne, à quelques kilomètres de mon lieu de naissance, élaborent le CODE BRETON, que d’aucuns présentent comme l’ancêtre de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 – avec il est vrai une certaine exagération : ils ne préconisent pas l’abolition de la noblesse par l’assassinat, comme le feront les Français en 1789, mais la fusion des classes sociales par les mariages et la bonne entente des hommes et des femmes qui composent la société. La chapelle Notre Dame de Tréminou est au centre du pays Bigouden : on voit que j’ai été à bonne école, et que je m’efforce d’être digne de ces glorieux ancêtres.

Sur un autre plan, dans des REMONTRANCES très sévères, tout au long du 18ème siècle, le Parlement de Bretagne sermonne le roi de France, pour lui rappeler les principes sacrés qu’un souverain digne de l’être doit respecter, et ce que sont les droits de la Bretagne et des êtres humains, notamment en matière de justice (44 bis). Ils ont l’audace de lui donner des leçons de bonne gouvernance, de lui expliquer ce qu’est un roi, et les bornes qu’il n’est pas autorisé à franchir (45) ! Si les Bretons avaient été entendus, il n’y aurait pas eu ces abominables massacres que les Français glorifient sous l’appellation ridicule de « révolution universelle ».

L’orgueil et le narcissisme national breton, les propos très dévalorisants à l’égard de la France apparaissent partout, du haut moyen âge à 1789 : on ne voit pas comment ce peuple irait chercher ses modèles chez son ennemi, alors qu’il joue un rôle moteur dans le combat contre l’arbitraire royal français ! Fait capital pour ceux qui nous lisent : les admonestations des Bretons au roi de France, exprimées principalement par le Parlement de Bretagne, énoncent très clairement, des dizaines d’années en avance sur ce qu’on dénomme « les idéaux de la révolution ». Ce que dira la Déclaration universelle des droits de l’homme, est quasi-entièrement contenu dans les remontrances de nos parlementaires, qui affirment avec une clarté lumineuse les plus importants de ces principes universels, notamment en matière de Justice, que la France, toujours dernière, prétend avoir inventés !

Impossible à croire ? Qu’on se réfère aux citations ci dessous, qui sont irréfragables ! (45bis). C’est là l’une des plus grandes impostures commises par la France. Plusieurs dizaines d’années avant la prétendue « révolution » de 1789, les idées qui agitent la Bretagne des intellectuels et des gens cultivés, sont d’une extrême modernité. Le comte Caradeuc de la Chalotais, procureur général des Etats de Bretagne, ennemi juré de la dictature et de l’obscurantisme du haut clergé, célèbre dans tout le royaume de France, qui se reconnait en lui, préconise des réformes très en avance sur celles de 1789 (46 bis).

Les Bretons, ce peuple de demeurés et de ploucs, précurseurs des principes universels des droits de l’homme, avant la France ? C’est ce dont on va avoir la preuve en se reportant à la note ci dessous (45bis), qui va surprendre beaucoup de lecteurs.
De nombreuse années avant la « déclaration universelle de droits de l’homme », les Bretons ont proclamé haut et forts les droits fondamentaux de la personne humaine, par le canal très officiel du Parlement de Bretagne. Nous apportons ici une contribution majeure à l’histoire.
Aussi, en 1789, en arrivant à Paris, les Bretons apportent-ils dans leurs bagages leurs idées de Liberté et de lutte contre l’arbitraire (46). L’évêque de Dol fort peu porté aux compliments inutiles, est reçu très fraichement par le roi Louis XVI, car il a dénoncé sans détours le luxe scandaleux de la cour, et la corruption de son entourage (47). Pendant tout le siècle, avec une pugnacité exceptionnelle, les Bretons ont joué un rôle important, par leurs relations avec les autres parlements du royaume, pour contrarier le pouvoir arbitraire de PARIS, pour insuffler l’esprit de résistance (48). Ils sont des précurseurs, en aucun cas des suiveurs. En matière de droits de l’homme – qu’on lise bien ceci, et qu’on le répète partout : LES BRETONS PRECEDENT LES FRANCAIS, et sont de ceux qui leur ont montré le chemin; ils n’ont cessé d’agir dans ce sens, pendant tout le siècle qui a précédé la prétendue révolution, par leurs actes, par leurs écrits, par le rôle dominant qui a été le leur dans l’agitation parlementaire des provinces françaises, et leur opposition jamais lassée contre le pouvoir arbitraire monarchique.

Tous savent que la célèbre nuit du 4 août, au cours de laquelle l’Assemblée nationale, présidée par le breton Isaac Le Chapelier, abolit les privilèges du clergé et de la noblesse, est largement le fruit des travaux du Club breton, qui réunit nos députés, délégués aux Etats généraux, et de l’esprit de Liberté que notre pays y apporte (49). Leur détermination fut communicative. Les Bretons, d’ailleurs, ont longuement à déférer à la convocation royale aux Etats généraux de Paris, qui sont ceux d’un Etat étranger, non le leur; ils n’y ont été présents que parce qu’il vaut mieux être présents qu’absents (50). »

Et dire que tout ceci aurait pu n’être jamais connu ! On en ressent un froid glacial dans le dos !

Doit on instaurer une procédure de dégradation universitaire pour les agrégés ignares, qui ont trompé par leurs fadaises des générations entières de jeunes Bretons ? Le problème est posé.

DOCTEUR LOUIS MELENNEC, historien de la Bretagne.

POUR EN SAVOIR PLUS, LIRE : HISTOIRE DE LA BRETAGNE POUR LES NULS ET LES COLLABOS.

J’aime

 

LETTRE AU DR MELENNEC de M. D., docteur en histoire, Nantes, octobre 2018.
Subject : l ‘émasculation des Bretons …. ou ce qu’il en reste.

Mon cher Docteur,

Quelle énergie ! Je ne peux vous lire aussi vite que vous écrivez !
Je subodore, à travers les coups que vous donnez aux menteurs et aux négationnistes, que vous avez beaucoup d’humour. Est-ce seulement une impression ?

Je souscris à la conclusion de votre dernier article : l’éloge de votre confrère, l’ extraordinaire Docteur Carrer, éminent psychiatre : «  l’ Emsav est peuplé de psychopathes ! » C’est vrai ! Et qu’est-ce qu’il y en eût dans les années 1970 et 1980 ! Je me reproche – faute de temps ou d’énergie –  de n’avoir pas donné de témoignages « matériels », ni envoyés de mots de soutien(s)  à ce grand bonhomme ! Si vous êtes encore en rapport avec lui, merci de lui témoigner de mon admiration.

Vous êtes souvent sévère. Sont-ce les injures déversées sur vous pendant des années, pour avoir commis comme seul crime d’avoir dit – enfin – la Vérité ?

Il faut aussi « excuser » (?), je vous en prie, , les « penseurs » de l’Emsao/ Emsav, – du moins certains d’entre eux – en ces mêmes périodes, ainsi que leur suiveurs,  ou les descendants des vieux emsavériens  : ils ont hérité de la plus ignoble des colonisations que la France ait produite ! Ils ont tenté de se relever ! De se relever, et de faire redresser le pays !  Non de nom !  Comment voudriez-vous qu’ils eussent pû être totalement clairvoyant(s)  ! ?
Comment voir encore totalement clair dans tout cela, sans l’apport  (pour eux, nos compatriotes) d’une historiographie nouvelle, sereine, indépendante et objective !? Et, d’ailleurs, où est-elle cette dernière historiographie ? … puisqu’elle est étouffée par le négationnisme, l’omerta, le Totalitarisme à-la-française, qui achète à tout-va les merdias, surtout en Bretagne, pays dangereux parce qu’il est en pleine prise de conscience , surtout chez nos jeunes ?

Cette nouvelle historiographie, Très Cher Mélennec est-elle dans votre Livre Bleu, et dans les sites et blogs qui ont publié plusieurs centaines de vos articles et de vos commentaires critiques ? Donnez moi le temps de lire cette œuvre titanesque, qui nous est dissimulée par l’interdit absolu de vous recevoir dans ce qu’on appelle par dérision « les grands médias » ( dénommés « les merdias » pour ceux de nos jeunes Bretons qui ont pris conscience de l’Imposture).  Si oui, alors, comment atteindre – non seulement l’ensemble des « emsavériens » (et les autres, les pleutres militants bretons)  ?  Mais aussi … la masse du peuple breton ? !!! . 

Une gageure ! Un défi à Dieu, qui pourtant aurait dû nous honorer de lui avoir élevé tant et tant de sanctuaires !
Mais, Dieu s’en fout,  semble-t-til !  Il nous a abandonnés !  Pour être clair : il nous entubés en donnant le pouvoir à nos envahisseurs ! (note de Louis Mélennec : sic, c’est écrit ainsi !). C’est pourquoi, à mon avis, il ne faut plus se consacrer qu’à nos Anges Gardiens, qui lui auront, probablement, eux, tourné le dos .
  Est-ce-sans espoir ? 
Je me demande, parfois, si une bien meilleure tactique ne serait pas de s’adresser plutôt …. aux Français de souche, en leur criant : « Vous n’êtes pas des Latins ! Mais des Celtes ! Cessez de vous auto-mutiler ! « .
Mais ils coulent, ils coulent, ils coulent : on les a châtrés, eux aussi. Et de quelle manière !

MERCI POUR VOTRE ACTION. SURTOUT : CONTINUEZ !

D. docteur en histoire.

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L’EFFROYABLE AVEU : 1488 : LES FRANCAIS, PAR ECRIT, SE PREPARENT A BROYER, A REDUIRE, A DETRUIRE LA BRETAGNE. (DR MELENNEC, 28 octobre 2018).
Cinq années de guerre (1487-1491) dont l’université de Bretagne et les « politiques » ne parlent jamais. Les Bretons sont-ils esclaves ? YES SIR, THEY ARE !

Sans aller jusqu’aux professeurs Minois et Kerhervé, qui continuent à écrire que la nation bretonne n’a jamais existé, que cette fiction a été inventée par les Ducs pour en profiter (comme la bourgoisie profite du prolétariat), pour le premier, et qu’en 1532 les Bretons se sont humiliés à « solliciter » « humblement » leur « réunion » à la france (quelle horreur!), certains « Hystoriens » continuent à dire publiquement que ce bon roi Charles VIII était chez lui en Bretagne, et que l’abominable, l’exécrable guerre de cinq ans de 1487 à 1491 avait pour seul but de faire une « opération » de simple police chez les Bretons, ces Ploucs.
Voici un document effrayant, qui met à ZERO les compteurs, et détruit définitivement ces légendes HONTEUSES.

M. Morvan, qui a tout de même compris que la Bretagne a été annexée en 1532  : la Bretagne n’a jamais été indépendante, elle n’a jamais eu de monarchie, elle était un pays arriéré, les Bretons ont voulu la dispariton de leur langue, ils ont choisi de parler le français (!!!)

Pour en savoir plus : les 500 pages de Louis Mélennec consacrées à cette guerre d’invasion.
Anne de Bretagne et l’ignoble guerre d’invasion qui a détruit la Bretagne (par Google).
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MARS 1488. LA NOMINATION DE LA TREMOILLE A LA TÊTE DES ARMEES FRANCAISES. le roi ordonne de réduire et de détruire la Bretagne.

L’acte de nomination de la Trémoille à la tête des armées françaises est peut-être l’un des documents les plus importants de cette interminable guerre. Même aujourd’hui, certains points sont restés obscurs pour nombre d’historiens. C’est, depuis le début de la guerre, le premier document qui, sous la signature du roi et de plusieurs hauts personnages de son conseil, révèle les intentions non ambigües des Français, et les moyens, contraires au droit, à la morale et aux lois divines, qui vont être mis en œuvre pour détruire la Bretagne.
Cet acte officiel, destiné à rester secret, mais signé du roi et des principaux de son entourage, définit tout de cette guerre, et surtout ce que sont les réelles intentions des Français : le but réel de l’invasion, les moyens qui vont être mis en œuvre, la férocité avec laquelle la conquête va être conduite à son terme. Plus encore : l’hypocrisie et les mensonges qui vont servir de moyens au roi et à sa sœur, pour la conduire à son terme, en essayant de faire croire que la France se conforme au droit, et qu’elle œuvre pour rechercher la paix.

Le 11 mars 1488, par lettres patentes, Charles VIII nomme Louis de la Trémoille lieutenant général des armées d’invasion, c’est à dire commandant en chef. Ce document, signé par le roi, n’est évidemment pas rédigé par lui, mais par les gens de son conseil, après délibération de celui-ci, sous le contrôle de la dame de Beujeu. Outre le roi, les principaux signataires sont le sieur de Beaujeu, son beau-frère, l’archevêque de Bordeaux, l’amiral de Graville, ministre de la guerre, le comte d’Angoulême (le futur père de François Ier), le seigneur du Fou.
Le poitevin Louis de la Témoille, comte de Benon, vicomte de Thouars, est un jeune seigneur réputé courageux et bon stratège, suffisamment puissant, déjà, pour que la dame de Beaujeu ait induit et accepté son mariage de sa nièce, Gabrielle de Bourbon-Montpensier, au cours de la campagne précédente. (Pélicier, page 142). Né en 1460, il n’est âgé que de 27 ans. L’année précédente, le commandement de l’armée de Bretagne avait été partagé entre trois personnages : La Trémoille, Saint-André, Montpensier. La Trémoille s’étant particulièrement distingué par ses capacités militaires et son courage, devient seul chef sur le terrain. Son acte de nomination énumère ses qualités, qui sont réelles, et qui vont se confirmer pendant toute la campage de 1488 :

« Considérant la bonne et entière confiance que nous avons dans la personne de notre cher et aimé cousin Louis, seigneur de la Trémoille, et de ses grandes noblesse, vaillance, suffisance, loyauté,commettons et ordonnons ledit Louis de la Trémoille notre lieutenant général en notre armée et marche de la Bretagne ».

L’incroyable prétexte de l’invasion de la Bretagne est clairement exposé dans cette lettre : le duc de Bretagne est accusé de faire la guerre à la France, d’avoir donné asile à quelques seigneurs français, ses « rebelles et désobéissants sujets », avec lesquels (Page 223), il s’efforce de faire la guerre à la France ! Dès le préambule, le duc de Bretagne, victime de cette invasion insensée, est accusé d’être le responsable et l’auteur de la guerre :
« Pour résister aux entreprises que le duc de Bretagne et autres seigneurs de notre sang, nos rebelles et désobéissants sujets, qui s’efforcent de faire chaque jour de nous mener en guerre,
nous avons envoyé dans les marches du duc de Bretagne, une partie de notre armée, afin d’y résister et d’y pourvoir ».
Le roi, donc, (400 000 klm carrés ; un budget de 5 millions de livres ; un armée qui va atteindre 40 000 hommes), attaqué par la Bretagne, se voit contraint d’y envoyer son armée ! La Bretagne : 35 000 klm carrés, un budget de 500 000 livres, une armée quasi inopérante). Dix fois plus petite, dix fois plus faible !
Il accuse le duc d’avoir refusé toute tentative de paix, et d’avoir refusé de renvoyer en France les seigneurs révoltés :
.« Le roi a fait sommer le Duc plusieurs fois de lui rendre tous ses sujets rebelles et désobéissants étant en sa Duché, dont il a toujours été refusant » (La Trémoille, Correspondance, page 244).
Ces mensonges sont particulièrement grossiers : la Bretagne a été envahie par les armées françaises ; en accord avec les seigneurs auxquels il avait donné asile, le duc et son conseil étaient partie prenante pour le retour desdits seigneurs en France, et a explicitement proposé à la France qu’ils puissent retourner chez eux, sous une condition impérative : la France étant seule coupable de l’invasion, ayant violé les engagements jurés par elle, doit permettre aux seigneurs français de rentrer chez eux, et de recouvrer leurs biens et leurs fonctions dans le royaume, et retirer ses armées de Bretagne. La double ambassade bretonne de décembre 1487 à Pont-de-l’Arche s’est

faite avec l’accord du duc, de son conseil, et des seigneurs français, qui souhaitent quitter leur exil breton et rentrer chez eux. La Bretagne n’a cessé de demander la paix, d’une manière répétée et réitérée.
Le but de la guerre est très clairement énoncé, cette fois sans aucun détour, puisqu’il s’agit d’un document strictement secret. Il ne s’agit plus seulement, comme on l’a soutenu alors du côté français, depuis le début des hostilités, de s’emparer des seigneurs français qui se sont réfugiés en Bretagne, et de les extrader en France, ni de « faire une bonne paix », mais bien de faire la conquête du duché, et sa réduction. Ce mot de « réduction », particiulièrement violent, utilisé par le pays envahisseur dans plusieurs lettres, est particulièrement éclairant pour l’historien. Ce document énumère, pour la première fois, d’une manière complète et par écrit Les moyens à mettre en œuvre pour s’emparer de la Bretagne, la détermination féroce de la France de la mener à son terme, par tous les moyens  : le roi donne pleins pouvoirs et autorité à son lieutenant général :
« pour faire marcher notre armée dans les lieux, les villes, les places, les châteaux, comme il sera nécessaire pour notre service ..
«  pour réduire et mettre en notre obéissance, par tous les moyens possibles, toutes les villes, les places, les châteaux qui nous désobéiront
« pour les faire sommer de se rendre et de se mettre sous notre obéissance
« pour les assiéger, composer et prendre à merci,
« pour faire abattre et démolir les villes, les places et les châteauxqui seront nécessaires, et qui pourraient nous nuire .. ;
La cruauté de ce programme est quasi invraisemblable. Le droit de la guerre du temps est imprégné de principes chrétiens de justice, Mais le roi dit «  très chrétien » n’en a cure, encore moins sa soeur. C’est de la férocité à l’état pur. Il ne s’agit en aucun cas d’une promenade militaire, ni de faire une guerre propre, mais de tout briser, de tout casser, de tout détruire en cas de résistance des Bretons. Cinq siècles plus tard, on suffoque d’indignation que la France – le futur pays auto-proclamé des droits de l’homme ! – n’ait laissé aux Bretons aucun choix : se rendre, ou mourir …
Plus important encore, le roi affirme d’une manière grossière les mensonges et l’hypocrisie sur lesquels la France va s’appuyer tout au long de cette guerre pour tenter de justifier son entreprise criminelle, conduite en permanence en violation du droit international du temps, et des lois morales de la conduite des conflits et des contentieux entre Etats.
Ce texte – dont les Bretons du temps n’ont évidemment pas connaissance à l’époque – car il est secret -, est particulièrment précieux pour l’historien. Il est un démenti formel des « dyssertations hystoryques » des quelques universitaires bretons, qui s’efforcent de trouver des justifications à cette guerre, en prétendant qu’elle est justifiée par le fait que le roi de France est chez lui en Bretagne. Il confirme, d’une manière irréfutable, que la France , de 1487 à 1491, a bien l’intention de conquérir la Bretagne, et d’y mettre les moyens, tous les moyens qu’il faudra.
Ce document a été publié en 1875 par un lointain descendant de Louis de la Trémoille. ..
L’hypocrisie des Français est absolue. Ils ne vont désormais cesser de rejeter la responsabilité de la guerre sur les Bretons, qui ne cessent eux, de rechercher et de demander la paix. Le programme fixé par cette lettre exceptionnelle sera mené à son terme. La guerre va être poursuivie dans des conditions de cruauté et d’inhumanité atroces. La Bretagne, comme nous allons le voir dans les chapitres qui suivent, va être réduite, réduite à un tas de ruines et de cendres. Cet argumentaire pitoyable est exceptionnel en ce qu’il est comme un aveu du criminel avant de commettre son crime, signé de sa main, et fondé sur des moyens qui ne sont autres que des mensonges pitoyables : des procédés exceptionnellement français, donc, nous les subissons depuis cinq siècles.
Cette misérable argumentation va s’enrichir, avant la fin de cette année 1488, d’un troisième « volant », littéralement stupéfiant : Charles VIII – sa sœur la dame de Beaujeu, encore et toujours – va prétendre avoir « des droits » sur le duché. Et cela ne s’arrêtera pas là : un peu plus tard, il se prétendra légitime propriétaire du duché, sa cousine Anne de Bretagne n’étant, en somme, qu’une usurpatrice, sommée par lui de ne plus porter son titre de duchesse, mais de se justifier d’occuper le trône breton ! Cette comédie va être répétée par le roi de France, transformé en voleur des Etats d’autrui, jusqu’au mariage forcé de la duchesse en décembre 1491. Ce que Nous allons détailler par des preuves irréfutables.

Les termes de cette lettre sont si impératifs, si violents, si contraires au droit, que tout ce que pourront alléguer les Français, pendant les quatre années qui vont suivre, qui, jouant au chat et à la souris avec les Bretons et avec leurs alliés, vont prétendre, répétant sans cesse leurs mensonges, chaque année qui passe, qu’il ne leur est plus possible de mentir sans que les mensonges soient évidents. Ce document et tout ceux qui vont suivre démasquent définitivement les Français devant l’histoire : sans aucune raison, sans aucun scrupule, alors qu’il sont de senvahisseurs violents, ils vont toujours prétendre pendant plusieurs années encore, jusqu’en 1491, qu’ils recherchent la paix, et qu’ils agissent pour l’obtenir. Ce n’est pas seulement une « réduction » qu’ils vont obtenir, mais une totale destruction du pays.
Puis, de 1789 à nos jours, ce lavage de cerveaux par les écoles « républicaines », que les gens de ma génération ont encore subie, et qui en gerdent des cicatrices qui ne se referment pas.
Retombée collatérale de notre texte : les hystoryens « bretons » négationnistes, ignares et menteurs, qui prétendent encore que le roi Charles VIII a simplement mené en Bretagne, une « opération de police » interne à son royaume, parce que, disent-ils, la Bretagne est « vassale » de la France, vont devoir rentrer dans leur trou, cette fois d’une manière définitive.

LOUIS MELENNEC

 

LES EDITEURS ET LES MERDIAS. les éditeurs bretons sont une race à part, comme les propriétaires des médias. De quoi ont-ils peur ? De leur ombre. Je ne leur ai rien demandé, connaissant leur profil plus bas que bas. Pierre Lemoine, qui a été le fondateur de plusieurs d’entre eux, a pourtant pris contact avec eux, notamment pour l’édition du Livre Bleu : tous ces héros « bretons », tremblant de trouille, ont refusé de le publier. Tant de médiocrité ne mérite pas davantage que cette seule mention, pour que nos compatriotes connaissent à quel degré de servitude et de couardise leur pays est tombé.

Un correspondant m’écrit : « tous ces gens là – ceux qui prétendent défendre la Bretagne, et qui ne font rien -, sont des faux-jetons : ils vous jalousent, ils ne vous pardonnent pas d’avoir fait ce qu’ils n’ont pas su faire. Mais lorsque vous réussirez, ils n’hésiteront pas à vous serrez dans leurs bras, et à vous lécher les doigts, comme le font les chiens ». J’ai répondu : ils ne le feront pas, car je ne leur tendrai ni la main, ni les doigts; qu’ils aillent lécher ailleurs.

 LE CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT.

Les esclaves, accoutumés à leur condition servile, croient que l’esclavage est dans la nature des choses, et ont du mal à se débarrasser des marques au fer rouge incrustées sur leur peau : ce fait est connu, dans toutes les populations serves. Les Juifs en savent quelque chose, eux qui ont trainé cette condition pendant deux mille ans, et en gardent des traces dans leurs circonvolutions cérébrales. Avoir une « condition », quelle qu’elle soit, avoir la possibilité de se définir par rapport à quelque chose, crée l’illusion d’une sorte de « confort », même si cette condition est ignoble : voyez les parias de toutes les nations, en particulier ceux de l’Inde et du Japon.

Les esclaves bretons, ayant intériorisé les insanités « hystoryques » qui leur ont été infligées dans les écoles bretonnes sous « mandat » français – c’est à dire dans toute l’université, sous forte influence marxiste – fonctionnent mentalement sur ce schéma imposteur : la France est immortelle puisqu’elle n’a pas d’origine historique, puisqu’elle a existé de tous les temps ! Elle a tout inventé : la Liberté, la Civilisation, la littérature, la langue la plus belle du monde ….  Pourquoi pas le fil à couper le beurre ? Les Bretons doivent donc se sentir honorés qu’on soit venu les chercher dans la fange dans laquelle ils baignaient, qu’on se soit incliné pour les cueillir dans le ruisseau, en primitifs qu’ils étaient ! Ils pataugeaient dans la boue, on s’est abaissé pour les en sortir, ils étaient des sauvages a dit Hagège, infecté par ce discours de primitifs, on en a fait (presque) des hommes. Ils étaient les survivants de Cro-Magnon, la France généreuse, s’abaissant jusqu’à eux, d’animaux qu’ils étaient, en avait fait presque des êtres humains.

LES FRANCAIS, VICTIMES DES MÊMES INCOMPETENTS QUE LES BRETONS.

Qu’on ne croie pas que nous mes propos sont exagérés. Ni surtout que mon discours est anti-français. Je ne le dirai jamais assez : il y a autant de braves gens en France qu’en Bretagne, peut-être davantage. Le peuple français ne nous a fait aucun mal. Il a subi les mêmes malfaisances de la part de ceux qui les ont gouvernés, qui sont les mêmes que les nôtres. Ceux que M.M. Mélenchon et Strauss-Kahn nomment admirablement les pédalos et les brêles, c’est à dire les imbéciles.

Les insultes dont on a agoni les Bretons, jusqu’à ces toutes dernières années, sont inimaginables, et ne sont pas notre oeuvre, qu’on le dise haut et fort. Ce genre d’exercice se retourne un jour contre leurs auteurs : c’est un boomerang : ce temps est venu. Voyez quelques exemples répugnants, qu’on complètera en tapant dans Google ces deux mots : injures anti-bretonnes, au besoin en les faisant précéder du nom propres Mélennec, puisque nous sommes l’un de ceux qui tiennent cette liste à jour …..

https://bretaigne.wordpress.com/injures-anti-bretonnes/

Bibliographie.

 

QUELQUES CONSEQUENCES.

. LE DRAME DE LA BRETAGNE : LA PEUR DE DIRE LA VERITE, LE CARRIERISME, LES AVANTAGES ACCORDES A PROFUSION PAR L’ETAT COLONIAL. 

En Bretagne, on a peur de tout. On n’ose pas dire, on n’ose pas parler, on n’ose pas publier. L’effet du rouleau compresseur français, ou la lâcheté ? La population n’est pour rien à ce désastre. Manipulée, écrasée, elle est une victime. 

Dire la vérité en Bretagne est pire qu’en France, tant les esprits sont écrasés, la lâcheté partout, plus encore. Au fur et à mesure de ma propre ascension du calvaire breton, j’ai découvert ce que je ne soupçonnais pas : la lâcheté abominable de ceux que je considérais, moi aussi, comme l’élite. Tous démissionnaires : les universitaires – à partir de 1945, les députés, les députeuses (quelques exceptions, dont le Callennec, qui accuse Le DRIAN en public, devant l’assemblée nationale, de trahison – ce qui est un mot très doux pour désigner ce qui s’est fait en BRETAGNE  en 2014, année de la puanteur de la reconduction de  l’amputation de notre territoire national ….

L’excellent et très savant site BRETAiGNE-BRETAGNE  a publié les noms de ces faux Bretons qui ont osé « voter » la reconduction de l’amputation de la Bretagne, en 2014. Trois personnages parmi d’autres ont joué dans cette infamie un rôle dominant : Jean-Yves Le Drian, Marilyse Le Branchu – alors ministre … – le pâle et transparent Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes. Les publications du temps sont terribles pour ces trois personnages. La presse bretonne indépendante – les blogs et les sites, les quelques médias non subventionnés – les clouent au pilori, à défaut de pouvoir faire davantage. Les agissements de ces trois personnes ont été dénoncées, y compris à l’ONU.

. LES COLLABOS QUI CONNAISSENT LA VERITE, ET QUI COLLABORENT QUAND MÊME.

