THEORIE DES NATIONS, nation bretonne, nation française. Louis Mélennec.

Cet article, publié sur la toile, avait été piraté, et avait disparu : encore un bon tour du pays des doigts de l’homme !

Mais la providence veille : des patriotes bretons l’avaient sécurisé, et le voila en train de réapparaître, amélioré, et peut-être un jour terminé – si Dieu le veut.

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L’APPARTENANCE A SA PROPRE NATION EST L’EXPRESSION D’UN DROIT DE L’HOMME.

 

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INTRODUCTION A L’ETUDE DES NATIONS, DE LA NATION BRETONNE EN PARTICULIER.

Ce texte est lisible en version PDF, et peut être transmis à tous les bretons du monde, qui ont tous été sevrés de leur histoire nationale par des procédés infâmes.

https://drive.google.com/file/d/1rpPMOtgPdB1ELngMFMefw8TphluSpOls/view?usp=sharing

 

Nous vivons un drame mondial. Alors que tous les citoyens du monde, quelle que soit leur volonté de s’ouvrir aux autres – la très grande majorité des hommes et des femmes ne souhaitent que vivre en paix, tout en pratiquant leur culture, dans le respect des valeurs dans lesquelles ils croient -, des hommes de l’ombre, souvent des financiers, peu nombreux font un rêve insensé : détruire les cultures et les civilisations, abattre les frontières, en un mot : détruire les nations. Avant eux, il y a eu les délirants communistes, qui ont tué plus de cent millions d’innocents, sur le fondement d’ idéologies du même type, là ou tous sont viscéralement attachés, comme à une mère et à un père à la fois : leur pays. La France est avancée dans cette oeuvre de destruction, par l’action de « politiques » qui disposent de tous le moyens pour manipuler les esprits, mais dont on se demande s’ils sont sains d’esprit, ou si ce sont des sujets psychiatriques relevant de la camisole de force. Ces êtres d’un nouveau type, cosmopolites, polyglottes, n’ont plus de racines ni d’attaches. Riches de leurs fortunes, ou des privilèges financiers qu’ils se sont attribués par leur participation aux systèmes maffieux dans lesquels ils ont plongé les mains, il leur suffira de prendre l’avion pour aller se dorer les orteils dans l’une de leurs somptueuses propriétés au soleil (à Saint Barth, aux Seychelles ou ailleurs), lorsque les troubles deviendront intolérables en France.

La Bretagne n’est pas le centre du monde. Mais les Bretons ayant enfin découvert que leur histoire a été trafiquée, falsifiée, souvent avec le concours de ceux que nos jeunes désignent maintenant sous le nom de « collabos », pour être remplacée par l’histoire de France – elle même falsifiée dans le sens de l’outrance et de l’autosatisfaction ridicules -, ont un rôle particulier à jouer pour aider les autres nations persécutées à renouer avec leurs racines, et pour leur démontrer que leur démarche est louable, car en effet, l’appartenance à sa propre nation est un droit fondamental de tout être humain. Aussi ferons nous souvent allusion à notre histoire bretonne, qui aidera les autres à voir plus clair dans leurs propres difficultés avec leurs colonisateurs et leurs persécuteurs respectifs. Une mention particulière aux Berbères, victimes d’une destruction impitoyable par les Arabes, depuis 1500 ans, et aux Catalans, honteusement jetés en prison et traînés devant les tribunaux, pour le seul crime qu’on ait trouvé à leur reprocher : défendre les droits qui ont volés par les Espagnols. L’Europe toute entière est complice de ces agissements infâmes.

Il y a trente ans au moins que les Français, déprimés et anxieux, parlent tous les jours de guerre civile : les attentats sont là, et se multiplient. En 2017, enfin, nous y voilà ! Nous avons tenté, du temps que nous n’étions pas encore exclu des merdias français et bretons de la collaboration, d’ouvrir les yeux de nos concitoyens; mais cela était alors interdit par le discours unique et inique. Les villes bretonnes, Nantes en particulier, sont devenues depuis des dépotoirs. Dans les mosquées de Brest, on enseigne maintenant que « ceux qui écoutent de la musique, seront transformés en cochons et en guenons, et seront jetés en enfer ». Voila nos honorables « élus » punis : c’est bien fait pour eux.

(Extraits de « Théorie de la Nation », par Louis Mélennec, http://melennec.info/wp-admin/post.php?post=39&action=edit

Il faudrait dresser un sottisier des nations, comme nous l’avons fait pour les langues, et pour les injures antibretonnes. On y lirait des choses étranges.

Lite : le sottisier des langues, par Louis Mélennec, article publié sur la toile.

Nombre d’auteurs soutiennent qu’il est impossible de définir ce qu’est une nation. D’autres qu’il est impossible d’élaborer une théorie générale des nations. D’autres que l’existence des nations au cours de l’histoire de l’humanité a été la cause principale de ses malheurs, tant il est vrai que les conflits les plus meurtriers ont opposé les nations les unes aux autres. Les nations n’existent pas, selon certains. Pour les marxistes, les nations sont une création de la bourgeoisie, dans le seul but – ne riez pas ! – … d’ exploiter les masses populaires (!); il faut donc de les détruire. Les nations sont une création des auteurs du 18ème siècle, voire du 19ème, disent les uns. L’agressivité serait un élément constitutif des nations, disent les autres : elles ne servent qu’à fomenter des contentieux et des guerres; selon les mondialistes, on doit les détruire.

L’avenir est à la création d’une autre espèce humaine, l’homme nouveau (le modèle en est inconnu pour le moment : lequel choisir ? L’Etat français hésite entre François Hollande et Jean-Marc Ayrault, les plus brillants spécimen humanoïdes que l’on ait connus depuis des siècles. Pour comprendre ce que sera l’homme nouveau, et ce à quoi le monde est exposé, écoutez, réécoutez, et éclatez vous, car plus que jamais, nous avons besoin de distractions

http://www.programme-tv.net/videos/zapping/9583-ayrault-hollande-le-copier-coller-le-petit-journal/

S’agissant de la nation bretonne, c’est un véritable festival : la nation bretonne ne peut exister, puisque les nations sont « apparues » après le 16ème siècle, et qu’à cette époque, la Bretagne a été absorbée par la France : impossible que la nation bretonne ait une existence quelconque, puisque la Une et Indivisible occupe tout le territoire hexagonal, et que même le Conseil d’Etat l’affirme et l’a affirmé, pour empêcher la reconnaissance des langues dites « régionales », et dans d’autres circonstances (observez ici que la langue bretonne n’est pas une langue régionale, mais une langue nationale, l’idiome des Bretons, bien avant que les Français en ait un).

Etc  ..

Parmi les « auteurs » « Bretons » – ou soit-disant tels -, spécialistes des contre-vérités, la palme revient à Georges Minois, docteur en histoire et agrégé (lui aussi, comme le Drian, Poignant et quelques autres), qui écrit textuellement dans son livre consacré à Duguesclin, publié en 1993 à Paris : la nation bretonne n’existe pas, c’est une invention des folkloristes du 19ème siècle; le sentiment national breton n’existe pas, c’est une invention de l’entourage du duc de Bretagne; le patriotisme breton n’existe pasla Bretagne n’est pas un pays indépendant, elle fait partie de la France ; au moyen âge, les Bretons et le duc sont sujets de leur voisin, rien d’autre; il n’y a aucune différence entre les Bretons et les Français,  sauf le « patois » (!) parlé dans l’Ouest de la péninsule !

La « totale », en somme : on se pince, on croit avoir mal lu, non, c’est bien ce que ce bon docteur-professeur a écrit ! (Voir ci-après, dans la bibliographie, les citations et les références) : pour Minois, la nation bretonne, c’est une affaire de gros sous, mise en forme pour ceux qui peuvent en profiter : le Duc en son palais, les nobles en leurs châteaux, les évêques et les abbés en leurs manoirs épiscopaux et abbatiaux : on fait croire au bas peuple qu’il est une nation, on l’exploite, on le pressure, on l’avilit, on l’accable d’impôts ! Et le tour est joué. Incroyable, mais vrai.

(Si vous ne pouvez croire que de telles sottises aient été écrites par un Breton, reportez vous au mauvais livre écrit par cet auteur chez Fayard, en 1993 : Georges Minois, Duguesclin, pages … et suivantes).

Alors que la quasi totalité des êtres humains se définissent notamment par leur identité nationale, et y sont extrêmement attachés, des hommes de l’ombre prennent, sans les consulter, des décisions en totale violation de ce que sont les désirs des êtres humains, quant au maintien de cette identité.

L’article qui suit a pour objet d’être et de devenir une pièce majeure dans la reconstruction de la nation bretonne, mentalement en charpie depuis la Shoah de 1789, mais en pleine renaissance. Pas seulement la nation bretonne. Qu’on ne s’y trompe pas : sa portée est générale, elle concerne toutes les nations du monde. Celles qui sont persécutées par les Etats « centraux » qui se sont emparés d’elles, vont y trouver des éléments précieux pour analyser leur propre situation, et pour faire évoluer leur propre statut.

Quelle prétention, allez vous dire ! Et bien : que cela soit ! tant pis pour les pleurnicheurs.

La définition du concept de nation répond à un besoin impératif, non pas seulement pour la Bretagne, non seulement pour la France, non seulement pour l’Europe, mais pour la planète : c’est un besoin mondial. La France, notre voisine de l’Est, ayant détruit nos institutions bretonnes en 1789, a eu l‘audace, s’affichant dans le monde entier comme l’inventrice des droits de l’homme, (vous avez bien lu : l’inventrice des droits de l’homme !) pendant tout le 19ème siècle, et une grande partie du 20ème siècle, de nous humilier, de nous trainer dans la fange, de laver le cerveau de nos enfants dans les écoles et les médias entièrement colonisés et maîtrisés par elle. Cette effroyable manipulation avait produit des effets désastreux : au bout d’un siècle de ce régime meurtrier, la langue était largement en voie d’anéantissement, et les Bretons, privés de leur culture et de leurs traditions, se sont crus français, ce qu’ils ne sont pas. Des millions de pauvres hères, n’ayant aucun moyen d’accéder à la vérité, se sont laissés persuader que cela est vrai. Le crime était presque parfait.

Nous sommes entrés dans une autre phase de notre histoire : celle de la vérité. Les complices de ce crime continuent : mais ils sont maintenant désignés par leurs noms. les principaux ont eu accès à leurs fonctions par des « élections », en réalité par un processus résolument non démocratique, entièrement contrôlé par les brêles de Paris, c’est-à-dire par les états-majors des quelques partis qui contrôlent toutes les prébendes de l’Etat français, tous les fromages de la république. Nos « élus » y plongent résolument leurs museaux : aujourd’hui, presque toute la Bretagne connait ce jeu infect.  Certains ont même accepté – erreur fatale à notre époque où les malversations françaises en Bretagne sont déversées partout sur la toile  – d’accepter ces misérables hochets pour nourrissons : des « portefeuilles »  à la table aujourd’hui si méprisée, que l’on nomme « le gouvernement français des pieds nickelés », mieux : le gouvernement des pédalos et des brêles, selon M.M. Mélenchon et Strauss-Kahn.. L’idée que nous plaidons avec fermeté depuis au moins trente ans, est qu’ils soient jugés, très sévèrement encore, lorsque le temps viendra. Cette idée progresse. Leur exploit de 2014 – leur lâcheté dans l’affaire de Nantes et de la Loire Atlantique, qui représentent 33 pour cent de notre richesse nationale, laissées par des magouilles entre les mains de magouilleurs – les désigne maintenant à l’opprobre générale.

D’autres « Bretons », à la faveur de ce que l’on appelle l’« entrisme », s’étant créés des relations putassières dans les « institutions » qui contrôlent toutes les carrières, sont devenus « docteurs » de l’université, et même « professeurs agrégés », à la faveur de leur docilité, de leur ignorance, et surtout de leur aptitude à courber l’échine. En Chine, jusqu’au début du 20ème siècle, les misérables sujets de sa majesté présentés à l’Empereur, le fils du ciel, quel que fût leur rang, étaient punis de sanctions graves, s’ils osaient le regarder dans les yeux. Ils devaient s’incliner neuf fois la tête contre le sol, et frapper violemment le front sur les carreaux, la violence des chocs étant réputée prouver l’importance de leur soumission d’esclaves du pouvoir. Le « kowtow » n’a pas existé en Bretagne sous cette forme physique, mais ce fut pareil, sinon pire, la soumission mentale, non exprimée de cette manière, étant un poison infusé dans de très nombreuses têtes. Les Bretons d’aujourd’hui ont évolué, mais sont encore trop timorés dans l’expression de leurs revendications : depuis 1789, année de la Shoah bretonne, ils n’osent plus rien d’important, alors que tout pourrait changer en un instant.

 

Lire par Google,  impérativement, pour savoir quel jeu répugnant jouent les élus » « bretons » par Google : Le Drian interdit le drapeau breton, et encore  : banderolle-nantes-bretagne-interdite-lors-de-grande-parade : ces scandales sont monstrueux : les envahisseurs, les colonisateurs, les assassins de Nantes et de sa région prétendent nous interdire de dénoncer leurs crimes de criminels, et les honteuses complicités dans notre pays …

 

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Le sujet traité ici  a déjà été évoqué sur la toile en 2008, sous le titre : Nation française, nation bretonne, l’effroyable imposture de 1789, dans l’un de mes blogs. Il est nécessaire d’y revenir, et de l’intégrer dans une théorie générale des nations, dont tous ont besoin, en Bretagne, en France, dans le monde.

On sait que, pour notre malheur, le pays des droits de l’homme a réussi de 1789 à aujourd’hui, à « avoir la peau » de notre langue ancestrale : elle est quasi morte, des oeuvres de ce merveilleux pays, et va mourir, par l’inaction criminelle de nos « élus » : parlée par 1,6 million de personnes en 1860, dans toutes les campagnes de Bretagne de l’Ouest, et dans la plupart des villes, elle n’est aujourd’hui la langue, non exclusive, que de moins de 100 000 locuteurs : lorsqu’il faudra nous rendre des comptes, quel terrible résultat ! Mais même lorsque la Bretagne aura récupéré tous ses droits nationaux et internationaux, le mouvement ne pourra être inversé. Les Bretons n’ont pas la volonté des Juifs, et ne reconstruiront pas leur langue, comme ils l’ont fait. Du temps qu’il a été président du conseil régional de Bretagne, Le Drian a créée 40 bourses, là où nous perdions 10 000 locuteurs par an. (Ces chiffres sont à parfaire, le résultat mathématiquement exact ne changera rien à ce constat). Les élus – surtout pas Lebranchu -, n’ont rien fait pour enrayer ce désastre. Le Fur et Molac ont été roulés dans la farine, et se sont laissés faire, et ne valent pas mieux. (D’ailleurs, ont-ils été trompés par les Français, où bien étaient ils complices de la supercherie ?)

Lire, par Google : Mélennec, l’assassinat de la langue bretonne.; mélennec Lebranchu; mélennec Le Drian, Le Fur, Molac  …

Le présent article apporte indiscutablement du nouveau : non seulement il analyse ce que sont les nations – ce que d’autres auteurs ont fait avant lui -, mais il procède à cette analyse d’une manière beaucoup plus complète que jusqu’à présent. Il démontre, ce qui ne faisait pas encore partie de la littérature consacrée au sujet, que les nations sont antiques, qu’elles ont existé depuis la plus haute antiquité, et sans doute avant. Ce que ne savait pas Ernest Renan, en dépit de son importante contribution à la définition du concept de Nation. Pire pour la Une et Indivisible, qui est une nation très tardive, accouchée par le forceps; elle n’existe pas encore au 11ème siècle, alors que le peuple breton est identifié et décrit avant notre ère, notamment par Jules César, qui a séjourné en Bretagne au premier siècle avant Jésus-Christ, et a combattu les Bretons, décrit leur incroyable combativité, et leur civilisation. (Cétait 2000 ans avant Le Drian, Le Fur, Lebranchu et autres). Pire encore : la Gaule, que d’aucuns ont voulu considérer – à toute force – comme l’ancêtre de la France (« En ce temps là, ont appris des millions de petits écoliers dont la troisième république a bourré les méninges, la France s’appelait la Gaule », a écrit Lavisse dans sa petite histoire destinée à mentir aux écoliers), n’existe ni comme pays, ni comme patrie, en aucun cas comme nation ou comme peuple (voir plus loin) : c’est un simple espace géographique, au même titre que l’Afrique, le Moyen-orient, l’Amérique du sud. Très probablement, la langue gauloise n’a pas davantage existé que la langue indo-européenne, dont nous sommes censés être les lointains héritiers. Tous, formatés par le lavage des cerveaux imposé aux populations par le canal des écoles de la troisième république (française), ont appris par coeur ces fables ridicules  : que le peuple français n’était rien d’autre que le peuple gaulois, que la France comptabilisait au moins deux mille ans d’histoire, et que le baptême de Clovis était la fondation du premier Etat français. Le général de Gaule, formaté comme les autres, a cru à ces fariboles : quelle chute pour l’orgueil de ceux qui ont interdit aux Bretons de s’intituler nation, alors que ce peuple a au moins mille cinq cents ans d’antériorité sur les Français. Nous sommes maintenant en plein ridicule, cette affaire ressemble à un vaudeville, les Bretons, si cruellement humiliés depuis des siècles, sont enfin vengés par l’avènement de la vérité. (Sur ces points : Godineau, le dossier Vercingétorix, page 256; Maurice Aghulon, cité par cet auteur; Godineau, regard sur la Gaule, voir la bibliographie ci-après).

Ainsi, au terme de cet exposé, les imposture des délirants de 1789 auront volé en éclats. Ce n’est pas rien ! Nous en revendiquons, non pas la paternité exclusive, mais d’avoir joué un rôle essentiel pour en apporter la preuve aux Bretons, et panser des plaies encore saignantes.

 I – QU’EST-CE QU’UNE NATION ? LES CRITERES DE LA NATION. CRITIQUE.

A – LES CRITERES CLASSIQUES DE LA NATION…

La Nation se définit classiquement au moyen de plusieurs « critères » principaux, simples, et admis par tous les théoriciens, en première analyse en tous cas :

– La possession de longue date – plusieurs siècles, au moins – d’un territoire commun;

– l’usage d’une langue commune;

– la reconnaissance de valeurs communes, dont une religion unique, des lois, des principes moraux.

Le territoire commun.

La possession d’un territoire commun est quasi constante, au point qu’il n’y a guère de nation sans un territoire qui lui appartienne, qu’elle occupe, ou qu’elle revendique, dans les faits ou parfois d’une manière fantasmatique (la terre ancestrale, occupée par d’autres peuples, est inscrite dans le patrimoine mental du peuple spolié : l’exemple le plus spectaculaire est celui des Juifs, qui ne sont retournés chez eux que très longtemps après avoir erré dans le monde, et avoir été chassés de partout). De plus, il y a étroite parenté entre le territoire national et le nom par lequel on désigne le peuple qui l’habite : les Anglais pour l’Angleterre, l’Ecosse pour les Ecossais, les Catalans pour la Catalogne, les Chinois pour la Chine, les Bretons pour la Bretagne, les Corses pour la Corse …). L’amputation du territoire national par une puissance voisine, surtout si cette amputation a été faite par la force, sans le consentement des populations concernées, alimente des contentieux souvent féroces, qui peuvent durer des siècles, voire des millénaires. Les revendications territoriales se transmettent de génération en génération. On le voit un peu partout. Le cas le plus spectaculaire est celui d’Israël. Par la faute de ses « élus », la Bretagne n’a pas encore récupéré Nantes et sa région.

La langue.

Traditionnellement, on admet que les nationaux d’un même pays parlent sinon une langue unique, en tout cas une langue largement dominante. Cette identification par la langue est telle, que l’idiome parlé est souvent désigné par le même mot que la population qui le parle : les Bretons parlent le breton, les Anglais parlent l’anglais, les Catalans parlent le catalan, les Basques parlent le basque …

De nombreux théoriciens se maintiennent dans l’idée, aujourd’hui dépassée, que la nation se définit par sa langue, d’une manière exclusive. Nous allons voir que cette conception n’est qu’une approximation.