LE MOT « COLLABO » A CHANGE RADICALEMENT DE SIGNIFICATION EN BRETAGNE. ON LE DOIT A LA RESTAURATION, QUASI ACHEVEE MAINTENANT, DE NOTRE HISTOIRE NATIONALE. Beaucoup de gens pensent que la collaboration est un genre spécifique, apparu sous la seconde guerre mondiale, ne concernant que les Français qui ont apporté, à des degrés divers, leur concours aux autorités allemandes d’occupation. Il n’en est rien. De même que j’ai démontré que les Nations existent non seulement depuis la plus haute antiquité – et même depuis que les hommes vivent en groupe antagonistes, opposés inéluctablement par des conflits et des contentieux -, de même que j’ai rappelé, en accord avec tous les spécialistes de la discipline, que l’histoire des Droits de l’homme commence avec la vie en société (les premières traces écrites se retrouvent dans le Code d’Hammurabi; voir ce terme dans Internet; tapez dans Google : Hammurabi droits de l’homme) – ce qui a pour effet de vous ouvrir enfin les yeux, et d’exclure péremptoirement la France des pays autorisés à se prévaloir du moindre rôle fondateur dans cette matière -, de même les phénomènes de » collaboration » – non encore, certes désignés par ce terme, en ces temps lointains -, se confondent avec l’histoire de l’humanité. Ce phénomène est simple : lorsque le pays envahisseur et occupant, ne détruit pas en totalité les populations locales – ce qui est la règle -, il a évidemment besoin de » complices » issus de cette population pour la gouverner, la maîtriser, l’exploiter… Ceux qui ont suivi nos publications ont assisté à un transfert – pensé et voulu – du contenu du terme » collaborateur « , d’une catégorie de personnes à une autre catégorie, bien spécifique, aujourd’hui désignée comme telle par nos jeunes Bretons, qui ont enfin accès à leur véritable identité. Pendant plus de cinquante ans, au prix d’une manipulation éhontée, les Bretons ont été désignés, DANS LEUR ENSEMBLE, comme les successeurs des quelques centaines de malheureux qui se sont tournés vers l’Allemagne, durant la dernière guerre. D’ou ces propos imbéciles, tenus récemment par deux débiles parisiens : » Derrière tout breton, je vois l’ombre d’un nazi « , et, au moment de la révision de l’article 2 de la constitution (française), cet infortuné de l’esprit, admirateur de l’action civilisatrice de la Chine au Tibet, pays martyre : » je ne voterai pas la réforme proposée : LE BRETON EST LA LANGUE DE LA COLLABORATION » (!!!!). On aura reconnu l’homme visé ici : il a cautionné le communisme, non encore jugé. De lui, Jean-Marie le Pen a dit : « Il a les bras couvert de sang, jusqu’aux coudes; qu’il ose venir : je lui enlèverai son caleçon ! ». Il n’a pas osé venir.

Aujourd’hui, le terme « collaborateurs » est en voie de terminer sa mutation : maintenant que l’histoire de la Bretagne est rétablie et connue, les collaborateurs sont ceux qui rampent devant ceux à qui ils doivent leurs carrières en Bretagne et hors de Bretagne, les autres sont devenus ce qu’ils ont osé être pendant la guerre : des Bretons patriotes, qui font ce font tous les patriotes du monde : défendre leurs droits, et dénoncer les crimes commis contre leur pays. Le mot nationalisme a retrouvé sa vraie signification : le nationaliste breton est celui qui a conscience d’appartenir à un peuple spécifique, qui connait l’antiquité de ce peuple, qui est fier de son identité et l’assume pleinement, sans cesser d’être ouvert aux autres nations, cultures et identités, celles-ci méritant autant de respect que celui qui est dû à la Bretagne, et étant source d’enrichissement de l’humanité, non de rejet ou de dégoût. (Font exception : les cultures, sectes, religions ou autres qui prônent la destruction des autres, et, ouvertement, de les TUER). On a vu, aux termes des développements qui précèdent – les définitions étant clairement exposées -, que la Bretagne n’est pas devenue une » province « , c’est à dire une partie, une fraction naturelle de la France (comme l’enseignent encore nos éminents universitaires), mais bien une COLONIE, après la mort d’Anne de Bretagne, et que le processus, à défaut de se poursuivre dans les quatre départements du nord de la Bretagne, se poursuit actuellement avec une vigueur toute particulière, et d’une manière hypocrite autant que contraire aux Principes généraux du droit, comme au droit européen, dans le Comté de Nantes (alias Loire Inférieure, puis Loire Atlantique, par l’absurdité du colonisateur d’avoir substitué aux dénominations traditionnelles de nos régions bretonnes, des appellations aussi absurdes que ridicules, sans jamais nous avoir demandé l’avis des habitants, ce qui a été sa manière de gouverner, en toutes choses, depuis que la révolution dite des droits de l’homme a remplacé le régime d’autonomie de la monarchie capétienne finissante par celui d’une implacable dictature politique, transformant les Bretons non en hommes libres, mais, après avoir été les sujets d’un roi étranger, sont devenus les esclaves d’une république qui, de l’avis de tous ne connaît de la démocratie que le nom.

LES COLLABOS MALGRE EUX. CERTAINS BRETONS ONT COLLABORE, MAIS ILS NE SAVAIENT PAS.

Toutes les époques ont connu ce phénomène, des soldats qui n’auraient pas du être appelés à combattre. Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire, on en retrouve les traces.

L’édit de d’annexion de la Bretagne de 1532 interdisait d’appeler les Bretons à combattre à l’extérieur de leur pays : il fut donc violé immédiatement. Sous napoléon Ier, en 1813, on appela des contingents de jeunes qui ne remplissaient pas les conditions pour combattre. On les appela « les Marie Louise. (l’existence de ces contingents a été niée depuis). LES HOMMES DE L’ÎLE DE SEIN, tous formatés dans leur enfance, dans leur école, leurs cerveaux lavés et relavés par les hussards noirs de la « République », se crurent français, comme mon grand père, mon père, moi même jusqu’à trente ans, avant que je découvre l’histoire de mon pays, les invasions, les massacres commis en Bretagne par la France. On ne pouvait y échapper. La France était enseignée comme une religion. Michelet, considéré alors comme un historien, avant que l’on découvre, depuis d’ailleurs peu de temps, qu’il était un pitre – quoique bon écrivain ), 

Les Sénans n’étaient pas plus français que moi. On leur avait appris, à l’école, que l’on doit mourir pour la patrie. Difficile à croire ? Voici la preuve irréfutable, extraite du cathéchisme républicain que les écoliers apprenaient par coeur, jusque 1950, peut être au delà :
 
Peu de temps après la déclaration de Charles de Gaulle, 128 Sénans s’embarquèrent pour Londres. 22 ont perdu la vie. Si j’avais eu vingt ans en 1940, et si j’avais eu le même courage qu’eux, car je n’ai découvert ma bretonnitude que bien plus  tard, serais-je jamais revenu ?
Puis, on les a exploités comme le symbole du patriotisme français, alors qu’ils avaient une patrie beaucoup plus prestigieuse que la France : LA BRETAGNE. On les a roulés, trompés, exploités.
La fierté naturelle de gens de l’île de Sein, leur courage exceptionnel, forgé durant des siècles contre les éléments, leur rend difficile l’accession à la vérité. Mais leurs enfants y viennent, peu à peu. (article paru en juin 2015).
Post scriptum : le maire de l’île de Sein a reçu ce texte bref, à deux reprises au moins; la deuxième fois à titre de piqûre de rappel. Il n’a pas réagi. Ne médisez pas : il est des héros dont l’héroïsme se traduit par le silence ! Beaucoup de Sénans l’ont lu. L’important, dans ce pays qui a assassiné la liberté de parole, est que l’on connaisse la vérité. Elle fait son chemin.
Qu’ils sachent qu’on les admire, et qu’on les aime : ils ont été abusés et manipulés, nous aussi, moi aussi. Ce sont leurs sentiments nobles de patriotisme détournés de leur objet naturel qui les ont trompés.
 
M.M. Lefur et Molac aussi : ces héros, à la tribune de l’assemblée nationale de France ont osé …. prononcer deux phrases  … en breton, cette langue disparue : personne n’a compris, d’ailleurs ! A ma connaissance, ils n’ont pas osé récidiver. C’est pitoyable : voyez cela sur youtube. De pauvres Bretons de Bretagne, croyant que l’on parlait leur langue nationale à Paris, y ont cru y voir un acte d’héroïsme. On a pensé à ces temps anciens où les troupes du duc Erispoé, fils de Nominoé, mirent en déroute en l’an 851 les énormes armées impériales de Charles le Chauve, lequel pris de panique, quitta précipitamment sa smala, pour se réfugier derrière les murs d’Angers, oubliant derrière lui sa couronne et toutes ses breloques ! Parler breton au parlement à Paris ? Plusieurs naïfs, alors que la langue est en train d’expirer, ont pleuré dans les chaumières naïves de ce pays de conte de fées : la Bretagne. Certains ont rêvé d’ une colonisation de la France par la langue bretonne. Notre ami Mélenchon a hurlé qu’on l’égorgeait : « Je ne veux pas, disait-il,   retourner dans les cavernes de Cro-Magnon  » : vous voyez que ce n’est pas vrai : il crie encore plus fort. Qui parviendra à le faire taire sera récompensé. (il est partiellement rééduqué : il n’ose plus parler mal des Bretons; il est vrai que nous l’avons soumis à un traitement de cochon; vu qu’il a traité publiquement notre langue nationale de « langue de la collaboration » (sic), il méritait une fessée magistrale : il l’a reçue, par une lettre ouverte qui a beaucoup circulé, y compris …. en Kabylie ! ).
– Le cas de Reynald Sécher. Des travaux sérieux, là aussi, avaient précédé les recherches de Sécher. Mais la bonne république a toujours interdit d’en tirer les leçons. Il y eut, en particulier, les écrits de Emile Gabory, republiés dans un très gros volume en 2009 (Paris, collection Bouquins).
Sécher, en 1985 a osé l’impensable : soutenir en Sorbonne une thèse de doctorat sur les horreurs commises en Vendée et dans le sud de la  Bretagne. Son jury, composé des historiens les plus remarquables du temps (Meyer, Pierre Chaunu, Jean Tulard), le préviennent que le sujet est tabou, car la France est le pays de la Liberté : cette thèse va sans aucun doute compromettre d’une manière irrémédiable sa carrière : le discours convenable est sous l’emprise des marxistes-léninistes, adorateurs inconditionnels des abominations révolutionnaires, qui vont lui faire la peau, et se mettre en travers de son chemin, à coup sûr : on lui laissera la vie, mais sa carrière universitaire sera massacrée. Cet obstiné s’obstine, et persiste (il est à moitié breton, précisons-le, imaginez  ce que celà eût été s’il l’était entièrement, et, sans ironie, s’il était issu de la tribu des Bigoudens, dont je fais partie !) Les ennuis et persécutions dont il est l’objet dépassent l’entendement : il les a relatées dans un petit ouvrage publié en 2009 aux éditions L’étoile du Berger. Ceux qui doutent encore de ce que l’université et les partis infestés par l’idéologie marxiste sont capables de faire, doivent impérativement l’avoir lu. Une émission remarquable a été consacrée à cette affaire invraisemblable par le site « Le savais-tu breton ». En l’écoutant, les naïfs bretons vont en prendre plein la figure : on espère qu’enfin ils vont ouvrir les yeux, et comprendre ce qu’ont été les falsifications de leur histoire.
) ….
MONA OZOUF UN PARCOURS PLUS QUE SINGULIER : DE LA TRAHISON DES IDEAUX DE SON PERE, HEROS BRETON, AU COLLIER DE L’HERMINE.
Qui a entendu parler de tante Mona ozouf ? personne. Elle est considérée comme une philosophe, par d’autres comme une historienne. Elle n’est ni l’un ni l’autre. Elle est passée aux aveux, sur le tard. Elle a avoué avoir été communiste. Elle dit : « Ce ne fut pas très intelligent ». Cependant, elle vient d’avoir son petit succès; elle a pondu un petit livre chez Gallimard, en 2009, sous le titre « Composition française »….. pour enfants de choeur.

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 Des adorateurs de Staline et de Mao, ces pauvres hères, Jean Sévillia a dit :

» Ils auront épousé toutes les idéologies. En 1945, ils professaient que l’URSS était un paradis. En 1960, ils prétendaient que la décolonisation résoudrait miraculeusement les problèmes des peuples d’outre-mer. En 1965, ils saluaient la juste lutte de Fidel Castro, Ho Chi Minh et Mao. En 1968, ils proclamaient que le bonheur naîtrait de la suppression de toute contrainte. En 1975, ils se réjouissaient de la prise de pouvoir de Pol Pot. En 1981, ils croyaient quitter la nuit pour la lumière. En 1985, ils soutenaient que la France devait abaisser ses frontières pour accueillir les malheureux de la terre entière …. »

( Jean SEVILLIA, Le terrorisme intellectuel, Paris, Perrin, 2000 et 2004, Avant propos : Les mots qui TUENT ).

Heureusement, il y a ceux qui ont pu s’échapper vivants du paradis communiste, et qui, même, ont prospéré : Mona OZOUF, qui fait partie de ceux là, il y a peu d’années,  a été décorée de l’Ordre de l’Hermine. Elle est reçue régulièrement par les merdias « convenables ». Mais personne ne l’écoute.

(De notre correspondant à Rennes); Il est difficile d’imaginer sur la terre un peuple plus naïf que les Bretons. Je rappelle souvent cette définition géniale d’un ami normand :  » LES BRETONS SONT DES GENS QUI CROIENT QUE CE QU’ON LEUR DIT EST VRAI !  »

Tante Mona Ozouf, qui pourtant n’en est pas à son coup d’essai, leur dit que l’Universalisme (sic), tout compte fait, ne vaut que s’il n’efface pas les « identités particulières  » : voilà qu’on découvre soudain qu’elle, philosophe, formée à l’école de la vérité marxiste, est la plus grande historienne du siècle !

On dit qu’elle a dépassé l’âge de 110 ans. Ce n’est pas vrai. Elle est née en Bretagne en 1931 : calculez !

On se rengorge, on croit avoir engendré un génie de plus ! On l’invite partout, ce qui la surprend : vu son passé de militante communiste, elle s’attendait à être accueillie avec des pierres : c’est devenu comme un refrain : « Mais venez donc par-ici, tante Mona, venez donc par-là ! Assoyez vous donc, mettez-vous à l’aise : make yourself at home ! » C’est comme une farandole, une danse sans fin ! On lui fait même la bise, pour un peu, on lui baiserait les pieds.  Et de convoquer le ban et l’arrière ban bretons, et de lui jeter brusquement un licou (voir la définition de ce mot dans le « dico »; synonyme : licol) : la voilà prise, et ravie de l’être. Personne n’avait entendu parler d’elle – sauf dans un petit cercle d’initiés, pour être juste -; ses thèses et ses idées étaient plus que dépassées : trépassées. Personne surtout n’imaginait qu’elle fût bretonne, vus ses antécédents et ses écrits. Ne voilà-t-il pas qu’elle donne tout à coup dans le  » régionalisme « , avec, faut-il le préciser, un vocabulaire plus que prudent, car il faut bien relier le présent au passé, et cacher habilement l’inconciliable en usant d’une dialectique habile. Ah les braves Bretons – aurait dit madame de Sévigné – : du jour au lendemain, la voilà célèbre, on la fête, on l’adule : bref, on veut, comme on dit,  » l’instrumentaliser « . Comment résisterait-on à la gloire, alors qu’elle s’obstinait à ne pas venir ? ? ?

Application du principe biblique ? L’enfant prodigue, dit-on, doit être accueilli à bras ouverts, malgré le mal qu’il a fait, ou qu’il peut avoir fait. Il aurait été préférable d’être clairvoyant, et de ne pas cautionner l’ aventure totalitaire dont elle a été partie prenante, la pire qu’ait eue à subir l’humanité. Au moins au plan intellectuel. Cautionner un totalitarisme, de droite ou de gauche, surtout pendant une période longue ou très longue, est un mal; il y a circonstance aggravante si, ayant connaissance des crimes de ce totalitarisme, on continue à y adhérer, fût-ce un jour de plus; le pardon peut être accordé, si le repentir est sincère et avoué, et le mal causé réparé. (Le droit civil n’enseigne rien d’autre; ce principe fait aujourd’hui partie du droit universel). Il doit être permis de se racheter, dans certains conditions. Pour la Bretagne, le mal est-il réparable ? Je crois, sincèrement, à moins de rétablir un pouvoir politique ferme et décidé en Bretagne, que la langue bretonne, SI CELA NE SE FAIT PAS, doit d’ores et déjà se ranger parmi les langues mortes. Quoique l’on fasse, de toutes manières, le désastre atteint des proportions si dramatiques QU’IL NE POURRA JAMAIS ETRE REPARE DANS SON INTEGRALITE.

Si je cite ici Mona Ozouf, c’est qu’elle fait partie des spécialistes qui peuvent parler, très savamment, de la falsification de l’histoire. On prête à son père, le militant breton Yann Sohier (voir ce nom dans Internet), d’avoir assimilé le peuple juif et le peuple breton, tous deux martyrs et flagellés par l’histoire. Je ne dis pas autre chose. Quoique les statistiques morbides soient toutes contestables, on peut admettre que les personnes mises à mort sous les tsars de Russie, durant tout le 19 ème siècle, sont de l’ordre de quelques milliers; en 70 ans, le régime communiste a tué plusieurs dizaines de millions de victimes, souvent dans des conditions atroces. La shoah n’a été connue qu’à la fin de la deuxième guerre mondiale. Les atrocités communistes n’ont été portées à la connaissance du monde entier qu’en 1946, par la publication du livre du dissident Kravtchenko, enfui à l’ouest quelques années auparavant (voir ce nom dans Google). Je me souviens très bien du procès en diffamation intenté par cet homme, en 1949, à la revue Les Lettres françaises, proche du parti communiste, qui avait déversé sur lui des tombereaux d’injures, y compris par les  » intellectuels  » qui étaient au courant, mais qui préféraient la lâcheté au déshonneur public. Ce fut le procès du siècle : rendant un service immense à l’humanité, en dévoilant la vérité; menacé de mort, vilipendé par tous les intellectuels de gauche, il mettait à bas les mensonges du parti installé au pouvoir à Moscou. ( On croit qu’il n’est pas mort de sa mort naturelle, mais qu’il a été assassiné par le KGB, en 1966 ). J’avais 8 ans au moment de ce procès; c’est à peu près à cette époque que j’ai été informé, comme tout le monde, par le livre de Kravtchenko, de ce qui se passait de l’autre côté du rideau de fer. Ce livre était criant de vérité, je l’ai cru. J’ai eu raison : en 1956, Nikita Krouchtchev, alors premier secrétaire du parti communiste soviétique, rendit officielles les révélations de Kravtchenko, frappant d’épouvante l’Univers (Voir dans Google : le rapport Krouchtchev de 1956).

Mona Ozouf, née en 1931, avait 18 ans, en 1949, l’âge théorique de raison. Elle a pourtant adhéré au parti totalitaire en 1952, au moment où le monde entier était au courant des horreurs commises, après plusieurs dizaines d’années de falsification de l’histoire. Elle a eu la chance de naître de deux parents, l’un et l’autre lucides et courageux, dans un monde hostile, sachant que la Bretagne était colonisée, de la pire manière, et qu’elle était en train d’assister à un crime horrible : l’assassinat de la vieille langue nationale, et de la culture bretonne. A cette époque, dans mon village de Guilvinec (voir ce mot dans Google), tout le monde parlait encore le breton : la boulangère, le boucher, les ouvriers d’usine, les marins, les paysans. De 1959 à 2005, j’ai rendu visite annuellement à ma vieille mère, décédée à 97 ans. Contrairement à vous, madame, je n’ai pas été assez conscient du drame linguistique que vivait la Bretagne, je m’en fait le reproche. Chaque année, en effet, quelques voisines, encore bretonnantes, rendaient visite à ma mère. Le breton, oh combien vivant et drôle, combien plein d’humour, par rapport à la langue sinistre qu’on nous avait apprise à l’école, était leur langue de communication. Vers l’an 2000, la dernière de nos voisines bretonnantes est morte. De ce jour, je n’ai plus entendu un mot de breton dans la maison familiale : ma mère, qui ne communiquait avec son mari qu’en breton, avait, culpabilisée par la répression atroce exercée sur la langue bretonne, conditionnée par le lavage mental exercé par la puissance coloniale, pour laquelle notre langue antique n’était même pas un vestige des grottes de Cro-magnon, élevé ses enfants en français, comme tous les parents de cette époque.

Je n’ai pas réalisé tout de suite ce qui se passait. J’ai décelé, dans l’air, une tristesse indicible, une atmosphère  tout à fait étrange, inquiétante … Cette année-là n’était pas comme les autres. Et puis, j’ai compris : je n’entendais plus cette musique qui a bercé mon enfance, mon adolescence, mon âge adulte : la langue bretonne était morte. Ma gorge s’est serrée. Le choc fut plus grand que si tous les oiseaux de Bretagne étaient morts : leur chant n’était plus là, même dans les arbres. Je me suis retenu de pleurer.

Voilà ce que votre insuffisance, vous et vos pareils avez fait, tante Mona OZOUF, vous qui avez eu la chance inouie, d’être informée par vos parents, dès que vous avez respiré, et qui non seulement n’avez rien fait, mais avez aggravé considérablement la situation. Celà mérite-t-il d’être décoré de l’ordre de l’Hermine ? Vous faites partie, par votre incompétence, de ceux et de celles qui ont cautionné la falsification de l’histoire, sur une échelle monstrueuse. Il n’est même plus temps que vous  contribuiez à rétablir la vérité en Bretagne. Je vous le dis clairement : si vous et vos pareils aviez fait votre devoir dans votre jeunesse, notre langue serait encore vivante.

Rendez votre collier de l’ordre de l’hermine, vous ne le méritez pas . Ce collier récompense ceux qui ont agi pour leur pays; vous ne faites qu’exprimer des regrets. C’est à dire RIEN.

Allons, ce n’est pas si triste ! Dans ma vie, j’ai refusé bien d’autres  » gratifications  » que des colliers ! Je n’ai accepté que les récompenses que l’on obtient par son travail, les titres universitaires obtenus sans aucune faveur de quiconque, et de ne mentir jamais.

Vos parents sont des héros. C’est vous qui portez leur collier : prenez garde qu’il ne vous brûle le cou; ou que, comme on le sussurait autrefois à la veillée, dans les chaumières de Bretagne, aux enfants terrorisés, pour leur apprendre la sagesse,  il se mette à vous serrer la gorge, jusqu’à vous étrangler. Déposez le sur la tombe de vos parents, qui, eux, le méritent. Ce sera un geste de Dignité, qui vaudra dix, cent, mille ouvrages de pleurnicheries  insipides et beaucoup trop tardives. Vous avez été complice d’un crime. Si je vous écris en français, et non dans la langue de mes ancêtres, vous y êtes certainement pour quelque chose. Yann Sohier, votre père, si on l’avait laissé faire, m’aurait appris, lui.

Au fait, existe-t-il en Bretagne une rue, une école, qui portent son nom ? Il est temps que nous nous réappropriions les noms de nos héros. Les vrais.

Louis MELENNEC.

Nota. Une pétition circule, pour inviter madame Ozouf à se défausser d’un joyau qui, à son cou, ressemble à des perles fausses. Elle fera bien, aussi, de présenter ses excuses au peuple breton : elle a appartenu à une association dans laquelle on pratiquait l’auto-critique : celà ne lui coûtera guère, c’est un exercice qu’elle a pratiqué; à force d’expérience, on devient expert !

 
  • Le cas dramatique de tante Françoise Morvan. Qui est Françoise Morvan ? On ne parle plus d’elle. Oubliée, comme l’eau qui passe sous les ponts. Ce sera donc ici l’occasion de parler de cette vedette oubliée de l’anti-Bretagne. (De l’anti-Bretagne malgré elle, je le crois). Elle est née dans la petite ville de Rostrenen… Elle doit sa célébrité à un livre publié en 2002 par Actes Sud. Les Bretons qui l’ont lu – les autres aussi, car l’injure est, avec le far et le kuing a mann une spécialité éminemment bretonne. Elle a écrit cette phrase, qui définit la situation dans laquelle elle s’est mise, sans doute d’une manière involontaire  :« Chaque fois que je publie un article ou que j’interviens publiquement d’une manière ou d’une autre (ce qui, depuis que j’ai publié Le Monde comme si, n’arrive autant dire jamais) je provoque un afflux de commentaires impressionnants de violence et de fanatisme. Il m’est venu à l’idée de les  collectionner car ils me semblent, en fin de compte, de nature à former un portrait du mouvement breton par lui-même. »
  • C’est vrai. Madame Morvan est la femme la plus injuriée de Bretagne. Davantage que je le fus, jusqu’en 2OO8 inclusivement, par la cohorte des imbéciles. Je l’admets : je n’occupe que la seconde place sur le podium. Ce livre est médiocre. Il ne méritait pas de soulever tant de haine. Il suffisait de le contredire, et d’essayer de lui faire entendre raison. J’ai essayé de le faire. J’ai jugé utile de lui écrire, car il est manifeste qu’elle a publié des sottises – comme tant d’autres -, non par perversité, mais par ignorance de l’histoire nationale de son pays : elle ‘s’est rangée du côté des négationnistes, parce qu’elle a été intoxiquée par eux.  Ce n’est pas un paradoxe :  à l’exception de quelques ragots relatifs à la deuxième guerre mondiale, elle ne connaît  RIEN – à l’histoire de son pays. Cette histoire est maintenant rétablie.  Empoisonnée par la propagande française déversée sur les Bretons de la fin de la dernière guerre à aujourd’hui elle a cru devoir dénoncer ce que la France s’est obstinée à appeler  « collaboration » avec l’ennemi allemand.

    LETTRE A MADAME FRANCOISE MORVAN, A PARIS, LE 25 AVRIL 2015, actualisée en mai 2019.

    « Tout le monde sait que vous n’avez reçu aucune sorte de formation ni en droit, ni en droit international, ni en histoire, ni en sciences politiques. Vous voila donc, d’emblée dépourvue de toute espèce de bagage intellectuel pour parler des sujets dont vous abreuvez les médias français.

    Tant que vous n’aurez pas fait l’effort d’étudier sérieusement notre histoire nationale, vous ne comprendrez rien au contentieux brito-français.

    Celui-ci a commencé au sixième siècle. Dès que les Francs et les Bretons se sont trouvés en présence, approximativement sur les sites de Rennes et de Nantes, en tout cas sur la rive gauche de la Vilaine,  ils se sont regardés comme chiens et chats, et se sont battus. Ce contentieux subit une très forte recrudescence, depuis que les Bretons ont accès à leur histoire, et qu’ils découvrent non seulement qu’ils ont été envahis, pillés, martyrisés, mais qu’on les a trompés, qu’on les trompe au quotidien, et qu’on viole leurs droits, tels qu’ils sont définis par les pays civilisés du monde, ceux qui édictent les normes du droit international.

    Toute votre argumentation tourne autour du dernier conflit mondial, qui n’est qu’un épiphénomène, dans notre histoire plus que bi-millénaire, et autour des manipulations grossières de ce conflit par le pays colonisateur, qui détient encore le monopole de la force, et qui excelle, ayant le contrôle des carrières, des programmes, de la formation des maîtres, de l’enseignement et de son contenu, à la manipuler, et qui joue sur l’aptitude de certains « Bretons » à se pousser du col, en se mettant du côté ou se trouve l’avoine  et l’herbe à brouter.

    Plus pour longtemps, car nous possédons maintenant un instrument remarquable : Internet. La puissance coloniale est moralement disqualifiée et écroulée, elle ne peut plus mentir; ceux qui se partagent prébendes, rentes et postes lucratifs sont, pour beaucoup d’entre eux, devant les tribunaux. Bien des années après l’avoir dit et écrit moi-même, à mes risques et périls, des auteurs publient maintenant des livres où l’on parle ouvertement de l’Etat voyou, qui semble encore faire votre admiration.

    Les Bretons ne sont pas des nazis. Seul un nombre infime s’est rangé du côté de l’Allemagne en 1940, par tromperie. L’Allemagne est l’ennemi héréditaire de la France, non de la Bretagne. Nous n’avons jamais eu de contentieux avec ce pays. Intoxiqués par l’enseignement imposé dans les écoles depuis 1789, l’année de la shoah bretonne, les Bretons se sont crus français. Ils savent aujourd’hui qu’il ne le sont pas, pas davantage que les Ecossais et les Gallois, qui n’ont jamais été anglais.

    La collaboration a mobilisé des millions de personne en France, elle s’est faite dans ce pays, non en Bretagne. La langue de la collaboration a été le français, en aucun cas le breton, comme le brâme l’âne Mélenchon, lui-même ignare de l’histoire bretonne. (Un peu moins aujourd’hui, car je l’ai rééduqué : il n’ose plus parler des Bretons !)