L’importance de la langue est telle, dans toute l’histoire du monde, que les peuples conquis se sont vus imposer, surtout à l’époque moderne, par des procédés multiples, souvent d’une cruauté extrême, l’interdiction d’user de leur idiome national, pour le remplacer par celui des tortionnaires qui les ont conquis. Cela a souvent réussi, à force de persécutions, comme en Bretagne. Mais là où le souvenir de l’histoire est resté, les tortionnaires sont détestés.

La religion, les valeurs et les croyances communes.

Les esprits se structurent, au fil du temps, par des principes et des valeurs, soit qui se dégagent d’une manière spontanée, soit par l’enseignement de prophètes, de philosophes, des sages souvent, des illuminés parfois ..

Les religions ont joué un rôle considérable dans l’histoire du monde, et dans la constitution des nations et des peuples. Elles énoncent des principes de vie. Elles recommandent, pour la plupart d’entre elles, des principes destinés aux individus pour conduire leurs existences .. Elles énoncent des interdits. Certains sont surprenants. On a appris par la télévision qu’en pays d’Islam radical, quiconque s’adonne à la musique, est transformé en singe ou en porc … comme on a pu le voir, à Brest, la municipalité trotskiste ayant trouvé cela fort bon pour ces « bretons » néo-formés, de jeunes musulmans.

Si un groupe humain possède son histoire propre, différente de celle des peuples voisins, il y a a toutes les chances que ce groupe humain soit une authentique nation. De ce point de vue, les Bretons, par rapport aux Français, sont largement gagnants. Les Français invoquent leurs ancêtres les Gaulois, Clovis, Charlemagne, Charles Martel, Hugues Capet, Saint Louis, Louis XIV … Tout cela est plus que tiré par les cheveux. Clovis n’a jamais été roi de France : ce petit chef Franc s’est taillé un empire par les armes, dont les limites territoriales préfigurent plus ou moins les limites de la France actuelle, voila tout. Charlemagne, à la tête d’un très vaste territoire correspondant, approximativement, à la France, à l’Allemagne, à la Lombardie actuelles, qui s’est désintégré au bout d’un siècle, n’a jamais pu s’emparer de la Bretagne, car il était un ennemi déclaré des Bretons, ceux-ci étaient féroces lorsqu’ils étaient attaqués.

Hugues Capet était Duc de France, son royaume effectif si petit, qu’il aurait pu en faire le tour à cloche-pied. Louis IX (connu sous le nom de Saint Louis), a été en guerre contre la Bretagne. Louis XIV est l’auteur des massacres bretons de 1675. (Lire l’article de Louis Mélennec sur ce sujet). Lorsque le fou furieux Carrier vient à Nantes, en 1493, il fait noyer plusieurs milliers de Nantais dans des conditions atroces – les Nantais sont des Bretons, pas des Vendéens ! -, et s’exclame : « Ah, la Loire, quel beau fleuve révolutionnaire ! »

Que voila, donc, une belle histoire commune !

On a voulu, par le lavage des cerveaux, après 1789, faire croire aux jeunes bretons que ces personnages étaient leurs héros nationaux. Leur cerveau, écrasé par le fer à repasser français pendant plus d’un siècle et demi, ils l’ont cru. Moi aussi. Quelle triste histoire, quelle histoire triste ! Mais ces héros baptisés « français », ont précisément été nos ennemis ! Presque tous ont combattu les Bretons, et envahi leur territoire. Notre histoire à nous, mélangée à notre mythologie, est pleine de merveilleux. Nos héros, aux noms si poétiques, s’appellent Gradlon, Conan, Morvan, Nominoé, Erispoé, Salomon … Ce ne sont en rien des français, par bonheur, mais des Bretons. Rien à voir avec Clovis, Charlemagne, et autres personnages, qui furent ignobles à la Bretagne de leur temps.

La mythologie précède les religions. Sa prise en compte est de première importance pour définir ce qu’est une nation. Les Bretons ont une mythologie très particulière, qui ne se confond en rien avec celle des Francs. Sur ce point, on lira avec intérêt ce qu’est la mythologie bretonne, infiniment riche : rien à voir avec la triste mythologie franque, infiniment pauvre et tardive.

Voir l’article de Louis Mélennec, publié sur la toile  : mythologie des Bretons.

 

2 – CRITIQUE DES CRITERES TRADITIONNELS.

Ces critères, invoqués par de nombreux auteurs au 19ème siècle, sont insuffisants pour définir ce qu’est une nation.

Le critère du territoire commun.

Certains peuples itinérants, n’ayant ni appareil d’Etat, ni administration structurée, se déplacent au fil des saisons, du climat, souvent pour s’alimenter, pour recueillir les végétaux nécessaire à leurs troupeaux, n’ont aucun territoire propre. Les Juifs, très tôt dispersés dans l’histoire, n’ont plus eu de territoire commun dès le deuxième siècle. La diaspora juive est dispersée dans le monde entier. Le territoire Kurde est morcelé entre plusieurs pays : la Turquie, l’Irak, l’Iran, la Syrie, la Russie. Cependant, ces peuples sont d’authentiques nations.

Le critère de la langue unique. Il n’existe guère de nations dans lesquelles on ne parle qu’une seule langue, si ce n’est dans celles dans lesquelles – les îles, en particulier, ou les petits groupes humains de la forêt amazonienne, jamais en contact avec d’autres peuplades -, le territoire national est exigu, ou très exigu, et jamais pénétré par d’autres peuples. Cela sera de plus en plus vrai. Une langue internationale s’impose peu à peu, l’anglais. Les habitants de la planète seront donc contraints de parler au moins deux langues : leur langue maternelle, si elle existe encore, et la langue internationale. La France a éradiqué presque complètement la langue bretonne, la voila maintenant confrontée à une autre sorte d’éradication : l’internationalisme.

Au 19ème siècle, une controverse célèbre oppose deux auteurs réputés, l’allemand Mommsen et le français Fustel de Coulanges, sur le point de savoir si l’Alsace est allemande ou française. Le second écrit au premier :

…  » Vous croyez avoir prouvé que l’Alsace est de nationalité allemande, parce que sa population est de race germanique, et parce que son langage est l’allemand. La langue n’est pas le signe caractéristique de la nationalité. On parle cinq langues en France, et pourtant personne ne s’avise de douter de notre unité nationale. On parle trois langues en Suisse ; la Suisse en est-elle moins une seule nation, et direz-vous qu’elle manque de patriotisme ? D’autre part, on parle anglais aux États-Unis; voyez-vous que les États-Unis songent à rétablir le lien national qui les unissait autrefois à l’Angleterre ?  »

Considérée en elle-même, la langue ne définit donc pas une nation. En Bretagne, on a parlé plusieurs langues depuis de longs siècles : le breton (dans la partie ouest de la péninsule), le français (dans la partie est), le gallo, le latin . La Belgique reconnaît trois langues officielles : le français, le néerlandais, l’allemand. La Suisse possède quatre langues officielles : l’allemand, le français, l’italien, le romanche. Les Juifs, dispersés à plusieurs reprises au cours de leur histoire ont parlé, outre le yiddish (dans les pays allemands), les langues de leurs pays d’accueil, soit plus de cent langues au total. La France, toujours en retard en matière des droits de l’Homme, vient de refuser d’entériner la charte des langues dites « régionales » : encore son obsession des droits de l’Homme, qu’elle dit avoir inventés. De l’imbécillité à l’état pur, qui s’apparente à la destruction des merveilles archéologiques de Palmyre, de Mossoul et d’ailleurs.

L’éradication d’une langue par le colonisateur n’est pas suffisant pour tuer une nation, qui continue à vivre même si l’Etat colonisateur a tué la langue ancestrale.

 

En Bretagne, la langue bi-millénaire a presque entièrement été détruite par la France, par des procédés barbares longuement décrits dans le  » Livre bleu de la Bretagne « . C’est un véritable assassinat. Mais les Bretons survivent en tant que peuple. Le sentiment d’appartenance de ce peuple est infiniment plus vigoureux que celui des français, martyrisés par des gouvernement qui massacrent leur pays, génération après génération, depuis la fin de l’ère coloniale. Surtout depuis 2012, année durant laquelle l’incompétence absolue s’est emparée du pouvoir, entre les mains de « brêles », pour moitié au moins, selon l’excellente formule de Dominique Strauss-Kahn, ou d’une équipe de pédalos, selon la définition de Jean-Luc Mélenchon qui, pour une fois, mérite le premier prix.

Le critère de la religion unique. Important à une certaine époque (un seul roi, une seule religion, selon l’adage : cujus regio, ejus religio), ce critère n’est plus d’aucune utilité pour définir une nation, excepté dans les pays totalitaires dans lesquels la religion est un terrorisme intellectuel, dont le non-respect peut conduire à la décapitation. La quasi totalité des pays du monde pratiquent plusieurs religions. Dans des pays assez nombreux, la majorité des individus sont athées, ou agnostiques.

La cause est donc entendue : on ne peut certes nier que les considérations tirées du territoire, de la langue, des valeurs communes n’ont aucun intérêt, loin s’en faut. Dans une première approximation, ces critères « fonctionnent », ils sont efficaces. Mais ils ne sont pas souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l’effort en commun.

Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir

clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existenc nécessaires dans tous les cas. Si un peuple les réunit tous ensemble, s’il jouit d’un territoire commun depuis des siècles, s’il parle une langue largement dominante, s’il admet des valeurs communes, ce peuple est bien une nation.

Qu’en est-il pour les peuples qui ne remplissent pas ces conditions simples, ou qui, subjugués par des pays agressifs, destructeurs et conquérants, ont cessé de les remplir, par exemple parce que leur territoire a été conquis ou dépecé, ou si leur langue a été détruite par le colonisateur ? Puisque nous parlons ici de la Bretagne et de la Corse, ces deux entités sont-elles des nations, quoique subjuguées, administrées, exploitées à son avantage par la France ? La France et les ignares placés à la tête de ce pays ont beau jeu de dire que ces deux pays n’ont ni un Etat, ni un gouvernement autonome, ni une législation propre, ni une fiscalité particulière, et qu’ils sont donc français, nous allons voir que ces affirmations sont primaires, et les ne sont que ridicules.

 

III – LA VIE DES NATIONS. NAISSANCE, DEVELOPPEMENT, DEPERISSEMENT, MORT, RENAISSANCE DES NATIONS. (Texte en cours de rédaction);

A – NAISSANCE ET ORIGINE DES NATIONS. LES NATIONS EXISTENT DEPUIS PLUSIEURS MILLIERS D’ANNEES, et non pas depuis le quinzième siècle, comme affectent de la croire certains « hystoriens » bretons.

LE PEUPLE BRETON EXISTE DEJA DU TEMPS DE JULES CESAR, sans qu’on sache quelle est son ancienneté exacte. NON SEULEMENT LA NATION BRETONNE EXISTE, MAIS ELLE EST BEAUCOUP PLUS ANCIENNE QUE LA NATION FRANCAISE, laquelle – dans sa forme actuelle – est d’ailleurs contestée dans son existence.

L’origine des nations ne se confond  pas avec l’apparition de l’espèce humaine. Les premiers hommes vivent comme des animaux, s’alimentent de pêche et de cueillette, et ne connaissent que très progressivement l’utilisation d’outils, qui restent longtemps rudimentaires. L’évolution, très lente, est marquée par des acquisitions multiples, techniques, intellectuelles, morales. Certaines de ces sociétés, plus évoluées que d’autres, se sont dotées beaucoup plus précocement qu’on ne l’a longtemps pensé , de structures quasi étatiques, de personnages aux fonctions différenciés, remplissant des fonctions multiples (chefs, prêtres, administrateurs …).

Les Bretons de l’île de Bretagne ont un sentiment très fort de ce qu’on dénomme aujourd’hui l’identité. Dans son expression la plus simple – mais indiscutable -, ce sentiment se traduit par la conscience d’être un peuple différent des autres, perçus comme des ennemis, plus rarement comme des amis, avec son corollaire : les luttes armées, les guerres, incessantes. César décrit longuement les guerriers bretons comme des hommes consacrant le principal de leur temps à s’entraîner, et leur grande combattivité sur les champs de bataille. Ce dont vont s’apercevoir les Francs, puis les français, infiniment plus nombreux, mais qui ne parviendront à subjuguer la Bretagne qu’à la toute fin du quinzième siècle, après une guerre de cinq années, d’une cruauté et d’une déloyauté abominables (1487-1491), et avec des moyens militaires DIX FOIS  supérieurs à ceux des Bretons.

Pour les Bretons de l’antiquité et des premiers siècles, les textes, malheureusement, sont peu nombreux. On sait que les Bretons constituent un peuple identifié lorsque Jules César envahit la grande Ile, que ces gens ont des coutumes, une langue, un art de se battre. On sait qu’ils défendent avec acharnement leur territoire, et que même On sait qu’ils sont suffisamment évolués pour, dès le troisième siècle de notre ère, commencer à accepter d’être évangélisés, c’est à dire à être accessible à la doctrine du Christ; qu’ils délèguent au concile de Tours un évêque dès le 4 ème siècle; que leur sentiment d’appartenance est fort; les magnifiques textes de Gildas, qui pleurent la Nation souffrante sont remarquables, et témoignent d’un amour passionné pour sa Patrie bretonne, témoignage admirable de ce que nous dénommons aujourd’hui le sentiment d’appartenance.

 Les invasions françaises de la fin du 15ème siècle n’ont pas fait disparaître la nation bretonne, ni le sentiment national, loin s’en faut. On peut même dire qu’en raison des persécutions françaises, le sentiment national, la conscience des Bretons d’appartenir à un peuple ennemi du royaume voisin s’est renforcée, avec son corollaire : une haine fortement accrue, par le fait du comportement de l’Etat occupant. Le début de la tentative de néantisation de la Bretagne ne commence qu’en  1789. Aujourd’hui, c’est l’existence même de la nation française, par l’incompétence et la lâcheté de ses dirigeants, et les idéologies mondialistes étranges qui en est la cause.

Comment et pourquoi l’antique Nation bretonne, considérée comme telle par tout le monde jusqu’en 1789 – y compris par le roi des français, qui n’y voit aucun inconvénient , a fait l’objet d’un « kidnapping » aussi monstrueux que ridicule ? C’est ce que nous allons démontrer.

Les nations ne se décrètent pas par l’invasion, la brutalité, comme l’ont cru les malades mentaux de 1789 et leurs successeurs. Croire qu’une chose est vraie ne signifie pas qu’elle le soit.

La première erreur, monumentale, commise par les théoriciens de cette époque, est d’avoir péché par présomption : ILS ONT CRU AVOIR INVENTE LA NATION, parce qu’il lui ont donné un nom, et se sont mis à disserter sur elle, c’est à dire à bâtir des théories sur ce concept.

Les nations n’existent pas  seulement à partir du moment ou le mot « nation » est explicitement  utilisé, et fréquemment employé dans notre civilisation, ou même dans nos langues occidentales; et surtout pas à partir du moment ou l’on commence à théoriser (= à bâtir des théories) autour de ce mot. Les nations ont existé dès que les hommes se sont regroupés pour vivre, ont été capables d’élaborer des normes de vie communes – avec des sanctions adéquates en cas de transgression de ces règles -, des croyances communes (sur leurs origines supposées, sur les dieux et divinités, sur leur devenir après la mort…), de s’exprimer par des mots et des langues – même rudimentaires -, de s’approprier un territoire (comme nombre d’animaux, ni plus ni moins), de le défendre contre leurs éventuels ennemis, de se doter d’institutions – même rudimentaires (un chef; un conseil (= des anciens, des guerriers, etc.), une assemblée populaire); enfin, fait essentiel, de distinguer le groupe auquel ils appartiennent comme distinct des autres groupes humains, ressentis soit comme amis, soit comme ennemis. Elles ont existé avant l’invention de la parole, de l’écriture, des philosophes capables de se poser des questions telles que : « qu’est-ce qu’une nation ? qu’est-ce qui distingue un peuple d’une nation ? quels sont les éléments constitutifs d’une nation ? Etc.

La nation existe avant qu’on puisse la désigner par son nom, et, bien entendu, avant de philosopher sur son existence, sur sa non existence, etc. Le phénomène national s’inscrit nécessairement dans la durée : les nations ne se constituent qu’au bout d’une période longue, de plusieurs siècles, au minimum, qui permet aux groupes en question de vivre une « histoire commune », des épreuves nombreuses partagées en commun, des souvenirs collectifs communs, au rang desquels les guerres et les catastrophes jouent un rôle essentiel.

Les plus savants s’y sont trompés. Le Breton Renan, qui a tant apporté dans l’analyse du concept de nation, a écrit lui même, d’une manière très inexacte : « Les nations…sont quelque chose d’assez nouveau dans l’Histoire. L’antiquité ne les connut pas. L’Egypte, la Chine, l’antique Chaldée ne furent à aucun degré des nations: c’étaient des troupeaux menés par un fils du Soleil, ou par un fils du ciel.. » (Qu’est-ce qu’une Nation, Imprimerie nationale, Paris 1996, page ….).

En réalité, les auteurs de cette époque ont affirmé des choses qui leur semblaient logiques, mais qui n’étaient pas prouvées. Il fallait bien commencer à écrire sur ce concept encore flou, et cela ne pouvait aller sans quelques difficultés. Si ce que dit Renan est vrai, les Russes sous le communisme, les Chinois actuels doivent être qualifiés de troupeaux humains : non seulement leurs dirigeants ne leur ont jamais permis d’approcher de la Dignité d’êtres Humains, pourvus d’une pensée et d’un libre arbitre, mais plus de 100 millions  d’entre eux ont péri, certains dans des conditions effroyables. Pourtant, les russes et les Chinois sont de vieilles nations.

Les astres, la lune, le soleil, les planètes, les galaxies existent depuis des millions d’années; pourtant, il y a à peine quelques milliers d’années que les hommes ont eu conscience de leur existence, ont inventé des mots pour les désigner, et inventé des concepts pour se poser des questions à leur sujet. Avant l’arrivée de Christophe Colomb sur les côtes du continent américain, l’Amérique n’existait pas dans l’esprit des savants du temps;

la circulation sanguine, les phénomènes biologiques étaient inconnus des hommes; la photosynthèse – c’est à dire la transformation du gaz carbonique en oxygène par les plantes était un phénomène inimaginable; avant Galilée, la terre était ronde depuis toujours, mais on la croyait plate; la circulation sanguine a toujours existé; pourtant, avant Descartes, personne ne le croyait; la radioactivité a toujours existé; ce sont les Curie qui l’ont mise scientifiquement en évidence; la lumière est composée de particules; le cerveau est composé de milliards de petites cellules appelées « neurones », etc.

Parce qu’ils ont été les premiers à identifier le concept de nation sous son appellation moderne, et à disserter à son sujet, les auteurs du 18ème siècle ont cru qu’ils venaient de découvrir son existence. Lourde erreur ! Les négationnistes de l’histoire bretonne ont écrit qu’il n’y a jamais eu de nation bretonne, en dehors des « inventions »  des « folkloristes » du 19ème siècle. Absurde ou ridicule ? Les deux à la fois. Pire : tragique : que la destruction des cerveaux opérée par la France en Bretagne à partir de 1789, que la liquéfaction de leurs cellules cérébrales ait pu aboutir à de telles conséquences est dramatique, et donne la mesure de ce qu’a pu être l’ouvre « civilisatrice » de la France en Bretagne : la négation par les Bretons eux-mêmes de ce qu’ils sont depuis deux mille ans : la honte de soi, phénomène affreusement douloureux, j’en parle pour en avoir eu connaissance dans mon enfance.

Aujourd’hui, en 2008, nous pouvons affirmer, au vu des connaissances  considérables accumulées sur l’histoire des peuples, la littérature antique, l’histoire comparée, et surtout de nouveaux instruments intellectuels de raisonnement, de déduction, de comparaison, que les nations et les peuples ne sont pas une invention récente., mais ont existé depuis des milliers d’années.

LES CITES-ETATS ORIENTALES ANTIQUES ET DU BASSIN MEDITERRANEEN sont d’authentiques nations.

Parmi les « négationnistes » des nations – en particulier les « universitaires » communistes « bretons » placés dans les chaires d’histoire à partir de 1945 -, combien se sont donnés la peine d’étudier le monde antique ?

Pendant longtemps, on a cru que l’histoire de la pensée et des idées commençait avec les auteurs grecs. On se fondait, non sans logique, sur le fait  que les premiers textes de philosophie politique connus, à l’époque, sont ceux de Platon et d’Aristote. Il suffisait, de les lire, toute la pensée de l’antiquité, croyait-on, se trouvait la. 

Peu d’auteurs partagent aujourd’hui cette idée. L’archéologie et les sciences annexes ont permis de découvrir, dans le proche orient ancien, des sociétés très organisées, pourvues de ce que nous dénommons aujourd’hui des Etats : sumérien, égyptien, akkadien, babylonien, assyrien, hittite, phénicien, crétois, mycénien… On sait que ces Etats sont hautement organisés, qu’ils possèdent un pouvoir central, un gouvernement, des fonctionnaires souvent très spécialisés, par lesquels tout remonte au sommet par des agents du pouvoir central. Il existe même des registres de perception des impôts ! Le territoire – certes variable en étendue, comme à toutes les époques de l’histoire – est souvent puissamment défendu; il est souvent ‘ »limité », pour mieux être à l’abri des incursions étrangères , par des obstacles « naturels », difficiles à franchir: des montagnes, des fleuves, des rivières, des mers… De surcroit, de même que les Bretons construiront au moyen âge des forteresses formidables (Dol, Saint Aubin du Cormier, Vitré, Fougères, Rennes, Chateaubriand, Ancenis, Nantes, etc..), tandis que, en face, les français se protégeront des Bretons par des édifices de même nature, tout aussi puissants : Angers, Laval, Champtocé, Mont Saint-Michel, Pouancé, Avranches.

A côté des grands empires, de petits Etats brillent par leur civilisation, leur commerce, leur rayonnement intellectuel, notamment de 1200 à 750 avant Jésus Christ. Le professeur Jean Imbert écrit : « Des tribus autrefois errantes se fixent à demeure, et constituent de petites nations. Israel connait une période de splendeur avec les règnes de David (1010-995), qui installe à Jérusalem l’arche Sainte, et de Salomon (99-905).

Qui osera contester à certains  de ces Etats grands et petits – Israël en particulier – la qualité de Nations ? Les Juifs de cette époque, qui ont élaboré une religion dont va sortir beaucoup plus tard la religion chrétienne, et largement notre civilisation occidentale, sont-ils des « troupeaux » conduits par des brutes ? Qui osera leur contester la dignité de Nation?

Il est exact que l’individu, la personne humaine, dans ce contexte, ont peu de place. Mais en ont-ils beaucoup plus aujourd’hui ? Ceux qui ont approché le pouvoir savent que les rênes sont tenus par quelques uns : la démocratie n’est qu’une façade. Par essence, le pouvoir est oligarchique. Le lamentable débat sur les « langues régionales » nous a montré ce que NOUS AVONS ECRIT AVANT QUE CELA SE PRODUISE : l’agenouillement quasi général devant le fouet du maître, dans une comédie pitoyable, dans laquelle on a vu l’ « Académie » française confondre pêle-mêle patois, jargons, langues, idiomes, s’attribuant à elle même un supériorité ridicule, qu’elle n’a certes pas ! (Avant la confection des prothèses dentaires, dit un humoriste, on n’entendait dans cette maison que des bruits de dentiers; on n’entend plus guère le bruit dissonnant de ces étranges appareils, mais le gâtisme y fleurit toujours; Clémenceau disait : « Donnez moi quarante trous du cul, et je vous fais une académie française tout de suite »).

 La littérature antique, très abondante,  démontre que, même si le concept de nation est mal analysé, la nation est une réalité indiscutable.

L’Orient a connu des nations, petites, moyennes et grandes. Il a connu des empires. Ces entités petites, vastes, ou grandes, ne se sont pas créées par l’effet d’une génération spontanée. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Si l’on met ensemble les mêmes « ingrédients », dans des proportions usitées, et selon les règles de l’art, on voit se constituer, de manière identique, et prendre corps une multitude de nations. Ce phénomène est mondial, et se retrouver partout ailleurs qu’en Europe.

Le Breton Gildas, moine chrétien né dans l’île de Bretagne, en 493, considéré comme un saint, et qui effectué plusieurs voyages en Irlande et en Armorique fournit dans ses écrits – il s’exprime en latin -, des renseignements intéressants sur les Bretons du 6ème siècle, qui confirment, avec quelques spécificités, ce que nous écrivons plus haut sur les peuples plus anciens.

Les Bretons de l’île de Bretagne sont, indiscutablement, un peuple particulier, parfaitement distinct de ceux qui les entourent. A cette époque, ils ont été refoulés par plusieurs peuples vers l’Ouest (le pays de Galles), et vers le Nord. Ils sont divisés en petits royaumes – tout comme les cités de Mésopotamie et de Grèce, et sont dirigés par des chefs, qu’il désigne sous le nom de rex, de tyrannus, de princeps. Ceux qu’il désigne sous le nom de tyrannus ne sont rien d’autre que des rois, mais qui exercent leur pouvoir d’une manière arbitraire et injuste. Les autres peuples, qui ont franchi les frontières bretonnes, envahisseurs, sont identifiés comme différents – péjorativement, bien entendu -, et comme des ennemis. Ce sont les Scots, les Pictes, les Saxons. Comme sous césar, avant Jésus-Christ, en dépit de leurs divisions territoriales, ils sont un seul et même peuple, identifié comme tel. Ce peuple breton de l’île de Bretagne répond parfaitement à ce que nous écrivons plus haut sur les critères de la nation : ainsi, contrairement à ce que croient M.M. Minois et autres, la nation bretonne n’est pas née de l’imagination des « folkloristes » du 19ème siècle. Et le sentiment d’appartenir à son propre peuple est présent chez ces bretons-là, comme sous Jules César, au premier siècle avant Jésus-christ, et comme aujourd’hui ! Si les auteurs précités (Minois, Kerhervé, Poignant et autres) passent par là : rééduquez les, vous leur rendrez service. Et à nous aussi. Nous sommes un peuple antique, notre histoire, pas plus que celle du monde, ne commence ni en 1789, ni en 1917. De l’histoire, surtout, NE FAITES PAS TABLE RASE : en agissant ainsi, vous redeviendriez des sauvages, des incultes : notre avenir est inscrit dans notre passé. Le sentiment d’appartenance à son peuple, d’amour pour sa nation – qui n’xclut en rien l’amour pour les autres -, n’est sûrement pas né au seizième siècle, mais plusieurs millénaires avant. Le sentiment d’appartenance existe, avec toute sa force, depuis des temps immémoriaux : il n’est pas né en Bretagne au 14ème siècle : monsieur Kerhervé aurait dû se familiariser avec mes recherches, il y aurait beaucoup appris.

Qu’est-ce qu’une nation ? Dans une de nos conférences, nous la définissons ainsi, largement dans le but de détruire les ridicules affirmations de ces théoriciens « bretons » à la limite de la débilité mentale, qui, retournant le poignard contre eux mêmes, prétendent que la nation bretonne est une « fabrication » des folkloristes du 19ème siècle; un autre, professeur d’histoire médiévale à Brest, ignorant que le peuple breton est identifié dès l’antiquité, a cru découvrir un sentiment national en Bretagne au …. 14ème siècle !

«  La destruction définitive d’un concept faux de fausseté absolue : la République Une et Indivisible . (Louis Mélennec).

 » Qu’est-ce qu’une nation ? Je vais vous le dire très simplement. Nos historiens bretons (les autres aussi, de même que les politologues, jusqu’à notre époque) ont prétendu que les Nations sont une création des temps modernes, et que la Bretagne ne peut revendiquer cette qualité, puisqu’elle a été engloutie – ou presque – par la France, à la fin du 15ème siècle. Voici qui va vous permettre de comprendre ce dont il s’agit : lorsque vous jetez de l’eau dans une casserole, puis des poireaux, puis des pommes de terre ou d’autres légumes, et que vous mettez le tout sur le feu, qu’arrive-t-il ? Tout simplement, au bout d’un temps, une excellente soupe de légumes.

La nation, c’est cela : un groupe humain vivant ensemble, sur le même territoire, partageant les mêmes valeurs , les mêmes joies, les mêmes épreuves, parlant ou non la même langue, sous un gouvernement commun. Au bout d’un temps, ces hommes et ces femmes se lient ensemble par ce que nous appelons un sentiment d’identité commune, distinct de celui des peuples voisins, qui ont subi la même évolution, et qui sont vécus comme des étrangers.

On peut dire que les peuples sont des nations lorsqu’on peut discerner chez eux les composantes de la nation, tels que nous les avons énumérés : le territoire, la langue, les croyances et les valeurs communes, etc. Point n’est besoin de connaître à fond l’histoire des sociétés anciennes ni modernes pour comprendre ce phénomène : il est lié consubstantiellement à l’espèce humaine : les peuples – ou nations – ont existé de tous temps, de même que le droit international, au moins sous une forme rudimentaire. C’est une absurdité de dire qu’il n’y a dans l’espace hexagonal dénommé « La France » qu’une seule nation. La nation française existe, c’est vrai, elle est, grosso modo, située au centre de l’ « hexagone ». Mais à la périphérie, il y a d’autres nations : les Basques, les Bretons, les Corses, les Flamands, les Alsaciens, les Savoyards et les Niçois …. La liste n’est pas close. Les Bretons et les Basques sont identifiés avant les Francs et les Français, leur histoire est beaucoup plus ancienne, leur langue aussi. Les Corses, pas davantage que les Bretons, les Savoyards ne sont pas ce qu’on appelle absurdement des « composantes du peuple français », ce sont des Nations à part entière, au même titre que les Ecossais, les Gallois, les Catalans …. La négation des nations périphériques dans l’espace hexagonal est l’effet d’une imposture, d’une manipulation mentale nées de l’accaparement par le pouvoir de Paris d’enseigner une religion fausse, faite d’inexactitudes grossières et d’un sentiment de supériorité ridicule.

LA GRECE est un formidable exemple de cette antiquité des nations avant le début de notre ère.

La littérature grecque connait parfaitement la notion de « Patrie »; l’attachement à la mère patrie est tel, qu’on doit être prêt à mourir pour elle. C’est de cette époque Les guerres entre nations sont incessantes, même si le mot nation est peu employé, et si l’on désigne plutôt les protagonistes par le nom des cités, des peuples, des pays auxquels ils appartiennent.

Le cas des cités grecques – entre autres – est particulièrement démonstratif : avant que les cités ne se fédèrent –  principalement pour lutter contre leurs ennemis communs -, ces cités, au nombre de plusieurs centaines, sont d’authentiques petites nations, répondant parfaitement aux critères définissant le concept selon les analyses actuelles. (Sur les Cités grecques et leur peuples, consulter, entre autres, Fustel de Coulanges, Humbert J. Maillet, P.C. TIMBAL, Philippe Némo: la littérature est inépuisable). Le phénomème est universel (Chine, Mésopotamie, Egypte, etc.). J. Maillet (Dalloz, Histoire des Institutions, Paris, 1956, écrit: 

Mais il faut évidemment remonter bien au delà pour comprendre ce qu’est une nation. Tous les spécialistes des sociétés, les ethnologues, les sociologues … admettent aujourd’hui que ce que l’on dénommait autrefois « peuples (ou pire: peuplades) primitifs (ou primitives), arborigènes, premiers hommes, hommes préhistoriques…. » sont, à partir d’un certain stade de l’évolution de l’espèce, DES ETRES HUMAINS AUTHENTIQUES et que même si leurs institutions, leurs moeurs, leurs techniques, leur littérature (essentiellement orale)…. n’atteignent pas la complexité et la sophistication de nos sociétés modernes, les groupes qu’ils forment pour vivre ensemble dans les termes ci-dessus, SONT D’AUTHENTIQUES NATIONS, et non des troupes d’animaux sauvages. Les poteries, les bijoux, les objets d’art, les oeuvres picturales, convainquent que ces hommes ont été injustement méprisés jusqu’à une époque récente. La seule visite de la grotte de Lascaux, des grottes du Sahara… convainct que les peintures rupestres de certains de ces hommes dits « primitifs », ayant vécu il y a plusieurs milliers d’années, dépassent largement, par leur facture et leur beauté les « oeuvres » très discutables des Buren, des Botero, des Picasso, promus au rang de génies par les marchands d’art et les galeristes, ainsi que par un certain nombre d’insuffisants intellectuels, et de « ministres » dits « de la culture », parmi lesquels M. Jacques Lang a joué un rôle destructeur de concept de « beauté ».

 

LES « NATIONS PREMIERES ».

Une dernière phase vient d’être franchie, avec l’admission par la communauté scientifique du concept de nations premières. Les plus connues sont les Inuits (Esquimaux), les indiens d’Amérique, les Arborigènes d’Australie, les Papous de Nouvelle Guinée. Les bretons sont aussi, sur leur territoire national, une nation première, en ce qu’elle précède les envahisseurs et les colonisateurs français. Mais ils ne sont pas ce qu’on dénomme une nation « minoritaire » : ils sont très largement majoritaires chez eux.

Les « nations premières » ne sont pas toutes identiques. Certaines sont restées à un stade rudimentaire, et restent proches des hordes primitives; la télévision et le cinéma ont révélé que, dans la forêt amazonienne, il existe des hommes qui vivent à l’état de nature, dans des conditions proches de ce qu’on dénommait dans les écoles française de mon enfance « la préhistoire », et qu’ils n’ont jamais eu de contacts avec d’autres êtres humains; par eux, nous savons donc ce que sont ces nations des premiers temps de l’humanité, puisqu’elles existent encore, et qu’elles sont un champ d’observation exceptionnel. Les autres sont à un stade « intermédiaire ». D’autres sont assez proche des nôtres. D’autres enfin, sont plus évoluées que la société française actuelle, largement en retard dans le domaine des droits de l’homme. Ainsi, les Bretons, nation première sur son territoire national, admet l’égalité de l’homme et de la femme depuis l’antiquité, là où la France, sans aboutir à rien de concret, est obligée de créer un « ministère des droits de la femme » : ridicule ce retard civilisationnel absurde. Les Bretons ont connu des institutions constitutionnelles représentatives dès le moyen-âge, jusqu’aux guerres d’invasion très meurtrières de 1487 à 1491 (Au plan institutionnel, l’annexion de 1532 de la Bretagne par la France inaugure une régression de plusieurs siècles, le gouvernement français étant du type dictatorial et absolutiste, dès le règne de louis XI, mort en 1483, alors que le gouvernement breton est largement consensuel). 

 Le terme de « nations premières »  désigne souvent des peuples qui ont été envahis par d’autres techniquement plus avancés mais agressifs, qui se sont emparés purement et simplement des richesses dont les premiers sont, selon les règles du droit, les seuls propriétaires légitimes.

Du temps de mon enfance, en 1950, fiers de notre antique identité jusqu’en 1789 – ce dont attestent des textes très nombreux, notamment du temps des guerres brito-franques du 9ème siècle -, nous n’avions plus le droit de nous intituler « nation », la France seule, concept fabriqué par les esprits dérangés de 1789, avait tout dévoré; nous étions le peuple sorti à peine des cavernes; pour résumer ce « travail » monstrueux de destruction de notre Dignité nationale si ancienne, nous somme devenus, sous le coup des hachoirs français, des ploucs, notre si vieux pays est devenu le Ploukistan occidental de la France. Notre idiome national, si admiré de nos savants, qui pensaient qu’il était le plus ancien et le plus beau de l’histoire du monde, n’était plus une langue, mais un patois, un jargon; nous n’étions plus des êtres humains, mais une espèce située quelque part entre l’homme et la bête. Qui aurait, jadis, concédé aux populations que la république dite des droits de l’homme a subjuguées avec souvent une cruauté extrême, en Afrique ou ailleurs, l’honneur de figurer au rang des nations ? Certainement pas les hommes de notre civilisation occidentale post révolutionnaire. L’homme européen, malgré les merveilles architecturales, les édifices religieux, les oeuvres d’orfèvrerie, le système administratif perfectionné – d’ailleurs connu des Incas, des Aztèques, et autres civilisations – a osé, non seulement, ridiculiser ces sociétés, mais même dénuer à certaines d’entre elles la dignité d’appartenir au monde des humains. On a même eu l’audace de se poser la question de savoir si les indiens avaient une âme. Il  a fallu un grand procès, tenu à VALLADOLID, pour le reconnaître. (sous la pression de la papauté, soulignons le, pas de Robespierre et consorts).

S’agissant des Bretons, les français en étaient au même débat, au même questionnement en plein 19 ème siècle, en dépit de la géniale « Révolution » de 1789, qui a soudain, de sa flamme gigantesque, illuminé tout l’Univers, et qui, selon ses thuriféraires, un écrivain français très connu  a écrit à peu près ceci:  » Les bretons ne sont pas des hommes… ils sont des brutes, quelque chose d’intermédiaire entre la bête et l’homme ». Du  temps de Michelet, « Les bretons sont une colonie, davantage que la Guadepoupe ». Ce brave homme ne sait pas qu’il dit vrai : la France est un pays colonial, les BRETONS SONT DES ESCLAVES.

Cela est si vrai qu’aujourd’hui, le concept de « nations premières », qui répond à ce que nous dénommions il y a peu des « hommes préhistoriques »(!), ou « arborigénes » est universellement reconnu. C’est en raison de cette prise de conscience tardive que ces Nations authentiques se voient reconnaître le droit à l’Existence, à la Dignité, à leur Culture, à la transmission de leur Langue, à la possession – même au sein de Pays déja existants – de vastes territoires, et du droit de s’administrer eux mêmes, selon leurs traditions et leurs coutumes. Ces situations ne concernent pas la France, mais le Canada (pour les Inuits), les Etats Unis (pour les nations indiennes, reconnues telles et désignées par leur appellation exacte), l’Australie (pour les Arborigènes), et quelques pays évolués, soucieux de la Dignité éminente de l’ être humain. Le pays dit « des droits » de l’homme est devenu – par nos travaux notamment – le pays des non-droits de l’homme, et même, depuis peu, le pays des doigts de l’homme.

BREF: les faits, les phénomènes, les choses, ne se mettent pas à exister à partir du moment ou les hommes commencent à les voir, à les désigner par des mots ou par des noms, à les comprendre, à les analyser… Ils existent à partir du moment….ou ils existent réellement ! Les astres, le soleil, la lune, l’univers… existent depuis des millions d’années, ont précédé l’espèce humaine, de fort loin, et ce n’est pas parce que les créatures humaines n’ont disposé de mots pour les désigner, et d’embryons de théories explicatives pour tenter de comprendre, que l’on doit leur assigner une origine récente !

Ce concept de « Nations premières », même s’il dépasse quelque peu notre propos, a plusieurs mérites:

1 – IL DEMONTRE QUE LA PRISE DE CONSCIENCE PAR LES PEUPLES EST MONDIALE. Ecrasés  par les envahisseurs et les colonisateurs, leur cerveau lavé et délavé en permanence dans le but de leur faire oublier leurs origines, leur culture, leur langue, revendiquent maintenant leur identité – avec fierté, car le propre d’une identité affichée est de l’être fièrement -; ils réclament leurs droits; ils suscitent l’approbation des organismes internationaux; Ils humilient à leur tour ceux qui,  OBTIENNENT DE CEUX QUI FURENT LEURS BOURREAUX, et exigent la reconnaissance de leurs droits,  et, pour certains d’entre eux des territoires, des administrations ou gouvernements autonomes, etc

C’est aussi ce qui se passe en Bretagne, quoiqu’encore timidement.