    Votre argumentaire  n’opère plus. Sur personne, sauf sur quelques Français, pas des plus intelligents ni des mieux informés.

    Le temps est venu de vous reconvertir. Je vous ai plusieurs fois invitée à le faire. En des termes jamais insultants, n’est-il pas vrai ?

    Vous venez de publier une nouvelle chronique, destinée à salir Pierre LEMOINE et quelques autres patriotes bretons, dont Yann Fouéré, qui est déjà pour beaucoup un héros national. Pourquoi donc ne vous attaquez vous pas à moi ? VOUS AVEZ PEUR ? Dans ce cas, vous avez raison, car JE VOUS FESSERAI, en public, et de la belle manière, encore ! Pierre Lemoine est un homme remarquable, tout entier dévoué à son pays et à sa culture, ce qui ne semble pas être le cas pour vous – à moins que je me trompe. Dans un jour proche, des rues, des monuments, des écoles porteront son nom. Ce qu’il a réalisé au cours de sa vie pour son pays fait de lui un héros, de la même stature que celle de Yann Fouéré.
    Pierre Lemoine, ayant eu connaissance sur le tard des abominations commises en Bretagne par le pays qui l’a honteusement colonisé et martyrisé, a parfois, au cours de sa vie, cédé, comme d’autres, au désespoir, et peut-être commis des actes violents. Par amour de la culture de ses ancêtres, il a appris leur langue, et l’a transmise à ses enfants. L’histoire de notre pays, sa décérébration, les massacres commis en 1675 et en 1793, la mise à mort de sa langue, de sa culture, bien d’autres choses encore, expliquent le désespoir de certains Bretons à cette époque pas si lointaine. L’impossibilité d’agir autrement explique les rares actes violents qui ont été commis.

    Mais que sont ces actes, au regard de ce fanatisme et ce furibond nationalisme français, qui a conduit ce pays à être en guerre contre tous pendant toute son histoire, à mettre l’Europe à feu et à sang de nombreuses fois, à envahir sur les cinq continents un territoire de 10 millions de kilomètres carrés – vingt fois sa surface -, à s’emparer des richesses appartenant à d’autres peuples et à d’autres nations, de soumettre le grand nombre à une sujétion ressemblant à l’esclavage, jusqu’à une époque récente, dont notre pays de Bretagne, puissance riche et respectée jusqu’à son invasion, à la fin du quinzième siècle.

    La « république » française, née du totalitarisme et des crimes de ce qu’elle a appelé « la révolution des droits de ‘homme », a ficelé ce salmigondis de fadaises en une « doctrine » ridicule, à base de bouffissure et de boursouflure. Elle a enseigné ces sottises aux enfants des écoles, jusqu’à la fin du siècle dernier. J’ai fait partie de ces enfants, j’ai donc subi les ravages cérébraux de cet enseignement pendant une partie de ma vie. On m’a appris – comme à vous, comme à tous les jeunes bretons – la honte de soi, et de penser que j’appartenais à un peuple de ploucs; j’ai souffert de cette acculturation monstrueuse, au point de ne pas savoir parler la langue de mes ancêtres.

    Renverser l’histoire au prix de mensonges de cette nature et de cette importance, laver le cerveau des populations soumises et esclavagisées est criminel et obscène. Ne souffrez vous pas, en votre for intérieur, d’être encore contaminée par ces mensonges ? Je suis guéri de cette maladie de la honte. A l’évidence, vous ne l’êtes pas.

    Nous n’avons plus besoin, aujourd’hui, d’aucun acte violent, même verbal. Le peuple breton est résolument pacifiste. Dans l’ensemble, il est réaliste et intelligent. Il sait que la moindre vitrine brisée sera férocement exploitée par notre voisin de l’est, pour qualifier notre civilisation de terroriste, et pour nous frapper, avec la lâcheté que nous lui connaissons. Nous avons par Internet accès à notre histoire : nous savons donc, d’une façon certaine, que les voyous et les mafffieux ne sont pas chez nous, mais dans le pays d’ en face. NOS JEUNES COMPATRIOTES SAVENT AUJOURD’HUI QUE LE DROIT INTERNATIONAL EST VIOLE TOUS LES JOURS EN BRETAGNE, ET QUE LA COLONISATION DE LA BRETAGNE EST EN TRAIN DE TOURNER EN EAU DE BOUDIN. Oseriez vous écrire que les Juifs qui ont combattu pour avoir leur Etat à eux, sont des terroristes, des ethnicistes, des racistes ? Essayez donc de le faire ! Il vous arrivera ce qui doit arriver : leur réactivité, vous le savez, est immédiate et effective.

    L’histoire des peuples ne s’écrit pas à partir d’une période déterminée surtout si elle est courte, contentieuse, cruelle, marquée par des atrocités. L’histoire de la Bretagne ne peut certainement s’écrire à partir de cette très courte période, si manipulée par la France, de 1940 à 1945. Peut-on écrire l’histoire de France à partir des seuls massacres de 1793 et 1794, parmi les plus cruels de l’histoire du monde, et du génocide breton et vendéen ? Peut-on résumer l’histoire du Peuple juif à Sabra et à Chatila ? (http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Sabra_et_Chatila).
    L’histoire des Bretons commence plusieurs siècles avant notre ère. C’est là qu’il faut la rejoindre, et, à partir de là, lire TOUT CE QUI A ETE ECRIT SUR CE PEUPLE. Cela m’a pris quarante ans. Ce n’est pas fini.
    Mais là ne fait que commencer la démarche intellectuelle. Les peuples – ou nations – existent. C’est un phénomène humain irrépressible. Tous les êtres humains aiment leur pays, quel qu’il soit; c’est une seconde mère pour eux. Même les Français actuels, consternés par la sottise et l’incompétence de ceux qu’ils ont portés au pouvoir, continuent à aimer leur pays avec passion, les imbéciles que vous savez n’ont pas réussi à les en dégoûter. Leur dépression est le fruit de la destruction systématique de leur identité par ces mêmes imbéciles. Chez nous, Bretons, ce sont nos tripes, c’est le sang qui coule dans nos veines.

    Pour comprendre ce phénomène de l’identité des peuples, Il faut étudier le plus grand nombre de nations possible, et remonter le plus loin possible dans leur histoire, pour savoir ce que sont les groupes humains, pourquoi ils se réunissent, pourquoi ils vivent ensemble, pourquoi ils s’affrontent, pourquoi ils s’aiment et se détestent. Et dans quelle direction on souhaite construire un monde plus pacifique, si cela est possible.

    Hélas, l’être humain aura disparu avant que cet idéal se réalise. Vous ne contribuez pas à faire avancer le débat. Nous sommes résolument, tous, pour une entente des peuples, pour une meilleure compréhension des uns et des autres. Nous aspirons tous à la paix et à la Dignité. Mais, de même qu’on ne peut, un jour, mettre à néant la famille dont nous sommes issus, la ville ou le village où nous avons été élevés, notre région, notre pays, de même ne peut-on néantiser cette famille élargie, composante essentielle de notre identité, que constitue – POUR CHAQUE ÊTRE HUMAIN -, son peuple ou sa nation.

    Nous avons tous notre personnalité propre (la mienne est assez marquée, de l’avis général). Cela nous empêche-t-il d’être ouverts aux autres, de regretter et de combattre les horreurs que les êtres humains commettent chaque jour, de nous informer de ce que sont les civilisations, les langues, les cultures, les usages, de faire preuve d’une insatiable curiosité pour mieux comprendre les autres, tout en restant fidèles à nos valeurs et à notre culture ?

    Ceux qui ont prétendu former des hommes « nouveaux », en les décérébrant, en faisant d’eux des clones, des ersatz d’êtres humains, des crétins, en quelque sorte, à l’image de leurs géniaux créateurs, en Russie, en Chine, au Cambodge, en Corée du nord, ont sur la conscience cet admirable résultat : 100 millions de morts, au moins. Est-ce sort là que vous voulez pour la Bretagne, la France, l’Humanité ?

    Je m’arrête là : je vous recommande la lecture de ce petit ouvrage, le Livre Bleu de la Bretagne, qui est maintenant partout, offert en téléchargement par plus de vingt sites Internet, téléchargé plus de 150 000 fois, et qui a été analysé en Russie, en Allemagne, en Suisse, en Belgique, au Canada, bientôt aux Etats-Unis. Pas un média du pays des NON-DROITS DE L’HOMME qui l’ait commenté : vous voyez que votre idéal ne se trouve pas de l’autre côté de la frontière brito-française : les médias français – même s’ils vous publient, en connaissance de cause – sont MINABLES, car asservis et serfs. Presque tous sont, de surcroit, payés pour mentir. L’un des quotidiens publiés en Bretagne perçoit douze millions d’euros par an pour trahir ses lecteurs. Le saviez vous ? Ce torchon est maintenant qualifié de journal de la collaboration.
    Mais les jeunes Bretons, grâce à leurs ordinateurs, ont VAINCU L’INFÂME CENSURE qui sévit en France.

    Être Breton depuis 2000 ans ne m’empêche absolument pas d’aimer sincèrement les Français, les Allemands, les Italiens, les Anglais, les Chinois, les Japonais, et bien d’autres peuples encore. Davantage même les Français, parce que je vis parmi eux depuis plus de quarante ans, et que je puis témoigner des qualités de cette nation sympathique, nullement raciste ou xénophobe, désespérée par la tragédie qu’elle vit au quotidien depuis quarante ans par la faute d’une classe politique imbécile et débile. 

    Les injures contre les uns et les autres ne conduisent à rien : il faut s’efforcer de comprendre ce qui fait agir les gens, et ce que sont leurs motivations. Celles de ceux que vous citez et que vous essayez de salir sont NOBLES : aimer son pays est un idéal élevé, s’il s’accompagne d’une réelle ouverture à autrui, ce qui est les cas des personnes que vous attaquez, sans les connaître, et, sans aucun doute, des Bretons dans leur ensemble.

    Si vous avez des arguments de fond à exposer concernant le destin des peuples, en particulier le nôtre – plutôt – que des ragots de vieux combattants de la dernière guerre, ragots d’ailleurs d’authenticité douteuse -, merci de nous en faire bénéficier. En toute hypothèse, merci d’essayer d’élever le débat. »

     

    Les choses ont changé. Si l’on en croit ce qui s’écrit sur vous, madame Morvan dans les blogs et dans les sites, la vérité historique rétablie ayant changé le sens du mot collaboration, vous êtes devenue, par vos publication, une « collabo » de l’Etat colonial : LA FRANCE, le pays aujourd’hui appelé, non plus des droits de l’homme, mais le pays des doigts de l’homme.

  • louis Mélennec

     

    Le syndrome de Bretagne réunie : l’avagissement devant le colonisateur, la peur de dire la vérité et de parler vrai.  BRETAGNE REUNIE, association créée il y a de nombreuses années, dans laquelle beaucoup de Bretons avaient placé quelques  espoirs – au point que, pensant qu’il faut un début à toutes choses, et que nos revendications, impossibles il y a seulement vingt ans, devaient être montées en puissance d’une manière progressive, notre histoire nationale étant strictement étouffée par l’ Etat colonisateur,  j’y ai moi-même adhéré pendant quelque années. Elle vient de se signaler par de nouvelles initiatives : aller en excursion à bicyclette à Paris – à pédalos, aurait commenté M. Mélenchon, ami patenté de la Bretagne -, et remettre entre les mains de M. Emmanuel Macron, les 105 000 signatures d’une pétition, visant à demander – vous avez bien lu : à demander, c’est à dire à quémander -, que ledit Macron veuille bien donner la main à l’organisation d’un « referendum » en Loire Atlantique, tendant à donner suite à la volonté de tous les Bretons de reconstituer leur territoire national, en sortant ledit département du crime de l’avoir inclus dans une région fantoche dénommée « pays de Loire ».

  • Comme tout le monde, ladite association est parfaitement au courant de notre histoire, et des crimes contre l’humanité, non prescriptibles, commis chez nous depuis des siècles,  en particulier des shoahs de 1675 et de 1793. (Voir ces mots par Google).

    LE LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE, PUBLIE EN 2009 ET EN 2014.

    Tous savent aujourd’hui – notamment par le Livre Bleu et les nombreuses publications et émissions, ce qu’ont été les malheurs dont la Bretagne a été accablée par son voisin le pays des doigts de l’homme. 

    Mao avait son petit livre rouge, Khomeini son petit livre vert. Bien sûr, personne n’a jamais été d’accord avec ces deux auteurs. La Bretagne a maintenant son petit livre bleu, qui s’enrichira de nouvelles propositions, s’il y a une demande de la part des Bretons. Il n’est demandé à personne d’adhérer aux propositions du livre bleu, que de SON PLEIN ACCORD, les auteurs étant des démocrates, et ne souhaitant EN AUCUN CAS imposer quoi que ce soit à qui que ce soit. Toute polémique est donc inutile : on est d’accord : c’est bien; on n’est pas d’accord : c’est bien aussi; il n’y a pas matière à se taper dans la figure : basta, that’s enough !

    Nous avons, dans un climat chaleureux, très bien été accueilli par le congrès de la FUEN, présenté à Bruxelles, en 2009, le bilan des dégâts effroyables infligés à notre pays depuis la révolution dite « universelle » des droits de l’homme. L’information circulant mieux en Europe qu’en France, les congressistes étaient d’ailleurs au courant d’une partie de nos malheurs, ayant subis les mêmes dans leurs pays respectifs. Quelle ne fut pas ma surprise, en 2008, en me rendant en Hongrie, à Pecs, à leur congrès annuel : ces gens étaient au courant de notre histoire bretonne, alors qu’en Bretagne seule une élite très étroite y a eu accès. c’est là que j’ai vu le travail accompli des années durant par le fondateur Martray, Pierre Lemoine, Marcel Texier et quelques autres. Ce fut pour moi comme un baume sur le coeur.

    Le travail de Bretagne réunie n’est pas nul, loin s’en faut; ce n’est pas ce que nous disons. mais il aboutit à à peu près ZERO au plan des résultats.

     

     Un nouveau vaudeville est en train de se mettre en scène, à l’initiative de cette honorable assemblée, hautement patriotique : aller porter à pédalos une « requête » à M. Emmanuel Macron, président du pays des doigts de l’homme – mais non pas le nôtre, puisque nous avons démontré – ce qui n’est plus contesté par personne, – que nous n’avons jamais demandé à notre voisin de l’est la moindre réunion, surtout pas par un « traité ». 
    Dites vous bien ceci : nous n’avons AUCUN BESOIN d’un quelconque référendum, ni d’aucune sollicitation humiliante qu’un Etat étranger veuille nous restituer les droits qu’il nous a volés, et qu’il bafoue depuis cinq siècles. Nous sommes chez nous en Bretagne, depuis quinze siècles pour l’ex-Bretagne bretonnante, depuis douze siècles pour Nantes et pour la Loire Atlantique, aujourd’hui quasi assassinée de sa culture, de son histoire, de son économie. Linguicide, culturicide, génocide culturel, mémoricide, ces mots font partie du vocabulaire quotidien en Bretagne. C’est d’une sommation dont nous avons besoin à l’Etat étranger d’avoir à se retirer, et d’une demande de pardon. Et les gens de Bretagne réunie sont priés de ne plus nous humilier par des démarches parfaitement inadéquates. et intempestives.
    Les élites bretonnes sont complices de la France. Elles ont trop à perdre du changement radical que souhaite la population.
        •  
  • Avant même les invasions françaises de 1487-1491, la France disposait d’un réseau serré d’espions et de complices en Bretagne, alors pays totalement et absolument indépendant, sagement gouverné par ses ducs. Notre chère voisine préparait l’invasion sans se cacher ; la Bretagne avait peur. Plusieurs grandes familles bretonnes jouaient le double jeu – en particulier les Rohan -, qui, sans renoncer aucunement à se déclarer Bretons – car ils le sont -, acceptaient de percevoir des « pensions » élevées de la part des rois de France. Ces familles trahissaient leur pays, les documents le prouvent d’une manière certaine, ils ont été publiés maintes et maintes fois.

    En 1532, un certain nombre de nobles ont accepté d’être corrompus par la France, pour voir s’installer l’inacceptable : un roi commun avec le peuple voisin : le roi de France, l’ennemi de toujours ! Les manoeuvres, les manipulations, les pressions ont été très savamment menées, avec quelques complices bretons – heureusement, pour notre honneur, peu nombreux en ce temps là. le mariage d’Anne de Bretagne en 1491, avait été une solution de désespoir : on ne pouvait guère y échapper. L’annexion de 1532 est une trahison de la part de ces gens-là.

    Mes travaux ont démonté détail par détail, cette mécanique infernale et honteuse. Dominique Le Page, historien breton,  a fait autant que nous dans une thèse très volumineuse de 747 pages, hyper-documentée. Nous sommes quelques uns à l’avoir fait.

    Les députés de 1532, au moment de l’annexion par la France, étaient dans leur grande majorité, patriotes. Ils aimaient leur pays, ils détestaient la France. La haine réciproque était telle, que les voyages d’un pays à l’autre étaient sévèrement contrôlés par les deux gouvernements. Les textes de l’époque, nombreux, sont formels.

    Les « députés » et les « sénateurs » de 2015 ne sont pas élus par des élections libres et éclairées. Le système qualifié de « démocratie » est une plaisanterie, une pièce de théâtre, un vaudeville, jouées périodiquement devant des populations crédules, d’ailleurs de moins en moins dupes. Ce n’est pas nouveau. Du temps de Charles de Gaule, on appelait les députés les godillots du général. Les « élections », au pays des doigts de l’homme, sont entièrement télécommandées de Paris par deux ou trois partis – des gangs, en réalité -, qui distribuent les investitures aux candidats dociles et obéissants, jugés non dangereux. Une fois élus, les bénéficiaires de ce système se partagent des avantages en nature et en espèces considérables, certains en violation de la loi et de la constitution. L’association Contribuables Associés, forte de plus de 350 000 membres – présidée par un breton -, publie courageusement et régulièrement les détails de ce scandale, payé par nos deniers de contribuables. Une autre association, dénommée « Bretagne Réunie », quoique parfaitement informée des crimes commis en Bretagne, fait l’autruche, la tête cachée dans le sable, et fait semblant de vouloir « négocier » avec les domestiques du système, qui ne cédera qu’à la force, et à la divulgation dans le monde des crimes contre l’humanité commis par la France depuis cinq siècles. Il suffirait à ces gens-là de recopier ce qui a été publié par d’autres, plus courageux. Ce serait sans risques. On les a vus, ces derniers temps, sucer les orteils de quelques députeuses, de pauvres filles qui n’ont été élues que pour remplir les fonctions d’intermittentes du spectacle. (A quelques exceptions près, bien sûr : sauvons l’honneur des quelques unes qui sont de bonne foi, et qui ont cru qu’on les avait choisies en raison de leurs mérites).

    Ayant accès à cet étrange club, les prétendus « parlementaires » sont payés pour jouer la comédie de la tromperie, excepté pour certains débats sans aucune importance, ils sont appointés pour faire semblant, et POUR OBEIR. Lors des votes à l’assemblée nationale comme au sénat, ils ne disposent d’aucune liberté. S’ils en avaient une, cela se saurait. Certains sont d ‘ailleurs si naïfs – les plus honnêtes, car tous ne sont pas des vendus -, qu’ils ignorent même qu’ils sont de simples marionnettes. Un député breton, Jean-Jacques URVOAS, a osé déclarer, pour se « justifier », dans l’affaire de Nantes, en 2014, trahissant ses électeurs, qu’il voterait selon les directives de son parti, en militant discipliné qu’il est ! Quel triste, quel honteux prétexte. Incroyable, mais vrai !

    Après avoir été ministre (de la justice!), Il fait l’objet, en 2017, d’une mise en cause devant la cour de justice de la république, pour d’autres raisons, d’ailleurs.

LE CAS INNENARRABLE DE MARILOU LEBRANCHUE : UNE HEROïNE DE CARRURE MONDIALE, UN CAS D’EXCEPTION.

 La Bretagne a toujours fourni au gouvernement français ses meilleurs « sujets » : les plus instruits, les plus brillants, les plus cultivés, … bref : LES PLUS BRETONS : Ayrault, Le Drian, Le Branchu, Le Foll, Poignant .. Ce  pays du bout du monde compte en effet une multitude de génies, et même de supergénies !

 
Paris, de notre correspondant, JANVIER 2000 : MARYLISE LE BRANCHU : PORTRAIT d’une héroïne bretonne d’hier, d’aujourd’hui, de demain , …. et d’après-demain.
 
LA FÊTE BAT SON PLEIN AU MINISTERE DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES : Le bon Docteur MELENNEC s’invite chez MARIE-LOU LEBRANCHU.
 
A trop fréquenter Jean-Pierre Chevènement, elle en oublie ses origines bretonnes. (Nota bene : le locataire de l’hôtel Matignon, à cette époque, est le merveilleux démocrate Lionel JOSPIN). Internet permet ce miracle, annoncer l´actualité en différé…12 ans après . Douze ans plus tard, qu´a fait Marie-Lou pour la langue bretonne, et pour que soit abattu le mur de la honte, qui sépare les quatre départements bretons du nord (le Finistère, les Côtes d’Armor, le Morbihan, l’Ile et Vilaine), de la Loire Atlantique, joyau de la Bretagne, siège de notre capitale historique et politique ? Avec sa souplesse d´échine habituelle, la presse bretonne n´a pas, en son temps annoncé cette manifestation qui, on va le voir, créa quelque stupeur dans la grande salle de réception du ministère des petites et moyennes entreprises : pas un mot dans Ouest-torche, pas un mot dans télé-crasse !
 
 » Marylise Lebranchu, dont beaucoup ignorent qu´elle est Ministre des petites et moyennes entreprises, tant elle a peu brillé dans ce poste – avait convoqué la colonie bretonne de Paris pour les voeux de la nouvelle année, dans le grand salon de son Ministère, 80 rue de Lille, tout près de l´Assemblée Nationale des français.
 
Un Breton motivé est venu perturber la cérémonie : il porte un nom déja connu : Louis Mélennec.
 
Fatiguée, la Marylise, lorsqu’elle monte sur l’échaffaud qu’on lui a dressé  : voix terne, monocorde, sans relief ni couleur ; propos d´une banalité à pleurer : la solidarité nationale, la beauté de la Bretagne, la marée noire, le P.A.C.S. comme critère du progrès du genre humain, etc. Manifestement, elle découvre son discours en le lisant.
L´auditoire, résigné, se dit, à part lui : encore un discours pour rien. Elle n’est ni Démosthère, Au moins, on n´est pas déçu, car il est vrai qu´on n´attendait rien.
Alors qu’elle descend de son échafaud, un petit miracle se produit. Le docteur MELENNEC, ancien consultant auprès du Médiateur de la République, ex-candidat à sa succession, en 1998, monte à la tribune. On ne l´attendait certainement pas. D’un geste ample, il pointe un doigt impérial sur la cabine technique : » REDONNEZ MOI LE SON, s’il vous plaît ! « . Fiat lux : et la lumière fut : le son lui est rendu, illico presto : on n’a pas bien compris ce qui se passe. Il se saisit du micro, toise l’assistance avec assurance, cherche des yeux la ministre : sa voix claironne :
 
«Madame le Ministre et chère compatriote, nous vous remercions de bien vouloir nous convier, chaque mois de janvier, à recevoir vos voeux, et à grignoter les petits fours de la République. Cependant, il semble à beaucoup d´entre nous que vos propos sont vagues, qu´ils n´abordent pas les questions qui préoccupent les Bretons de l´an 2000.
Vous me permettrez – avec courtoisie, bien sûr -, de vous interroger, VOUS et VOTRE gouvernement, sur les problèmes auxquels nous désirons maintenant que vous vous attaquiez avec détermination. »
 
LE PREMIER CONCERNE L’UNITE TERRITORIALE DE NOTRE PAYS : » La Loire-Atlantique est le joyau historique de la Bretagne ; elle est l´Alsace Lorraine des Bretons, le département le plus cher à leur cœur. La situation actuelle est aberrante, elle constitue un défi aux Droits des gens. La division de notre territoire national est aussi honteuse, aussi intolérable que fut le mur de Berlin, abattu en 1989. La partition de notre pays alimente des rancoeurs féroces dont les conséquences risquent d´être incalculables s´il n´y est mis un terme. »
Voici ma première question : Qu´entend faire VOTRE gouvernement pour rétablir ce Droit, que nous considérons comme sacré : le rétablissement de l´unité territoriale de notre cher pays ?».
La foule – plusieurs centaines de personnes – médusée, s´approche de l´orateur, l´entoure, des applaudissements éclatent : « Bravo! Bravo! Continuez, merci, merci ! ».
Un gros monsieur, à l´allure vulgaire, au premier rang (un membre du cabinet de la ministre bretonne, peut être le chef de cabinet ?), apostrophe avec violence le docteur Mélennec : « Qui êtes-vous, monsieur, que représentez-vous ? ». L´orateur, imperturbable : « Je représente la Bretagne, monsieur ; la VRAIE ».
 
Le bon docteur poursuit,  olympien : « LE DEUXIEME PROBLEME EST CELUI DE NOTRE LANGUE. « 
 
« La langue bretonne est la langue nationale de nos ancêtres. Elle avait déjà ses règles de versification avant même que le français ne soit sorti des limbes. Cette langue est celle de nos parents ; nous l´aimons, même si, aujourd´hui, par la faute de la politique de la France, et de ceux qu’on dénomme « les élus bretons », nous ne savons plus la parler. Elle doit être préservée COMME UN TRESOR, ce qu´elle est. Tous, nous souhaitons qu´elle soit enseignée dans nos écoles, si possible, dès la maternelle. Madame le Ministre, notre langue, composante si essentielle de notre identité, est en train de mourir.
Voici ma deuxième question : ” Qu´entendez-vous faire, VOUS et VOTRE gouvernement POUR METTRE UN TERME A CE CRIME ? ».
 
L’orateur a fermement appuyé sur le » VOUS » et sur le » VOTRE « . A ce stade, une partie de la foule trépigne de joie. L´autre, venue pour les petits fours et le champagne, s´indigne. Le micro est coupé. Plusieurs voix vocifèrent, dans le fond de la salle :
 
« C’est un scandale, on censure la Bretagne ! Nous en avons assez, assez, assez ! La Bretagne a le droit de s´exprimer ! Parlez, parlez, dites ce que vous avez à dire, nous sommes avec vous ! ».
 
L´orateur, toujours sur son Olympe, regarde la salle, satisfait de l´accueil qui lui est fait, dont, visiblement, il n´avait pas douté :
 
« Mes amis, vous savez comme moi ce qu´il en est : vous n´avez rien à attendre de ceux qui font carrière dans les allées du pouvoir. Marylise passera. La Bretagne restera, elle est éternelle. Nous allons nous revoir, et bientôt ».
 
Dans un coin, une vieille dame bretonne de Paris pleure. II y a si longtemps qu´elle attendait cela ! Sans doute, pense-t- elle à son enfance dans les écoles de Bretagne lorsque, surprise à parler la langue de ses pères, on accrochait à son cou l´ardoise d´infamie : « BRETON = COCHON « . Et si tout cela n´avait été qu´un cauchemar ?
Madame le Ministre est partie sur la pointe des pieds, comme une souris. II court, il court, le furet du bois joli…
 
 
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(AUCUN merdia breton important, aucun journal français n’a relaté cette scène qui a été publiée dans UN SEUL PERIODIQUE BRETON. Elle a été commentée, remarquablement, par le docteur LE MEE, que tous connaissent. Mais elle a fait le tour de la Bretagne, grâce à Internet.
La France des droits de l’homme exerce une censure féroce en Bretagne : en 2008, 10000 Bretons ont envahi les rues de Nantes pour réclamer – pacifiquement -, la restitution du territoire volé (le Comté de Nantes), aux Bretons. Personne ne peut croire ce que j’écris ici : au pays des droits de l’homme, AUCUN MERDIA n’a parlé de cette manifestation extraordinaire. Le maire de Nantes à cette époque, Jean-Marc AYRAULT – tout le monde va le savoir, enfin -, EST BRETON PAR SA MERE. Le président du Conseil régional de Bretagne est Jean-Yves le DRIAN, dit ” l’homme aux quarante bourses ” (cherchez dans Google). Il court les campagnes en criant sa profession de foi : LA BRETAGNE EST TOUTE MA VIE (parfaitement !). Comme le Maréchal de Soubise (prince de Rohan, s’il vous plaît), battu à Rossbach avec son immense armée, devant des effectifs adverses beaucoup plus maigres, qui erre la nuit, la lanterne à la main : » Mais ou donc est passée mon armée ? « (Voir dans Google la plaisante chanson composée à cette occasion : » Frédéric II à Rossbach, ou l’art de se rétablir …).
Des ordres ont été donnés, SANS AUCUNE SORTE DE DOUTE, pour étouffer cette manifestation populaire d’une exceptionnelle ampleur. Qui sont les donneurs d’ordre ? Qui sont les complices ? On le sait, mais l’avenir le dira publiquement : les bretons sont réputés, DANS LE MONDE ENTIER, pour leur obstination, et leur absolue incapacité à supporter l’hypocrisie.
Un scandale important vient d’éclater à Nantes : une affaire de chantier public, une autre de fichage des adversaires politiques : texte supprimé en raison de la censure …. C’est effrayant. Le stalinisme est-il de retour ?
 
 
 
 
 LA RENAISSANCE DES NATIONS.
CONSTANCE ET UNIVERSALITE DU PHENOMENE NATIONAL.
 
Une entreprise savamment orchestrée par les proches parents et successeurs de ceux qui ont assassiné cent millions de personnes dans les pays totalitaires de l’Est, a eu la prétention de vouloir nier les nations, puis, là ou elle disposait des armes et des moyens pour anéantir les hommes et les femmes qui continuent à se réclamer du peuple, de la culture, de la langue du pays dans lequel ils sont nés, ou auxquels ils s’identifient, en raison de leurs origines ou des racines de leurs parents, à les massacrer, à les déporter, à se marier de force ou à faire des enfants avec les envahisseurs, ou à les endoctriner dans les écoles mises en place par eux. Le viol systématique de toutes les femmes a fait sciemment partie de ces procédés, dans certains peuples. Et continue à être pratiqué aujourd’hui.

Les erreurs graves des théoriciens occidentaux – bretons en particulier – sur l’analyse du phénomène national. L’une des plus graves erreurs, qui traîne encore dans les thèses soutenues en Bretagne le plus récemment, et qui a entraîné des conséquences graves dans les esprits, est L’IGNORANCE DE CE QU’EST LA SOUVERAINETE, concept que connaissent tous les étudiants en première année de sciences politiques, mais qui tarde à pénétrer en Bretagne. Par l’effet de l’idéologie, de la mauvaise foi, de l’ignorance, on y enseigne encore que les Bretons étaient les  » sujets  » (quelle abomination !) des rois de France, et que les invasions de 1487 à 1491 furent des opérations de simple police, de simple remise en ordre (confere : la guerre d’Algérie : idem).  On préfère, dans le débat public  breton, poser la question dans les termes suivants :  » La Bretagne a-telle été, au moyen âge, au moment de ces contentieux violents avec le pays voisin – la France agressive et hégémonique -, un pays INDEPENDANT, ou un pays SUBORDONNE, tenu à l’égard du premier à des obligations telles que celles qui existent entre le maître et son esclave ? « . Ou encore :  » La Bretagne médiévale est elle une partie de la France, ou est-elle un pays distinct, libre de toutes ses décisions, dans tous les domaines ? « . Ce n’est pas vraiment une faute de formuler les choses de cette manière, qui a le mérite d’être claire, pour le plus grand nombre, peu familiarisé avec la science politique. Jean Kerhervé, par exemple, qui s’est illustré dans son épais ouvrage sur l’Etat breton – il n’a rien découvert en arborant ce titre pour sa thèse -, à une époque où le discours était totalement  » bouclé  », a cru que le sentiment national est né en Bretagne …. au 15ème siècle ! Pauvre homme – qui est tombé dans la bassesse d’avoir insulté mes travaux, par écrit ! – en lisant ceci, il vient d’apprendre que les nations existent depuis l’antiquité, que le peuple breton est identifié bien avant le Christ, et que ces braves gens, liés ensemble par une culture commune, savent évidemment à quel peuple ils appartiennent, et que leurs voisins, différents d’eux, sont désignés par d’autres noms, et sont leurs ennemis. Le sentiment national est aussi simple que cela : il est universel, et existe partout où il y a des groupes humains.……  Ceux qui pensent qu’il a découvert quoi que ce soit sur ce point se trompent : qu’ils lisent les chroniqueurs et les historiens bretons jusqu’ à La Borderie (mort au début du 20 ème siècle); ils sauront que, jusqu’à ce que l’écrasement des cerveaux par l’enseignement de  » la  » République produise ses effets pleins, et que la quasi totalité des Bretons se transforment en moutons soumis et bêlants, à l’image de ces jeunes enfants qu’on abrutit durant des années dans les écoles d’Asie centrale, jusqu’à leur faire prendre pour idéal de devenir des  » martyrs « , en assassinant les  » infidèles « , désignés comme tels par les textes qu’ils apprennent par coeur sans y comprendre rien …..

D’où la nécessité de cette piqûre de rappel, qui commence à produire largement des effets salutaires depuis plusieurs années.      ………..

A – LA REAPPARITION SUR LA CARTE DE L’EUROPE DE NATIONS CONQUISES ET SUBJUGUEES PAR LES PUISSANCES NATIONALISTES CARNASSIERES.

Le nombre des Nations libres ne cesse d’augmenter. Le nombre des Nations emprisonnées, de gré ou de force, dans des Etats qui les ont « capturées », ou librement incluses n’est pas connu. Si l’on considère, en première approximation, que là ou existe une langue, existe une nation – fut-elle réduite à quelques centaines de membres, le nombre des nations dans le monde dépasse plusieurs milliers. Il est évident qu’il n’est pas souhaitable créer autant d’Etats. Le monde serait ingérable .. Ce n’est pas ce que nous préconisons …. Il existe des Etats multinationaux dans lesquels les nations ou les ethnies co-existent plus ou moins harmonieusement. On peut soutenir que la Suisse, confédération d’Etats, est un ensemble de petites nations, chacune ayant son territoire, ses coutumes, ses lois, ses institutions.

B – LE CAS DE LA CATALOGNE.

Rien ne peut justifier le sort honteux qui est fait à la Catalogne. l’Europe s’est associée aux persécutions dont elle est victime, non pas pour des raisons de morale, mais de basse politique. S’il est un pays qui mérite le nom de nation – avec quelques autres, parmi lesquels la Bretagne, le pays de Galles, l’Ecosse …. – c’est bien celui-là. Il aurait pu servir de modèle au présent article sur la théorie des nations.

Peu après les évènements de Barcelone, j’ai publié la lettre ci-après, destinée à l’inénarrable Rajoy : il a été viré depuis. Cette lettre a beaucoup circulé : on la retrouve aisément, sur le site berbère Amazigh world;

Nous Bretons, avons les yeux tournés vers la Suisse, nos alliés naturels, que l’on voudrait coloniser au nom de l’Europe : une communautés de petits peuples, un exemple pour le monde, et qui sont déjà les alliés naturels des bretons. Comme le disait un Alsacien : « Quel dommage, docteur, qu’il y ait la France entre nous ! ».

La Shoah bretonne, c’est la France. La Shoah catalane c’est l’Espagne.
L’Espagne n’est pas une nation : c’est un agrégat de peuples divers et totalement distincts, rassemblés par la force, la persécution, l’humiliation, contre leur gré, comme le furent les nations martyres de l’« hexagone » dénommé par abus de langage , en 1789, « LA » France.

La Bretagne, l’Alsace, la Corse, le Pays Basque, la Savoie, Nice, ne sont pas la France : ce sont des nations à part entière. La Catalogne, le pays Basque, l’Andalousie, la Galice, les Baléares, les Canaries, ne sont pas l’Espagne : ce sont de vraies, d’authentiques nations exemplaires, ce que n’est pas la Castille colonisatrice, qui a annexé les autres, et tenté, même, d’asservir le Portugal.

Les malades mentaux de la péninsule ibérique sont partout, mais essentiellement à Madrid, pas à Barcelone. C’est la loi des pays coloniaux : les plus forts frappent les plus faibles : malheur aux vaincus : voila toute l’affaire, le droit et la justice n’y ont rien à voir. Nous, Bretons, nous connaissons cela par coeur.

TOUT ÊTRE HUMAIN A LE DROIT SACRE A SON IDENTITE PERSONNELLE. Il a le droit d’être lui même, de penser ce à quoi veut adhérer – à condition que les droits qu’il revendique pour lui-même ne nuisent pas aux autres -, et aux valeurs qui sont les siennes. Il a le droit d’avoir une identité familiale. Par dessus tout, il a le droit à son identité nationale.

Les malades mentaux qui, à Paris, au cours de ce qu’on appelle encore – par dérision -, la « révolution française », ont prétendu anéantir les droits et l’identité nationale des Bretons, des Corses, des Basques, des Alsaciens, ont violé et violenté d’une manière éhontée les consciences, torturé et assassiné des centaines de milliers de personnes humaines au nom de leurs principes stupides, essentiellement violents, et violateurs du droit des gens. Par bonheur, avant qu’ils ne commettent de nouveaux crimes, un grand nombre ont été expédiés vers d’autres paradis, par la Sainte Guillotine. Que Dieu leur pardonne. S’il le peut !

La loi des peuples, la normalité, monsieur Rajoy, ce n’est pas vous, c’est encore moins ce texte ce que Madrid a réussi à imposer aux peuples de votre péninsule après la mort de votre « caudillo » de sinistre mémoire : Franco.

La constitution des Nations, monsieur Rajoy, ce sont les lois internationales, les principes généraux du droit, le droit européen, les principes du droit naturel le droit sacré d’appartenir à sa communauté humaine charnelle, construite par l’histoire, le droit intangible de décider de leur destin, non pas celle décrétée par quelques idéographes, proches le plus souvent de l’ignorance, sinon de la débilité.

La prison, monsieur Rajoy, ce n’est pas pour les ministres catalans nommés dans leurs fonctions par les lois de la démocratie. La désobéissance, ce n’est pas eux, C’EST VOUS. La prison, ce n’est pas pour eux, c’est pour vous.

Il se peut, il se pourrait que ces peuples veuillent vivre dans un ensemble « Espagnol » reconstitué. Ce sera à eux de décider, non à vous : vous êtes à leur service – leur esclave, et non l’inverse. Ce n’est pas à vous, monsieur Rajoy, de décider pour, c’est à eux de décider quand, comment, pourquoi, selon quelles modalités ils souhaitent ou ne souhaitent pas s’assembler et reconstruire, si telle est leur volonté, les espaces géo-politiques actuellement appelés « L’Espagne », et « l’Europe ».

Avec de bonnes recommandations, vous pourrez sans peine obtenir une chambre dans ce qu’il reste du système carcéral franquiste. Là, bien à l’ombre, bien au chaud, bien nourri, vous pourrez lire tout à loisir le LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE, qui n’est pas seulement une histoire abrégée de la Bretagne, mais un authentique traité de science politique, diffusé dans le monde grâce à nos amis, au premier rang desquels les Russes, les habitants du Donestk, les Kabyles, les Sahariens, et quelques autres, dont les malheureux Tibétains, persécutés par les Chinois, ceux-ci admirés dans leur « œuvre civilisatrice » de destruction par le célèbre Jean-Lux Mélenchon, réchappé du communisme – car il vit toujours.

Livre bleu de la Bretagne : https://www.google.fr/search?gs_ivs=1&q=livre+bleu+de+la+Bretagne
Histoire de la Bretagne pour les nuls et les collabos : https://www.google.fr/search?gs_ivs=1&q=Histoire+de+la+Bretagne+pour+les+nuls+et+les+collabos

La Shoah bretonne : https://www.google.fr/search?gs_ivs=1&q=la+Shoah+bretonne
Jean-Luc Mélenchon, l’idiot utile : https://www.google.fr/search?gs_ivs=1&q=M%C3%A9lenchon+m%C3%A9lennec

LOUIS MELENNEC, docteur en droit et en médecine, ex-consultant près le Médiateur de la république française, historien et théoricien de l’émancipation de la Bretagne.

Les tentatives de restauration de la fierté bretonne : l’entre deux guerres.

y a eu des tentatives de restaurer l’antique civilisation entre les deux guerres ..

Que font ces hommes et ces femmes ? une tâche noble : ils tentent de sauver ce qui reste de leur langue et de leur culture ….

C – LE CAS DE LA BRETAGNE.

La France n’est en Bretagne que par la guerre, l’invasion, la destruction, la violence, l’achat des consciences, le carriérisme de ceux qu’elle appointe pour cette noble tâche, avec nos impôts bretons, sur fondement de la violation du droit international, la violation du droit européen, des principes généraux du droit. Elle s’est maintenue dans ce pays que par la force, car elle y fut toujours haïe, par sa faute. Les violences atroces de 1487-1491, 1675 (révolte du papier timbré), la persécution de ses patriotes, la révolte de Poncalleg en 1718, l’opposition farouche à  toutes les mesures imposées par VERSAILLES après la mort de louis XIV, les atrocités de 1789, 1793, 1794 ….. sont des crimes contre l’humanité, non prescriptibles … La persécution de la de la culture, le linguicide sont des actes qui ne seront jamais pardonnés. Chaque année, les « élus » de Loire Atlantique sont invités à se recueillir sur les bords de la Loire, là où 4000 bretons furent noyés, dans des conditions atroces : aucun ne se présente !

La France n’est propriétaire de pas un seul centimètre carré de la terre bretonne, encore moins à Nantes et en Loire a-Atlantique. La Bretagne est la propriété exclusive et indivise des bretons. des Bretons de souche – ne vous en déplaise, messieurs les mondialistes, sont seuls propriétaires de ce pays, qui pour eux est sacré.

Il faut davantage que des persécutions, l’assassinat de sa langue et de sa culture pour tuer une nation. Surtout si elle existe depuis 2000 ans, et si, malgré l’exiguïté de son territoire, elle a résisté avec férocité aux armées qui l’ont envahie à de multiples reprises. Nous avons exposé ailleurs les défaites effroyables infligées aux énormes armées franques au neuvième siècle, et comment le roi Charles le Chauve, battu par les armées très inférieures en nombre en 851, dut s’enfuir à Angers, laissant derrière lui sa smala, et sa bijouterie – d’aucun disent sa quincaillerie -, dont sa couronne. Presque personne ne sait en Bretagne que l’invasion de la fin du 15ème siècle a duré cinq années entières, et que les Bretons, avec des moyens dix fois plus faibles, ont pu résister dans des conditions extrêmement difficiles contre l’envahisseur : l’armée bretonne pouvait mobiliser 4000 soldats, le budget annuel de la Bretagne était de 500 000 livres; à la fin de la guerre d’invasion, la France a introduit en Bretagne 40 000 soldats, et lève 5 millions de livres d’impôts. S’il n’y avait que celà à citer dans notre histoire deux fois millénaire, outre la férocité des guerres contre les francs, on comprendra que la Bretagne n’est pas et n’a jamais été la France, et que la France n’a jamais été la Bretagne, encore moins aujourd’hui, notre histoire ayant été  -diffusée dans le monde entier. En 1491, Anne de Bretagne ayant été contrainte d’épouser le roi ennemi Charles VIII, contre son gré, le pays est dans un état de ruine effrayant : la noble université de Bretagne n’a pas osé initier une thèse de doctorat sur ce sujet calamiteux, en dépit d’archives pléthoriques. 

La manipulation de l’après-guerre.

La guerre, grâce à la présence des Allemands, va permettre une certaine décomplexion de l’idée nationale en Bretagne.   ..

mais la France prédatrice est toujours là. Les Allemands sont, de longue date, les ennemis de la France. Deux guerres meurtrières les opposent : celles de 1870 et de 1914-1918. Quelques Bretons se sont tournés vers eux en 1940. Combien sont-ils ? Combien de Bretons favorables au national socialisme, et aux idées de Hitler ? Le problème ne se pose pas pour eux, sauf quelques uns, probablement, ceux qui les conduisent, qui eux, connaissent l’histoire de la Bretagne, et son asservissement par la France. Un certain nombre sont au courant de l’histoire de la Bretagne, et des crimes commis. Ces Bretons ne sont pas des nazis, ni des sympathisants des Allemands. Ce sont des bretons qui luttent contre les vrais occupant de la Bretagne : les Français. Il ne faut pas oublier que La Borderie a publié sa volumineuse Histoire de la Bretagne à la fin du 19ème siècle. Les citations accumulées par ce savant ne laissent aucun doute dans l’esprit de ceux qui ont lu ses oeuvres, qui sont strictement honnêtes. Même s’il a dû composer avec la France – au point qu’il est nommé professeur à la faculté de Rennes, puis doyen, puis membre de l’Institut, il est fondamentalement un nationaliste qui ne se console pas du destin tragique de son pays, vaincu, détruit et assimilé. Nombre de ses écrits témoignent de son amour passionné pour son pays, même s’il essaie aussi, d’une manière sincère, d’être français. Pour qui sait le lire, sa souffrance transparaît dans ses écrits. Que faire d’autre, à son époque ? Ce n’est pas un traître ni un opportuniste, il essaie de concilier l’inconciliable. Il essaie lui-même de se convaincre qu’il a deux patries, celle qu’il appelle la petite (la vraie, pour lui), et la grande, celle que sa raison lui commande d’admettre et de supporter. C’est un homme déchiré, et au fond de lui-même, il n’a pu le croire, après tout ce qu’il a révélé au public qui a pris la peine de lire sa monumentale Histoire en six tomes, que la France ait la moindre légitimité en Bretagne.

Après ce qu’on dénomme « la Libération », un drame absolu attend ces résistants de la Bretagne. Ils n’ont fait que défendre ce que défendent toutes les nations de la terre : leur dignité et leurs droits. Mais ils n’ont pas été compris par leurs compatriotes, qui eux, ne connaissent rien de leur triste histoire nationale. La raison en est simple : le lessivage des cerveaux opéré depuis 1789, et a produit ses effets délétères. Tous ont appris sur les bancs de l’école l’histoire d’un pays qui n’est pas le leur. Ils n’ont jamais entendu parler de leurs ducs, ni de leurs institutions au moyen-âge, ni des guerres intentées à la Bretagne par la France, ni des invasions de 1487 à 1491, ni des abominations de 1783 – 1794. Tout au plus connaissent-ils le nom de la duchesse Anne, qui, selon le peu qu’ils en savent, aurait épousé un roi de France, ils ne savent pas lequel, ni pourquoi … Cette erreur est si tragique, qu’un « agrégé » en histoire, sorti de l’université de Bretagne, écrit il y a quelques années, que ce fut  …. un mariage d’amour (!), et cet autre, pourtant éminent, professeur à la Sorbonne – mais trompé comme tous les autres -, a dit devant moi « avouez qu’elle a été bien contente d’épouser Charles VIII « . Il vit, fort âgé, et reçoit mes publications. Je ne lui en veux pas, bien entendu, car il a été de bonne foi. Et c’est lui qui a écrit : « Les relations entre la France et la Bretagne sont à elles seules un vrai sujet d’histoire; mais elles doivent être réécrites ». (On comptait – plus ou moins , certains disent : moins que plus -, sur Jean Kerhervé, lui qui a initié et « maîtrisé » tant de thèses, pour réaliser ce travail : hélas ! Tant pis pour lui ).

C – LE LIVRE BLEU ET LA TROUILLE BRETONNE : Une défaite en rase campagne pour les « élites » bretonnes. Un triomphe pour les jeunes Bretons, grâce à leurs ordinateurs.
Je l’ai dit à la tribune à Bruxelles, en 2009 :  » Jeunes Bretons, vous êtes trahis, ne comptez que sur vous-mêmes. Tout le système est bouclé par la France. Tous les postes importants sont pourvus par ce pays. Vous êtes gouvernés par des « préfets », qui ne sont pas bretons. Vous n »avez même pas accès à votre histoire nationale. On y viendra : lorsque la vérité sera connue, et que l’opinion bretonne y aura souscrit, vous verrez alors un spectacle inouï: vos députés, vos députeuses, vos sénateurs, vos sénateuses, monteront sur les estrades, et, levant les bras au ciel, vous crieront en crachant dans leurs micros : « Applaudissez nous, c’est nous que nous vous avons libérés » ! Ayant compris que l’avoine se trouve maintenant chez nous, vous les verrez changer de crèmerie non pas au petit trot, mais au galop, en criant : « Vive la Bretagne ! « 
Ceusses et celles qui ont voté l’amputation de la Bretagne en 2014 seront au premier rang. Attendez vous, donc, au retour triomphal de notre héroïne Le Branchu, de Jean–Yves Le Drian et des 23 autres qui se sont illustrés dans cet épisode, l’un des plus lamentables de notre histoire. »

Madame Gay Mac Dougall, expert indépendant mandaté par l’ONU, dans un rapport sur les Minorités , déposé en 2008, condamne sévèrement, non pas seulement pour l’Etat totalitaire de France, ceux que l’on dénomme les « élus » bretons, qui ont su, qui savent tout cela, et qui n’ont jamais rien dit, jamais rien fait ?

« Malgré l’existence d’une importante législation anti-discrimination, les membres des communautés minoritaires en France sont victimes d’une véritable discrimination raciale, ancrée dans les mentalités et les institutions. Le refus politique de reconnaître ce problème a entravé l’adoption de mesures propres à garantir l’application des dispositions législatives pertinentes et à corriger les inégalités complexes qui se sont installées (h) ».

https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=débretonnisation+de+la+loire+a

 
L’écriture du Livre Bleu est un vrai roman. 
Sans l’obstination de Pierre Lemoine, il n’y aurait pas eu de Livre Bleu. Sans l’obstination de Louis Mélennec, il n’y aurait pas eu d’auteur. Mais sans les ordinateurs des jeunes bretons, il n’y aurait eu aucune diffusion de cet ouvrage.
Pierre Lemoine l’a présenté de la manière suivante, dans sa préface (je cite de mémoire) :
« Ce livre, petit par ses dimensions, est grand par son contenu : il va changer les relations entre la Bretagne et la France »
C’est exact, le mouvement, parti de Paris, progresse à grands pas  : quiconque a lu le Livre Bleu, n’est plus le même : sa vision du pays des doigts de l’homme devient irrémédiablement différente. Beaucoup de jeunes lecteurs m’ont dit avoir découvert leur véritable identité en lisant ce texte. C’est ma plus grande récompense. Il était temps, vu mon âge.
Mille ou deux mille personnes tout au plus auraient eu accès à son contenu. Mais grâce à l’informatique, il a été commenté dans de nombreux pays étrangers, y compris … en Kabylie, et même chez les Sahraouis ! La Voix de la Russie, diffusée dans cent pays différents, en quarante langues, nous a apporté une aide précieuse. Nous la remercions.
Je ne suis pas le Christ (par bonheur !), mais j’ai dû gravir le calvaire breton, parsemé non pas d’épines, amis de gros clous acérés. Dès que mes idées et mes révélations sur les crimes commis par la France en Bretagne,  ont commencé à être connues, surtout à partir de mes conférences à Paris, les injures bretonnes ont commencé à se déverser. Par tombereaux. Elles ont duré des années. Madame Françoise Morvan, devenue célèbre par un très mauvais livre, intitulé « LA  FRANCE COMME SI », qui a trouvé des complicités à Paris – notamment auprès de l’ami immortel de la Bretagne, Jean-Luc Mélenchon, et du Breton de Nantes Edwy Plenel -,  a publié une anthologie des injures reçues par elle. Elle bat tous les records. Je ne pourrais en faire autant, je n’ai conservé que les plus vulgaires, à titre de souvenir, car elles m’ont appris sur mon propre compte des choses que je ne soupçonnais pas – dans le style : salaud, ordure, fasciste, nazi, extrême droite …. L’un d’eux m’a même traité de sale communiste !  Je ne savais pas que le vocabulaire utilisé en Bretagne fût si riche et si subtil ! Je passe sur d’autres termes, qui vous choqueraient, malgré tout, et qui seraient censurés, car la scatologie a ses propres limites . En revanche, je n’ai jamais été injurié par des Français : chaque fois qu’ils m’ont donné la parole, ils m’ont écouté avec courtoisie, et avec tristesse, ce que je comprends, car ils ignoraient tout des crimes commis par leur pays en Bretagne : je leur dois cette justice d’avoir respecté la sincérité de mon discours. J’ai pris soin aussi de ne pas les blesser pour des crimes dont eux, nos contemporains, ne sont pas coupables. Et j’ai partout demandé qu’on ne les confondent pas avec leurs « dirigeants » qui eux sont méprisés.
 
L’affaire du Livre Bleu débute vers 1999. Le psychiatre Carrer est l’auteur de cette phrase révélatrice du problème mental de la Bretagne, plus exactement de ce qu’on désigne sous le nom de « mouvement breton » : quel mouvement ai-je souvent demandé : où est-il, que fait-il, quelle est son action, quels sont ses résultats sur le terrain ?
Nos psychiatres ont la réponse. le bon docteur Carrer, spécialiste en psychiatrie :
 » Le mouvement breton est celui qui compte le plus de malades mentaux au mètre carré ».
Michel Quéré, un ami (socialiste), fondateur en son temps d’un club des Bonnets Rouges à Paris, à qui je dois de connaître cette belel citation, a tenu à corriger :  » Non, vous n’avez pas compris, docteur Mélennec; Carrer a dit : « au centimètre carré, pas au mètre carré ». 
Un lecteur assidu de mes chroniques, après dix ans de militantisme, ayant vécu les choses de l’intérieur, a apporté une autre correction :  » non pas : c’est au millimètre carré qu’il faut comprendre ! ».
La capacité d’auto-destruction des Bretons qui prétendent défendre l’idée bretonne dépasse l’entendement. Ce sont eux qui détruisent tout. Il est douloureux d’en parler, donc : passons. En tout cas jusqu’à la prochaine fois.
Patrick le Lay, qui tenta de fonder une télévision en Bretagne, qui a été pris à parti par le journal l’Immonde pour avoir osé clamer publiquement que la France est responsable d’un « génocide culturel » en Bretagne, a résumé la question : aucun de ces bragou bras ( = les grandes culottes, par ironie, qui sont aussi les plus grandes gueules de la défense de la Bretagne – en paroles, car ce sont des héros en plumes, selon l’expression de Yann Brékilien -, ne l’a aidé). On lui doit cette phrase qui passera à la postérité : « L‘armée de libération de la Bretagne est comme une armée mexicaine en déroute ». C’est indulgent : la vérité est bien pire.
Bref : alors que je fus invité maintes et maintes fois en France, pour parler de l’assassinat de la Bretagne, y compris au Sénat de la bonne république, en 1997 et en 2003, et dans maintes mairies – dont celle du 7ème arrondissement de Paris, à deux reprises -, au Béarn et ailleurs, j’ai été strictement combattu par les grandes culottes bretonnes en Bretagne. Les petites culottes des partis de « gôche » aussi. c’est inouÏ, invraisemblable, incroyable, on ne peut y croire. On appelle « grandes culottes » – bragou bras, des deux mots bretons qui signifient culottes et grandes -, ces hableurs et ces menteurs qui, lors des élections, la main sur le coeur, beuglant partout qu’ils sont les grands défenseurs de la Bretagne, montrent leur c.. au public, violant honteusement leurs promesses, lorsqu’on leur demande, comme en 2014, d’amputer leur pays de 33 pour cent de son PIB, ce qu’ils font pour conserver leurs prébendes.
 