2 – LA BRETAGNE A ACCOMPLI, ces dernières décennies, un parcours remarquable dans ce sens. nous y avons contribué. Les jeunes Bretons savent maintenant qu’ils ne sont pas Français, mais que leur peuple est original. Il est ce qui reste  lointainement – avec l’Irlande, l’ Ecosse, le pays de Galles, ce qui a été préservé – au moins en partie, de la romanisation de l’Europe. Le phénomène qui frappe la Bretagne est de même nature que celui qui a intéressé les indiens d’Amérique du Nord, les Amérindiens, les Arborigènes d’Australie : les mêmes guerres de destruction, les mêmes pillages, les mêmes humiliations, la même servitude, la même acculturation par des peuples plus forts et plus cruels qu’eux.

B – LE SENTIMENT NATIONAL, LE SENTIMENT D’APPARTENANCE.

 

C – LA MORT ET LA DESTRUCTION DES NATIONS. DISPARITION SPONTANEE ET ASSASSINATS VOULUS ET PROVOQUES.

 

On lit souvent que les nations sont indestructibles, et( qu’elles ne meurent pas. Ce qui revient à dire que, une fois constituées – au bout de plusieurs siècles d’existence commune des hommes qui les constituent – leur identité ne disparait pas. 

Il est exact que les nations durent fort longtemps, et qu’on en connaît de nombreuses qui viennent de l’antiquité. Mais il est aussi qui disparaissent. La nation bretonne fait partie de celles qui ont failli périr corps, biens et âme. J’ai assisté à ce qui a failli être un naufrage dramatique. mais la situation est en voie de redressement.

Les Bretons et les Francs, dès qu’ils ont été en contact, à la fin du 5ème siècle, se sont détestés d’une haine mortelle.

Les Francs arrivent en Gaule dans le dernier quart du 5ème siècle. Les Bretons ont commencé leur émigration en Armorique au troisième siècle, pour des raisons militaires : ce sont les Romains qui les y installent, pour défendre les côtes de la Manche, souvent pillées par les peuples venus du nord par la mer; les conflits entre les Bretons et les Francs sont violents, et quasi permanents. Mille années d’histoire (500 à 1500), mille années de conflits, de nombreuses guerres sanglantes. Mais les Bretons, particulièrement attachés à leur pays, sortent vainqueurs de tous ces conflits.

Sous louis XI – qui meurt en 1483 -, la France retrouve la paix avec ses voisins anglais; le royaume, souvent sous l’effet des larcins, des vols, des conflits malhonnêtes avec les princes voisins, s’agrandit d’un tiers environ (la Normandie, le Maine, l’Anjou, la Provence ….), peut lever des impôts énormes, et constituer des armées considérables. La Bretagne est restée dans ses frontières du 9ème siècle, à peu de choses près, elle n’a pas chercher à voler des territoires qui ne lui appartiennent pas. C’est ce qui va entraîner sa perte. Le pays est entièrement ravagé à la suite d’une guerre d’invasion qui dure cinq longues années, de 1487 à 1491. La destruction de la Bretagne commence en 1491. Cette année là, Charles VIII épouse, contrainte et forcée, la duchesse souveraine Anne de Bretagne. Suit une première annexion, qui dure 7 ans. Charles VIII étant mort en 1498, la duchesse, à la faveur de son mariage avec son proche parent Louis II,  parvient à rétablir une quasi-indépendance, qui dure jusqu’à sa mort, en 1514. François Ier proclame l’annexion du duché – sans aucun vote des bretons, en 1532, après avoir acheté la complaisance de quelques « collabos » bretons (cette race infecte existe depuis toujours), et avoir transporté en Bretagne plusieurs milliers de soldats : c’est ainsi que se fit la fameuse « réunion de la Bretagne à la France ». Le duché conserve une certaine autonomie jusqu’en 1789, ayant encore la possibilité de discuter du montant des impôts et des lois applicables. la France, après avoir anéanti ce qui subsiste des institutions bretonnes, met alors en oeuvre une politique d’assimilation forcée, dans un contexte d’humiliation et de destruction des cerveaux effroyable, jusqu’en 1940-1960. Elle va user de tous les moyens pour cela.

 

(1) LE REGIME DE SEMI-AUTONOMIE SOUS LA MONARCHIE FRANCAISE : 1532 – 1789.  1789 – 1790 : LA BRETAGNE EST PRECIPITEE DANS L’ABÎME.

 

 A la fin de l’ancienne monarchie, les Bretons, à force de résistance opiniâtre, acharnée, jamais en défaut, ont réussi à reprendre aux Français une grande partie de leurs Droits immémoriaux. CETTE NOTION EST INCONNUE EN BRETAGNE; on lira donc avec plaisir l’énorme livre de Jean Quéniart, professeur à l’Université de Rennes (La Bretagne au XVIII ème siècle; Ouest-France, Rennes, 2004, pages 113 et suivantes). Les bretons de la fin du 18ème siècle ne veulent plus des Français en Bretagne : ils sont venus par la force, se sont emparés de tout, sans que jamais les Bretons y consentent. On le dit désormais à haute voix, car la monarchie y est réduite à quasi rien. Dupleix (voir Fréville) écrit, parlant de la Bretagne :  » Aucune de ces provinces (sic) n’a fait retentir le royaume de tant de débats; aucune N’A ATTAQUE AVEC TANT D’ACHARNEMENT QUE LA BRETAGNE LES REPRESENTANTS DE L’AUTORITE «  (de l’ « autorité  » d’occupation, s’entend).

Le pouvoir de Versailles, ne pouvant dompter ce peuple irascible et fier, abandonne la partie dans nombre de domaines :  La Commission intermédiaire des Etats de Bretagne est devenue  « un agent d’exécution indépendant du pouvoir royal » ,  » l’instrument d’une AUTONOMIE PLEINE ET ENTIERE dans les domaines QUE LE POUVOIR CENTRAL A ABANDONNE AUX ETATS  » (Quéniart, page 128; Rébillon, page …). Chose incroyable, pour avoir été dissimulée jusqu’à aujourd’hui : les fonctionnaires français, en poste en Bretagne ONT PEUR, et rasent les murs. L’Intendant français ( = le « préfet de région  » de l’époque), Bertrand de Molleville, s’estime  » dans l’impossibilité de faire respecter l’autorité du roi « , et même  » en danger de perdre la vie « .

Le chevalier de Mirabeau, inspecteur des milices des garde-côtes avait écrit en 1760, déjà :  » Tu serais étonné de ne pas entendre parler de l’intendant, COMME S’IL N’Y EN AVAIT PAS  » (!) (Quéniart, page 148).

En clair : LES BRETONS ONT REPRIS LA MAIN, et tiennent la dragée haute (très haute ! ) à ceux qui les ont envahis trois siècles plus tôt ! On se prend à espérer : les FRANCAIS, EN 1789, VONT-ILS VIDER LES LIEUX ? Telle est l’équation, comme elle se présente, à la veille de ce qu’on dénomme la  » Grande Révolution « , et qui est exprimée ici, peut-être pour la première fois. La Bretagne, accablée par la présence française, n’en pouvant plus des exactions de ce pays, VA-T-ELLE POUVOIR S’EN LIBERER ? Des français terrorisés, un Intendant qui craint pour sa vie, et qui est obligé de fuir pour se réfugier à Versailles, un roi qui ne peut plus se faire obéir : une partie importante de l’élite bretonne rêve que cela peut se produire d’un instant à l’autre. (Ah ! Quel bonheur d’avoir aujourd’hui en Bretagne un Jean Yves Le DRIAN, garant sacré de notre langue ancestrale et de notre intégrité territoriale, et qui garantit la libre circulation de TOUS les fonctionnaires, de quelque nationalité qu’ils soient ! Vive la noble Nation de Bretaigne, et ses nobles représentants, qui n’hésitent pas à entrer dans l’équipe de pédalos qui détruit la France peu à peu ! Et que ceux à qui çà ne plait pas, aillent, avec leur fleur de lys dans la partie basse du dos, comme le dit si joliment un pamphlet du moyen-âge ….).

 L’un des affronts les plus cuisants infligés à la Bretagne, passé à la postérité par son caractère intolérable, est le fait du Comte de Mirabeau (…), à la tribune de l’assemblée constituante, le 9 janvier 1790 (Michel NICOLAS, page 213). Les Bretons n’ont pas adhéré aux  » idéaux de la révolution « , comme on l’a dit et écrit par erreur : ILS LES ONT PRECEDES, puisque, depuis des générations, ils n’ont cessé de critiquer l’absolutisme, la corruption, les méthodes de la monarchie française (Voir : Mélennec, mémoire de DEA, page 33; Mélennec, Histoire de la Bretagne pour les nuls et les collabos, article publié sur la toile; A. Le Moy, Remontrances du Parlement de Bretagne, Paris, 1909, dans lesquelles les Bretons se montrent extrêmement hardis dans la critique du gouvernement français; Quéniart, pages 111 et suivantes).

EN REVANCHE, il n’a jamais été question, pour eux, en proposant des réformes radicales au club breton – dont on dit qu’il fut la préfiguration du club des Jacobins -, que la Bretagne soit réduite à une région-croupion du royaume de France, ni qu’elle en fasse partie, de quelque manière que ce soit, ni qu’elle soit assujettie aux lois françaises (lire dans Mélennec, DEA, page 38), la déclaration solennelle du Procureur des Etats de Bretagne, qui affirme hautement que si les Bretons acceptent de reconnaître que le roi de France est aussi leur roi – parce qu’ils consentent qu’il en soit ainsi, et qu’ils n’ont plus d’armée pour démontrer le contraire -, l’union à la couronne  » n’a pas assujetti (les Bretons) aux lois de la France « , et que  » JAMAIS ILS N’ONT PRETENDU ( = accepté ou envisagé) soumettre (aux Etats généraux de France) LEUR CONSTITUTION PARTICULIERE « . (En réalité, les Bretons s’abritent derrière ces formules prudentes, car ils ne disposent pas de la force pour faire la démonstration musclée de ce qu’ils pensent : le roi de France n’a jamais cessé d’être pour eux un roi ETRANGER; simplement, le couteau sous la gorge, ils font comme si … S’il advenait qu’un Breton exprime ouvertement sa répulsion ou sa haine pour ce roi étranger, considéré selon la religion monarchique comme de droit divin, et même comme un quasi-dieu, il serait conduit sans aucun doute à l’échafaud, en tout cas au cachot; aussi les remontrances les plus virulentes du Parlement de Bretagne à l’encontre du gouvernement étranger qui sévit en Bretagne s’abritent-elles, dans tous les cas, derrière des formules en apparence très respectueuses, mais qui ne traduisent en rien un quelconque respect à l’égard du roi du pays voisin).

Les Bretons délèguent donc à Paris des députés, pour signifier aux Français que s’ils ont accepté d’envoyer des délégués aux Etats généraux du royaume en 1789, c’est de leur libre volonté, ET QU’ILS ENTENDENT RESTER MAÎTRES CHEZ EUX, leurs droits étant INVIOLABLES (c’est le terme qu’ils emploient depuis toujours, spécialement en 1789 et en 1790), et que LES DEUX TIERS DES COMMUNES bretonnes se sont prononcées dans ce sens (Mélennec, idem, page 34). (Nota : quelle rectification cruelle pour les ignares qui pensent que 1789 a été une folle embrassade brito-française ! C’est ce qu’on enseignait dans les lycées bretons dans ma jeunesse, j’ai cru à ces sottises jusqu’au jour où mes recherches m’ont permis d’accéder à la vérité).

La diatribe du comte de Mirabeau, monté à la tribune, d’une insolence grossière, à l’image du personnage, est particulièrement humiliante, honteuse, INSUPPORTABLE : les Bretons sont traités de PYGMEES (ce qui est certainement faux en 1789, ce qui est certainement vrai en 2012, pour ceux qu’on dénomme par abus de langage « les élus », qui se retrouvent pêle-mêle au « gouvernement », avec ceux que ce bon M. Mélenchon désigne sous le nom poétique de « pédalos », M. l’esclavage ayant produit ses effet depuis plus de deux siècles) :

 » Eh ! QUE SONT TOUS CES EFFORTS DE PYGMEES, qui se raidissent pour faire avorter la plus belle, la plus grande des révolutions, celle qui qui changera la face du globe, le sort de l’espèce humaine ? …. » QU’ILS OBEISSENT A LA NATION (française, bien sûr) QUAND ELLE LEUR INTIME SES ORDRES ! » Vous êtes Bretons ? LES FRANCAIS COMMANDENT « .

Imagine-t-on une impudence pareille ? LES BRETONS doivent O-BE-IR aux Français, parce que ceux-ci détiennent la force !  On se croirait au Conseil régional de Bretagne en plein 21 ème siècle, entièrement soumis aux oukases de Paris ! Ou à Vichy du temps de l’occupation de la France par les Allemands !

Les déclarations du Procureur des Etats de Bretagne, le comte de Botherel, l’un de nos grands hommes, défenseur acharné de la Bretagne, sont aujourd’hui facilement accessibles en librairie : de bonnes lectures en perspective pour ceux qui étalent leur savoir dans les blogs, et qui n’ont RIEN LU, mais savent tout ( Botherel, Protestations adressées au roi et au public, Le Releg-Kerhuon, Editions An Here, octobre 2000, 192 pages).

(2) LA DESTRUCTION PAR  LA FRANCE DES INSTITUTIONS BRETONNES. LA CUREE CONTRE LA BRETAGNE  : La « révolution des droits de l’homme ». (des doigts de l’homme, dit-on depuis quelque temps).

La Bretagne, en tant qu’entité politique, est SUPPRIMEE. Le pays, sans consultation des populations ni de leurs représentants, est divisé en « départements « .

Les Etats de Bretagne, assemblée nationale – non élue démocratiquement, mais très patriote -, consultée en matière fiscale et législative, sont dissous. Le Parlement, cour de justice qui joue un rôle politique important également, est ajourné. Il ne sera pas rétabli.

A la tête des « départements », un gauleiter, nommé préfet, de nationalité française, bien entendu. C’est un père fouettard, qui observe, qui espionne, qui sanctionne. Il est la courroie de transmission du pouvoir désormais fixé à Paris. Le gouvernement des Bretons par les Bretons est terminé. Ils ne seront jamais consultés sur la gestion de leurs affaires importantes.

Les mots Bretagne et breton disparaissent même de la langue administrative (Abalain, page 40). Bien entendu, ce très vieux peuple, très antérieur au peuple français, N’A PLUS LE DROIT DE S’INTITULER NATION ; les révolutionnaires, à coups de lois, de décrets – et de fouet, d’emprisonnements – imaginent, chose à peine croyable, en avoir créé une autre, la nation dite « française » !

 

 (2)  LA MISE A MORT DE LA NATION PAR LA DESTRUCTION DE LA LANGUE ET DE LA CULTURE. LA PRETENDUE OEUVRE  » CIVILISATRICE  » DU PAYS TORTIONNAIRE.

De très nombreux peuples conquis, surtout s’ils ont lutté pendant des siècles contre un ennemi qui parvient à les soumettre après des conflits armés, sont ensuite persécutés par cet ennemi pour les absorber, et les faire disparaître en tant que nations. Le but du pays conquérant – ou colonisateur, ou occupant, comme on voudra – est d’annihiler la conscience nationale des peuples vaincus, et de les fondre dans l’identité du tortionnaire. le but, toujours le même : s’emparer des richesses des pays conquis, y lever des impôts, intégrer ses hommes, à son profit, dans ses armées, son administration, sa marine, ses guerres, etc.

Ce processus passe, presque partout, par des moyens divers. L’un des plus importants est la destruction de la culture et de la langue.

Comment le pays auto-proclamé  » des droits de l’homme  » a pu détruire entièrement la langue et la culture bretonnes, s’affirmer à la face du monde comme  » l’inventeur  » des droits de la personne humaine – alors que l’histoire des droits de l’homme commence en Mésopotamie, sans doute avant (voir sur Google : le  » cylindre  » de Cyrus II, le code d’Hammourabi, etc., et Mélennec, Droits de l’homme), effacer les traces de ses méfaits, et donner au monde des leçons de morale, c’est ce que nous allons voir maintenant.

Le florilège des insultes françaises racistes contre la langue des Bretons est abondant, et scandaleux par sa violence. On en éprouve aujourd’hui un sentiment de vomissure : comment des Français ont-ils pu tomber si bas ?

La répression linguistique va bientôt se manifester au grand jour. Cette répression, écrit Hervé ABALAIN, docteur d’Etat, professeur à l’université de Bretagne occidentale, dans son excellent livre sur L’histoire de la langue bretonne (Jean-Paul Gisserot, Luçon, 1995)  »  va durer AU MOINS JUSQU’AUX ANNEES 1950 «. C’est, dit le même auteur, UN LINGUICIDE.

UN LINGUICIDE : l’assassinat pur et simple, l’éradication totale de la langue de nos pères, de nos grand-pères, de nos aïeux, telle est bien la monstrueuse et horrible entreprise que met en place le pays LIBERTICIDE qui aura le génie de faire croire au monde qu’il inventé les  » droits de l’homme « , ceci pendant plus d’un siècle et demi ! Et qui continue à se dérouler sous les yeux du Monde, malgré les condamnations sévères de l’ONU et des Instances internationales. Un long calvaire prend naissance, jusqu’à aujourd’hui.

– 1791. Talleyrand, à l’assemblée nationale, propose d’anéantir ce qu’il dénomme des  » dialectes  » :

 » Cette foule de dialectes corrompus, derniers restes de la féodalité, sera contrainte de disparaître : la force le commande « .

– 1793. Bertrand BARRERE, membre du Comité su salut public, organe de gouvernement révolutionnaire mis en place par la Convention nationale en avril 1793, se taille une part magistrale dans la politique qui va devenir celle de  » LA  » France. Tout lui est bon pour convaincre que les idiomes barbares doivent disparaître de la surface de la terre :

 » Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l’émigration et la haine de la république parlent allemand,la contre-révolution parle italien, et le fanatisme parlent basque.

 » CASSONS CES INSTRUMENTS DE DOMMAGE ET D’ERREUR…. Dans la démocratie, laisser les citoyens ignorants de la langue nationale,….. c’est trahir la patrie  » (Claude Hagège, Le français, histoire d’un combat, le livre de poche, Paris, 1996, page 82).

La démocratie ? Laquelle ? Celle des coupeurs de têtes, qui vont assassiner plusieurs centaines de milliers de personnes en quelques années ? Celle des malades mentaux qui envoient à la guillotine sans jugement, sans procès, par milliers, des innocents, en particulier des femmes et des enfants ? Celle des prévaricateurs, des nouveaux profiteurs qui, sous couvert de « révolution  » accumulent des fortunes phénoménales, aux dépens de ceux qui en sont dépossédés ? Celle dans laquelle le PEUPLE, DEVENU SOUVERAIN NE VOTE PAS et n’est consulté SUR RIEN ! Est-il possible d’avoir grugé les Français d’une manière aussi grossière ? Le suffrage universel, d’ailleurs plus que frelaté jusqu’à aujourd’hui, ne sera donné en pâture aux badauds, qu’en 1848. Et le merveilleux pays des droits de l’homme, ne l’accordera aux femmes, qu’en 1944, bien après la Turquie, l’Islande, et une foultitude d’autres pays !

 » C’est avec le bas-breton, CET INSTRUMENT BARBARE DE LEURS PENSEES SUPERSTICIEUSES que les prêtres et les intrigants les tiennent sous leur empire, dirigent leur conscience … « 

– L’ABBE GREGOIRE, dans son célèbre rapport du 30 juillet 1793, propose un programme hallucinant : TUER les langues des  » provinces « , au nom de la morale, de l’émulation, de l’éducation publique, de l’avidité d’apprendre les connaissances  » utiles  » (sic !) :

 » Comme une douce rosée ….. disparaîtront les jargons locaux, les patois de six millions de français ( bien plus, en réalité !), qui ne parlent pas la langue nationale … il est plus important D’EXTIRPER CETTE DIVERSITE D’IDIOMES GROSSIERS, QUI PROLONGENT L’ENFANCE DE LA RAISON ET LA VIEILLESSE DES PREJUGES  » (Histoire du français, chapître 8, Google, page 4).

C’est à ce même abbé Grégoire que l’on doit, entre autres, cette perle magnifique :

 » … Les NEGRES DE NOS COLONIES, DONT VOUS AVEZ FAIT DES HOMMES (!), ont une espèce d’idiome pauvre comme celui des Hottentots  » (!)