Le temps a fini par passer. Depuis plusieurs années, je ne suis plus injurié. J’ai dit à mes injurieurs, pour me moquer de leur figure, par la voix d’Internet  : « c’est dommage, vous êtes mes agents de publicité les plus efficaces :  » plus vous vomissez, et plus l’histoire de la Bretagne se diffuse ! Continuez, donc  ! »  Et puis :  » depuis que vous ne m’injuriez plus : je m’ennuie, vous étiez une distraction sans exemple aucun sur la planète ». (Silence obstiné : ils ont coupé la radio !)
Wikipédiouse, l’encyclopédie des sottises (je pense à un autre mot : l’encyclopédie  des con….), aux termes d’une « instruction » effectuée par trois ou quatre débiles mentaux, a supprimé ma biographie. Ces « sçavants » d’un genre inconnu, n’avaient jamais entendu parler de la nation bretonne, et ignoraient ce qu’est une nation ! Quel honneur ! L’un de ces « experts » a écrit à peu près ceci : « ce monsieur n’existe pas, j’ai cherché partout, il n’est cité nulle part, en tous cas par l’université (!); je me suis demandé si ce n’est pas un gag » (sic). Ils ignoraient que la bonne « république » des doigts de l’homme, lorsqu’elle veut se débarrasser de ceux qui combattent ses mensonges et ses manipulations, ne les tue plus physiquement, mais leur interdit l’accès à tous les merdias, subventionnés ou non, et que c’est le cas pour tous ceux qui opèrent en Bretagne, désignés pour cette raison sous le joli nom de « merdias de la collaboration ». Las, pour eux : des jeunes Bretons avaient copié cette biographie, et, quelques jours plus tard, l’ont publiée un peu partout, et l’ont traduite en plusieurs langues, en anglais notamment ! On me dit qu’elle a été publiée en Chine, en chinois mandarinal. Je n’ai pas vérifié, je ne pratique pas encore les idéogrammes ! Si vous voulez rire un peu, tapez dans internet : Mélennec wikipédia. vous allez vous esclaffer ! Cela m’a valu un surcroit de popularité, je ris encore de leur sottise, car ils sont authentiquement manipulés, et sûrement, imbéciles utiles, heureux de l’être !
Rassurez vous : en Bretagne, grâce aux ordinateurs de nos jeunes, la relève est en cours. Et les mauvais meurent comme des mouches !

2014 : la partition de la Bretagne reconduite en violation du droit international, par un gouvernement incompétent, avec la complicité de « parlementaires » bretons : un drame absolu : les « héros » bretons (les élus) montent à l’assaut, et trompent grossièrement ceux qui ont cru pouvoir leur faire confiance, en votant pour eux.

Marie-Lou le branchu : un cas d’école de portée mondiale. Ex-ministre de la justice, et ex-maire de Morlaix, elle a eu l’honneur insigne, après la reconduite de l’amputation de la Bretagne par ce bon M. François Hollande, en 2014, avec le concours de vingt trois élus » « bretons » – dont la liste est très justement publiée par l’excellent site Bretaigne Bretagne -, d’être hissée sur le pavois, précédant d’une courte tête Jean-Yves Le Drian : elle a obtenu le prix « Bertrand Duguesclin ». Ce Breton, qui fut nommé par le roi Charles V connétable de France en 1370 – c’est-à-dire chef des armées françaises -, et a osé a conduire les armées ennemies en Bretagne, ledit roi ayant voulu s’emparer de notre pays, en … Sa réputation, est exécrable : avec le vicomte Jean de Rohan, qui joignit ses forces à celles de Charles VIII, lors des invasions de 1487 à 1491, il est le prototype du traître, en quelque sorte : le Judas de la Bretagne. Le prix Duguesclin n’est rien d’autre que le prix de la traîtrise. De fait, c’est bien celà : « traitresse de Bretagne », telle est l’appellation qui lui est décernée à Marilyse Lebranchu par de nombreux blogs bretons, ce que vous pouvez vérifier.

On ne s’y attendait pas. La France en charpie avait d’autres priorités. Le plus dramatique des problèmes de la France, depuis plusieurs dizaines d’années, est l’immigration. 75 pour 100 de la population pensent qu’il y a trop d’immigrés en France. C’est le problème majeur de ce pays, en voie de disparition. Problème totalement étouffé. Le peuple est souverain : c’est à lui de décider de son sort. Mais pas en France, le pays des doigts de l’homme, ce qui est pire qu’une ignominie. Ce n’est en aucun cas par racisme. la France n’est pas raciste. Nul n’est plus qualifié que moi pour en parler : j’ai vécu dans ce pays pendant plus d’un demi-siècle, depuis les années glorieuses jusqu’à la catastrophe d’aujourd’hui. Je m’en suis bien trouvé. Ce pays, culpabilisé par des accusations absurdes de racisme, d’esclavagisme, de colonialisme, n’arrive pas à se dépétrer de ces absurdités, par la faute de ceux qu’on dénomme « les élus » : des lâches, des aveugles, esclaves de leurs intérêts qui pour nombre d’entre eux, se confondent avec leurs petites carrières, minables et inutiles. Le racisme, l’esclavage, le colonialisme, sont des phénomènes inhérents à l’espèce humaine. Tous les pays en situation de force ont agi de la même manière, et ont asservi les autres. Ce pourquoi, nous Bretons, voulons nous libérer, et informer les autres peuples de la vérité historique : nous parlons en spécialistes en esclavage et en victimologie, puisque c’est en 1532 que la France nous a transformés en « sujets », puis en esclaves à partir de 1789. Mais sans cesser d’être honnêtes : la France n’est pas plus coupable que les ethnies africaines qui en colonisent d’autres. Dans de nombreux pays, les populations sont tenues en servitude par des clans issus d’ethnies très minoritaires, qui se maintiennent au pouvoir par des procédés souvent ignobles. Dire que l’esclavage inter-africain a existé depuis des milliers d’années, et qu’il a fait plus de victimes que les traites transatlantiques n’est que la vérité, et doit être proclamé haut et fort. Chaque « ministre » devrait le clamer tous les jours dans les médias pour faire cesser le discours inique dont sont abreuvés les Français. Il est encore interdit de dire en France que le racisme est universel, et que la France ne l’a pas inventé !……..

(LIRE : mélennec, racisme, esclavagisme, colonialisme, lettre ouverte à christiane taubira).

Toute personne accueillie par un pays étranger – quel qu’il soit – qui bénéficie de la part de ce pays du logement, des prestations sociales, de la scolarité gratuite pour ses enfants, des soins médicaux, des retraites et autres avantages, doit se montrer reconnaissante, quels que soient les contentieux présents et passés avec son pays d’origine, et AFFICHER PUBLIQUEMENT CE SENTIMENT DE RECONNAISSANCE. Nous, Bretons qui vivons en France, quelles que soient nos griefs à l’égard de ce pays, devons nous comporter dignement, dès le premier jour où nous venons y vivre. C’est ce que je fais, je crois.

L’ETAT VOYOU, L’ETAT MAFFIEUX. Le pire, pour ces pauvres français, et ces nations périphériques emprisonnées jusqu’à ce jour dans ces frontières maléfiques : le pays des doigts de l’homme, n’est pas seulement cela : c’est un Etat voyou. Outre mes fonctions à la Médiature de la République, plus encore ma candidature aux fonctions de Médiateur en 1997 et 1998, qui m’ont permis de voir de mes yeux un grand nombre de forfaitures (foris factura), de fautes gravissimes du pouvoir, ignorées du public docile, naïf et surtout indifférent aux cochonneries du pouvoir, bien qu’elles se fassent sur son dos. De longue date, pourtant, des médias très estimables se sont spécialisées dans leur dénonciation : le Canard enchaîné, Minute, ont été les principaux. Je connais ces deux médias, pour avoir eu des entretiens avec leurs journalistes, car ils me furent recommandés par Michel Charasse, ex-ministre des finances, alors conseiller tout puissant à l’Elysée, quasiment président par intérim, François Mitterrand étant alité la plupart du temps, peu de temps avant la fin de ses fonctions. Un autre média est né il y  quelques années, Médiapart, mais dans un climat d’idéologie et souvent de haine, ce qui altère la valeur de ses révélations. Des auteurs très courageux se sont illustrés dans ce travail citoyen, au péril de leur vie, vus les procédés de l’Etat des doigts de l’homme, aujourd’hui divulgués partout : personne ne peut croire que M.M. Bérégovoy, Marcelin, de Grosouvre se sont suicidés. Montaldo (Mitterrand et les quarante voleurs), Eva Joly et autres ont conduit un combat intransigeant. On a laissé paraître leurs livres – à petit tirage, sans publicité dans les merdias -, et on n’a pas osé les poursuivre : mieux valait laisser la Seine couler sous les ponts, et attendre deux ou trois semaines que tout soit oublié, car c’est ainsi que réagit notre bon peuple, jusqu’au scandale suivant. En Bretagne, c’est pire : on insulte, on dénigre, on vomit, on  empêche par tous les moyens ceux qui – au péril de leur vie, également -, tentent de révéler aux Bretons les crimes dont ils ont été victimes. Je parle en expert de ces procédés ignobles.

Aucun merdia, aucun éditeur breton n’a voulu voulu publier le Livre Bleu de la Bretagne. Il a fallu aller à Bruxelles et dans d’autres capitales étrangères pour le faire connaître.. Les congressistes de la Fuen, à Bruxelles, en 2009, étaient d’ailleurs au courant, par des patriotes bretons qui depuis des années ont sillonné le monde pour faire connaître l’abominable vérité de notre histoire. Pour ceux qui l’ignorent, la Fuen a été créée par un breton : Martray, un héros, comme Yann Fouéré, Pierre Lemoine et d’autres, qui ont dû aller chercher la protection d’Etats étrangers pour échapper aux rétorsions du pays des doigts de l’homme. leur crime : aimer leur pays, défendre ses valeurs et ses droits immémoriaux. Le nom de Louis Mélennec a été rayé de tous les merdias de la collaboration, subventionnés jusqu’à l’os, en particulier le célèbre Ouest-Torche, qui perçoit 12 millions d’euros par an, prélevés dans les poches des contribuables pour mentir sur leur histoire (Vérifiez vous mêmes !). 

Notre ami Reynald Secher en a fait cette triste expérience, pendant de longues années.

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LA BRETAGNE VICTIME DE SES PROPRES VOYOUS : LES POLITIQUES, L’UNIVERSITE .

LA RENAISSANCE de la nation bretonne depuis un demi-siècle. Importance de l’histoire vécue en commun dans le phénomène identitaire, pour TOUS les peuples du monde.

La nation bretonne n’a jamais disparu, certainement pas après 1789, après la destruction de ses Institutions autonomes par la France. Les tentatives de phagocytose exercées par le pays voisin ont été féroces, mais n’ont abouti, au prix d’une persécution mentale répugnante, qu’à une  » mise entre parenthèse « , une interdiction pour ses membres d’exprimer librement et avec fierté leur appartenance à ce vieux peuple, venu de l’antiquité, connu et décrit par les auteurs antiques, principalement par Jules César, qui lui consacre de longs passages dans son ouvrage célèbre, La guerre des Gaules.

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LA TENTATIVE DE RESTAURATION DE L’ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE DE LA BRETAGNE. LE LIVRE COMMANDE A LOUIS ELEGOËT (1998).

En 1998, sous la signature de Louis ELEGOËT, un livre intitulé « BRETAGNE, UNE HISTOIRE « , est publié par le Centre régional de documentation pédagogique de Bretagne (CRDP). Cet évènement, capital, passe quasi inaperçu en Bretagne. Il s’agit, pourtant, d’un évènement majeur, en apparence anodin, mais d’une signification politique considérable. Quoique qu’habitant Paris – sûrement, d’ailleurs, à cause de celà, non pas parce que je suis né à Guilvinec -, je suis rendu destinataire d’un exemplaire. Immédiatement, c’est à dire avant qu’il ne soit distribué et connu du public.

Ce n’est, certes, qu’un manuel d’initiation, non un ouvrage universitaire. Mais il est bien présenté; le papier et les illustrations sont fort beaux, de nature à séduire. L’un des éléments remarquables de ce livre, est l’excellente préface rédigée par Yves LE GALLO, professeur émérite de civilisation de la Bretagne, intitulée :  » BRETAGNE, LE SURSAUT D’UN DESTIN MANQUE « .

On a compris que tout va être dit, dans des termes transparents, mais voilés, car le gourdin français, impitoyable, peut s’abattre d’un seul coup, en toute impunité, sur les auteurs trop téméraires. J’en extrais cette phrase, que j’ai moi-même maintes et maintes fois écrite, dans d’autres termes certes, mais strictement identiques quant au fond :

 » La Bretagne …… porte en elle UNE REMARQUABLE PREDESTINATION à être L’UNE DES PLACES DU GRAND COMMERCE DE L’OCCIDENT……. L’histoire atteste, à cet égard, que LA BRETAGNE A MANQUE SON DESTIN, QUI AURAIT PU ÊTRE CELUI DU PORTUGAL, dont la réussite maritime, coloniale, linguistique et littéraire ne s’inscrivait pas nécessairement dans la position géographique, non plus que dans le dessin de ses côtes ….. »

En termes clairs : la Bretagne a manqué son destin, PARCE QUE LA FRANCE L’A DETRUITE (Voir notre émission sur ce thème dans Lumière 101 : La Bretagne assassinée, avec Jean Luc de Carbuccia). Combien, combien de fois ai-je pensé qu’avec les atouts exceptionnels qui étaient les nôtres lors des invasions françaises de 1488 et de 1491, nous étions parmi les mieux placés en Europe pour nous répandre dans le monde ?

La publication de ce livre est, pour des milliers de Bretons – ceux qui ont consacré leur vie à l’oeuvre de vérité, à laquelle nous avons personnellement consacré des dizaines de milliers d’heures -, le signal d’un immense espoir.

L’entreprise échoue, dans des conditions qui n’ont pas encore été divulguées.

Nous allons, donc, lever une partie du voile.

LETTRE DU RECTEUR MIOSSEC AU DOCTEUR MELENNEC (avril 2010), CONFIRMANT LA TENTATIVE D’INSTAURATION D’UN ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE DES BRETONS DANS LES ECOLES BRETONNES.

Au début de cette année, je prends contact avec Louis ELEGOËT. L’homme est très aimable. Il parle le langage du coeur et de la raison : cela nous change des blogs débiles. Je n’ai jamais digéré que son ouvrage disparaisse, à peine publié. Je veux, par cette démarche, douze ans plus tard, compléter mon information, confirmer ce que je sais, surtout, tenter d’en savoir davantage.

C’est dans ces conditions, aussi, qu’au mois de mars de cette année, je me rapproche du cabinet du recteur Miossec, pour tenter d’en savoir plus. Je sais, pour avoir eu des contacts très fréquents avec les Directeurs des ministères, puis avec les cabinets ministériels (y compris de plusieurs présidents de la République et de plusieurs premiers ministres), ceci dès mon arrivée à Paris, en 1966, qu’à la condition de savoir manier le langage très feutré de ces milieux, que des informations intéressantes, parfois précieuses, peuvent vous être fournies, lorsque vous êtes digne de confiance. Mieux : votre discours peut être parfaitement entendu et compris, parfois suivi d’effet, jamais à court terme, mais dans la distance, si vous êtes un coureur de fond, et si vous ne vous départissez jamais d’une rigoureuse honnêteté intellectuelle, d’une parfaite transparence dans vos propos, de la courtoisie, et de la prudence indispensables.

Le recteur de l’Université de Rennes n’a évidemment pas vocation à révéler les pressions politiques qui se sont exercées pour faire échec à cette très remarquable tentative d’enseigner (enfin !) aux Bretons leur histoire, et non celle d’un peuple étranger, grossièrement falsifiée de surcroît, sur fond de  » droits de l’homme  » prétendûment inventés par un pays qui n’a cessé de les violer, et qui fait figure, aujourd’hui encore, de très mauvais élève parmi les Etats réputés civilisés. Le recteur Miossec n’était d’ailleurs pas en fonction à Rennes en 1998. Mais il était important qu’il confirme la vérité.

Il le fait : c’est méritoire. Le 26 avril 2010, il m’adresse la lettre suivante, sur le papier à en-tête du Rectorat de Rennes :

Académie de RENNES

Rectorat, Cabinet

Le Recteur à M. Mélennec

__________________

Monsieur,

 » J’ai l’honneur de porter à votre connaissance les éléments suivants :

L’ouvrage  » BRETAGNE, UNE HISTOIRE « , publié par le Centre de documentation pédagogique, avec le concours des collectivités locales, a fait l’objet d’une distribution gratuite aux élèves de sixième du Finistère et des Côtes d’Armor, ainsi qu’aux élèves de CM 2 du district urbain de Rennes, lors de la rentrée scolaire 1998, soit au total 26 500 exemplaires.

Parallèlement à l’édition française, une EDITION EN LANGUE BRETONNE, identique en contenu et en format, a été réalisée et distribuée fin novembre 1998, aux élèves des classes de breton de l’enseignement public et privé, ainsi qu’aux écoles DIWAN « .

Veuillez agréer, Monsieur, etc.  »

Signé : Alain MIOSSEC

Les termes de cette lettre, malgré leur neutralité, sont loin d’être anodins : dans les années 1995, une équipe de Bretons, bravant la censure partout présente en Bretagne (souvenez vous de la magnifique manifestation de Nantes, en 2008, et DES JOURNALISTES BRETONS QUI ONT ACCEPTE D’ETRE FOULES sous les pieds, écrasés par les talons des censeurs), ont OSE la défier ouvertement, la balayer, faire imprimer à frais élevés ce superbe livre de Louis ELEGOËT, et en distribuer d’une manière officielle plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

Si cette opération, savamment pensée, méditée et voulue, avait réussi, TOUS LES JEUNES BRETONS D’AUJOURD’HUI seraient au courant de leur histoire.

Mieux : je pense qu’en douze ans, le cheminement intellectuel provoqué par cette entreprise, si elle avait continué et été amplifiée, aurait été considérable, et que sans doute, la réapparition de la Bretagne dans le concert des nations, la restauration de ses Institutions, la réintégration du comté de Nantes dans son patrimoine territorial seraient aujourd’hui très avancés.

QUI A FAIT ECHEC A CETTE ENTREPRISE ?

Le préfacier de l’ouvrage,  Yves LE GALLO, professeur émérite de civilisation de la Bretagne, termine son discours par des propos en apparence académiques, mais, pour qui lit entre les lignes, menaçants pour la survie du colonisateur en Bretagne :

 » L’imagerie méprisante dispensée dans 25 albums qui, de 1913 à 1939, eurent pour thème l’ingénuité de Bécassine …

 » La langue bretonne connut un dernier avatar : après qu’elle eût été l’idiome de la régression sociale et de l’arriération intellectuelle, on en fit CELUI DE LA TRAHISON. La nouvelle censure – toutes tendances politiques confondues -, frappa désormais de flétrissure toute forme d’action bretonne, fût-elle seulement culturelle …… L’éternel jacobinisme multiforme crut pouvoir achever de ruiner l’idée bretonne …… à partir de 1941, avec confirmation en 1960, ON FIT PASSER DANS UNE REGION DES PAYS DE LOIRE, la ville de NANTES et son département de  » Loire Atlantique  » ……..

Ces propos, qui sont ceux de tous les Bretons qui aiment leur Pays – collabos exceptés – sonnent comme un défi terrible. (Pauvres  » bloggers  » dont on peut lire un triste florilège, avec une maîtrise (très) imparfaite de la langue et de la grammaire, et des fautes d’orthographe insensées, sous l’émission  » La Bretagne assassinée « ).

Le danger est très clairement ressenti par les ministères étrangers de Paris : L’ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE DE LA BRETAGNE, est porteur d’une grave prise de conscience pour les Bretons, de ce qui leur a été infligé pendant des siècles. Pire : A TERME, IL Y A DANGER DE SECESSION, peut – être de désir de vengeance. Les complices sont nombreux en Bretagne, qui tremblent de peur. Quelques uns, même, tirent la sonnette d’alarme :  » Au feu ! Les Bretons sont en train de se réveiller !  » Le phénomène est connu : récemment encore, plusieurs  » sénateurs  » ont voté contre la langue bretonne lors du ridicule débat au Parlement (français), en 2008, dont certain(s) possède(nt) des ancêtres qui ont joué dans le passé le rôle peu reluisant que l’on sait, lors des invasions de 1488 et de 1491.

Je vais expliciter ceci en quelques phrases, que la réflexion en sciences politiques permet aujourd’hui de bien comprendre. Tous savent que le grand RENAN, notre compatriote – qui lui aussi a vécu à Paris, comme Chateaubriand, comme Victor Hugo (cet illustre écrivain est breton, pour deux raisons au moins : sa mère est de Chateaubriand – en – Bretagne; les valeurs sont transmises par la mère, non par le père ), comme la Villemarqué et tant d’autres -, a été en son temps l’un des plus grands penseurs des pays occidentaux, et que sa contribution à l’analyse du concept de  » Nation  » est irremplaçable. C’est lui qui, le premier, dépassant les conceptions étroites de son époque, a compris que la nation, si elle repose en effet, le plus souvent, sur la possession d’un territoire commun, sur une langue commune, sur des croyances partagées par le plus grand nombre (religieuses, eu particulier), est avant tout un phénomène affectif, intellectuel, moral …….. En d’autres termes ……. (à suivre).

De l’affaire su sabordage volontaire de l’enseignement de leur histoire aux jeunes Bretons, il ne sera rien dit de plus, en tout cas pour cette fois : toute vérité est bonne à dire, mais chaque vérité doit être dite en son temps, ni avant, ni après. On a compris que tout enquêteur devra se promener du côté de la charmante petite ville de Josselin, pour ne négliger aucune piste (j’use ici d’un euphémisme, on l’a compris), où l’on est au courant de beaucoup de choses, pour les avoir induites, et pour en avoir freiné beaucoup d’autres. Cela mérite que l’Université, lorsqu’elle aura retrouvé ses testicules, s’y intéresse, et y consacre au moins un mémoire de doctorat.

Le recteur MIOSSEC a un beau nom, qui sonne parfaitement à nos oreilles. Nul doute qu’il soit foncièrement breton, comme tant d’autres, qui sont dans l’impossibilité de s’exprimer ouvertement. S’il ne l’est pas encore, il le deviendra, car nul n’échappe à son destin. On me dit qu’il a lu le LIVRE BLEU. Je lui ai, en tout cas, dédicacé un exemplaire. (Voir dans Google : Alain MIOSSEC).

CONCLUSION.

Tout au long du 19 ème siècle, et pendant la première moitié du 20 ème siècle, la France, a eu la prétention insensée de vouloir priver les Bretons de leur Identité nationale. Le broiement des cerveaux auquel elle s’est livrée, avec méthode, obstination et cruauté, n’a été rien d’autre qu’une opération totalitaire. Soyons, maintenant que nous avons acquis le devoir clair de nous exprimer avec les mots adéquats, après cinq années de travail commun, progressif et voulu sur la toile, encore plus nets : CE FUT UNE ENTREPRISE AUTHENTIQUEMENT FASCISTE : elle salit la France – non pas les Français -, d’une manière irrémédiable.

Jean Luc de CARBUCCIA, un corse au caractère très trempé, parfaitement au courant  de ces problèmes d’assimilation forcée de certains peuples par d’ autres, auteur de l’émission  » La Bretagne assassinée  » (que l’on peut écouter à volonté sur les ondes de Lumière 101, cf. Google), qui a lui même choisi le titre de cette émission, après l’avoir enregistrée, et témoigné son horreur de ce que la France a voulu faire et a failli réussir en Bretagne, par le mensonge et la persécution mentale des élèves des écoles – et de leurs parents -, a conclu, au terme de cette émission :  »  Des faits aussi horribles se PAIERONT UN JOUR « .

Nous sommes entrés dans cette phase de reconstruction de notre identité. Le processus est lent, mais INELUCTABLE. Je suis, quant à moi, impatient d’en voir le terme.

On a compris combien absurde est cette accusation de LE NAIL, dans plusieurs de ses lettres :  » Vos articles visent à dresser les Bretons contre les Français « . Je n’ai jamais eu la tentation de m’accrocher à un passé révolu, ni d’idéaliser la Bretagne : la Bretagne est mon pays, mais JE NE L’IDEALISE PAS, je sais pourquoi; la vérité se suffit à elle-même.

Mes recherches ont été volontaires, volontaristes, poursuivies dans le but très conscient de produire des effets, au prix d’un respect ABSOLU de la vérité. Si notre très remarquable compatriote Ernest RENAN  a écrit , comme je l’ai rappelé plus haut, que  » l’oubli, l’erreur historique sont un facteur essentiel de la création d’une nation « , et que, à l’inverse ,  » le progrès des études historiques est pour la nation ( = celle qui a été créée, comme la France de 1789, inventée par la manipulation, et incrustée dans les consciences par le matraquage mental), un danger; ……. LE PROGRES DES ETUDES HISTORIQUES  est souvent un danger : l’investigation historique, en effet, remet en lumière les faits de violence qui se sont passés à l’origine de toutes les formations politiques …. « , on comprend que l’exhumation de la vérité historique, à condition d’être strictement honnête, stricte, AVEC UNE VOLONTE TRES FERME, SANS JAMAIS AUCUNE CONCESSION, longtemps poursuivie, est de nature a faire renaître une Nation que l’on croyait disparue, à force d’avoir été écrasée et malmenée. Mes recherches ont été axées sur le dépouillement et la ré-interprétation – à la lumière du droit, principalement -, de nos archives, depuis plus de quinze ans. J’ai vécu cela comme une mission : puisque les choses se sont passées ainsi, il n’est pas grandiloquent de le dire. Si Le Nail vivait encore, il exprimerait sûrement ses regrets, et je l’excuserais d’avoir si mal compris les choses : car malgré les faiblesses de son caractère, c’était un PUR.

JE SAIS PARFAITEMENT ce qui va sortir de l’exhumation de la vérité historique : l’émancipation de la Bretagne, maintenant que la vérité est connue et largement avancée dans les esprits (cf.  » De la trouille bretonne « ). Nous verrons, de nos yeux, comme tant d’autres pays, la Bretagne entrer à l’ONU comme membre à part entière. Le temps d’un statut d’autonomie de la Bretagne au sein de la France, on l’a compris, est dépassé.

Pour autant, je suis et reste le plus francophile des Bretons. Il n’y a là aucune contradiction, lorsqu’on a vécu en Bretagne et en France, et qu’on est en mesure de parler en parfaite connaissance de cause : la France compte une quantité de gens estimables et de grande valeur. Les Français cultivent certes un esprit de supériorité, qui leur est reproché; mais ils ont une grande aptitude à écouter, et à comprendre. Enfin et surtout, les malheurs qui nous ont été infligés ont été le fait des gouvernements de la France, non pas des Français, qui n’ont jamais su ce qui s’est passé en Bretagne, et qui sont stupéfaits lorsqu’on leur apprend la vérité : les accuser, eux, les confondre avec ceux qui ont agi en leur nom, serait une injustice de plus, que je prends un soin jaloux de ne pas commettre. Je ne manque jamais de le souligner lorsque je prends la parole devant des Français, ils m’en savent le plus grand gré, cela me vaut la sympathie du plus grand nombre. Ce sont les raisons pour lesquelles tous mes travaux se sont déroulés à Paris, ont été radiodiffusés et conférencés dans la capitale des Français. L’accueil qui m’a été fait ici a toujours été très ouvert, souvent chaleureux, même si mes idées n’ont pas fait plaisir à tout le monde. La question me fut posée à la Sorbonne lors de la soutenance de mon DEA en 2001, par le professeur Bercé, membre de l’Institut : j’ai répondu clairement que, les choses étant ce qu’elles sont en Bretagne, seuls des parisiens ont l’esprit suffisamment honnête pour entendre ce que fut la réalité des relations brito – françaises dans le passé. On a paru surpris : mais c’est ainsi.

Cela n’empêche que la vérité fondamentale reste inchangée depuis le temps où les armées françaises, au mois de mai 1487, en violation du Droit et des engagements pris, ont franchi nos frontières : LA FRANCE EST, RESTE, ET RESTERA POUR NOUS UN PAYS STRICTEMENT E – TRAN – GER. Elle n’est chez nous que par la force. Nous savons que cette situation aura une fin.

Le temps des excuses officielles viendra. Avec lui, sans doute, le temps de la réconciliation. Si les conditions de cette réconciliation sont réunies, bien sûr.

Il est probable que dans un avenir proche, Jean Yves Le Drian, Lebranchu et quelques autres, acculés, le dos au mur,  vous annoncent à grand fracas leur nouvelle  » invention  » : l’enseignement obligatoire de l’histoire de Bretagne dans nos écoles (!!!) Sera – ce une nouvelle mouture des 40 bourses créées pour compenser la disparition de 20 000 locuteurs chaque année qui passe ? Certes non : les Bretons vont prendre EUX -MÊMES en charge l’enseignement de leur histoire : s’ils veulent me croire, il FAUT qu’ils refusent tout prétendu concours qui leur sera offert, en appât, CAR ILS ONT EN EUX MÊMES ASSEZ D »ENERGIE pour conduire cette entreprise vers le succès. Ils n’ont aucun besoin des simagrées ni de l’hypocrisie des ectoplasmes politiques bretons.

Ce chapitre donnera lieu, en son temps, à un nouvel article.

Dr MELENNEC, ex-consultant près le Médiateur de la République française, Breton.

…………………

TEXTES A LIRE, A RELIRE, A RELIRE ENCORE, jusqu’à épuisement, en réunion, en famille, et à faire connaître à ceux de vos amis qui sont encore ignorants du passé de leur pays :

– Dans ABP : Mélennec, Les massacres perpétrés en Bretagne par les armées du roi de France.

– Dans LE LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE : La Bretagne asservie, détruite et décervelée, pages 31 et suivantes. Ce petit livre est à faire connaître, IMPERATIVEMENT, à tous vos parents, à tous vos amis. L’émancipation de la Bretagne est une oeuvre collective, sans distinction de partis, d’idéologies, de religion et, bien sûr, de races.  Il est actuellement publié dans le site  » Fouéré actualités. » Comme toutes les publications de Louis Mélennec, il peut être librement reproduit, en totalité ou en partie, libre de droits, sans demande d’autorisation préalable. Il est destiné à être amplifié dans le futur, avec un appareil de notes et de références irréfutables.

A ENTENDRE, ECOUTER, RE-ENTENTRE, RE-ECOUTER :

– Dans ABP : La Bretagne comme l’Ecosse…. (réalisation : Mathieu Guihard, pour ABP -TV, 920 vues).

– Dans LUMIERE 101 : La Bretagne assassinée …… (réalisateur : Jean Luc Carbuccia, éditeur).

A TITRE INDICATIF :

– Dans ABP :L’élimination de Claude de France du duché de Bretagne. Vos lectures vont faire franchir à cet article, sous peu, le cap de 4000 visites ! Les Bretons témoignent d’une violente appétence pour la connaissance de leur passé, et de savoir pourquoi la France a fait de la Bretagne un Ploukistan …………………..  (A suivre).

– DANS UNE PROCHAINE CHRONIQUE :  » Comment les petits Bretons, après un lavage de cerveaux de plus d’un siècle, dans les écoles,  par la France nationaliste des sublimes Droits de l’Homme, sont allés se faire massacrer, au nombre de 200 000, dans une guerre qui, ni de près ni de loin, ne concernait la Bretagne « .

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..« L’interdiction d’enseigner l’histoire de la Bretagne, sa falsification par le pays étranger et ses complices, son remplacement par l’histoire de France, n’ont eu qu’un seul but : détruire l’identité bi-millénaire des Bretons, pour inclure de force dans leurs têtes, par un authentique lavage des cerveaux, l’identité d’un pays qui a envahis, détruits, pillés pendant des siècles, de 1789 à aujourd’hui. C’est un échec cuisant. Le pays qui a eu l’audace de s’intituler « patrie des droits de l’homme », n’est aujourd’hui que « le pays des doigts de l’homme ». L’humiliation des bretons a cessé, elle a changé de camp : c’est regrettable, mais nous ne sommes pas responsables de cette situation».

A SUIVRE

LA MISE A MORT DE LA LANGUE DES BRETONS PAR LA FRANCE .

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CONCLUSIONS PROVISOIRES.

 

 Certains prophètes avaient annoncé la disparition des nations : un jour, disaient-ils, les hommes se donneront la main, et cette ronde fraternelle fera le tour du monde. « Si tous les gars du monde voulaient se donner la main .. », dit cette chanson, qui, dans un rêve irréel, appelle à la fraternité humaine. Mais d’autres ont une vision plus carnassière.  la Nation, cette création abominable de la bourgeoisie rapace et exploiteuse, inutile, doit être mise à mort, et dépecée. Les hommes, débarrassés des barreaux de ces prisons destinés à les maintenir dans l’esclavage, seront heureux. Il n’y aura plus de Nations, si ce n’est une seule, l’humanité entière. Il n’y aura plus qu’un seul gouvernement, le gouvernement mondial. Sans nations, plus de conflits internationaux, plus de guerres ! Cette conception a peut-être été inspirée, au moins chez certains de ses auteurs, par un sentiment de générosité : réunir les hommes, leur faire prendre conscience qu’ils appartiennent à la même espèce, qu’ils doivent cesser de se détruire mutuellement.

Plus l’espèce est divisée, plus grandes sont les chances de conflits armés. Il y a une grande part de vérité dans cette affirmation. Mais  il ne suffit pas de vouloir fondre les hommes dans un même pays et dans une même nation pour que cela soit réalisable, et pour que les causes de conflits et les guerres disparaissent.

L’aventure communiste a été largement cela : vouloir créer à tout prix une Nation mondiale unique, avec un seul gouvernement. C’était une utopie. Certains peuples sont encore à l’âge de pierre, d’autres à l’âge des engins interplanétaires rêvent de coloniser les planètes ! Peut-on raisonnablement fondre ensemble les nations préhistoriques que sont les aborigènes d’Australie et les habitants de la ville de new York . Cela évoque la fable du paysan et de son jardinier : celui-ci, voulant protéger la tête de son maître d’une abeille qui tournoyait autour de lui, saisit une grosse pierre et, au moment ou elle allait le piquer, jeta la pierre sur la tête du paysan, écrasant le crâne du pauvre homme et l’insecte en même temps. Et celle qui consiste à briser le thermomètre pour tuer la fièvre. L’union soviétique avait fondu dans un même empire plus de dix nations. L’empire s’est disloqué, les nations sont toujours là. Les Nations sont comme les familles. Ce sont des familles, mais élargies à un grand nombre d’êtres humains. Ce n’est pas parce que ces familles se battent qu’il faut les supprimer. Pourquoi pas  un moyen plus radical : supprimer les hommes qui les composent. La catastrophe est la pire que l’espèce humaine ait eu à supporter. Le régime tsariste, en un siècle et demi a tué quelques milliers de personnes – si l’on excepte les guerres. le régime de Lénine a tué de millions de personnes en très peu de temps. On voit ce que les crimes  révolutionnaires ont engendré en Bretagne. Nous sommes encore là. Et quelque pacifique que soit notre démarche personnelle, nous ne parviendrons pas à éteindre l’amertume, encore moins la haine que ces crimes ont engendré.

Qu’il faille créer un ordre International plus juste, rapprocher les peuples, créer peu à peu un système de valeurs qui permette  plus grand nombre de coexister, est d’une évidente nécessité. La survie de l’espèce humaine impose une démarche de cette nature. Mais le rapprochement des peuples ne se fera pas par des fantaisies verbales ou des imprécations. Cela suppose beaucoup de temps. Ce rapprochement ne peut se faire que par des traités bilatéraux ou multilatéraux, la création d’institutions internationale plus efficaces, dans les domaines où cela est possible. 

 

……………….

1 – Certains de mes propos peuvent paraître violents. Ils ne le sont pas. Ils sont la réponse adéquate à la mollesse et à l’inertie de la fraction de la population qui est au courant, qui s’obstine à rester couchée sur le sol, et à se taire, là où son devoir est de clamer à toute force ce qui s’est passé et ce qui se passe dans notre pays. Ils traduisant la vérité de cette immense imposture dont nous avons tous été victimes : les mensonges élaborés et mis en actes par les régimes issus de la prétendue révolution; ils sont seulement à la mesure des souffrances qui ont été infligées aux Bretons pendant des siècles, aux injustices dont ils furent victimes, et qui ont été dissimulés par le pays des doigts de l’homme, dont le but, clamé partout, fut d’extirper de leur cerveau toute trace de leur véritable identité. Mais aussi d’un trait de mon caractère : l’horreur absolue du mensonge, et une intolérance encore plus forte à la manipulation des esprits, le crime le plus abominable contre la dignité de la personne humaine.

Mon langage est vigoureux : je ne le nie pas. Il fallait qu’il le soit, pour tenter de faire bouger cette inertie de ce peuple jadis glorieux, mais tombé dans l’esclavage le plus vil.

Il se trouve que je suis né en Bretagne. L’histoire de mon pays est un champ d’observation exceptionnel. Mais je l’ai fait comme le maréchal de Soubise – hélas encore un breton -, battu à Rossbach, … se promenant dans la nuit, éclairé par un modeste brulot, et clamant partout : « Ou est passée mon armée » ? Patrick le Lay, l’homme qui voulut créer une télévision bretonne, a dit avec férocité : « l’armée bretonne est comme une armée mexicaine en déroute, personne ne m’a aidé dans mon propre pays ». Je l’ai exploré, moi aussi, comme avec une lanterne à la main pendant des dizaines d’années : en écho, des injures. Jusqu’à la disparition quasi totale de cette génération de grandes culottes couchées sur le sol, et enfin, l’avènement de celle des jeunes munis de leurs ordinateurs : voila la nouvelle armée bretonne, éminemment pacifique, mais qui ne s’en laissera plus conter.

J’aurais pu naître en Arménie, en Israel, en Grèce, en Kabylie, ou dans tout autre pays martyrisé par des êtres humains qui font partie de cette cohorte produite par ce que l’humanité a produit de plus mauvais : les assassins de leurs congénères. J’aurais alors utilisé les mêmes mots, les mêmes phrases, peut-être plus fortes encore : je suis un humaniste, et je peux le dire, un idéaliste. A travers mon pays natal, c’est la dignité de l’être humain que je défends, ce sont des valeurs, celles auxquelles je crois. 

 

Lettre ouverte à un correspondant : défendre son identité est une tâche noble, en aucun cas un repli sur soi.

M. KER … (Rennes). J’observe de plus en plus de distance à l’égard de la langue française. Est-ce le fait que je connais désormais mon histoire ?… Je ne sens pas du tout cette langue. Je suis en train de lire un ouvrage remarquable sur la force de la langue maternelle, le rôle du peuple pour faire vivre la langue maternelle, le rôle de la langue maternelle pour comprendre le monde et le saisir.

LOUIS MELENNEC : N’idéalisez pas votre pays, sa langue et son histoire plus qu’il n’est nécessaire. Restez sur terre. Les autres peuples existent aussi, les autres langues également. Le grand linguiste breton Pennoad a écrit, il est vrai : « Le français est l’idiome le plus minable d’Europe ». Mais, outre le français, il reste 6000 langues dans le monde ! Cela vous laisse le choix.

Nous devons lutter pour notre identité, comme tous les autres peuples, avec la plus grande énergie, c’est vrai. Mais si vous étiez sur le terrain, comme moi, vous découvririez que nos compatriotes comptent AUSSI des lâches et des nuls, et, dans les milieux politiques, des incompétents majuscules. Et des insulteurs débiles, sans doute plus qu’ailleurs.

Mes textes sont souvent offensifs, parce que c’est NÉCESSAIRE , et qu’un discours fort est indispensable pour réveiller les consciences, non pour haïr qui que ce soit. Le principal défaut de nos « patriotes » « Bretons », surtout ceux qui prétendent « militer » dans ces centaines de sectes incapables de construire la moindre démarche collective – ou même de défiler ensemble (!) : LA JALOUSIE, spécialité nationale, bien loin devant le far breton et le kouign amann. Ils ne supportent pas que quelqu’un agisse, surtout si leurs actes sont désintéressés, et suivis d’effets. Regardez autour de vous, puisque vous voyagez beaucoup : il y a des braves gens partout, notamment en France, en Allemagne, en Russie, comme en Bretagne. C’est auprès de ces gens là que vous devez cultiver l’humanité, pas avec les cons, qui sont une race très répandue. Recherchez la compagnie des bons, où que vous soyez, FUYEZ LES AUTRES COMME LA PESTE ! Ne confondez pas les Français avec ceux de leurs « hommes » politiques nuls et dégoûtants – parmi lesquels des transfuges déguisés en « Bretons », mais qui ne trompent plus personne. tous les hommes politiques français, d’ailleurs, sont loin d’être mauvais.

Il existe encore des débiles mentaux qui cultivent l’insulte, dans des termes orduriers : elles ne salissent que les imbéciles qui les profèrent, et les juridictions françaises qui refusent de les condamner. Ne tombons pas à ce niveau : nous sommes une civilisation noble; nous existons depuis deux mille ans, notre littérature bretonne, connue sous le nom de « matière de Bretagne » a ensemencé toute l’Europe, depuis le 12ème siècle; nos héros (Arthur, Lancelot, Mélusine, Merlin, les chevaliers de la table ronde …), ont élevé le niveau mental de mainte nation retardataire, à commencer par la française, à peine en gestation à cette époque …. Sous les articles que vous publiez dans les revues auxquelles vous collaborez, si vous rencontrez ce genre de littérature, passez votre chemin : laissez les éboueurs – bretons et français – manier la saleté, si c’est leur sort naturel : ils sont nés dans la boue, ils mourront dedans, c’est leur cerveau qui est malade, vous ne pouvez rien pour eux.

Et n’oubliez pas que nous avons deux langues nationales : le breton et le français, dont le gallo est une variété. Deux de nos écrivains bretons – Chateaubriand et Victor Hugo – ont écrit des chefs-d’ouvre en français. Et le breton Renan est l’un des grands penseurs mondiaux. Lui aussi a écrit en français.

(Le bon docteur qui écrit ces lignes écrit aussi en français : vous savez pourquoi : on lui a interdit, dans son enfance, sous la menace, de parler la langue de ses ancêtres. Mais il chante en breton !) 

 

 2 – Les nations sont nées de l’histoire. A force de vivre ensemble, sur un même territoire, d’avoir vécu les mêmes évènements – surtout les guerres et les malheurs collectifs,  qui ont rapproché leurs solidarités -, les homme se sont assemblés, par la force des choses, dans des ensembles plus ou moins vastes que l’on appelle nations. La nation est une vaste famille. Ce qui la définit, outre le territoire, la langue, les valeurs, c’est le sentiment qu’on appartient avant tout à cette famille humaine, et non aux autres, qui sont d’ailleurs, elles aussi, des Nations, au même titre que celle à laquelle nous appartenons.

C’est une grande nouvelle que je vous annonce ici l’histoire de la Bretagne échappe désormais aux falsificateurs et au « hystoryens » couchés : les Bretons de la base – les vrais, donc, pas les collabos ni les pourris -, sont en train d’imposer l’enseignement de l’histoire de notre Pays dans les écoles. Ce à quoi j’ai travaillé sans cesse depuis plusieurs dizaines d’années, dans le climat que l’on sait. Le mouvement, enclenché depuis longtemps, prend de l’ampleur, avec la prise de conscience de ce qu’a été l’action prédatrice de nos voisins en Bretagne. Les professeurs des lycées et des écoles, me dit-on, s’y mettent : l’éducation nationale, qui n’a rien d’une éducation ni de nationale, est débordée; de malheureux inspecteurs jacobins ont tenté de freiner le mouvement : ils ont été dégommés par les enseignants et vidés de leurs classes; c’est le témoignage le plus certain que notre identité, déjà si forte, se renforce de plus en plus. Notre destin est fondé sur notre identité, c’est-à-dire sur notre histoire; l’histoire bretonne est la clé de notre avenir : CINQ SIECLES QUE NOUS ATTENDONS LA LIBERTE. Encourageons ces courageux. Et que les timides s’y mettent aussi : tous doivent s’associer à cette grande oeuvre, qui se désigne par un seul mot : LA BRETAGNE. Tous les Bretons sont Bretons, de quelqu’obédience qu’ils soient. Finies les discriminations fondées sur les rivalités des petits chefs et sur la jalousie, sur la mesquinerie, et sur les égos : Italia fara da sè, disaient les garibldistes au 19ème siècle; Bretagna fara da sè disent les Bretons d’aujourd’hui : la Bretagne se fera elle-même, elle n’a pas besoin d’autre chose, sûrement pas des collabos : qu’ils restent là où ils sont ! Nous l’avons annoncé depuis des années : la Bretagne se fera par la population, elle sera freinée par le haut, qui perçoit des salaires pour cela : voir « les traîtres bretons » dans Internet. Lorsque la soupe sera faite, vous les verrez tous accourir pour fêter la victoire : le métier de collabo, c’est celà !

3 – Les auteurs que nous avons cité, en apportant un éclairage important sur le concept de nation, se sont trompés en lui assignant une origine récente. les nations, existent depuis la haute antiquité, peut-être au delà. Qui dit nation, dit  sentiment national, y compris dans les petites nations de ces époques lointaines. Nul doute qu’il existe, dans toutes les principautés et les villes qui partagent le même destin depuis des siècles. Touchard, dans une étude connue, a consacré un chapitre très convaincant de son livre sur l’histoire des idées sur ce concept.

Un apport fondamental vient d’être apporté par l’observation de ce que l’on consent désormais à appeler d’un terme plus décent : les Nations premières. les publications sur ces groupes humains se multiplient; même dans ces petites sociétés, peu évoluées au regard de nos techniques modernes, le très fort sentiment de solidarité, est l’équivalent d’un sentiment national d’appartenance.

4 – L’appartenance à sa nation est pour tout être humain l’expression d’un droit de l’homme. Le fait pour les groupes humains de se rapprocher, de mieux se comprendre, d’échanger, de partager leurs cultures, leur art de vivre, leur cuisine, est dans l’ordre naturel des choses. L’avenir est à à ce que les métissages ont de bon. Mais le métissage n’est pas la fusion complète et indifférenciée avec les autres groupes humains, qui équivaudrait à la destruction de leur identité collective. Une société qui infériorise les femmes, au point de les acheter, de les vendre, de les frapper, de les exciser, de les chasser du foyer conjugal, de leur enlever leurs enfants – la chose la plus cruelle pour une mère -, ne peut être mélangée sans créer de très grave problèmes à une société qui reconnait à la femme une dignité et des droits identiques à ceux des hommes. La société bretonne, rappelons le, reconnait la quasi égalité des sexes depuis plus de 2000 ans; pour nous, le principal critère de l’avancement d’une société est le statut reconnu aux femmes. La France est loin d’avoir réalisé cet idéal; elle n’a accordé le droit de vote aux femmes qu’en 1944, et s’évertue encore, en créant un « ministère de la femme » et par des textes aussi cocasses qu’innombrables, à tenter de hausser ces êtres humains à la place qui est la leur.

Le multiculturalisme serait un bel idéal, s’il était réalisable. Il ne l’est pas, dans l’état présent des choses : les cultures et les religions sont encore trop différentes, pour que coexistent sur une large échelle des peuples qui professent des idées, des idéaux, des principes radicalement opposés. L’élaboration de principes admis par toutes les cultures est très hautement souhaitable, ce que nous ne cessons de prêcher depuis des dizaines d’années. A partir du moment où, pour les mêmes situations, les mêmes problèmes, les individus prétendent, dans leurs textes sacrés, « tuez les tous », alors que d’autres affirment « Aimez votre prochain comme vous mêmes, tous les hommes sont frères », ou encore : « la femme est en toutes choses l’égale des hommes », alors que d’autres prétendent que la femme est l’esclave de l’homme, des conflits sanglants entre les communautés sont inévitables. Lorsque, d’un côté, on achète les femmes comme des bestiaux, lorsqu’on les excise, les insulte, les bat, les viole, les claustre dans le logis de leurs maris, les chasse, leur enlève la garde de leurs enfants lorsqu’elles sont répudiées, alors que de l’autre côté on a découvert, depuis deux mille ans, qu’elles sont nos mères, nos soeurs, nos épouses, les mères de nos enfants, et qu’elles transmettent les valeurs de notre civilisation, comment imaginer que ces sociétés humaines puissent fonctionner ensemble ? Nier cette réalité simple, ne pas vouloir laisser le temps faire son oeuvre, conduit l’humanité à sa perte. Le rêve communiste, même si certains de leurs initiateurs étaient de bonne foi, a tué plus de cent millions d’innocents; il faut se souvenir, de cela en permanence, et ne jamais s’éloigner des principes de réalisme et de réalité.
Voir plus à http://www.pravdafrance.com/authored/1304253-a/

 

5 – L’existence d’identités collectives différentes est aussi précieuse aux êtres humains que l’existence des identités individuelles. Transformer les êtres humains en clones d’hommes signerait la fin de l’humanité. Il n’y aurait même plus d’échanges, plus de progrès, plus d’émulation possible, puisque tous se rejoindraient dans le moule unique de la médiocrité égalitaire. La nation n’est rien d’autre qu’une famille élargie, qui partage des valeurs et des modes de vie identiques. Appartenir à une nation, et le revendiquer, n’est pas un repli sur soi, c’est une manière d’être, et de se sentir à l’aise dans cette sorte d’existence. Savoir ce que l’on a été, ce que l’on est, ce que l’on veut devenir, savoir que l’on est différent permet au contraire de s’ouvrir aux autres. Surtout, avoir souffert permet de comprendre la souffrance d’autrui, et de s’identifier à ceux qui ont subi les mêmes souffrances. 

6 – Les nations sont stables, même si elles ne sont pas immobiles. Dans le monde moderne, celles qui partagent des valeurs communes, sont en train de se rapprocher, mais non pas de fusionner. Le rapprochement des peuples est dans l’ordre des choses. Tous le souhaitent, tous aspirent à l’élaboration de valeurs communes, tous aspirent à vivre en harmonie avec les autres, mais dans leur propre culture, dans leur propre civilisation. Ce processus est d’ailleurs largement en cours.

7 – Les débiles mentaux qui opèrent dans les capitales et ailleurs, aujourd’hui plus ou moins manipulés par les puissances financières, ne sont investis du pouvoir d’imposer aux nations ce qu’elles sont et ce qu’elles doivent être. Ils sont ce que l’on dénomme en psychiatrie des délirants.  l’humanité en a connu quelques uns. Mao, Staline, Pol Pot, Hitler furent de grands malades. Ils appartiennent à la même race de forcenés. 

L’histoire a été peuplée de ces malades mentaux qui sont responsables de ces grandes catastrophes humaines que sont le communisme, le maoisme, l’hitlérisme, le polpotisme, phénomènes dramatiques qui relèvent de la pathologie des sociétés, induite par des fous. En France, nous avons eu ce que l’on a appelé des « révolutionnaires » : d’authentiques cinglés, parmi eux de graves malades mentaux. Des citations effrayantes nées de cerveaux manifestement touchés par des maladies psychiatriques figurent ci-dessus. Tous ces individus se rejoignent dans le dysfonctionnement de leurs cellules cérébrales. Ils relevaient de la camisole de force, en ces temps lointains où l’on n’avait pas encore inventé les psychotropes. Il en existe encore de très nombreux, notamment dans les anciennes colonies françaises, qui ont trouvé, en se libérant, bien pire que ce que le pays colonial a laissé derrière lui.

8 – Les guerres résultent non des peuples, non de l’amour des peuples pour leur pays et de la détestation des autres, mais des malades mentaux qui les excitent, qui les énervent, les exploitent, les poussent à se détruire les uns les autres. Si la culture de la haine par les « gouvernants » français n’avaient pas été cultivée dans les écoles françaises de 1871 à 1914 par des politiques irresponsables, nos jeunes gens seraient ils partis à la guerre la fleur au fusil ! La volonté de suppression des nations, qui sont autant de familles humaines, est né des cerveaux malades, comme  comme ces idées mortifères de la société sans classe, de l’exploitation du prolétariat par la bourgeoisie... Voici à quoi s’exercent à clamer partout ces esprits lumineux : « Brisons le thermomètre, nous allons chasser la fièvre ! » telle est la philosophie géniale de ces génies.

9 – C’est aux peuples qui vivent ensemble de définir la nation à laquelle il appartiennent , de déterminer son contenu, ses contours, son devenir. La souveraineté appartient aux peuples, à eux seuls. C’est à eux, par la voie du référendum, de décider de leur sort. Ce n’est certainement pas à un Emmanuel Macron de définir pour nous ce que sont la nation françaises, et les nations incluses de force, par la guillotine, la pendaison, l’expropriation, la peur, l’abominable lavage des cerveaux.  On a voulu faire disparaître la Bretagne de la carte des nations. Mai les Bretons sont là, ils revivent : leur esclavage de plusieurs siècles, leur acculturation, leur écrasement mental pendant si longtemps, leur donnent compétence pour parler de ce qu’ils ont vécu. Telle est leur ambition, tel est leur devoir.

10 – Le nationalisme français, le miracle français : comment, à partir d’un territoire grand comme un mouchoir de poche, on crée une nation, par des artifices et les blessures infligées à ceux qui en font partie. Hugues Capet, principicule de la région aujourd’hui dite « parisienne », qui exerce – très incomplètement d’ailleurs – sa seigneurie sur un territoire plus petit qu’un département actuel, laisse des descendants qui peu à peu élargissent leurs propriétés aux dépens des autres : les seigneurs voisins. D’autres nations, il est vrai, sont nées par l’assemblage violent de petits peuples, de la même manière que ce qu’on dénomme aujourd’hui les « régions françaises ». Il ne s’agit pas pour nous de dénoncer la seule nation française, mais de débricoler entièrement, définitivement, irrémédiablement les absurdités au nom desquelles on nous a trompés et esclavagisés : la religion nationale idiote sécrétée par les dérangés mentaux de 1789, puis leurs successeurs, dont nous avons cité les principaux. Etait-il besoin d’assassiner les populations de mensonges et d’injures pour les réunir ? Mon compatriote RENAN a levé un coin du voile. J’ai la prétention de le déchirer entièrement, et de remplacer totalement ses travaux, si remarquables qu’ils aient été. Que les jaloux – qui fourmillent en Bretagne, épars en plusieurs dizaines de sociétés « nationalistes », spécialisées dans les injures, mais incapables de se réunir autour d’une table et de se serrer la main -, en prennent leur parti qu’on sache que leur jalousie est une affection psychiatrique, et qu’elle ne peut pas même m’effleurer.  

11 – Le miracle breton : une nation spontanée, née au fil des siècles par le sentiment d’appartenance de peuples voisins, qui se reconnaissent dans la même culture, la même religion, les mêmes valeurs.  – L’histoire des Bretons, très largement dissimulée jusqu’à nos publications, est exemplaire. Cette tromperie de tout un peuple, l’extirpation de sa culture, de sa langue, de ses racines fut une entreprise immonde, de la part d’un pays qui n’a cessé de mentir, et nous entraîne aujourd’hui dans le précipice par ses manipulations, ses mensonges, l’absolue NULLITE de ceux qu’il a eu le malheur de porter au pouvoir.

La tuerie intellectuelle est pire que la mort physique. Nous avons été les amérindiens des Espagnols, les Indiens des américains, les Aborigènes des Australiens, les Juifs de la France : bref, un peuple trompé et abusé, en un mot ceux que les malades de Paris ont désignés sous le nom de PLOUCS. Mais on l’a compris maintenant : les ploucs, ce sont eux.

11 – LA RENAISSANCE de la nation bretonne depuis un demi-siècle. Importance de l’histoire vécue en commun dans le phénomène identitaire, pour TOUS les peuples du monde.

La nation bretonne n’a jamais disparu, certainement pas après 1789, après la destruction de ses Institutions autonomes par la France dite des droits de l’homme. Les tentatives de phagocytose exercées par le pays voisin ont été féroces, mais n’ont abouti, au prix d’une persécution mentale répugnante, qu’à une  » mise entre parenthèses « , une interdiction pour ses membres d’exprimer librement et avec fierté leur appartenance à ce vieux peuple, venu de l’antiquité.

Par sa valeur universelle, l’histoire de la Bretagne a quelque chose d’unique, pour ceux qui se donnent la peine de la lire, non parce qu’elle se propose de servir d’exemple , mais en ce qu’elle permet de comprendre, dans sa version condensée, de quelles abominations l’espèce humaine est capable, ce qu’on peut faire pour dissimuler des faits aussi atroces, pendant une durée aussi longue, et par quelles complicités honteuses les mensonges se perpétuent. Les crimes contre l’humanité perpétrés en Bretagne, en particulier en 1793 et en 1794, se situent au sommet – par leur cruauté insensée -, des horreurs commises par des êtres humains, même si d’autres peuples ont subi des atrocités identiques, en particulier les Arméniens et les Juifs, parmi plusieurs centaines d’autres au cours de l’histoire du Monde. Ils ne sont ni prescrits, ni prescriptibles. Ceux qui les dissimulent, et ceux qui se rendent volontairement complices sont passibles de lourdes sanctions. Ils sont déjà jugés par les Bretons qui ont redécouvert leur histoire : ils les désignent maintenant sous le nom peu flatteurs de kapos.

En 2014, en refusant de faire front contre la marâtre France et ses acolytes pour réintégrer la Loire Atlantique dans notre territoire national, ils ont vendu 33 pour 100 de notre PIB – notre richesse nationale – à la France. Ils pillent la Bretagne et la France.