Comme une douce rosée ! L’asile, la prison et l’échafaud ne sont pas loin : l’abbé ne les connaîtra point. Après des aventures diverses, considéré comme ignoble et indigne par une grande partie de l’opinion (voir Google), il …….. (n’anticipons pas, l’histoire de la République des droits de l’homme réserve toujours des surprises réjouissantes !) Il mourut dans son lit. Comme Staline. L’un fut dénommé  » tête de fer « ; l’autre  » l’homme de fer « . Le premier a initié l’assassinat de plusieurs dizaines de langues, le second assassiné plusieurs dizaines de millions de personnes. C’est ainsi que, pour le bénéfice des badauds, on vous expose à l’admiration universelle dans des mausolées ou dans des temples. C’est ainsi que, pour les Français, l’abbé Grégoire est un héros. Et c’est ainsi que prend forme l’admirable oeuvre linguistique du pays de la Civilisation Universelle, que la France Eternelle entre au grand galop dans ce qu’elle va avoir l’audace incroyable de qualifier de  » Civilisation des droits de l’homme « .

– 1794 marque l’érection en véritable système l’éviction des langues locales autres que le français, l’inauguration de LA TERREUR LINGUISTIQUE, sous l’égide du paranoïaque ROBESPIERRE . Le décret du 20 juillet 1794 contient tous les éléments qui vont constituer la religion linguistique du pays des droits de l’homme, jusqu’à aujourd’hui.

– 1794 : La langue Universelle, ou la correctionnelle (Claude Hagège, Le français, page 86). La même année, la politique de persécution linguistique prend un tour aigu, sous l’impulsion du malade mental Robespierre. (A suivre).

Depuis des années, les Bretons vivent déjà en enfer.

LA DECISION DE DETRUIRE ET D’ERADIQUER L’IDIOME BRETON.

Il est nécessaire, ici, de faire un détour par la linguistique. Pour économiser vingt années de réflexions, écouter tout d’abord l’excellente émission de Jean Gilles MALLIARAKIS, consacrée, sur Lumière 101, au  » Bêtisier des langues « . Ce détour s’adresse particulièrement aux aimables  » contributeurs « de l’émission diffusée depuis peu sur lumière 101, intitulée  » La Bretagne assassinée «, au cours de laquelle, je le souligne, je me suis exprimé librement pendant plus d’une heure, comme j’avais pu le faire, pendant des années, dans une radio honnie par les partisans des mensonges d’Etat, dénommée « radio courtoisie », qui m’a toujours traité avec respect. Quelques uns ont contribué avec pertinence, on les remercie vivement. D’autres, qui ont étalé leurs admirables connaissance des langues, relèvent de l’apprentissage de l’orthographe élémentaire, et des rudiments de la grammaire; (on n’ose parler de la ponctuation : passé un certain âge, on ne peut plus l’apprendre; cela est vrai pour tout, d’ailleurs, notamment les règles élémentaires de la courtoisie). J’ai évidemment été largement injurié pour m’être exprimé au micro de cette radio, que je remercie de m’avoir donné la parole pendant dix ans, jusqu’au décès de son directeur Jean Ferré.

Le breton N’A JAMAIS ETE NI UN PATOIS, NI UN DIALECTE (au sens que les Français ont donné à ces termes pour attaquer et tenter de démanteler le breton) : c’est une LANGUE. Laissons madame Henriette WALTER, éminente linguiste, en particulier dans son remarquable livre Le français dans tous ses états ( Robert Laffont, Le livre de poche, Paris 1988), l’une de nos interlocutrices, faire elle-même ces rappels, destinés aux ignares, sur ce qu’est une langue, et sur ce que sont les patois, en particulier, selon son excellente formule, désormais célèbre en Bretagne, et qui nous a réchauffé le coeur : « Le français n’est qu’un patois qui a réussi », comme Pennoad, qui a écrit : « Le français est l’idiome le plus minable d’Europe ».

De lire ces propos simples, qui détruisent en quelques lignes toutes le sottises enseignées par le pays des droits de l’homme pendant deux siècles pour magnifier SA LANGUE UNIVERSELLE : c’est à tomber sur le derrière ! Faisons le avec joie. Tout en reconnaissant que cet idiome a aussi produit des chef-d’oeuvres, comme les autres.

Le français est proclamé  » langue universelle « . Plus ridicule,  » langue de la liberté « , par décret de la Convention (!). Pourtant, en 1789, 15 départements seulement parlent le français (rapport de l’abbé Grégoire) – qui n’est nullement la langue nationale, mais celle de ceux qui connaissent la littérature, la langue de la cour, la langue des salons et de l’administration. Ce qui représente un nombre de millions d’habitants très peu élevé, compte tenu de la population globale du royaume de France (la Bretagne, rappelons-le, est qualifiée, jusqu’à la fin de l’ancien régime monarchique de  » Province réputée étrangère  » (ce qu’elle est à l’époque, comme aujourd’hui, sauf que le gouvernement royal reconnaît sans aucune difficulté (voir dans Google : province réputée étrangère), et que les gouvernements actuels continuent à sombrer dans le ridicule.

LA COLONISATION DE LA BRETAGNE, DERNIERE RESERVE DES HOTTENTOTS, DES HOMMES DE CRO-MAGNON, DES HUMANOIDES ECHAPPES DE LA PRE-HISTOIRE, ET AUTRES ESPECES INFRA-HUMAINES, DANS UN MONDE BAIGNE DE LUMIERE, DE RAISON ET DE PAIX, PAR LA VERTU DE LA FRANCE, INVENTRICE DES DROITS DE L’HOMME.

Envahie par les armées étrangères en 1488 et en 1491, privée de sa vieille dynastie, de son premier ministre, de son gouvernement, pillée de sommes énormes provenant de ses revenus fiscaux, contrainte de payer à la puissance occupante des contributions illégales, directes et indirectes (le racket fiscal opéré en Bretagne, de 1514 à 1789, totalement inconnu des Bretons d’aujourd’hui, a été très bien étudié par Planiol (tome …, pages…, Bonvallet et d’autres auteurs, contrairement aux saignées opérées par les guerres absurdes dans lesquelles les Bretons ont été jetés malgré eux, ponctionnée d’hommes pour combattre dans des guerres qui n’étaient en rien les siennes (200 000 jeunes tués de 1914 à 1918, une fraction très importante de notre population active, soit 400 000 hommes et femmes par les enfants qu’ils n’auront pas le bonheur de procréer), ou pour peupler la marine française, empêchée à partir de Louis XIV de commercer librement avec ses clients traditionnels (l’Angleterre, la Hollande …), exploitée dans ses ressources de toutes les manières possibles, gouvernée quasi-exclusivement dans les fonctions importantes, y compris spirituelles (gouverneurs militaires ou « gauleiters « ; gouverneurs civils ou intendants; évêques et abbés) par des étrangers, humiliée d’être sous la dépendance d’un pays détesté, la Bretagne a été une authentique colonie sous la monarchie française.

Mais celà n’était encore rien, puisqu’elle disposait d’institutions propres, et qu’à force de résistance, elle avait reconquis son autonomie ADMINISTRATIVE après la mort de Louis XIV, survenue en septembre 1715 ( Planiol, …. Quéniart pages …). Ce purgatoire était encore un paradis, à côté de ce qui allait se produire. Peu d’auteurs ont, à ce jour, osé décrire ce qui se passe en Bretagne à partir de 1789, si ce n’est par fragments, toujours avec une prudence de Sioux, la  » religion  » française inspirant encore une trouille sacrée en Bretagne. Saluons au moins DEUX EXCEPTIONS : l’ouvrage publié par Skol Vreizh en 1996; le Livre Bleu de la Bretagne, maintes fois cité, rédigé par Louis mélennec, désormais surnommé « le bon docteur » – sauf par les collabos, c’est à dire ceux qui collaborent avec la France, car ce vocable a radicalement changé de signification – accessible sur la toile (300 000 téléchargements au moins), commenté dans de nombreux pays, grâce à nos amis russes, mais jamais cité dans les merdias français – car le bon docteur est exclu par tous, pour cause qu’ils sont tous « subventionnés », c’est à dire achetés par le pays des doigts de l’homme. (pour le seul Ouest-Torche : 12 millions d’euros par an, puisés dans les poches des contribuables !) 

Le discours linguistique est pire que colonialiste. La France se boursouffle de sa langue, à laquelle elle prête des qualités qu’elle n’a certes pas, même si elle est aussi estimable que les autres :

– Le français est proclamé la plus belle langue du monde, la plus mélodique, la plus riche, la plus mélodieuse, la plus subtile;

– Le français, depuis le très médiocre discours de Rivarol (voir Google), primé par l’académie de Berlin en 1784, est censé être la langue la plus claire du monde; tous connaissent la phrase ridicule :  » ce qui n’est pas clair n’est pas français ».

– Seul le français, parlé par une minorité d’habitants de l’ex-royaume de France, a le droit d’être appelé une LANGUE; il devient même  » notre langue « ; tout ce qui n’est pas français devient des patois, des idiomes féodaux, des jargons, voire des borborygmes (c’est à dire, prosaïquement, des bruits provoqués par le déplacement des gaz dans l’intestin) …

– Le français devient  » LA LANGUE DE LA LIBERTE  » (!) Barrère (voir ci-dessus) proclame, en 1793 :  » Chez un peuple libre, LA LANGUE DOIT ETRE UNE, ET LA MEME POUR TOUS « .

– Pire : elle est la langue des langues. Rivarol va jusqu’à jusqu’à écrire :

 » Sûre, sociale, raisonnable, ce n’est plus la langue française, C’EST LA LANGUE HUMAINE (!) »

Or, cette langue de l’Univers est assez peu parlée. Même s’il est vrai qu’elle est devenue la langue de l’élite intellectuelle européenne, nous avons dit qu’elle n’est connue – très imparfaitement – que dans quinze départements (selon le rapport même de l’abbé Grégoire), et que, dans toute l’Europe, elle n’est parlée que par cinq millions de personnes, France comprise. Qui plus est, en 1882, avant les lois sur l’enseignement laïque obligatoire, MOINS DE VINGT POUR CENT des habitants de l’hexagone parlent la langue française (Marina YAGUELLO, Catalogue des idées reçues sur la langue; Points Seuil, Paris, 1988 : livre INDISPENSABLE).

LA BRETAGNE, UNE RESERVE  D’INDIENS, DE BOUSEUX, D’ARRIERES, (DE PLOUCS, en un mot), A REDUIRE ABSOLUMENT PAR LA COLONISATION.

– 1831 : MICHELET, le créateur de la théorie de la France, lumière du monde et phare de l’Univers :

 » La Bretagne EST UNE COLONIE comme l’Alsace et les Basques, PLUS QUE LA GUADELOUPE  » (!)

Le même ose écrire cette chose obscène, en 1846, dans le journal Le Peuple :

 » Le jour où, se souvenant qu’elle fut ET QU’ELLE DOIT ETRE LE SALUT DU GENRE HUMAIN (!), la France s’entourera de ses enfants, et leur enseignera LA FRANCE COMME FOI ET COMME RELIGION (!!!!), elle se retrouvera vivante et solide comme le globe « .

– 1831 : Auguste ROMIEU, sous préfet de Quimperlé :

 » La Basse – Bretagne, je ne cesserai de le dire, est UNE CONTREE A PART, et qui n’est plus la France  » .

(Nota : ce brave homme ne croit pas si bien dire : c’est le pays des Hottentots, des singes préhistoriques, des hommes de Cro-Magnon; pourquoi donc ne le dit-il pas plus clairement ?).

Le même :

 » Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime COLONIAL  » (!)

– 1841. Lettre de R.A. HAMON, secrétaire particulier de Guizot, au rédacteur de l’Union (Skol Vreizh, page 450) :

 » La Bretagne forme, pour ainsi dire, une Nation distincte : moeurs, coutumes, langage, TOUT Y DIFFERE DU RESTE DE LA FRANCE. Nous avons presque à CIVILISER CETTE PROVINCE « ... (Comme les nègres d’Afrique ?).

C’est exact, pour le principal : LA BRETAGNE N’EST PAS LA FRANCE; ces deux pays sont résolument étrangers l’un à l’autre; la France est un pays OCCUPANT, l’autre un pays occupé : c’est aussi simple que cela !

L’IGNOMINIE : LES PROCEDES INFÂMES MIS EN OEUVRE PAR PAYS DES DOIGTS DE L’HOMME.

La France a-t-elle accompli le miracle de transformer les nègres en hommes ? Elle va faire mieux : ELLE VA TRANSFORMER LES BRETONS EN ANIMAUX.

Un chapître particulier sera consacré à la destruction des cervelles bovines des bretons par les procédés dénommés aujourd’hui  » le lavage des cerveaux « . Il n’est question ici QUE de la destruction impitoyable de la langue bretonne. Même observation : de nombreuses citations complèteront peu à peu cet exposé. Votre stupeur et votre dégoût vont aller en augmentant : âmes sensibles, s’abstenir, en vous enseignant la vérité, nous ne voulons que votre bien.

– 1831. Les Préfets-gauleiters (français) du Finistère et des Cotes du Nord claironnent :

 » Il faut, par tous les moyens possibles, favoriser l’APPAUVRISSEMENT, la CORRUPTION du breton, jusqu’au point où, d’une commune à l’autre, ON NE PUISSE PAS S’ENTENDRE ( = se comprendre) …. Car alors la nécessité de communication OBLIGERA LE PAYSAN A APPRENDRE LE FRANCAIS. Il faut, ABSOLUMENT, DETRUIRE LE LANGAGE BRETON « .

– 1845 : LE SOUS-PREFET (français) DE MORLAIX, s’adressant aux instituteurs du Finistère : »

 » Surtout, rappelez-vous, messieurs, que vous n’êtes établis QUE POUR TUER LA LANGUE BRETONNE  » (!).

– 1846 : LE GENIAL PREFET (français) DES COTE-DU-NORD écrit :

 » Nos écoles, dans la Basse-Bretagne, ont particulièrement pour objet DE SUBSTITUER LA LANGUE FRANCAISE AU BRETON « .

LE  » TOURNANT  » EFFRAYANT : LE MINISTERE COMBES.

Fanch Broudic a écrit un livre admirablement documenté sur ce thème. Les injures contre les Bretons, leur clergé, leur langue, dépassent l’entendement. On a peine à croire qu’elles soient sorties de la tête d’êtres humains, tant elles sont abjectes. Nous renvoyons à ce livre, publié en 1997 par Coop breizh, sous le titre L’interdiction du breton en 1902.

Continuons :

– 1905 : Le ministre de l’intérieur (français encore ! ), ayant qualifié le breton de  » barbare relique d’un autre âge « , l’inspecteur général Carré (français aussi), commente :

 » Ils ne se franciseront pas tout seuls « .

( Le malheureux ! En 2010, les Bretons, ces misérables indécrottables, ne sont toujours pas français );

 » Il y a un intérêt de premier ordre à ce que les Bretons comprennent et parlent LA LANGUE NATIONALE « 

Autre bévue : le français est la langue nationale des français, non des Bretons !

 » ILS NE SERONT VRAIMENT FRANCAIS QU’A CETTE CONDITION  » (!)

(Toutes ces citations peuvent être retrouvées sans peine dans Skol Vreizh, pages 512 et suivantes; ne les cherchez pas dans le livre de M. Cornette : sauf erreur de ma part, ces fadaises n’ont aucun intérêt pour lui : les Grands Auteurs ne s’attardent pas à de telles babioles : il est mûr pour l’Institut. Mais ces messieurs ont tort : aux yeux de leurs compatriotes, ils sont disqualifiés. Définitivement.

L’EPOQUE « MODERNE  » : LA POURSUITE IMPITOYABLE DE L’ERADICATION DE LA LANGUE BRETONNE. L’INERTIE CRIMINELLE DES  » ELUS  » BRETONS. LA SOTTISE HALLUCINANTE DES  » POLITIQUES  » FRANCAIS. DE MIRABEAU à  MELENCHON.

Les Français, qui se sont levés en masse contre la destruction des statues des Boudah d’Afganistan – avec raison, sans aucun doute -, sont-ils enfin satisfaits du crime linguistique et culturel réalisé en Bretagne ? Certes non ! Le peu qui reste doit, maintenant, comme les banlieues, être nettoyé au  » Karcher « . Spécialistes avérés de l’autodestruction –  » lesBretons, m’a dit il y a longtemps un conseiller régional de Bretagne – il s’agit de Gérard Gautier -,  SONT LEURS PIRES ENNEMIS  » -, ils nourrissent en leur sein des complices très déterminés.-

– 1920 : Yves Le Febvre :

 » Le maintien de la langue bretonne est un double mal pour la France et pour la Bretagne. C’est un mal pour la France, dont cette survivance retarde l’unité, et amoindrit par contrecoup le pouvoir d’extension et de rayonnement. C’est un mal pour la Bretagne, qu’elle PRIVE D’HOMMES QUI EUSSENT ETE UTILES ET GLORIEUX  » (!)

– 1920 : le même :

 » Le jour viendra, nous l’espérons, où tous les Bretons sauront écrire et parler le français

– 1925 : Anatole de MONZIE, ministre de l’instruction publique :

 » Pour l’unité linguistique de la France, LA LANGUE BRETONNE DOIT DISPARAÎTRE « .

Cette homélie a été prononcée lors de l’inauguration du pavillon de Bretagne dans l’exposition universelle de 1925. 

– Albert DALIMIER, ministre du travail et …… de la prévoyance sociale (!) :

 » La seule réponse à faire aux revendications bretonnes : EMPRISONNER TOUS CEUX QUI LES FORMULENT  » (!)

Nota : Dalimier est primé – avec Mélenchon pour l’attribution du prix Nobel, section spéciale des super-génies. Ici, ce sera à titre posthume : nous ne sommes pas pressés !

LES BRILLANTS RESULTATS DE LA POLITIQUE  » CULTURELLE  » en Bretagne, approuvée par un certain nombre de complices bretons (Voir l’émission  » La Bretagne assassinée « , sur Lumière 101, et les brillants commentaires – bretons – sous cette émission).

– 1932 : Radio-France-Londres, qualifiant la création d’une école où la langue bretonne est enseignée et utilisée :

 » Afin de favoriser les menées RACISTES et AUTONOMISTES, il a été ouvert à Ploermel un collège destiné aux instituteurs bretons « . (!)

Dans le même temps, la France, qui continue à coloniser à tout va, enseigne, de la manière la plus glorieuse qui soit, que les ancêtres de ces hommes inférieurs que sont les colonisés, sont les descendants des Gaulois, et s’efforce, comme en Bretagne, d’éradiquer les langues des Nations qu’elle a asservies.

– 1951 : un député (socialiste, bien sûr) lors du vote de la loi DEIXONNE :

 » On veut nous apprendre le DIALECTE DES CAVERNES  » (!)

– 1960 : Raymond CARTIER, dans  » Les 19 Europes « :

 » Ils vivaient dans leur langue PATAUDE, et leurs vêtements grossiers, COMME DES ESPECES DE BAS BRETONS « .

– 1967 : De Gaulle (qui n’en rate pas une, dans son style rance et ampoulé, du très mauvais Bossuet par temps de pluie, est l’auteur de cette phrase innénarrable  » La France vient du fond des âges «  (!). En somme : elle n’a pas de début, elle existait avant d’exister; elle existait avant que l’histoire ne commence ! On voudrait le faire : ON N’OSERAIT PAS ! :

 » Vous invoquez l’exemple québécois. A quel titre ? Est-ce qu’on vous empêche, vous, de parler français ? »

– 1969 : Roger LORIENT, ministre de l’information :

 » Pour être comprise de tout le monde, l’émission en langue bretonne SERA DESORMAIS FAITE EN FRANCAIS  » (!)

– 1985 : Jean Pierre CHEVENEMENT,  » ministre  » de l’éducation nationale :

 » Bien sûr, le gouvernement REPRIME LA LANGUE BRETONNE. Mais qu’importe, PUISQUE LES BRETONS PARLENT LE FRANCAIS ! Ce n’est pas rendre service à des enfants que de les enseigner dans une langue qui n’a pas d’avenir « .