J’interpelle les Bretons : quand vous déciderez-vous à faire jeter tout ce joli monde en prison ??? Nous figurons parmi les peuples les plus obstinés de la terre, qualité qui nous est très généralement reconnue : la suite viendra.

Quelque sympathie que l’on ait pour les Français – nos frères en souffrance, eux aussi victimes de l’incompétence de leurs prétendues « élites » , que nous partageons avec eux depuis cinq siècles -,  il n’est plus acceptable qu’on laisse la France prétendre qu’elle est la pays des droits de l’homme : même si elle est loin d’être la seule dans le monde, elle fait partie des pays criminels, comme toutes les puissances qui se sont agrandies aux dépens des autres, qui ont anéanti des langues, des cultures, assassiné des hommes et des femmes par centaines de milliers, détruit des cerveaux par un lavage systématique et organisé, pour en faire des esclaves à sa dévotion. Elle a été en guerre, contre ses voisins, pendant toute son histoire, d’une manière pathologique…. Avec la seule Angleterre : 749 années de guerre, vient de calculer un auteur, avec la Bretagne, 1500 ans de contentieux ! Il faut que cela soit dit, car c’est la vérité. Nous, Bretons, avons une mission particulière à dire cela, si d’autres n’osent pas (encore) le faire  .

Le nationalisme breton, éminemment pacifique, tend la main aux peuples du monde, et met à leur disposition la connaissance de sa propre histoire pour qu’ils comprennent, eux aussi, ce qui leur est arrivé. Il ne s’agit en aucun cas de diviser, mais de réunir sur le fondement de principes vrais, et résolument inspirés par la seule raison qui l’inspire : le respect de la personne humaine.

 

LA SHOAH DE 1487 à 1491 : L’INVASION DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE, EN VIOLATION DU DROIT INTERNATIONAL DE L’EPOQUE, ET LA DESTRUCTION DEFINITIVE DES ARMEES NATIONALES BRETONNES.

 

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1488 : l’oeuvre « civilisatrice » de la France en Bretagne : les armées françaises envahissent la Bretagne pour la deuxième fois. Les armées Bretonnes sont détruites à Saint-Aubin-du-Cormier, le 28 juillet. Le  Duc François meurt peu de temps après. Sa fille Anne lui succède sur le trône de Bretagne, et coiffe la couronne de la vieille dynastie  à Rennes, capitale du sacre. Pour tenter de sauver son pays, alors qu’elle est déjà mariée avec Maximilien, futur empereur, cette toute jeune fille, est contrainte, sous les pressions de la France, d’épouser le roi Charles VIII. Le scandale est européen. Ainsi est réalisée une première annexion, qui prend fin par la mort de Charles VIII, en 1498. Une seconde annexion intervient, par la force, en 1532.

Vidéo de la Breizh Touch à Paris : la fierté de la Bretagne, intacte en dépit des siècles d’esclavage. Quoi que fassent l’Etat français et ses complices, la Bretagne immortelle est là :

En 2010, ce que ni les Français ni les Bretons ne peuvent dire sur leur propre pays sans être poursuivis en correctionnelle, des Juifs le disent, avec la plus grande clarté : qu’ils soient remerciés pour celà.

On lira, si on le souhaite, les deux lettres adressées par Louis Mélennec à M. Hazo Nétanel, en se servant du lien qui suit :

http://bretagneisrael.unblog.fr/2009/08/19/presse-ocean-et-lassociation-bretagne-israel/

Ce que nous écrivons ici ne contient aucune allusion péjorative à l’égard du peuple français, qui compte la même proportion de braves gens que partout ailleurs, et qui a été victime des mêmes incompétents carriéristes que nous. Des millions de Français sont morts dans des guerres criminelles; il serait insultant de confondre ce peuple avec les brêles qu’un système pervers installe dans presque tous les postes de responsabilité, qui ne sont que les duplicatas, les clones, les clients politiques soumis à ceux par lesquels ils sont choisis et propulsés dans des « élections », qui ne sont qu’un moyen pour les deux ou trois gangs qui se partagent les prébendes du pouvoir, de se reproduire entre eux, par scissiparité, sans guère d’autre souci, pour la majorité d’entre eux, que celui de se gratter et de contempler leur nombril avec admiration.

Il est vulgaire de même penser que nous utilisons le terme de « Shoah » –, à plusieurs reprises, parce qu’il signifie « catastrophe », et qu’il a une connotation terrible – pour des raisons d’exploitation d’un  vocabulaire qui appartient désormais à tous. Le mot « shoah » désigne l’horreur de la tragédie juive. Il suscite l’horreur; il appartient donc aussi à ceux qui ont vécu des tragédies de même ampleur, sinon par le nombre, en tout cas par l’atrocité. Il s’applique de plein droit à la Bretagne. A ceux qui n’ont pas lu l’histoire de la Bretagne : QU’ILS LE FASSENT »! La lecture du Livre Bleu de la Bretagne, téléchargeable sur la toile, est un devoir pour tous les citoyens du monde.

Aucun peuple n’a le droit de revendiquer la première place dans le musée des horreurs, ni de contempler son nombril, encore moins de le montrer en exemple.

 

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En 2018, l’histoire de la Bretagne est entièrement reconstruite; j’ai joué un rôle non négligeable dans cette reconstruction, je le revendique haut et fort. Tous les bretons y ont accès, grâce à internet. Le sentiment national, la Nation, se construisent avant tout sur l’Histoire vécue en commun : quiconque n’a pas compris que l’histoire constitue les fondements de la Maison, n’a rien compris, et se bat contre des moulins à vent. 

Devant les trahisons de ceux qu’on désigne pompeusement sous le nom d’ « élus » – qui ne sont rien d’autre que les clients des partis au pouvoir, des intermittents du spectacle,  adoubés par eux pour se présenter aux élections, avec quelque chance, alors, d’avoir accès aux trésors de la caverne d’Ali Baba 

Ces abominations, crimes non prescrits contre l’humanité – et non prescriptibles -, sont les mêmes que ceux de 1793 et 1794 en Bretagne et en Vendée. Et, bien sûr, les mêmes que ceux commis par les Arabes au 7ème siècle, et bien après, dans tout le pourtour méditerranéen, ainsi que ceux commis par les Turcs. Ce pourquoi, n’en ayant pas pas la plus infime connaissance, comme tous ces bougres adoubés par l’ENA, – les Français avec obstination confiant leurs postes ministériels à des incultes – des chefs d’Etat français, traversent la Méditerranée pour aller présenter des excuses aux coupables, là où nous avons subi beaucoup plus qu’eux de leur part, et pendant de longs siècles. Voyez ces pauvres Hollande, et Macron, pire que le précédent par son inculture. C’est ainsi de des associations magrhébines, africaines, et autres, ont tenu en otages les Français, en les accusant d’avoir inventé le colonialisme, l’esclavage, le racisme, alors que les traites internégrières, arabo musulmanes ont été infiniment plus anciennes, et beaucoup plus meurtrières.

 

 « L’histoire a servi à la France à coloniser la Bretagne. Aujourd’hui, elle sert aux Bretons à reconquérir leurs Droits et leur Dignité ». Cette citation est de moi. Vous pouvez la reproduire : il ne vous sera demandé aucun droit d’auteur.
 
Les plus malades sont les traîtres qui ont vendu leur âme et leur pays à l’occupant. La bretagne en a fourni quelques uns, et continue.

LOUIS MELENNEC.

 

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

Aghulon Maurice, 

Bart de Wever, Construire une nation en Flandre,

Beaune Colette, La notion de nation en France au moyen-âge. Persée.

Beaune Colette, 

Burdeau Georges, Timball Pierre-Clément, Nation, l’idée de nation, Encyclopédia Universalis.

Girardet Raoul, Le nationalisme français, Paris, Paris 1983, éditions du Seuil.

Godineau

Harouel – Bureloup Véronique, Etat et nation, un rappel historique, 

Hermet Guy, Paris 1996, éditions du Seuil;

 

Burger Julian, Premières nations, Un avenir pour les peuples autochtones, Fontenay-sous-Bois, 2000, Editions Anako.

Citron Suzanne, Le mythe national, Paris, 1991, 2017, Les Editions ouvrières. Ouvrage simple, passionnant, indispensable. Cette universitaire éminente démonte dès 1990, dans un ouvrage qui a été l’un des premiers du genre, comment et pourquoi la France a falsifié son histoire. Quelques paragraphes très justes sur la Bretons, en Armorique avant les Francs, jamais inclus dans la France : « La péninsule armorique, occupée depuis la cinquième siècle par les Bretons venus de Grande Bretagne n’a jamais été conquise par les Francs »; « La péninsule armorique est restée extérieure au monde franc ».

Madame Citron connaît aussi l’existence du roi breton Judicael, qui règne sur la Domnonée, royaume bifide assis sur les deux côtés de la Manche, en Bretagne et en Angleterre.

Les mythes de la Gaule, patrie unique des Francs, socle primitif et exclusif de l’imaginaire de l’histoire des français, de la France qui « vient du fond des âges », comme peuple unique, alors qu’il est divisé en multiples nations indépendantes, de Clovis, fondateur de la « une et indivisible », de la langue française, « langue de la liberté » …. Tout cela vole en éclats. Un vrai feu d’artifice !
Madame Citron est une femme de gauche. elle pourra donc être lue même de ceux, qui, de ce côté là, sabotent en permanence l’union sans laquelle nous continuerons à nous enfoncer. y compris ceux qui se croient les seuls Bretons légitimes, eux qui détruisent tout.

Contamine Philippe, Un aspect des relations entre la France et la Bretagne au 15ème siècle : Louis XI, François II et l’ordre de Saint-Michel … Article précieux, strictement indispensable. Cette longue lettre, rédigée par la Chancellerie de Bretagne à l’intention de Louis XI, roi de France, énumère les règles de fonctionnement de L’Etat breton. On pourrait la réécrire dans son entier, sous le titre suivant : « Constitution coutumière de l’Etat breton au 15ème siècle ».

Chronicon Briocence, Chronique de Saint-Brieuc, Paris, Librairie Klincksiek, indispensable et précieux.

Cornette Joël, Histoire illustrée de la Bretagne et des Bretons, Paris, 2005 et 2015, éditions du Seuil. A l’époque, un commentateur écrit : « Cornette rime avec sornette ». Et de démontrer – ce qui est vrai, que Cornette déroule le tapis sous les pieds des Français : il ne sait pas ce qu’est la souveraineté d’un pays, une nation, l’hommage des ducs de Bretagne, etc. Quant à savoir que le traité de 1532 n’est pas un traité, mais une annexion honteuse et contraire au droit ! Mais cet auteur a fait des progrès ! Quant à dire à quelles recherches il les doit ! Ce ne sont pas les siennes, et ce n’est pas l’usage en Bretagne, sauf pour quelques auteurs. Nous avons eu, pourtant, de magnifiques historiens : Bouchart, lobineau, Morice, La Borderie, Pocquet ….. Louis Mélennec est interdit d’être seulement cité dans les mémoires, les thèses, les articles, et dans toute la presse désignée sous le nom de merdias de la collaboration. Mais toute la jeune population bretonne a adopté ses révélations sur l’histoire de Bretagne. Les docteurs, les agrégés, les élus y viennent, en petit nombre pour le moment, et bientôt ils en revendiqueront la paternité.

Cornette Joël,

Ganshof L.F., Histoire des relations internationales, tome I, Le Moyen Age, Paris, Hachette, 1951. Indispensable pour comprendre ce qu’est la féodalité. 

Girardet Raoul, Le nationalisme français : 1871-1914, Paris 1983, collection Points.

Gildas 

 

Hermet Guy, Histoire des nations et du nationalisme en Europe, Paris, 1996, Editions du Seuil.

Kerhervé Jean, Aux origines d’un sentiment national, Les chroniqueurs bretons de la fin du Moyen Age, Société archéologique du Finistère …

J’ai publié une cocasserie sur cet éminent auteur. Il y a quelques mois, je lui adresse par erreur, sur la foi d’un listing informatique dans lequel je croyais avoir rayé son nom – à sa demande -, un de mes récents articles. L’éminent auteur, par retour de mail, me fait savoir qu‘il ne veut ni recevoir ni lire mes articles, et que les siens suffisent à établir la vérité historique. Le tout dans des termes fort peu amènes (son origine concarnoise ?). Stupéfiant : écrire l’histoire d’un pays en refusant de lire les livres des autres chercheurs, mais en regardant son seul et unique nombril. Voilà comment on écrit l’histoire en Bretagne : on refuse de lire, et même de prendre connaissance des recherches et des opinions des autres, en affirmant haut et fort, du haut de sa propre boursouflure, que l’histoire est écrite, puisqu’on l’a écrite soi-même ! C’est ainsi que procédait le communisme. Beau carnage : plus de 100 millions de morts.

Je lui ai répondu – aimablement -, que nous ne procédons pas de la même manière : je suis de ceux qui lisent tous les travaux des autres, surtout ceux de mes ennemis, et que je les cite ostensiblement dans la bibliographie, histoire d’ailleurs de me moquer d’eux, pour leur montrer que nous ne cultivons pas les mêmes manières : ma démarche est scientifique et ouverte, je déteste le totalitarisme. Je lui ai cité, dans ma réponse immédiate, par mail, de mémoire, cinq ou six de ses propres articles, et de ses livres, ainsi que plusieurs des thèses universitaires qu’il a inspirées et présidées. Quoique nés sur le même territoire de Cornouaille, nous n’appartenons manifestement pas au même monde. Question d’éducation, probablement ?

Kerhervé Jean, L’Etat breton aux 14ème et au 15éme siècle, Paris . éditions Maloine.

Mélennec Louis, Nominoé, chef de toute la Bretagne, Dux totius Brittaniae. La Nation bretonne sous le Dux Nominoé. (Par Google). Contrairement à ce qui est écrit partout, le dux nominoé n’est en aucun cas le créateur de la nation bretonne : elle existe depuis au moins mille ans, dans le sud de l’Angleterre.

Mélennec Louis, L’histoire mythologique des Bretons : un critère puissant de l’identité bretonne, qui n’est en aucun cas l’identité française. Blog de Louis Mélennec ..

Mervin Yves, 1944, une résistance bretonne, CPI 2016.

Minois Georges, Duguesclin .. L’auteur est cité pour l’étrangeté de ses écrits sur la nation bretonne, exprimés avec une certaine hargne, avec des relents marxistes, sur fond de lutte des classes.

Moal Laurence, L’étranger en Bretagne au moyen-âge, Rennes, 2008, éditions PUR. Ouvrage excellent. 

Monmouth, Geoffroy de, Histoire des rois de Bretagne, Paris, 1993, Editions Les Belles Lettres. Indispensable.

MORVAN FRANCOISE, Le monde comme si;

Morvan frédéric, Anne de Bretagne, Paris 2019, éditions Gisserot.

Nennius, Historia Brittonum, Histoire des Bretons, Sautron, 1999, Editions du Pontig. Indispensable.

Nguyen Quoc Dinh, Droit international public, cinquième édition, Paris, LGDJ, 1994, pages 2, 3, 29, 272, 378, 589.

Nora Pierre (sous la direction de), Les Lieux de mémoire, Paris 1997, 3 tomes. Indispensable; ouvrage majeur.

Rapport à la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme, sur le concept de nation, DOC 10762, 13 décembre 2005. Indispensable : alors que de nombreux pays européens reconnaissent et garantissent le droit à l’autonomie des nationalités et des régions qui les composent, des peuples, des minorités nationales, le pays autoproclamé « inventeur des droits de l’homme », refuse avec obstination de reconnaître les droits des nations incluses sur ce qu’il déclare être son territoire national, y compris à celles plus anciennes que lui, la Bretagne en particulier : ridicule.

Texier Marcel, La Bretagne n’a pas dit son dernier mot, 

Tonnerre Noël-Yves, Chroniqueurs et historiens du moyen âge au milieu du 20ème siècle. Presses universitaires de Rennes, 2001. Très important.

http://www.blog-louis-melennec.fr

Minois Georges . Duguesclin. Je cite cet auteur, qui a écrit tant de sottises sur l’inexistence de la nation bretonne, pour bien montrer que je cite tout le monde, là ou l’honorable université de Bretagne interdit que mon nom soit jamais cité : ce dont je la remercie, car comme le dit notre devise nationale : « Plutôt la mort que la souillure ». 

Minois Georges. Anne de Bretagne, Paris…. Un pamphlet absurde, haineux, contre la personne d’Anne de Bretagne. c’est dommage : l’auteur a un beau style, et est bien documenté.

Maillet J. Histoire des Institutions, Paris 1956, Editions Dalloz, La cité grecque, pages 53 et suivantes. le mariage en droit romain, ….

Mélennec Louis, Histoire de la Bretagne, pour les nuls et les collabos, publié sur la toile. Indispensable.

Mélennec Louis, Le livre bleu de la Bretagne.

Mélennec Louis, Qu’est-ce qu’une nation ?

Mélennec Louis, Nation, Nation française, nation bretonne, article publié sur la toile.

Mélennec Louis, Le bêtisier des langues, Emission sur Lumière 101. piratée, mais sauvée par des patriotes bretons.

 

 

 

Mélennec Louis : écrits sur la langue et sur les langues. https://www.google.fr/search?safe=off&biw=1332&bih=699&ei=SyyjXLz7LIS1gweut4LQBw&q=mélennec+langues&oq=melennec+religion&gs_l=psy-a

Mucchielli Alex, L’identité, Paris 1992, PUF, collection Que sais je ?

Némo

Nous les maîtres d’école, paris, 1973, publié par Jacques Ozouf; éditions Gallimard et Julliard.

Renan Ernest, Qu’est-ce qu’une nation ?

Renouvin Pierre et Duroselle Jean-Baptiste, Introduction à l’histoire des relations internationales, Paris, 1991, éditions Armand Colin.

Ruf Werner, in Persée …

Teillet suzanne,

Jenö; Sur le concept de nation (Publié sur la toile par Persée »).

Temple Henri, Théorie générale de la nation. Paris 2014, l’Harmattan.

Touchard 

 

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NOTES.

 

QUELQUES CITATIONS.

Lorsque viendra le temps du voyage :

De Louis Mélennec : Il a tenté de redonner aux Bretons leur dignité. Tous les ectoplasmes et les saprophytes politiques, unanimes, furent contre. Ah ! Quel bon docteur il fut !

L’enseignement de l’histoire a servi à la France à asservir les Bretons. L’enseignement de l’histoire de la Bretagne va servir à libérer les Bretons. Et à ouvrir l’esprit des Français, ceux qui ont hérité de la révolution des doigts de l’homme.

De Jean-Yves le Drian : tout à ce qu’il a dénommé son « socialisme », il a tenté d’interdire le drapeau breton !  Ah ! Quel joyeux farceur ce fut ! mais il fut récompensé : il devint « ministre » des deux frères ennemis : priez pou lui : il est en enfer !

De Jean-Marc Ayrault. Lu dans Breizh Info : « Il ne reste plus rien de lui « .  Protestations : mais si : écoutez cette mélopée qui l’a rendu célèbre à jamais :  https://www.programme-tv.net/videos/swip/ayrault-hollande-le-copier-coller-le-petit-journal_9583

 

Bêtisier des nations.

LA NATION BRETONNE EST IDENTIFIEE AVANT LE CHRIST. LA NATION FRANCAISE N’EST IDENTIFIEE, TIMIDEMENT, QU’A PARTIR DES 12ème et 13 ème siècles. 

 

(Article à paraître);

 

LA MISE A MORT DES NATIONS CONTRE LEUR GRE PAR LE PAYS DES DOIGTS DE L’HOMME.

 

L’ALSACE ET LA BRETAGNE, DEUX PAYS FRERES.

Un Alsacien au bon docteur Mélennec (citation vraie) : « Quel dommage, bon docteur, qu’il y ait la France entre nous ! »

 

Napoléon Ier : « Laissez-les parler leur jargon alsacien, pourvu qu’ils sabrent à la française ». 

Louis Mélennec : « Savez-vous, chers Alsaciens, que nous, Bretons, par la vertu du pays des droits de l’homme, nous n’avions même plus le droit de parler notre « jargon », langue antique bien plus ancienne que le français, et que nous avons laissé sur les champs de carnage de la France, 200 000 de nos plus jeunes, en 1914-1918, dans une guerre qui ne nous concernait pas, pas plus que vous ? Avec les enfants qu’ils n’ont pas eu, 400 000 personnes : voila le déficit démographique de la Bretagne, imputable à notre marâtre la France, pour la seule guerre de 1914-1918″.

« Vous souvient il que le maire de Strasbourg durant la géniale révolution française, celle-là qui a apporté la liberté au monde, selon la religion de la « république », voulait déporter les Alsaciens en France, parce qu’ils commettaient le crime abominable de parler la langue de leurs pères, de leurs mères, de leurs ancêtres, et que leur « idiome » les isolait de la « République » (vous avez bien lu : « de la République » )…

« Chers Alsaciens, fuyez si vous voulez être sauvés : le droit international fait de vous les seuls maîtres de votre destin. L’Europe vous aime, le monde entier vous respecte, ne vous laissez pas assassiner par les pieds nickelés ».

https://www.youtube.com/watch?v=XSHXU5DHt3Y

LA CORSE :

Jean Luc de CARBUCCIA,  éditeur, Corse : « Un jour, tous ces crimes se paieront ». « Le jour où il sera enfin possible de les révéler au grand jour, et de vaincre le discours unique ». (2007. Aujourd’hui, en 2018, le monde entier est au courant; les comités Nobel enquêtent).

LA MISE A MORT DES NATIONS SAVOYARDES ET NICOISES /

Extrait de l’article publié par Bob Lenissart dans le Ficanas enchaîné, reproduit par France Inter, l’Invention de la France.

  « Le comportement actuel de la « république française » à l’égard des peuples qui sont placés sous son administration (les Basques, les Bretons, les Catalans, les Corses, les Savoisiens et autres Nissarts), cette volonté de décider pour eux et de gérer leur vie au travers du tamis de la culture francilienne, ce jacobinisme exacerbé, cette négation systématique de l’identité des « Patries Charnelles » ne datent pas d’aujourd’hui; ils étaient présents dès l’avènement de cette « république », dont l’idéologie originelle est fondamentalement TOTALITAIRE. Nous avons reçu, de la part de nos amis et frères Bretons, un texte effrayant, qui traite du génocide perpétré par la France dite ” des droits de l’homme ” en Bretagne et en Vendée, tiré du blog de Louis Mélennec, fort intéressant, qui relate les crimes commis par la jeune « république française » et qui sont, en fait, les actes fondateurs de celle-ci. Cette tare originelle, ce refus de la différence, ce mépris pour les autres cultures, a été transmise de génération en génération aux dirigeants DU PAYS OCCUPANT.”

 « Je suis essentiellement Savoisien, avec tous les miens, et ne saurais jamais être autre chose ». (François de Sales).

« L’annexion de Nice fut un délit ». (Garibaldi).

 

LA MISE A MORT DE LA NATION BEARNAISE :

Qui sait – qui le croira ? -, que le petit Béarn, avant d’être englouti par la France, comme la Bretagne, l’Alsace, la Savoie et Nice, a été un authentique Etat souverain, pourvu d’un gouvernement, d’une assemblée nationale, d’une législation, d’une justice propres ? Les recherches historiques de Louis Mélennec, ancien enseignant des facultés, avec bien d’autres travaux aujourd’hui nombreux, ont révélé aux milieux historiques et politiques incrédules, voire hostiles, que la France n’est pas UNE et INDIVISIBLE, comme on l’a enseigné dans les écoles jusqu`à ces dernières années, mais un conglomérat de provinces et d’authentiques nations, réunies par le forceps et le marteau, par un pouvoir parisien férocement jacobin, décidé à ranger toutes et tous sous les mêmes règles impératives, sous prétexte d’égalité, celle-ci n’étant pas une loi naturelle, loin s’en faut. Pas davantage que la liberté et la fraternité.

En 1789, la nation béarnaise a au moins mille ans d’existence. Férocement attachés à leur identité, les Béarnais – pas plus que les Bretons ou les Basques -,  ne veulent en aucun cas devenir des Français, ce qu’ils ne sont pas, la France étant pour eux un pays résolument étranger et ennemi. Ils sont fiers d’être ce qu’ils sont, ils ont vécu ensemble une belle histoire. De quel droit les détruire ? La France des droits de l’homme a su organiser des plébiscites, mais n’a jamais consulté les populations sur leur sort. L’histoire du Béarn est scotomisée par Paris, et remplacée dans les écoles par une roman national unique, celui de la France castratrice.

Voici ce que fut capable de dire aux Français le syndic des Etats de Béarn au 17ème siècle, et jugez combien ils détestaient la France, pays étranger, qui tentait avec obstination de s’emparer depuis des siècles du pays Béarnais Souverain, comme elle le fit par les invasions de la Bretagne en 1491, puis par l’annexion honteuse de 1532 :

 » Cette petite nation de Béarn, cette poignée de gens … vous regardent, Français, d’un visage assuré, vous font la nique, et se maintiennent en terre souveraine, séparés de votre royaume, lèvent la crête, élèvent leurs sourcils, haussent leur corps et sortent des flancs de leur mère avec cette devise en leur front : LA LIBERTE OU LA MORT ! »

Ne croirait-on pas entendre en écho la devise de la Bretagne, de l’autre côté de « l’hexagone », qui reste le cri de ralliement de la jeunesse bretonne d’aujourd’hui – mais non pas celle des députeuses et des députés  :

« Plutôt la mort que la souillure ! » 

LE DROIT INTERNATIONAL.

Il y a encore peu de temps, on enseignait dans les facultés de droit, que le droit international est né, approximativement, au XV ème siècle. Certains auteurs ont même cru,  il y a seulement deux générations, qu’il était d’invention encore plus récente. Selon le juriste breton Le Gohérel , il est fort antique, même s’il ne s’est perfectionné que tard dans l’histoire; ce qui rejoint mes propres thèses;

Le Gohérel, Histoire du droit international public, Que sais-je, n° 3090, page 3, Paris, 1996). Le Gohérel écrit : « Le droit international a existé de tous les temps, au sein de toutes les civilisations; il n’est une acquisition ni de notre époque, ni de notre culture » 

Cela ne signifie pas que le droit internatioanl se constitue  aux tous débuts de l’humanité, ou l’homme est proche de l’animal sauvage, errant en « bandes » peu nombreuses –  On parle d’homosapiens à partir de – 150 000 ans) – mais de l’époque ou certains groupes humains, petits, moyens ou grands se sont organisés avec un territoire, des institutions, des normes obligatoires (des coutumes, ancêtres de nos lois ou règlements) etc. et ou, vivant à coté de groupes possédant les mêmes caractéristques globales, ont, nécessairement été conduits à s’affronter, les contentieux étant inévitables entre les groupes humains (pour la possession du territoire, de terrais giboyeux ou poissonneux, ou fertiles, pour l’appropriation des ressources humaines (esclaves, soldats…) Les contentieux ne se traduisent pas nécessairement par la guerre; il vient un moment ou l’on essaie de se mettre d’accord, en recherchant des solutions plus pacifiques. Il s’est produit, pour le droit international, ce que nous décrivions pour les nations. Les chercheurs européens, narcissiques,  ont CRU que l’europe avait inventé le droit international, et que, à la faveur de la colonisation, ce droit s’est diffusé au monde entier. C’était faire bon marché de l’idée que pendant que nos ancêtres pré-gaulois grognaient dans les cavernes de Cro-magnon, il existait ailleurs des civilisations évoluées, ayant dépassé le stade du grognement,  connaissant l’écriture…

 

LA MISE A MORT DE LA PETITE NATION BEARNAISE :

EN QUOI PEUT-ON DIRE QU’IL Y A UN DROIT INTERNATIONAL DANS L’ANTIQUITE ?

La connaissance des textes antiques permet désormais d’affirmer que les anciens connaissaient les techniques « préventives » des conflits, les ambassades, les ambassadeurs, le droit de la guerre et de la paix, l’art de conclure des traités.. Dans nombre de ces sociétés antiques, il s’agit certes, d’ usages, de coutumes. Il n’y a souvent pas de textes écrits, ni de codes. Mais les usages oraux sont parfois plus élaborés que les lois écrites. Les auteurs spécialisés admettent, par exemple, que les druides celtes étaient souvent des puits de science, de même niveau que les savants grecs. lorsqu’on lit les lois franques, et celles de Charlemagne, on est frappé par leur caractère lacunaire, imprécis, primitif. le droit celte, sans aucun doute, est plus subtil que le droit Franc. On a retrouvé un traité international en Mésopotamie, datant de 4500 ans…avant le Christ ! Voir: droit international, mésopotamie, Egypte, Chine, Lille 2

Qui dit « traités internationaux » dit nécessairement « droit international, normes de droit permettant d’élaborer et d’établir des traités. Les sources grecques et romaines sont abondantes, dont de nombreuses sont reproduites dans le remarquable ouvrage de Grotius, publié sous Louis XIII,  démontrent que leurs juristes sont infiniment plus savants dans l’art des relations internationales. Encore faut-il les rechercher, ce que les négationnistes de l’histoire bretonne n’ont pas fait, et ne sauront jamais faire. GROTIUS n’est en rien le PERE du droit international. Il ne l’a, ni de près, ni de loin, inventé. En revanche, il est le génial juriste qui non seulement a mis en forme les règles internationales de son temps, mais les a enrichies par sa fabuleuse érudition, son intelligence fulgurante, son esprit perçant, …. Il a enrichi l’édifice existant, et a créé de toutes pièces un nouveau tremplin sur lequel les autre ont pris appui, et ont rebondi.. (je ne parle pas de la France, dont le régime absolutiste est en retard sur tout le monde, comme le pays des doigts de l’homme qui lui a succédé).

Bien sur, il faut ajouter que le droit international de l’époque n’est pas celui d’aujourd’hui: il est très fragmentaire; il est épisodique; il est limité dans l’espace; il n’est pas sanctionné par des organismes internationaux… Il n’empêche que, si imparfait soit-il, il existe.

Un certain nombre de nos « hystoriens » bretons (pas tous, je tiens à le souligner), ont limité leurs réflexions à leur thèse, et se sont reposés la. On m’assure que certains ont ensuite enseigné à peu de choses près, le contenu de leurs thèses, toute leur vie. Beaucoup n’ont pas même lu la guerre des Gaules de Jules César! Comment sauraient-ils qu’il existe déja à l’époque des Bretons (peints en bleu, s’il vous plait, pour faire peur lors des combats!)L’idéologie s’en mêlant, attendu que certains ont appris au catéchisme (marxiste, pas catholique) que « les nations sont une création – réactionnaire, bien sur -, de la bourgeoisie »; que « la nation est un sous produit de la lutte des classes »

 

NATIONS ET NATIONALISME.
LES NATIONS SE PORTENT BIEN: elles refleurissent partout;

Les religions nationales, telles que nous les connaissons, avec des théories telles qu’elles aboutissent parfois à des excès très condamnables, dont le principal est ce que l’on a appelé le nazisme et le fascisme, entendu comme une philosophie de l’exclusion de l’autre, de la haine de l’autre, de sa propre supériorité, de la légitimité, dès lors qu’on se croit supérieur, à envahir les territoires…

Mais le terme « nationaliste » ne s’identifie pas à ces excès. Le temps du recyclage est venu. Lorsqu’un auteur écrit dans une revue à grande diffusion que « …. on est, il ne faut pas hésiter de le dire, dans l’antiquité de l’histoire des idées. Cela fleure à plein nez les théories marxistes

Les auteurs qui situent l’origine des nations au 14 ème siècle (de notre ère!), sont manifestement en dehors de la question. Il existe encore quelques spécimens – en voie de disparition – de cette espèce. Après l’effondrement du mur de Berlin, en 1989, le temps du recyclage est venu. Evidemment, il est surement difficile pour ceux qui ont écrit et professé que « la nation est le reflet de la lutte des classes », « la nation est une invention de la bourgeoisie », « la nation est un instrument d’oppression…

 Pour autant, il n’est pas vrai que chaque nation a droit a un Etat. 

Il n’y a plus guère qu’en Bretagne qiue les Professeurs d’histoire (certains, pas tous!) enseignent encore que « Les Nations sont nées au 15 ème siècle ». Est-ce pour démontrer qu’avant cette époque, les bretons sont des troupeaux? Qu’ils n’ont pas de civilisation, pas d’institution pas de langue, aucune conscience d’appartenir à leur peuple? 

c’est raté!

Le phénomène étant mondial, la Bretagne est donc condamnée – que ceux qui collaborent  encore, et feignent de ne pas savoir de quoi l’on parle le veuillent ou non, à accomplir le même périple que ces nations libérées qui font maintenant partie de l’ONU.

A SUIVRE …

 

LA LANGUE GAULOISE A-T-ELLE REELLEMENT EXISTE ?

Plusieurs auteurs – dont je fais partie – mettent en doute l’existence de la langue dite « gauloise » :

  • César dénombre plusieurs dizaines de nations dans la Gaule, avec des moeurs, des coutumes, des dieux souvent différents, des monnaies différentes …
  • Les constitutions de ces petits états gaulois sont très différentes les unes des autres. Il n’y a ni souverain gaulois, ni gouvernement unique, ni législation unique, ni administration, ni fiscalité uniforme..
  • SE PEUT-IL QU’IL Y AIT UNE LANGUE UNIQUE, là où, au moment du serment de Strasbourg, en 843, non seulement il n’y a pas de langue unique, mais on ne sait pas même dans quel idiome ce texte est écrit ! Mieux : en 1789, seulement 20 pour cent des habitants du royaume parlent le langage de la Cour, dénommé « le français »; on dénombre alors en France 30 langues locales !
  • MIEUX ENCORE : dans mon enfance, en 1950, après quatre siècles et demi de colonisation française, un siècle et demi après la mise en oeuvre systématique de la destruction de notre langue, beaucoup de vieux bretons étaient unilingues, et ne connaissaient rien de la langue française. C’était le cas de mes deux grands parents maternels : je suis donc témoin irréfutable que plus de quatre siècles de colonisation très dure sur l’étendue d’un royaume centralisé, même avec des techniques terribles de répression mentale, ne créent pas une langue unique, loin de là.

Jugez de ce que fut, très probablement, la tour de Babel gauloise ! Et ce que pouvait être le français, qualifié par les »révolutionnaires » de Paris de « langue universelle », de langue « parlée par tous les peuples civilisés d’Europe et d’ailleurs » ! Se peut-il qu’il y ait eu, dans ce pays qui parle 30 langues « régionales »en 1789,  2000 ans auparavant, une « langue gauloise » unique, dans ce salmigondis de peuples et de cultures, même s’il est vrai qu’ils ont partagé en commun quelques traits de civilisation, qui donne de loin une image en trompe-l’oeil ? C’est, de mon point de vue, impossible.

PERSONNE N’A JAMAIS VU LA COULEUR DE LA LANGUE GAULOISE. On cite tout au plus quelques mots de cette prétendue langue, qui ne laisse aucune trace littéraire nulle part. Quelques bribes sont évoquées, quelques inscriptions, ici ou là, c’est vrai. Mais je crois que nos savants linguistes ont construit des pyramides d’incertitudes et d’hypothèses, par cette même opération intellectuelle qui fait que d’autres « sçavants » ont reconstitué des civilisations entières à partir de trois ou quatre pierres découvertes dans un désert, comme d’autres ont reconstitué des villes englouties à partir de cinq ou six rochers aux contours anguleux, évoquant de loin des constructions humaines. Moins on sait, plus sont épais les livres écrits sur ce qu’on ne sait pas.

 

DEUX ENORMITES LINGUISTIQUES : LE SERMENT DE STRASBOURG N’EST PAS L’ACTE DE NAISSANCE DE LA LANGUE FRANCAISE; LE CODEX DE LEYDE N’EST PAS L’ACTE DE NAISSANCE DU BRETON. QUE SONT LE SERMENT DE STRASBOURG ET LE CODEX DE LEYDE ?

Charlemagne, couronné empereur en l’an 800 par le Pape, meurt en 814. Son fils Louis – dit Le Pieux -, lui succède. Il meurt en 840. Il laisse trois fils, qui entrent violemment en conflit : Charles (dit » le chauve « ), Louis (dit » le germanique « ), Lothaire. L’immense empire carolingien est partagé en trois parties, en 843. La partie Ouest (ou occidentale), dont les limites correspondent, grosso-modo, aux trois quarts de la France actuelle (Bretagne exceptée, car ELLE A TOUJOURS ETE EN DEHORS DES POSSESSIONS MEROVINGIENNES ET CAROLINGIENNES), échoit à Charles. La partie Est (ou orientale), échoit à Louis; la partie centrale, dite « Lotharingie « , échoit à Lothaire, qui bénéficie de surcroît du titre d’Empereur. L’année précédente, en février 842, Charles et Louis se lient par serment contre leur frère Lothaire. Deux textes sont rédigés : l’un en langue » tudesque » (pour simplifier, la langue tudesque est considérée comme le vieil allemand), l’autre en langue « romane » (indispensable : Nithard, Histoire des fils de Louis le pieux, Paris 1964). La légende naît : la version en langue romane serait – dit-on, jusqu’aux travaux actuels -, » du vieux français « ; pire : L’ACTE DE NAISSANCE DU FRANCAIS ! (à suivre)….. Les quelques feuillets qui constituent le Codex dit » de Leyde « , du 8 ème siècle, qui n’est qu’une liste de plantes médicinales, n’est évidemment pas L’ACTE DE NAISSANCE DU BRETON ! Les Bretons savaient parler depuis de très longs siècles, comme tout le monde, il n’ont aucun besoin d’une liste – contestable – de végétaux pour que leur langue soit réputée ridiculement issue de cette énumération ! LE SERMENT DIT » DE STRASBOURG » n’est CERTAINEMENT PAS l’acte de naissance de la langue française. Pourquoi lit-on partout cette sottise ? Deux linguistes connus – après avoir démontré le contraire (Hagège, page 22; Cerquiglini, La naissance du français, collection Que sais-je ? PUF, Paris, 2007, page 126), se rallient à cette thèse absurde, contre toute logique. Plusieurs arguments, MAJEURS, militent contre cette aberration :

1 – Les langues ne naissent pas en un moment déterminé, à une date fixe. COMME LES NATIONS, elles naissent, se développent et prennent corps dans un temps LONG, qui se compte par siècles. Assigner à la naissance du français et du breton une date précise (14 février 842 pour le serment de Srasbourg), est une stupidité. 842 est l’année au cours de laquelle le roi Charles le Chauve et le roi Louis le germanique ont prêté un serment d’alliance devenu célèbre, en aucun cas l’année de la naissance du français. Que Hagège, professeur au Collège de France ait pu écrire cela, jette la suspicion sur toute son oeuvre, sinon même la discrédite (personnellement, je lis ses livres toujours avec la plus grande méfiance, même si je juge ses propos comme toujours intéressants). (Ce bon monsieur a dit des Bretons, devant les caméras de la télévision : « Les Bretons étaient des sauvages, la France les a civilisés !)

2 – Malgré les tonnes de littérature écrites sur le serment de Strasbourg, aucun linguiste n’a pu déterminer DANS QUELLE LANGUE il est écrit. C’est la langue » romane » (romana lingua), dit Nithard, témoin de ce serment ( page 103, et les notes, très importantes). Mais quelle langue romane ? On s’est évertué, en étudiant le vocabulaire, la structure des phrases, etc.. à tenter de le savoir. On admet généralement que c’est l’un des très nombreux dialectes du Nord de la France. Mais est-ce le Picard, le » Francien « , le dialecte lyonnais, ou même le dialecte poitevin ? Aucune preuve qu’il s’agit du » francien « , idiome de Paris et de sa région. Il est absurde de dire que la langue du serment est » du vieux français « : s’il s’agit du lyonnais ou du poitevin, ce n’est certainement pas du » vieux français » !

3 – On ignore, strictement, qui a rédigé le texte. La question paraît oiseuse, elle ne l’est pas. Assurément, quelqu’un de l’entourage du roi Charles le Chauve. Mais il faut se souvenir que Charles et Louis, nés à Francfort de la même mère, Judith de Bavière, sont GERMANOPHONES, comme tous les Carolingiens. Charles ne vit pas à Paris, mais itinère de lieu en lieu. Ses collaborateurs appartiennent à plusieurs nations, et, assurément, à plusieurs régions du royaume qui lui a été attribué en 843, la » Francia Occidentalis « . Si le rédacteur du serment est parisien, il a probablement rédigé son texte dans la langue de sa région. Mais s’il est Picard, Poitevin, Lyonnais ? Cette nouvelle incertitude s’ajoute aux autres. Elle est d’un grand poids.

4 – Les textes dont on dispose depuis 842 jusqu’à l’éclosion du français médiéval, ne permettent pas d’établir scientifiquement un continuum entre le dialecte de Paris, le serment de Strasbourg, et ce qui va devenir plus tard le français. Force est de dire qu’on ne sait strictement pas si la langue de ce serment est celle qui, à la suite des transformations au cours des siècles qui suivent, est du français ancien (du francien), ou un autre dialecte de la moitié Nord de la France. POUR RESUMER : le breton est une langue celtique, héritière d’un idiome très ancien, antérieur au latin; le français est une langue romane, largement issue du latin. Ceci résume tout. Il était temps que cela soit dit clairement, et que ceux des Bretons qui ignorent qui ils sont, se grattent la cervelle pour comprendre, enfin, qu’ils ne sont pas français. Que les linguistes, donc, lisent attentivement ma propre argumentation. Il est douteux qu’ils ne s’y rangent pas. Porté par vocation à théoriser, en particulier sur la naissance, l’épanouissement, la mort des langues, je ne prends pas à mon compte la phrase qui suit, qui vient en conclusion d’une longue dissertation sur la comparaison des langues européennes, sur les » faiblesses » du français, et sur la richesse d’autres idiomes – le basque, le russe, notamment -, mais je ne peux m’empêcher de la citer. Elle émane du plus remarquable linguiste avec qui j’ai communiqué pendant des années, un Breton, rejeté par les imbéciles sur des considérations politiques, sans aucun égard à son savoir de spécialiste des langues, et qui a enseigné dans les universités : » …. Cela tient à la déficience du français, beaucoup plus qu’au mérite du breton, car le français – si » précis » au dire de ses thuriféraires, qui ne comprennent NI NE PARLENT AUCUNE AUTRE LANGUE -, est l’un des IDIOMES LES PLUS MINABLES D’EUROPE « . Ce texte est de Goulven Pennoad, écrit comme cela. Je n’en change pas un mot. L’homme qui a écrit cette phrase, est le linguiste le plus savant avec qui j’ai eu l’honneur de m’entretenir, maintes et maintes fois, souvent par écrit. Je transmettrai plus tard la copie de ces correspondances aux éditions Préder, qui les conservera pieusement (Voir ce mot dans Google). Si les Bretons s’intéressaient à leur langue, elles pourraient être publiées. Je pense que l’opinion qu’il émet ci-dessus n’est pas entièrement objective, mais je me réserve le temps de la réflexion, avant de trancher. POUR L’ANECDOTE. Aussi incroyable que cela paraisse aujourd’hui, en 1954, année durant laquelle j’ai été l’élève de M. Sébastien Volant au lycée de Pont l’Abbé, cet exceptionnel professeur, qui nous a fait aimer la langue française ( = la deuxième langue nationale de Bretagne, je le souligne), nous obligeait à apprendre le serment de Strasbourg, rédigé dans une langue incompréhensible, ….. par coeur ! Plus étonnant : en 2010, 56 ans plus tard, je teste parfois ma mémoire, non sans amusement, en récitant ce texte bizarre, presque sans faire de faute ! Jugez comme nous sommes loin du français actuel : » Pro Deo amur, et pro Christian poblo et nostro commun salvament, dist di in avant, in quant Deus et savir me dunat , etc. etc. etc. « Traduction : » Pour l’amour de Dieu, et pour le salut commun du peuple chrétien et le nôtre, à partir de ce jour, pour autant que Dieu m’en donne le savoir et le pouvoir, etc. « Qui pourrait croire qu’un Breton de Guilvinec connait par coeur le serment de Strasbourg, alors que d’autres, qui collaborent si brillamment à des émissions radiophoniques d’histoire, ne connaissent plus ni l’orthographe, ni la grammaire, ni la syntaxe, ni l’art de ponctuer la phrase ? On pourra, pour vérifier tout cela, se reporter à l’émission » Lumière 101 mélennec bretagne assassinée » (par Google), diffusée maintenant sur Youtube, sous le titre : Langue bretonne, langue française, mélennec : les sottises colportées sur la langue française vous feront mourir de rire ! Je connais des Bretons qui, humiliés par la France de 1789 à nos jours, vont se réjouir, et qu’ils ne feront pas semblant, juste retour des choses.

 

LE BÊTISER DES NATIONS

 

Ernest RENAN, grand breton s’il en fut, a donné une dimension nouvelle aux débats sur la nation, là où tous pataugeaient. Pour être juste et sincère, la Bretagne a aussi fourni d’autres auteurs, au petit pied ceux-ci. Il est juste que nous fassions notre mea culpa. Je le fais volontiers, pour eux : car je ne suis pour rien dans les sottises que vous allez lire, qui ne sont pas de moi :

 

 

Se peut-il que des « hystoryens » bretons, dont plusieurs sont pourvus des titres de « docteur » et d’agrégé » aient falsifié notre histoire nationale, au point d’oser écrire des contre-vérités surprenantes, jusqu’à aujourd’hui ? Les voici, d’une manière non limitative :

– La nation bretonne n’existe pas, et n’a jamais existé (Minois);
– La nation bretonne a été inventée par les « folkloristes » du 19ème siècle (idem);
– La Bretagne a toujours fait partie de la France; les ducs de Bretagne l’ont reconnu en prêtant hommage de soumission au roi de France;
– La Bretagne du moyen-âge ne met pas en cause son appartenance au royaume de France (Incroyable mais vrai; cette phrase est de jean Kerhervé, agrégé et docteur en histoire, in Le Moal, préface, page 9).
– La Bretagne n’est juridiquement pas un Etat : « Elle fait figure d’Etat, non de droit, mais de fait (le même, mêmes références, incroyable mais vrai).
– Le concept de nation bretonne a été « fabriqué » de toutes pièces par le clergé et les clercs de l’entourage du Duc, pour mieux exploiter le peuple breton (Minois).
– « L’idée de nation indépendante, n’a pas de sens au xve siècle » (incroyable mais vrai : cette phrase est de l’ignare Alain Croix, l’express, 24 juillet 2008).
– Les nobles et le clergé bretons se sont servis de ce concept dans leur seul intérêt; la nation bretonne n’existe pas, ils l’ont fabriquée pour l’exploiter (!).
– Le sentiment national n’existe en Bretagne, et encore tout balbutiant, que depuis le 15ème siècle (Kerhervé, Aux origines du sentiment national).
– La Bretagne n’a jamais été indépendante, mais a « joué » le jeu de l’indépendance », s’attribuant des prérogatives souveraines qu’elle n’avait pas (Kerhervé, récidiviste, entre autres, parle de « pratique indépendantiste », et de « ducs quasi-souverains »; Alain Croix, L’Expess, 2008).
– L’hommage du duc de Bretagne au roi de France est un acte de soumission, par lequel le duc reconnait qu’il « tient » son Duché du roi de France, et que lui et les Bretons sont ses sujets.
– Les invasions de 1487 à 1492 sont de simples opérations de police, par lesquelles le roi de France a obligé la Bretagne, vassale indocile, à obéir à son maître, le roi de France …
– La Bretagne a « sollicité » (sic ! ) sa « réunion » à la France, librement et de son plein gré, en 1532 (Pocquet, tome V, 14 et suivantes);
– La Bretagne et la France ont toujours battu d’un même coeur, et étaient prédestinées à s’unir d’amour tendre (Gabory, Pocquet), de telle sorte que « l’union » des deux pays a été une opération de génie (Poquet, IV, page 583, et surtout tome VI, page 22), bien pire : un « mariage d’amour » (sic !)
– De Frédéric Morvan, agrégé et docteur, cette question incongrue : « La Bretagne a-t-elle été indépendante au moyen âge « ? Réponse d’un lecteur stupéfait : « Cher Maître, Le soleil a-t-il brillé ? La pluie a-t-elle mouillé ? L’eau qui bout sur le feu a-t-elle été chaude ? »
– L’annexion de 1532 est un acte « génial », par lequel la Bretagne entre dans la Grande Patrie (!), « dont elle complète si heureusement l’unité territoriale et politique » (Cette phrase invraisemblable est de l’inénarrable Pocquet, tome VI, page 22).
– L’Union de la Bretagne et de la France est un « mariage d’amour ». Sic ! Refrain souvent entendu. Entre autres « hystoriens » bretons : Gilles Martin-Chauffier, assurément non historien, mais romancier. C’est ce qu’on nous apprenait autrefois au lycée, sans aucune autre précision pour nous faire avaler la « pilule ». Ce fut, en réalité, une haine réciproque et féroce.
– Le pire du pire, sous la plume de Bernard Poignant, tout ce qu’il y de plus agrégé en histoire :  « l’édit d’annexion de la Bretagne en 1532, fut signé par Anne de Bretagne « ! Or, celle-ci, férocement attachée à l’indépendance de son pays, …. était morte en janvier 1514, soit DIX-HUIT ANS AVANT L’ANNEXION. Ce bon monsieur conseille actuellement le locataire actuel de l’Elysée : voyez la catastrophe ! Ferait-il partie de « l’équipe de brêles » dénoncée par M. Strauss-Kahn, et de la cohorte dirigée par le « capitaine d’une équipe de pédalos », selon M. Mélenchon ?
 
Cliquer ici, pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=IVvOXJYpm3E

AUTRES SOTTISES. Un article entier sera publié sur ce sujet passionnant.

les nations n’existent pas.

les nations ont été inventées par la bourgoisie pour exploiter les classes populaires.

la nation bretonne : un concept inventé par les folkloristes du 19ème siècle

la nation bretonne : un concept inventé par les ducs pour maîtriser et exploiter les bretons

Les écossais sont une nation. les bretons n’ont jamais été une nation (the honorable Hubert Couturier)

 

les nations sont responsables des guerres. Non ! Il est vrai que la fragmentation de l’espèce humaine favorise les conflits. Il est vrai que les peuples se détestent mutuellement. Mais ce sont les hommes que le sort a placés à la tête des peuples qui fomentent, préparent, conduisent les guerres et les entretiennent.

Le nationalisme, c’est la guerre. (François Mitterrand). Sûrement vrai pour le nationalisme furieux de la France. Ce pays a été en guerre pendant toute son histoire. Napoléon et louis XIV ont mis l’Europe à feu et à sang. La Bretagne, au cours du moyen-âge, n’a eu que des guerres défensives. puis, elle s’est abstenue pendant les guerres franco-anglaises, autant qu’elle l’a pu.  

 

les nations ne meurent pas. Mais Si ! Comme les civilisations, elles naissent, prospèrent, et meurent. Des centaines sont mortes et enterrées, et mortes définitivement. Les persécutions prolongées pendant des siècles peuvent, à la longue, tuer une nation.

 d’autres nations, exigües, se fondent spontanément dans d’autres, plus grandes, au fil des siècles. En France, plusieurs ont été détruites par les crimes révolutionnaires : la Savoie, Nice, je le crains, ne renaîtrons pas. La petite nation béarnaise, que je connais bien, est décédée, et ne renaîtra pas, même si les Béarnais conservent une forte identité. La nation bretonne allait sombrer corps et biens, par la seule faute de la France, mais par la lâcheté de ceux qu’on appelle les « élus », pire, les « hystoryens »; par bonheur, nous sommes quelques uns à avoir arrêté le naufrage. et les jeunes, avec leurs ordinateurs, sont en train de jeter ces gens là dans des trous profonds. La nation corse a survécu. La nation catalane est un exemple pour le monde entier, et une honte pour les imbéciles. La nation kabyle aussi, qui se reconnaît dans le peuple breton, comme les bretons se reconnaissent dans la nation kabyle).

(LIRE : mélennec béarn;  mélennec berbère, mélennec catalogne  ….)

« Nous sommes la nation française » (Emmanuel Macron). M. Macron ne donne à personne l’illusion qu’il incarne la nation française, ce pays de Gaulois qui ne comprennent rien à rien. On a publié les « bons mots du général de Gaulle, on publiera le sottisier d’Emmanuel Macron » : les français sont bien punis !

Le patriotisme, c’est aimer son pays; le c’est détester celui des autres. le nationalisme, c’est la haine des autres. (de Gaulle, Romain Gary et autres).

Laissons à De Gaulle sa définition, qui n’engageait que lui. Ce n’est pas notre conception en Bretagne. Notre nationalisme – en tout cas le mien – exclut toute haine d’autrui. Il existe des patriotes furieux, et des nationalistes furieux. Il existe aussi des patriotes pacifiques, et des nationalistes pacifiques. Un Québecquois fait écho à ces propos :

« Au Québec, ceux qui comme moi, défendent les intérêts des francophones, se disent surtout nationalistes. le sens que nous donnons au mot nationalisme est très différent de celui des Européens.  Notre nationalisme est inclusif et pas du tout xénophobe.  Nous accueillons les gens de toutes religions et origines qui se joignent à notre peuple. ici, le mot patriote à un sens plus violent que le mot nationaliste. « 

 

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COMMENTAIRES SUR LA THEORIE DES NATIONS.

 

Bretagne. 11 mai 2019. M. GDT

Percutant, et de nature à faire réfléchir les pas trop sots. Quant aux autres … ? Comme disait Memmi (Etre juif, Portrait du colonisé etc. …, chez Maspéro, années ’70 ?) : « le colonisé reste colonisé tant qu’il dit oui à son colonisateur ». Je suppose que l’homme de savoir que vous êtes aura lu ces deux livres percutants ? Sinon, dites-le moi.
Sitôt lu, j’ai expédié votre texte à 5 correspondants, dont 3 colonisés !  La Bretagne vous remercie pour vos travaux. Le Tout-Puissant et les Etres de Lumière sauront (le plus tard possible je l’espère !) les reconnaître.
 

De: « Louis Melennec » <75melennec@gmail.com>
Envoyé: Vendredi 10 Mai 2019 22:44:58

 

 

Paris le 20 avril 2018. M.CANTALOUVE. (paris)

 « Le meurtre de l’esprit, l’effacement de la mémoire collective, sont devenus le sport favori de l’arrogante oligarchie internationale, qui s’y consacre avec une frénésie délirante. Pour une fois, le sinistre Rocard a tenu un propos sensé. Cela mérite d’être souligné, tant la chose est rarissime chez celui qui sera entré dans l’histoire pour sa réplique proférée sur un plateau de télé, et que l’on n’ose décemment qualifier de savoureuse: « Sucer n’est pas tromper! ». (Sic!) Votre étude, Louis mélennec est majeure, et donc, fera date, comme Pierre Lemoine le suggère avec beaucoup de clairvoyance. S’agissant du vaste chantier de la destruction des nations, on peut faire confiance à nos dirigeants européens. Ils ne poursuivent d’autre objectif, la nation étant, d’évidence, le dernier solide rempart à la folie mondialiste et à son corollaire le néolibéralisme le plus vulgaire. Mais sommes-nous vraiment entrés dans la phase de la vérité historique, comme vous le suggérez ? Puissiez vous dire vrai! L’ensemble des médias instrumentalisés se conduiront en sentinelles intraitables de la pérennisation du discours et de la pensée uniques. Saura-t-on jamais ce qui s’est réellement passé sur les tours de Notre-Dame, au début de la semaine sainte? Etrange calendrier, surprenantes coïncidences qui ouvrent le champ à toutes les spéculations, et qui n’excluent aucune hypothèse. Vos articles sont denses, riches, documentés, invitent à un apprentissage honni de l’actuelle intelligentsia : celui de la réflexion. « 

 

ETRAITS DU LIVRE DE M.YVES MERVIN : 1944, UNE RESISTANCE BRETONNE A CONTRE SENS. 

Les travaux de Reynald Secher rendent impossible la négation des horreurs commises et décidées par la France en Vendée, ET DANS LA MOITIE SUD DE LA LOIRE ATLANTIQUE, c’est à dire en Bretagne. Notamment les hallucinantes noyades de Nantes, opération abjecte d’horreur et d »épouvante ordonnée depuis Paris.

Les travaux de Louis Mélennec, comme ceux de SECHER pour la Vendée, rendent impossible la négation des commis commis en bretagne. voici les conclusions du livre de yves Mervin :

« La France s’est bâtie sur la conquête, le pillage, la félonie et l’esclavage. Sa révolution, qui secoua toute l’Europe, a servi d’exemple au totalitarisme communiste

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