– 1972 : Georges POMPIDOU, président de la république (française, bien sûr) :

 » Il n’y a pas de place pour la langue bretonne, dans une Europe que la France est appelée à marquer de son sceau « .

– 1985 : Jean DUTOURD, France-Soir magazine, novembre) :

 » M. Lang a créé un Capes de PATOIS BRETON. Pourquoi ne pas créer un Capes de mendicité ? »

(On dit que Jean DUTOURD s’est vu décerner, par un quarteron d’admirateurs, le Capes pour débiles mentaux. Je n’ai pas vérifié cette information; en tous cas, il fut gâteux bien avant l’âge, comme on a pu le constater en écoutant certaine radio, qui eut le tort de l’inviter, même si ce fut par amitié).

– 1996 : Monique ROUSSEAU, député RPR du Doubs :

 » Au 43 ème concours de l’Eurovision, qui vient d’avoir lieu en Norvège, la France a présenté une chanson bretonne …. IL EST CHOQUANT DE VOIR LA FRANCE REPRESENTEE PAR LE BRETON « .

– 2000 : Françoise MORVAN, philosophe (?) :

 » Pourquoi sauver une langue qui ne leur servirait jamais à rien ? »

– 2008 : Christine Albanel, ministre (française) :

 » Le gouvernement ne souhaite pas modifier la constitution dans un sens qui permettrait de ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires  » (Sénat, travaux parlementaires, compte rendu analytique officiel du 13 mai 2008).

(On sait que la constitution française a été révisée; non sans une grande fermeté, on a prévenu M. Le Fur et ses amis (site Errances, les réformettes …) – que nous assurons de notre sympathie -, que les naïfs bretons allaient être roulés : ils l’ont été; mais ils recommenceront, bien sûr, à vouloir être trompés, car C’EST LEUR DESTIN NATUREL).

– 2008 : Jean-Luc Mélenchon, célèbre sénateur (français), ami invétéré du Tibet, admirateur de l’oeuvre civilisatrice de la Chine dans ce pays :

 » L’association Diwan … est une secte  » (!)

 » J’écris « pseudo langue bretonne, car ce qui est nommé de cette façon ….est une langue unifiée dont le vocabulaire et la grammaire FURENT FIXES A LA DEMANDE DE L’OCCUPANT NAZI en 1941 ….. par sa collaboration avec les tortionnaires de la Gestapo « . (Mélenchon, Il y a breton et breton).

La Bretagne ne revendique pas l’exclusivité dans ce domaine. De très nombreuses nations sont mortes assassinées. Mais les souffrances endurées par les Bretons du fait de sa voisine la France – future inventrice des droits de l’homme ! – sont exceptionnelles par leur cruauté, leur intensité, leur durée. Au point que leurs cerveaux restent couverts de cicatrices. En ce moment même, on continue à vouloir l’amputer, la dépecer, en violation du droit international : voir ci-après : l’abominable affaire de Nantes et de la Loire Atlantique.

Lecteur, toi qui lis ces lignes – en dépit de la verdeur du langage de son auteur -, tu comprendras pourquoi M. Le Drian, ministre (ministre de quoi, au fait ?), dans des circonstances solennelles, a interdit qu’on brandisse le drapeau breton sur la terre de Bretagne, comme ces braves collégiens de Quimper qui ne voulaient pas se compromette au parloir du lycée dont je fus l’élève, en compagnie de leur propre mère, tant ils en avaient honte de sa plouque bretonnitude. (NON, le bon docteur ne délire pas : vérifies toi-même par internet, en tapant cette simple phrase : « Jean -Yves le Drian, drapeau breton »; et remercies moi de t’ouvrir les yeux, s’il te plaît).

 

(4) LA MISE A MORT DE LA NATION PAR L’HUMILIATION ET LA DESTRUCTION DES CERVEAUX. LE DECERVELAGE DES BRETONS. COMMENT UN PEUPLE FIER A ETE TRANSFORME EN UN PEUPLE D’ESCLAVES.

L’étude des névroses collectives a été induite, en particulier, par les sociologues et les historiens qui se sont penchés sur les dégâts mentaux induits par l’acculturation forcée des populations Amérindiennes par les Espagnols. Cette pathologie concerne un grand nombre de nations, jadis libres.
Je me suis intéressé personnellement très tôt, à ce phénomène honteux de l’espèce humaine, dès que j’ai eu accès à l’histoire de la Bretagne, il y a plus de quarante ans.

Sous la monarchie capétienne, jusqu’en 1789, les Bretons sont très fiers de leurs origines et de leur histoire. La littérature en donne des exemples éclatants. 
Tout change à partir de la révolution dite des droits de l’homme . Une phénoménale pression est progressivement exercée sur ce peuple, sans discontinuer, jusqu’en 1950-1960. C’est un véritable terrorisme d’Etat, une vaste entreprise disciplinaire, auxquels la nation bretonne toute entière est soumise durant cette période. La francisation de la Bretagne n’est rien d’autre qu’une répression terrible, qui s’exerce sur les cerveaux, « rééduqués » comme en Union soviétique, en Allemagne nazie, au Cambodge, en Chine communiste, en Corée du nord, durant les années terribles.
Dans ce grand lessivage des cerveaux, l’école obligatoire de Jules FERRY, colonialiste bon teint, théoricien des races supérieures et des races inférieures, les secondes ayant vocation naturelle à être éduquées par les premières – dans leur intérêt, bien entendu, qui se confond, selon la thèse française, avec celui de l’humanité entière – joue un rôle fondamental.
Sous l’effet de la pression colossale qui est exercée par l’Etat colonial, l’administration mise en place par lui, l’école, les instituteurs, les professeurs, les journaux, les livres, les moyens de communication, les parents eux mêmes, tant par le non-dit que par ce qui est suggéré ou explicitement exprimé, l’enfant se met à détester tout ce qui lui rappelle l’infériorité de sa condition : ce patois hideux et rauque que parlent ses parents et son entourage, ces costumes de ploucs et ces coiffes d’un autre âge, ces moeurs que les Français qualifient de vulgaires, ces tournures bretonnisantes qui infectent le beau langage français, qu’on lui présente comme étant le modèle universel, le plus bel outil linguistique inventé par l’humanité depuis le début des temps. Psychologiquement, il n’est plus RIEN, il le sait, il intériorise le modèle mauvais forgé de toutes pièces par le colonisateur. La névrose d’acculturation est à base de honte de soi.

Le phénomène diffuse, et gagne tout l’entourage. Les grands parents, qui ne parlent ni ne comprennent le français – dans les campagnes en tous cas -, sont mis à l’écart, on ne leur parle pas : ce sont des ploucs, on se gausse de leur maladresse et de leur timidité, on ne voudrait certes pas leur ressembler, on a honte d’être leurs descendants. Un fossé culturel se crée entre les générations : les jeunes, élevés dans la civilisation qu’on croit belle du colonisateur, et les vieux, qui paraissent, oh combien, pitoyables et arriérés. Celà peut aller très loin : on a vu, dans les lycées et collèges, des enfants avoir honte de rencontrer au parloir leur propre mère, à cause de son accent rocailleux, de sa coiffe en dentelles, de son habitus de femme plouque, et prétexter l’étude ou le travail pour ne pas montrer ce spectacle à ses camarades. 

L’homme qui écrit ces lignes a été témoin de cela, lorsqu’il fut pensionnaire au lycée de Quimper, en 1952; il est hors de question pour quiconque de nier que cela ait existé. Peut-on imaginer l’horreur que cela représente ? Un breton ayant honte de sa mère, celle qui l’a engendré, parce qu’elle est bretonne !
Au niveau individuel, les dégâts sont considérables. Les Bretons de ces générations sont à l’image de ce qu’ont été les Juifs pendant des millénaires, les colonisés, les esclaves : timides, honteux deux mêmes, des êtres convaincus de leur infériorité native. Au niveau de la nation bretonne, c’est pire : celle-ci, jadis conquérante et glorieuse, est désormais honteuse d’elle même.

Une première rupture s’était produite après les guerres d’ invasion de 1487 à 1491, qui mirent la Bretagne à genoux. La deuxième, créée par les malades mentaux de Paris, dans le sillage de la révolution dite des droits de l’homme est infiniment plus terrible. Convaincus de leur infériorité génétique, certains bretons vont jusqu’à collaborer – certains en toute bonne foi – avec l’occupant français, pour désincruster ce qui reste des moeurs dont on est convaincu qu’elles sont préhistoriques.

La créativité s’étiole au niveau collectif, la nation ne produit plus rien : la ploukisation devient effective; les natifs, guère en situation de comprendre ni d’analyser ce qui leur arrive, comme les esclaves élevés dans une situation qu’on leur a appris à accepter, accompagnent ou précèdent le mouvement sans oser le critiquer, car on leur a ôté les moyens intellectuels de le faire.

La fureur anti-bretonne de la France des droits de l’homme a dépassé des sommets vertigineux durant tout le 19ème siècle, et presque tout le 20ème siècle. L’homme breton est réduit au rang d’une chose, comme jadis les habitants des Amériques ; il n’est plus un être humain, mais une sorte d’animal, compris entre l’homme et la bête.

Comment des Bretons ont-ils pu donner leur voix à ceux qui les ont trahis ? Pierre Lemoine répète souvent que les Bretons sont pire que des colonisés : des esclaves. Les Bretons, comme l’a écrit l’écrivain Herbert Pagani, sont bien les Juifs de la France.

Je dédie cette brève étude à M.M. Le Drian, Le Fur, Molac, Urvoas : ils n’oseront pas répondre, par honte. Quant à Le Branchu et Ayrault, peut-on parler de ce qui n’existe pas ?

(Publié le 15/12/2015 23:09. Piqûre de rappel à l’usage de ceux qui ont voté pour les traîtres qui se sont vendus à l’ennemi).
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Bibliographie sommaire.

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Broudic Fanch, L’interdiction du breton en 1902, Spézet , éditions Coop Breizh, 1997. Ouvrage très important. 
Carrer Philippe, Ethnopsychiatrie en Bretagne, Spézet, éditions Coop Breizh, 2007.
Mannoni Pierre, La psychopathologie collective, Paris, collection Que-sais-je, pages 13 et suivantes.
Mélennec Louis, Le syndrome breton, Agence Bretagne Presse (ABP), 9 janvier 2009, et site de Louis Mélennec. 
Mélennec Louis, Injures anti-bretonnes.
Memmi Albert, Portrait dun juif, Paris Gallimard, collection idées, 1962. Ouvrage majeur, à lire absolument.
Memmi Albert, Portrait du colonisé,

En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/…/le-decervela…/

 

5 – LA SALE AFFAIRE DE NANTES ET DE LA LOIRE ATLANTIQUE.

(Extraits de l’article « Théorie de la nation », par Louis Mélennec, docteur en droit).

En 1900, le travail de lessivage des esprits est accompli : les cerveaux des Bretons ont été vidés de leur substance, on y a introduit une greffe cérébrale « made in France » ; leur fierté naturelle – décrite par tous les auteurs au cours de l’histoire, depuis le haut moyen- âge -, notamment par leurs ennemis féroces, les FRANCS, a fait place à la honte de soi. La population, comme tous les peuples acculturés, est complexée, devenue quasi amorphe, et a perdu sa créativité. Durant les guerres françaises, qui ne sont pas les siennes, la Bretagne est amputée de sa jeunesse, depuis la prétendue révolution française jusqu’à aujourd’hui : les Bretons servent de chair à canon.
Durant la seconde guerre mondiale, la France étant sourde à leurs revendications les plus légitimes, quelques Bretons patriotes tentent de négocier avec l’Allemagne quelques libertés pour la Bretagne. Les premières émissions radiophoniques en breton, ainsi que les premiers cours de breton dans les écoles naissent dans ce contexte.
L’affaire de Nantes était en gestation depuis plusieurs dizaines d’années. Le régime du maréchal Pétain, en 1941, redoutant la renaissance d’un gouvernement breton indépendant, décide de procéder à une mutilation du territoire national des Bretons, en vertu du principe bien connu : diviser pour régner. Le pays comportait cinq départements ; le plus riche, la Loire Atlantique, breton depuis onze siècles, est détaché de la patrie-mère, afin de le dissoudre dans la France. Cette « opération », qui ampute le pays de son poumon économique, représentant aujourd’hui 33 pour 100 de sa richesse, a été reconduit en 2014, par le pays voisin, sans aucune consultation des Bretons, avec la complicité de nombreux « élus », (ainsi les dénomment-on), en violation gravissime du droit international, qui interdit d’une manière impérative de réduire les territoires des nations premières sans leur consentement.
Une énorme manipulation va suivre. Les Bretons ont été des résistants intransigeants durant la dernière guerre, ne s’identifiant ni de près ni de près ni de loin à l’occupant nazi, pas davantage avec le nazisme, idéologie que la plupart ne connaissent même pas : l’occupant est pour lui un ennemi, non une idéologie. L’épisode de l’Ile de Sein, qui envoie à Londres tous ses hommes valides, est universellement connu.

Mais parce que quelques centaines de Bretons patriotes ont négocié en 1940 avec les Allemands le droit d’exister, après avoir été écrasés pendant des siècles par la France, le gouvernement français manipule l’opinion : à partir de ce phénomène numériquement limité à quelques centaines – peut être quelques milliers de personnes, contre plusieurs millions en France -, les Bretons sont désignés comme les symboles de la collaboration avec l’Allemagne. On procède à des arrestations en série, à des épurations, à des exécutions sommaires, à des campagnes de presse culpabilisantes et ignobles, là où il s’est agi, en tout et pour tout, de faire rendre à ce peuple ce qu’on lui a volé : ses Droits et sa Dignité. Cette propagande aux dépens des Bretons, a été si délétère et si efficace, que le sieur Jean-Luc Mélenchon, il y a quelques années, a pu déclarer publiquement – sans en être encore puni -, que le breton a été la langue de la collaboration, laquelle fut faite exclusivement en français ! Même des gens que l’on croit d’intelligence normale ont été contaminés par ce discours inique. Hagège, linguiste sinon éminent, en tout cas connu par son orgueil, ex-professeur au collège de France, déclare lors d’une émission de grande écoute, a osé dire : « les bretons étaient des sauvages, la France en a fait des hommes civilisés »! Au delà des réactions très agressives que lui ont valu cette insanité, j’ai seulement relevé à quel point des universitaires de haut niveau, juifs de surcroit, spécialistes comme nous en souffrances racistes, ont été empoisonnés par le discours raciste anti-breton, et ont cru les mensonges dont on nous accablait.

L’ amputation du territoire national breton, maintenue après la guerre, donne naissance à une imposture, la création d’ une région “administrative” ne comportant que quatre départements au lieu de cinq, dénommée ridiculement “Bretagne” par la France. Le territoire le plus important – Nantes et sa région -, est inclus dans une région fantoche, dite « Pays de Loire ».

L’ONU et les instances internationales, saisies par des Bretons, sont parfaitement informées de cet état de choses, et ont évidemment pris position pour les Bretons. 

Depuis, l’enseignement de l’Histoire dans les écoles et les facultés est toujours celui de la France. Les prétendus moyens pour protéger la langue bretonne sont calculés pour être mortifères ; chaque année, alors que la France autorise la pseudo-formation de plusieurs centaines de locuteurs effectifs, plusieurs milliers de locuteurs réels, bretons âgés, meurent, condamnant inéluctablement la langue à disparaitre à court terme. Les demandes de création de postes d’enseignement sont ignorés par les « politiques » et par les administratifs. Des enfants subissent des discriminations linguistiques – au regard notamment des prénoms bretons que veulent leur donner leurs parents. Tout ceci, malgré la condamnation de la France concernant les enfants Le Goarnig. Ecoutez cette interview de madame Le Goarnig : vous allez pleurer de honte, alors, ne vous retenez pas : sur Facebook, tapez simplement  : « Entretien avec Gwenn Le Goarnig, » la fille admirable de mon vieil ami Jean-Jacques Le Goarnig.

La politique nantaise de « débretonnisation » a été dénoncée des centaines de fois : dans ce pays, les COLLABOS ont le vent en poupe, et fleurissent comme les jonquilles au printemps. La fusion de communes, ainsi que la création de nouveaux quartiers, ont souvent pour but de débaptiser des villes et des quartiers, en effaçant toute trace de leur identité bretonne. Des mesures multiples ont été prises à Nantes par des personnages connus pour «débretonniser » la ville et son département : leurs noms sont connus, et diffusés sur la toile.
Le pays responsable de cela est une nation barbare et méprisable. le pays qui accepte de subir cela partage cette lourde responsabilité. 

Mais les coupables savent que nos jeunes ne lâcheront JAMAIS : ils sont identifiés par leurs noms, ils seront PUNIS. Peu importe le temps qu’il faudra attendre.

 

6 – LA DESTRUCTION DES NATIONS PAR L’INTERDICTION DE LEUR HISTOIRE. LES SAPROPHYTES BRETONS.

Les saprophytes sont des microbes qui vivent sur le fumier, et s’en nourrissent (de sapros = putride, et de phyton = plante). Ceux qu’on considérait en Bretagne comme les « élites », par l’effet du doute, et par l’opacité du débat public, sont aujourd’hui démasqués, grâce à notre jeunesse : on sait ce qu’ils sont, on sait ce que sont leurs ambitions, on sait qu’ils sont condamnés. J’ai entrepris, depuis de longues années, d’apporter ma contribution à la réécriture de l’Histoire nationale de la Bretagne, et publié à ce jour plusieurs centaines d’articles sur la toile. Pour ce faire, et pour couper court à toute médisance et jalousie, je me suis inscrit en Sorbonne et à l’Ecole des Chartes à près de soixante ans, et obtenu le sceau de ces illustres écoles en 2001, par un diplôme sanctionné par la mention Bien.

 

 
La Bretagne indépendante puis autonome de 1532 à 1789, a eu ses historiens, très honorables. A l’époque, les historiens ne sont évidemment pas du niveau qui va devenir le leur au 19ème siècle, et pendant la première moitié du 20ème siècle. Mais leur contribution est de même niveau que celui des historiens français.
 
La publication des livres sous l’Ancien régime, est  contrôlée par la censure de la monarchie française, jusqu’en 1789, mais non pas étouffée. Plusieurs historiens bretons écrivent des histoires monumentales, fondées sur des recherches approfondies, financées par les Etats de Bretagne, notre assemblée nationale : ce peuple, non seulement n’a rien oublié de son histoire nationale, non seulement se souvient des guerres et des atrocités commises par son ennemi millénaire, mais y est tellement attaché qu’il finance des équipes entières pour aller rechercher les archives là où elles se trouvent, y compris en Angleterre, en Allemagne, en Italie. Ainsi naissent deux monuments de notre histoire nationale : les livres de dom Lobineau et de dom Morice, grossies de milliers de copies d’archives remarquables, sont des monuments de probité bretonne. Je m’en sert encore tous les jours, même si elles contiennent quelque erreurs, d’ailleurs minimes.
Déjà, avant l’annexion de 1532, la duchesse Anne de Bretagne, très fière de sa nation et de ses origines antiques, avait fait mettre les archives ducales à la disposition de deux clercs très rigoureux : Le Baud et Bouchart. A partir de là, nous entrons dans une nouvelle phase : le volumineux livre de Bouchart, pour l’époque, est exemplaire d’honnêteté intellectuelle. La bonne duchesse, mariée contre son gré au nabot Charles VIII, considère de bonne foi les Français comme des ploucs. Elle descend de Brutus, de la ville de Troie; la dynastie capétienne date à peine de l’an mil ! Elle fait incruster les hermines bretonnes …. sur les colliers de ses chiens !
L’Histoire commandée et financée par les Etats de Bretagne, qui paraît en 1582 sous la plume du plus grand juriste de l’époque, Bertrand d’Argentré, contient quelques erreurs, mais révèle publiquement au public avide ce qui avait été caché jusqu’alors par la monarchie française : les Bretons n’ont jamais demandé la « réunion » de leur pays avec celui de leur ennemi millénaire, leur pays a été annexé par la force, la terreur, et la corruption des « grands » du duché, qui, comme le dit le grand Planiol, « ont vendu leur pays pour une bouchée de pain ». 
 
Après la révolution des doigts de l’homme, le pays colonisateur d’à côté ose supprimer dans les écoles construites par nos deniers, l’enseignement de notre histoire, et la remplace par la sienne. Les Bretons, derniers survivants des hommes des cavernes, ne parlent pas une langue : ces pauvres êtres s’expriment par des borborygmes, c’est à dire par des bruits provoqués par le déplacement des vents dans leurs intestins. Au bout de plusieurs générations, ce procédé, véritable lavage des cerveaux, aboutit à ceci : les Bretons, peuple antique et fier, par le lessivage de leurs méninges, n’ayant plus aucun moyen d’accéder à leur histoire, répudient, par l’ignorance dans laquelle on les entretient, et par la honte que l’on fait peser sur eux depuis 1789, sur leur véritable identité, pour endosser un manteau grossier et mensonger : l’identité d’un pays beaucoup moins évolué que le leur.
Avec des millions d’autres Bretons, j’ai fus victime pendant trente ans au moins de cette impardonnable manipulation mentale. C’est ce qui motive ma démarche intellectuelle : je ne supporte ni le mensonge, ni l’hypocrisie, ni la manipulation des esprits. Je ne pardonnerai jamais à ceux qui m’ont trompé.
 
L’histoire de la Bretagne n’est toujours pas enseignée dans les écoles, financées par les impôts des Bretons, mais sous contrôle strict des doigts de l’homme. Un scandale mondial, mais  qui est aujourd’hui connu partout : j’y ai largement contribué.
Les facultés bretonnes sont vassalisées et asservies. Aucune carrière n’est plus possible sans l’aval du pouvoir de Paris, totalitaire s’il en fut. Pour beaucoup, il a fallu  en passer par là pour survivre, et élever leurs familles. Le discours vrai et sincère était devenu impossible : je le sais pour être (encore) exclu de tous les merdias français et surtout de tous les merdias « bretons », ceux-ci vivant de « subventions », c’est-à-dire achetés pour diffuser un discours insipide, vulgaire et faux.. Deux d’entre eux sont particulièrement méprisables, et sont désormais connus comme tels. Sans Internet, je n’existerais même pas.
Les « politiques », tous le savent aujourd’hui, sont pires, à quelques exceptions près. Le grand nombre est  sélectionné en fonction de sa docilité, on les pousse dans des « fonctions » dans lesquelles ils ne servent à peu près à rien, qu’à caqueter des platitudes et des tautologies inutiles, notamment sur les perchoirs aménagés à cette fin à l’assemblée dite « nationale », et au sénat de la prétendue « république », voire à faire semblant de s’invectiver : le bon peuple, trompé comme toujours, dit : « Vous voyez bien ce qu’ils s’insultent à la tribune, en public, et qu’il y a opposition et discussion ! Comment pouvez-vous dire qu’il n’y a pas de démocratie en France ?  » Cet exercice rapporte gros aux intéressés. Mais la Bretagne se dégrade et coule sous nos yeux. Nous savons, par des sources sûres, les livres de Yvan Blot, ex-« député », parmi d’autres, que les figurants de l’assemblée nationale et du sénat, pareils à des intermittents du spectacle, reçoivent des ordres pour voter ce qu’on leur dit de voter, à peine de n’être pas investis pour les élections suivantes, et de ne pas être réélus : alors, ils iront pleurant à chaudes larmes par les rues, comme la bonne Pierrette avec son pot de lait  » adieu veau, vache, cochon, couvée ! » ce sera à fendre l’âme, vous allez voir qu’ils arriveront à nous faire pleurer). (Un « député » « breton », de Quimper, a eu cette jolie formule pour voter la pérennisation de l’amputation de la Bretagne, en 2014 : « Je suis favorable à la réunification de la Bretagne, mais je voterai pour l’amputation, parce que je suis un militant (socialiste) obéissant » (!!!!!) Il est devenu ministre de la justice; mais il est actuellement traduit devant les tribunaux.

LA REECRITURE DE L’HISTOIRE BRETONNE. Dans mes publications, j’ai sélectionné au fil des années, avec le plus grand soin, les thèmes dans lesquels je pouvais apporter une contribution utile, voire indispensable : la nation bretonne; l’indépendance du Duché souverain au moyen-âge, les invasions françaises; la colonisation de la Bretagne; la destruction totale de nos Institutions séculaires; la destruction de la langue et de la culture; l’asservissement des esprits, jusqu’à faire de notre peuple une nation esclave.

Le hasard n’a eu aucune part dans ces choix : tout cela a été pensé, réfléchi dans toutes ses conséquences, y compris le prix personnel que j’aurais à supporter de la part du pays colonial, qui a été très lourd. Personne que moi ne peut en mesurer le poids : avec l’Etat français, on ne se promène pas dans un jardin, mais dans une authentique dictature : en 2017, tous le savent : il n’y a aucune démocratie en France, il n’y en a jamais eu.

Pour la Bretagne, la renaissance a commencé. Mes plus grands ennemis, dans cette tâche gigantesque : les Bretons, pas le peuple français; deux causes : la jalousie; la sottise. Les plus bêtes : les « experts » (bretons) de Wikipédiouse, l’encyclopédie des erreurs et des sottises : des masturbateurs impubères qui n’ont pas encore compris qu’ils sont manipulés, et qui ont ajouté plusieurs couches par dessus tout cela.
 
CITATION A REPRODUIRE : « L’histoire a servi à la France à coloniser la Bretagne. Aujourd’hui, elle sert aux Bretons à reconquérir leurs Droits et leur Dignité ». (Cette citation est du bon docteur, à l’état pur). Vous pouvez la reproduire : il ne vous sera demandé aucun droit d’auteur ! Par ces temps de taxes en tous genres ….
 
 
 
 
LA PATHOLOGIE DE l’IDEE NATIONALE : LA DESTRUCTION DE LA NATION, EN LA TRANSFORMANT EN PLOUKISTAN, ET EN DEIFIANT LE PAYS TORTIONNAIRE : MICHELET et quelques autres délirants. La greffe d’un autre cerveau dans le crâne des Bretons;

Jules Michelet, il y a peu encore classé parmi les historiens et les théoriciens de la nation française, aujourd’hui considéré, à sa juste place,  comme l’auteur de romans de cape et d’épée, dont les livres méritent d’être placés sur la même étagère que ceux d’Alexandre Dumas, ne craignant pas le ridicule, écrit ces phrases qui méritent d’être classées parmi les chefs d’oeuvre du bêtisier mondial des nations et des langues :

« La France, cette glorieuse patrie, est désormais le pilote du vaisseau de l’humanité…. le plus pauvre homme, mal vêtu et affamé, vous dira que c’est un patrimoine que de participer à cette gloire immense, à cette légende unique qui fait l’entretien du monde…. s’il allait au dernier désert du globe, sous l’équateur, sous les pôles, il trouverait là Napoléon, nos armées, notre grande histoire, pour le couvrir et le protéger, les enfants viendraient à lui, les vieillards se tairaient et le prieraient de parler, à l’entendre seulement nommer ces noms, ils baiseraient ses vêtements .… nous remercierons toujours Dieu, de nous avoir donné cette grande patrie, la France, non pas seulement à cause de tant de choses glorieuses qu’elle a faites, mais surtout parce qu’en elle nous trouvons à la fois le représentant des libertés du monde et l’initiation à l’amour universel. »

Qu’elle s’éclipse, qu’elle finisse, le lien sympathique du monde est relâché, dissout, et probablement détruit. L’amour qui fait la vie du globe, en serait atteint en ce qu’il a de plus vivant. La terre entrerait dans l’âge glacé où déjà tout près de nous sont arrivés d’autres globes. (…). Nous sommes les fils de ceux qui par l’effort d’une nationalité héroïque, ont fait l’ouvrage du monde (…).

Si l’on voulait entasser ce que chaque nation a dépensé de sang, et d’or, et d’efforts de toute sorte, pour les choses désintéressées qui ne devaient profiter qu’au monde, la pyramide de la France irait montant jusqu’au ciel… et la vôtre, ô nations, toutes tant que vous êtes ici, ah ! La vôtre, l’entassement de vos sacrifices, irait au genou d’un enfant.  Ce pays est celui de l’invincible espérance. Il faut bien que Dieu l’éclaire plus qu’une autre nation, puisqu’en pleine nuit, elle voit quand nulle autre ne voit plus ; dans ces affreuses ténèbres qui se faisaient souvent au moyen âge et depuis, personne ne distinguait le ciel, la France seule le voyait. Voilà ce que c’est que la France !

Qui donc a conservé, sinon la France, la tradition du droit ? …. Ses lois, qui ne sont autres que celles de la raison, s’imposent à ses ennemis même. La France a été le pontife du temps de lumière….. C’est le résultat légitime d’une tradition liée à toute la tradition depuis deux mille ans. Nul peuple n’en a une semblable. En celui-ci, se continue le grand mouvement humain (si nettement marqué par les langues), de l’Inde à la Grèce, à Rome, et de Rome à nous.

Toute autre histoire est mutilée, la nôtre seule est complète …..
L’égalité fraternelle, ajournée à l’autre vie, la France l’a enseignée au monde, comme la loi d’ici-bas. ….  Ce principe, cette idée, enfouis dans le moyen âge sous le dogme de la grâce, ils s’appellent en langue d’homme, la fraternité. Cette tradition ….  fait de l’histoire de France celle de l’humanité. En elle se perpétue, sous forme diverse, l’idéal moral du monde, de Saint Louis à la pucelle …. le saint de la France, quel qu’il soit, est celui de toutes les nations, il est adopté, béni et pleuré du genre humain. Pour tout homme, disait impartialement (sic !) un philosophe américain, le premier pays, c’est sa patrie, et le second, c’est la France.  » …..  Ils avouent tacitement que c’est ici la patrie universelle. Cette nation, considérée ainsi comme l’asile du monde, est bien plus qu’une nation ; c’est la fraternité vivante.

Le jour où, se souvenant qu’elle fut et doit être le salut du genre humain, la France s’entourera de ses enfants et leur enseignera la France, comme foi et comme religion, elle se retrouvera vivante, et solide comme le globe. 
Les autres nations n’ont que des légendes spéciales que le monde n’a pas reçues. La légende nationale de France est une traînée de lumière immense, non interrompue, véritable voie lactée sur laquelle le monde eut toujours les yeux.

Pour l’enfant, l’intuition durable et forte de la patrie, c’est, avant tout, l’école, la grande école nationale …. où les enfants de toute classe, de toute condition, viendraient, un an, deux ans, s’asseoir ensemble, avant l’éducation spéciale, et où l’on n’apprendrait rien autre que la France. Qu’il sache que Dieu lui a fait la grâce d’avoir cette patrie, qui promulgua, écrivit de son sang, la loi de l’équité divine, de la fraternité, que le dieu des nations a parlé par la France.

La patrie d’abord comme dogme et principe …… le génie pacifique et vraiment humain de 1789, quand la France offrit à tous de si bon coeur la liberté, la paix… enfin, par-dessus tout, pour suprême leçon, l’immense faculté de dévouement, de sacrifice, que nos pères ont montrée, et comme tant de fois la France a donné sa vie pour le monde. (…)
La patrie, la France, peut seule sauver le monde. « 

Jules Michelet, qui est ce délirant ? C’est sur ces fadaises que la France s’est construite, durant tout le 19ème et presque tout le 20ème siècle : c’est ce qu’on m’a enseigné au lycée, de 1953 à 1958, j’en apporte témoignage. C’est de la folie à l’état pur. Je l’ai cru : j’étais un enfant, vulnérable et sans défense. Mes parents, eux-mêmes, honteux de leur langue, avaient cru devoir nous élever dans la « langue des langues », et nous ne comprenions que mal leur jargon. En tout cas, sous peine d’être punis, il nous était interdit de la parler. Ainsi n’avions nous jamais eu de contacts avec nos grand-parents, qui étaient exclusivement britophones. 

 Lorsque Michelet écrit ces lignes, en 1831, quarante ans à peine se sont écoulés, depuis que la France, a précipité sur Nantes, notre capitale historique, la Loire inférieure et la Vendée ses colonnes infernales, causant partout le malheur, détruisant toute la région dans des carnages d’une cruauté inouïe. Les massacres de Nantes et de Loire Atlantique ont servi de modèle à Lénine, à Staline. A Daech surtout : têtes coupées, égorgements en série, femmes violées devant leurs maris et leurs enfants, enfants tronçonnés en morceaux, personnes vivantes jetées dans des fours préfigurant les fours crématoires, femmes enceintes écrasées sous des pressoirs à raisin, ventre ouverts avec des couteaux pour en extraire les foetus, et y mettre de l’avoine pour les chevaux : les nazis n’ont pas imaginé de pareilles horreurs. C’est aussi l’époque où un préfet, faisant venir devant lui les escouades d’instituteurs appelés pour laver les cervelles des petits Bretons, leur dit : « Souvenez-vous d’une chose : vous n’êtes ici que pour tuer la langue bretonne ».

Que pensent de ces stupidités nos illustres Jean-Yves Le Drian, Marilyse Lebranchu, M.M. Molac, Le Fur, et autres ?

Comment ai-je fait pour ne pas en mourir ? Je vais vous le dire : à trente ans, j’ai découvert mon identité dans un livre que m’offrit mon ami le président des écrivains bretons : Yann Brekilien. De ce jour, je me suis porté de mieux en mieux. Mais cela a appris quelques années.

 
 
 
LA RENAISSANCE DES NATIONS.

CONSTANCE ET UNIVERSALITE DU PHENOMENE NATIONAL. Une entreprise savamment orchestrée par les proches parents et successeurs de ceux qui ont assassiné cent millions de personnes dans les pays totalitaires de l’Est, a eu la prétention stupide de vouloir nier les nations, puis, là ou elle disposait des armes et des moyens pour anéantir les hommes et les femmes qui continuent à se réclamer du peuple, de la culture, de la langue du pays dans lequel ils sont nés, ou auxquels ils s’identifient, en raison de leurs origines ou des racines de leurs parents, à les massacrer, à les déporter, à se marier de force ou à faire des enfants avec les envahisseurs, ou à les endoctriner dans les écoles mises en place par eux. Le viol systématique de toutes les femmes a fait sciemment partie de ces procédés, dans certains peuples.

Les erreurs graves des théoriciens occidentaux – bretons en particulier – sur l’analyse du phénomène national. L’une des plus graves erreurs, qui traîne encore dans les thèses soutenues en Bretagne le plus récemment, et qui a entraîné des conséquences graves dans les esprits, est L’IGNORANCE DE CE QU’EST LA SOUVERAINETE, concept que connaissent tous les étudiants en première année de sciences politiques, mais qui tarde à pénétrer en Bretagne. Par l’effet de l’idéologie, de la mauvaise foi, de l’ignorance, on y enseigne encore que les Bretons étaient les  » sujets  » (quelle abomination !) des rois de France, et que les invasions de 1487 à 1491 furent des opérations de simple police, de simple remise en ordre (confere : la guerre d’Algérie : idem).  On préfère, dans le débat public  breton, poser la question dans les termes suivants :  » La Bretagne a-telle été, au moyen âge, au moment de ces contentieux violents avec le pays voisin – la France agressive et hégémonique -, un pays INDEPENDANT, ou un pays SUBORDONNE, tenu à l’égard du premier à des obligations telles que celles qui existent entre le maître et son esclave ? « . Ou encore :  » La Bretagne médiévale est elle une partie de la France, ou est-elle un pays distinct, libre de toutes ses décisions, dans tous les domaines ? « . Ce n’est pas vraiment une faute de formuler les choses de cette manière, qui a le mérite d’être claire, pour le plus grand nombre, peu familiarisé avec la science politique. Jean Kerhervé, par exemple, qui s’est illustré dans son épais ouvrage sur l’Etat breton – il n’a rien découvert en arborant ce titre pour sa thèse -, à une époque où le discours était totalement  » bouclé  », a cru que le sentiment national est né en Bretagne …. au 15ème siècle ! Pauvre homme – qui est tombé dans la bassesse d’avoir insulté mes travaux, par écrit ! – en lisant ceci, il vient d’apprendre que les nations existent depuis l’antiquité, que le peuple breton est identifié bien avant le Christ, et que ces braves gens, liés ensemble par une culture commune, savent évidemment à quel peuple ils appartiennent, et que leurs voisins, différents d’eux, sont désignés par d’autres noms, et sont leurs ennemis. Le sentiment national est aussi simple que cela : il est universel, et existe partout où il y a des groupes humains.……  Ceux qui pensent qu’il a découvert quoi que ce soit sur ce point se trompent : qu’ils lisent les chroniqueurs et les historiens bretons jusqu’ à La Borderie (mort au début du 20 ème siècle); ils sauront que, jusqu’à ce que l’écrasement des cerveaux par l’enseignement de  » la  » République produise ses effets pleins, et que la quasi totalité des Bretons se transforment en moutons soumis et bêlants, à l’image de ces jeunes enfants qu’on abrutit durant des années dans les écoles d’Asie centrale, jusqu’à leur faire prendre pour idéal de devenir des  » martyrs « , en assassinant les  » infidèles « , désignés comme tels par les textes qu’ils apprennent par coeur sans y comprendre rien …..

D’où la nécessité de cette piqûre de rappel, qui commence à produire largement des effets salutaires depuis plusieurs années.      ………..

LA RENAISSANCE de la nation bretonne depuis un demi-siècle. Importance de l’histoire vécue en commun dans le phénomène identitaire, pour TOUS les peuples du monde.

La nation bretonne n’a jamais disparu, certainement pas après 1789, après la destruction de ses Institutions autonomes par la France dite des droits de l’homme – on dit aujourd’hui : des doigts de l’homme (en partie grâce à ce bon M. MACRON. Les tentatives de phagocytose exercées par le pays voisin ont été féroces, mais n’ont abouti, au prix d’une persécution mentale répugnante, qu’à une  » mise entre parenthèse « , une interdiction pour ses membres d’exprimer librement et avec fierté leur appartenance à ce vieux peuple, venu de l’antiquité, connu et décrit par les auteurs antiques, principalement par Jules César, qui lui consacre de longs passages dans son ouvrage célèbre, La guerre des Gaules.

DOCTEUR LOUIS MELENNEC (publié en 2010).

A SUIVRE

LA MISE A MORT DE LA LANGUE DES BRETONS PAR LA FRANCE .

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

 

Bart de Wever, Construire une nation en Flandre,

Beaune Colette, La notion de nation en France au moyen-âge. Persée.

Burdeau Georges, Timball Pierre-Clément, Nation, l’idée de nation, Encyclopédia Universalis.

Minois Georges . Duguesclin. Je cite cet éminent auteur, qui a écrit tant de sottises sur l’inexistence de la nation bretonne, pour bien montrer que je cite tout le monde, là ou l’honorable université de Bretagne interdit que mon nom soit jamais cité : ce dont je la remercie, car comme le dit notre devise nationale : « Plutôt la mort que la souillure ». 

Maillet J. Histoire des Institutions, Paris 1956, Editions Dalloz, La cité grecque, pages 53 et suivantes. 

Mélennec Louis, Qu’est-ce qu’une nation ?

Mélennec Louis, Nation française, nation bretonne, article publié sur la toile.

Mélennec Louis, Le bêtisier des langues, 

Renan Ernest, Qu’est-ce qu’une nation ?

Teillet suzanne,

Jenö; Sur le concept de nation (Publié sur la toile par Persée »).

Temple Henri, Théorie générale de la nation. Paris 2014, l’Harmattan.

 

NOTES.

 

 

QUELQUES CITATIONS.

Lorsque viendra le temps du voyage :

De Louis Mélennec : Il a tenté de redonner aux Bretons leur dignité. Tous les ectoplasmes et les saprophytes politiques, unanimes, furent contre. Ah ! Quel bon docteur il fut !

L’enseignement de l’histoire a servi à la France à asservir les Bretons. L’enseignement de l’histoire de la Bretagne va servir à libérer les Bretons. Et à ouvrir l’esprit des Français, ceux qui ont hérité de la révolution des doigts de l’homme.

De Jean-Yves le Drian : tout à ce qu’il a dénommé son « socialisme », il a tenté d’interdire le drapeau breton !  Ah ! Quel joyeux farceur ce fut ! mais il fut récompensé : il devint « ministre » des deux frères ennemis : priez pou lui : il est en enfer !

De Jean-Marc Ayrault. Lu dans Breizh Info : « Il ne reste plus rien de lui « .  Protestations : mais si : écoutez cette mélopée qui l’a rendu célèbre à jamais :  https://www.programme-tv.net/videos/swip/ayrault-hollande-le-copier-coller-le-petit-journal_9583

 

LA NATION BRETONNE EST IDENTIFIEE AVANT LE CHRIST. LA NATION FRANCAISE N’EST IDENTIFIEE, TIMIDEMENT, QU’A PARTIR DES 12ème et 13 ème siècles. 

 

(Article à paraître);

 

LE DROIT INTERNATIONAL.

Il y a encore peu de temps, on enseignait dans les facultés de droit, que le droit international est né, approximativement, au XV ème siècle. Certains auteurs ont même cru,  il y a seulement deux générations, qu’il était d’invention encore plus récente. Selon le juriste breton Le Gohérel , il est fort antique, même s’il ne s’est perfectionné que tard dans l’histoire; ce qui rejoint mes propres thèses;

Le Gohérel écrit : « Le droit international a existé de tous les temps, au sein de toutes les civilisations; il n’est une acquisition ni de notre époque, ni de notre culture » (Le Gohérel, Histoire du droit international public, Que sais-je, n° 3090, page 3, Paris, 1996). 

Cela ne signifie pas que le droit internatioanl se constitue  aux tous débuts de l’humanité, ou l’homme est proche de l’animal sauvage, errant en « bandes » peu nombreuses –  On parle d’homosapiens à partir de – 150 000 ans) – mais de l’époque ou certains groupes humains, petits, moyens ou grands se sont organisés avec un territoire, des institutions, des normes obligatoires (des coutumes, ancêtres de nos lois ou règlements) etc. et ou, vivant à coté de groupes possédant les mêmes caractéristques globales, ont, nécessairement été conduits à s’affronter, les contentieux étant inévitables entre les groupes humains (pour la possession du territoire, de terrais giboyeux ou poissonneux, ou fertiles, pour l’appropriation des ressources humaines (esclaves, soldats…) Les contentieux ne se traduisent pas nécessairement par la guerre; il vient un moment ou l’on essaie de se mettre d’accord, en recherchant des solutions plus pacifiques. Il s’est produit, pour le droit international, ce que nous décrivions pour les nations. Les chercheurs européens, narcissiques,  ont CRU que l’europe avait inventé le droit international, et que, à la faveur de la colonisation, ce droit s’est diffusé au monde entier. C’était faire bon marché de l’idée que pendant que nos ancêtres pré-gaulois grognaient dans les cavernes de Cro-magnon, il existait ailleurs des civilisations évoluées, ayant dépassé le stade du grognement,  connaissant l’écriture…

EN QUOI PEUT-ON DIRE QU’IL Y A UN DROIT INTERNATIONAL DANS L’ANTIQUITE ?

La connaissance des textes antiques permet désormais d’affirmer que les anciens connaissaient les techniques « préventives » des conflits, les ambassades, les ambassadeurs, le droit de la guerre et de la paix, l’art de conclure des traités.. Dans nombre de ces sociétés antiques, il s’agit certes, d’ usages, de coutumes. Il n’y a souvent pas de textes écrits, ni de codes. Mais les usages oraux sont parfois plus élaborés que les lois écrites. Les auteurs spécialisés admettent, par exemple, que les druides celtes étaient souvent des puits de science, de même niveau que les savants grecs. lorsqu’on lit les lois franques, et celles de Charlemagne, on est frappé par leur caractère lacunaire, imprécis, primitif. le droit celte, sans aucun doute, est plus subtil que le droit Franc. On a retrouvé un traité international en Mésopotamie, datant de 4500 ans…avant le Christ ! Voir: droit international, mésopotamie, Egypte, Chine, Lille 2

Qui dit « traités internationaux » dit nécessairement « droit international, normes de droit permettant d’élaborer et d’établir des traités. Les sources grecques et romaines sont abondantes, dont de nombreuses sont reproduites dans le remarquable ouvrage de Grotius, publié sous Louis XIII,  démontrent que leurs juristes sont infiniment plus savants dans l’art des relations internationales. Encore faut-il les rechercher, ce que les négationnistes de l’histoire bretonne n’ont pas fait. GROTIUS n’est en rien le PERE du droit international. Il ne l’a, ni de près, ni de loin, inventé. En revanche, il est le génial juriste qui non seulement a mis en forme les règles internationales de son temps, mais les a enrichies par sa fabuleuse érudition, son intelligence fulgurante, son esprit perçant, …. Il a enrichi l’édifice existant, et a créé de toutes pièces un nouveau tremplin sur lequel les autre ont pris appui, et ont rebondi.. 

Bien sur, il faut ajouter que le droit international de l’époque n’est pas celui d’aujourd’hui: il est très fragmentaire; il est épisodique; il est limité dans l’espace; il n’est pas sanctionné par des organismes internationaux… Il n’empêche que, si imparfait soit-il, il existe.

Un certain nombre de nos « hystoriens » bretons (pas tous, je tiens à le souligner), ont limité leurs réflexions à leur thèse, et se sont reposés la. On m’assure que certains ont ensuite enseigné à peu de choses près, le contenu de leurs thèses, toute leur vie. Beaucoup n’ont pas même lu la guerre des Gaules de Jules César! Comment sauraient-ils qu’il existe déja à l’époque des Bretons (peints en bleu, s’il vous plait, pour faire peur lors des combats!)L’idéologie s’en mêlant, attendu que certains ont appris au catéchisme (marxiste, pas catholique) que « les nations sont une création – réactionnaire, bien sur -, de la bourgoisie »; que « la nation est un sous produit de la lutte des classes »

 

NATIONS ET NATIONALISME.
LES NATIONS SE PORTENT BIEN: elles refleurissent partout;

Les religions nationales, telles que nous les connaissons, avec des théories telles qu’elles aboutissent parfois à des excès très condamnables, dont le principal est ce que l’on a appelé le nazisme et le fascisme, entendu comme une philosophie de l’exclusion de l’autre, de la haine de l’autre, de sa propre supériorité, de la légitimité, dès lors qu’on se croit supérieur, à envahir les territoires…

Mais le terme « nationaliste » ne s’identifie pas à ces excès. Le temps du recyclage est venu. Lorsqu’un auteur écrit dans une revue à grande diffusion que « …. on est, il ne faut pas hésiter de le dire, dans l’antiquité de l’histoire des idées. Cela fleure à plein nez les théories marxistes

Les auteurs qui situent l’origine des nations au 14 ème siècle (de notre ère!), sont manifestement en dehors de la question. Il existe encore quelques spécimens – en voie de disparition – de cette espèce. Après l’effondrement du mur de Berlin, en 1989, le temps du recyclage est venu. Evidemment, il est surement difficile pour ceux qui ont écrit et professé que « la nation est le reflet de la lutte des classes », « la nation est une invention de la bourgeoisie », « la nation est un instrument d’oppression…

 Pour autant, il n’est pas vrai que chaque nation a droit a un Etat. 

Il n’y a plus guère qu’en Bretagne qiue les Professeurs d’histoire (certains, pas tous!) enseignent encore que « Les Nations sont nées au 15 ème siècle ». Est-ce pour démontrer qu’avant cette époque, les bretons sont des troupeaux? Qu’ils n’ont pas de civilisation, pas d’institution pas de langue, aucune conscience d’appartenir à leur peuple? 

c’est raté!

Le phénomène étant mondial, la Bretagne est donc condamnée – que ceux qui collaborent  encore, et feignent de ne pas savoir de quoi l’on parle le veuillent ou non, à accomplir le même périple que ces nations libérées qui font maintenant partie de l’ONU.

A SUIVRE …

 

 

LA LANGUE GAULOISE A-T-ELLE REELLEMENT EXISTE ?

Plusieurs auteurs – dont je fais partie – mettent en doute l’existence de la langue dite « gauloise » :

  • César dénombre plusieurs dizaines de nations dans la Gaule, avec des moeurs, des coutumes, des dieux souvent différents, des monnaies différentes …
  • Les constitutions de ces petits états gaulois sont très différentes les unes des autres. Il n’y a ni souverain gaulois, ni gouvernement unique, ni législation unique, ni administration, ni fiscalité uniforme..
  • SE PEUT-IL QU’IL Y AIT UNE LANGUE UNIQUE, là où, au moment du serment de Strasbourg, en 843, non seulement il n’y a pas de langue unique, mais on ne sait pas même dans quel idiome ce texte est écrit ! Mieux : en 1789, seulement 20 pour cent des habitants du royaume parlent le langage de la Cour, dénommé « le français »; on dénombre alors en France 30 langues locales !
  • MIEUX ENCORE : dans mon enfance, en 1950, après quatre siècles et demi de colonisation française, un siècle et demi après la mise en oeuvre systématique de la destruction de notre langue, beaucoup de vieux bretons étaient unilingues, et ne connaissaient rien de la langue française. C’était le cas de mes deux grands parents maternels : je suis donc témoin irréfutable que plus de quatre siècles de colonisation très dure sur l’étendue d’un royaume centralisé, même avec des techniques terribles de répression mentale, ne créent pas une langue unique, loin de là.

Jugez de ce que fut, très probablement, la tour de Babel gauloise ! Et ce que pouvait être le français, qualifié par les »révolutionnaires » de Paris de « langue universelle », de langue « parlée par tous les peuples civilisés d’Europe et d’ailleurs » ! Se peut-il qu’il y ait eu, dans ce pays qui parle 30 langues « régionales »en 1789,  2000 ans auparavant, une « langue gauloise » unique, dans ce salmigondis de peuples et de cultures, même s’il est vrai qu’ils ont partagé en commun quelques traits de civilisation, qui donne de loin une image en trompe-l’oeil ? C’est, de mon point de vue, impossible.

PERSONNE N’A JAMAIS VU LA COULEUR DE LA LANGUE GAULOISE. On cite tout au plus quelques mots de cette prétendue langue, qui ne laisse aucune trace littéraire nulle part. Quelques bribes sont évoquées, quelques inscriptions, ici ou là, c’est vrai. Mais je crois que nos savants linguistes ont construit des pyramides d’incertitudes et d’hypothèses, par cette même opération intellectuelle qui fait que d’autres « sçavants » ont reconstitué des civilisations entières à partir de trois ou quatre pierres découvertes dans un désert, comme d’autres ont reconstitué des villes englouties à partir de cinq ou six rochers aux contours anguleux, évoquant de loin des constructions humaines. Moins on sait, plus sont épais les livres écrits sur ce qu’on ne sait pas.

 

 

DEUX ENORMITES LINGUISTIQUES : LE SERMENT DE STRASBOURG N’EST PAS L’ACTE DE NAISSANCE DE LA LANGUE FRANCAISE; LE CODEX DE LEYDE N’EST PAS L’ACTE DE NAISSANCE DU BRETON. QUE SONT LE SERMENT DE STRASBOURG ET LE CODEX DE LEYDE ?

Charlemagne, couronné empereur en l’an 800 par le Pape, meurt en 814. Son fils Louis – dit Le Pieux -, lui succède. Il meurt en 840. Il laisse trois fils, qui entrent violemment en conflit : Charles (dit » le chauve « ), Louis (dit » le germanique « ), Lothaire. L’immense empire carolingien est partagé en trois parties, en 843. La partie Ouest (ou occidentale), dont les limites correspondent, grosso-modo, aux trois quarts de la France actuelle (Bretagne exceptée, car ELLE A TOUJOURS ETE EN DEHORS DES POSSESSIONS MEROVINGIENNES ET CAROLINGIENNES), échoit à Charles. La partie Est (ou orientale), échoit à Louis; la partie centrale, dite « Lotharingie « , échoit à Lothaire, qui bénéficie de surcroît du titre d’Empereur. L’année précédente, en février 842, Charles et Louis se lient par serment contre leur frère Lothaire. Deux textes sont rédigés : l’un en langue » tudesque » (pour simplifier, la langue tudesque est considérée comme le vieil allemand), l’autre en langue « romane » (indispensable : Nithard, Histoire des fils de Louis le pieux, Paris 1964). La légende naît : la version en langue romane serait – dit-on, jusqu’aux travaux actuels -, » du vieux français « ; pire : L’ACTE DE NAISSANCE DU FRANCAIS ! (à suivre)….. Les quelques feuillets qui constituent le Codex dit » de Leyde « , du 8 ème siècle, qui n’est qu’une liste de plantes médicinales, n’est évidemment pas L’ACTE DE NAISSANCE DU BRETON ! Les Bretons savaient parler depuis de très longs siècles, comme tout le monde, il n’ont aucun besoin d’une liste – contestable – de végétaux pour que leur langue soit réputée ridiculement issue de cette énumération ! LE SERMENT DIT » DE STRASBOURG » n’est CERTAINEMENT PAS l’acte de naissance de la langue française. Pourquoi lit-on partout cette sottise ? Deux linguistes connus – après avoir démontré le contraire (Hagège, page 22; Cerquiglini, La naissance du français, collection Que sais-je ? PUF, Paris, 2007, page 126), se rallient à cette thèse absurde, contre toute logique. Plusieurs arguments, MAJEURS, militent contre cette aberration :

1 – Les langues ne naissent pas en un moment déterminé, à une date fixe. COMME LES NATIONS, elles naissent, se développent et prennent corps dans un temps LONG, qui se compte par siècles. Assigner à la naissance du français et du breton une date précise (14 février 842 pour le serment de Srasbourg), est une stupidité. 842 est l’année au cours de laquelle le roi Charles le Chauve et le roi Louis le germanique ont prêté un serment d’alliance devenu célèbre, en aucun cas l’année de la naissance du français. Que Hagège, professeur au Collège de France ait pu écrire cela, jette la suspicion sur toute son oeuvre, sinon même la discrédite (personnellement, je lis ses livres toujours avec la plus grande méfiance, même si je juge ses propos comme toujours intéressants). (Ce bon monsieur a dit des Bretons, devant les caméras de la télévision : « Les Bretons étaient des sauvages, la France les a civilisés !)

2 – Malgré les tonnes de littérature écrites sur le serment de Strasbourg, aucun linguiste n’a pu déterminer DANS QUELLE LANGUE il est écrit. C’est la langue » romane » (romana lingua), dit Nithard, témoin de ce serment ( page 103, et les notes, très importantes). Mais quelle langue romane ? On s’est évertué, en étudiant le vocabulaire, la structure des phrases, etc.. à tenter de le savoir. On admet généralement que c’est l’un des très nombreux dialectes du Nord de la France. Mais est-ce le Picard, le » Francien « , le dialecte lyonnais, ou même le dialecte poitevin ? Aucune preuve qu’il s’agit du » francien « , idiome de Paris et de sa région. Il est absurde de dire que la langue du serment est » du vieux français « : s’il s’agit du lyonnais ou du poitevin, ce n’est certainement pas du » vieux français » !

3 – On ignore, strictement, qui a rédigé le texte. La question paraît oiseuse, elle ne l’est pas. Assurément, quelqu’un de l’entourage du roi Charles le Chauve. Mais il faut se souvenir que Charles et Louis, nés à Francfort de la même mère, Judith de Bavière, sont GERMANOPHONES, comme tous les Carolingiens. Charles ne vit pas à Paris, mais itinère de lieu en lieu. Ses collaborateurs appartiennent à plusieurs nations, et, assurément, à plusieurs régions du royaume qui lui a été attribué en 843, la » Francia Occidentalis « . Si le rédacteur du serment est parisien, il a probablement rédigé son texte dans la langue de sa région. Mais s’il est Picard, Poitevin, Lyonnais ? Cette nouvelle incertitude s’ajoute aux autres. Elle est d’un grand poids.

4 – Les textes dont on dispose depuis 842 jusqu’à l’éclosion du français médiéval, ne permettent pas d’établir scientifiquement un continuum entre le dialecte de Paris, le serment de Strasbourg, et ce qui va devenir plus tard le français. Force est de dire qu’on ne sait strictement pas si la langue de ce serment est celle qui, à la suite des transformations au cours des siècles qui suivent, est du français ancien (du francien), ou un autre dialecte de la moitié Nord de la France. POUR RESUMER : le breton est une langue celtique, héritière d’un idiome très ancien, antérieur au latin; le français est une langue romane, issue du latin. Ceci résume tout. Il était temps que cela soit dit clairement, et que ceux des Bretons qui ignorent qui ils sont, se grattent la cervelle pour comprendre, enfin, qu’ils ne sont pas français. Que les linguistes, donc, lisent attentivement ma propre argumentation. Il est douteux qu’ils ne s’y rangent pas. Porté par vocation à théoriser, en particulier sur la naissance, l’épanouissement, la mort des langues, je ne prends pas à mon compte la phrase qui suit, qui vient en conclusion d’une longue dissertation sur la comparaison des langues européennes, sur les » faiblesses » du français, et sur la richesse d’autres idiomes – le basque, le russe, notamment -, mais je ne peux m’empêcher de la citer. Elle émane du plus remarquable linguiste avec qui j’ai communiqué pendant des années, un Breton, rejeté par les imbéciles sur des considérations politiques, sans aucun égard à son savoir de spécialiste des langues, et qui a enseigné dans les universités : » …. Cela tient à la déficience du français, beaucoup plus qu’au mérite du breton, car le français – si » précis » au dire de ses thuriféraires, qui ne comprennent NI NE PARLENT AUCUNE AUTRE LANGUE -, est l’un des IDIOMES LES PLUS MINABLES D’EUROPE « . Ce texte est de Goulven Pennoad, écrit comme cela. Je n’en change pas un mot. L’homme qui a écrit cette phrase, est le plus savant avec qui j’ai eu l’honneur de m’entretenir, maintes et maintes fois. Je transmettrai plus tard la copie de ces correspondances aux éditions Préder, qui les conservera pieusement (Voir ce mot dans Google). Si les Bretons s’intéressaient à leur langue, elles pourraient être publiées. Je pense que l’opinion qu’il émet ci-dessus n’est pas entièrement objective, mais je me réserve le temps de la réflexion, avant de trancher. POUR L’ANECDOTE. Aussi incroyable que cela paraisse aujourd’hui, en 1954, année durant laquelle j’ai été l’élève de M. Sébastien Volant au lycée de Pont l’Abbé, cet exceptionnel professeur, qui nous a fait aimer la langue française ( = la deuxième langue nationale de Bretagne, je le souligne), nous obligeait à apprendre le serment de Strasbourg, rédigé dans une langue incompréhensible, ….. par coeur ! Plus étonnant : en 2010, 56 ans plus tard, je teste parfois ma mémoire, non sans amusement, en récitant ce texte bizarre, presque sans faire de faute ! Jugez comme nous sommes loin du français actuel : » Pro Deo amur, et pro Christian poblo et nostro commun salvament, dist di in avant, in quant Deus et savir me dunat , etc. etc. etc. « Traduction : » Pour l’amour de Dieu, et pour le salut commun du peuple chrétien et le nôtre, à partir de ce jour, pour autant que Dieu m’en donne le savoir et le pouvoir, etc. « Qui pourrait croire qu’un Breton de Guilvinec connait par coeur le serment de Strasbourg, alors que d’autres, qui collaborent si brillamment à des émissions radiophoniques d’histoire, ne connaissent plus ni l’orthographe, ni la grammaire, ni la syntaxe, ni l’art de ponctuer la phrase ? On pourra, pour vérifier tout cela, se reporter à l’émission » Lumière 101 mélennec bretagne assassinée » (par Google), diffusée maintenant sur Youtube, sous le titre : Langue bretonne, langue française, mélennec : les sottises colportées sur la langue française vous feront mourir de rire ! Je connais des Bretons qui, humiliés par la France de 1789 à nos jours, vont se réjouir, et qu’ils ne feront pas semblant, juste retour des choses.

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