ANNE de BRETAGNE, la petite fiancée de l’Europe.

On a dit d’Anne de Bretagne qu’elle a été la fiancée de l’Europe. Boutade ? Nous allons voir qu’il y a une part de vérité dans cette formule amusante.

Anne de Bretagne en 1486, avant l’invasion des hordes française : la petite fiancée de l’Europe.

 

Le présent travail est en voie de terminaison. Les références seront complétées, sans tarder. Les quelques références incluses dans le texte renvoient aux faits relatés ici).

AVIS. Ceci est un article sur Anne de Bretagne, que vous ne lirez pas dans Wikipédiouse, l’encyclopédie des erreurs et des malhonnêtes. S’agissant de la Bretagne, quoique des historiens plus qualifiés essaient maintenant, avec bonne volonté, de corriger quelques erreurs dans les productions de cette officine, le niveau des « articles » sur l’histoire bretonne est si catastrophique, qu’on n’en croit pas ses yeux. On ne peut nettoyer les écuries d’Augias lorsqu’elles sont si sales. Je recommande, par expérience, à ces vrais historiens de passage – s’il en existe -, de ne pas se compromettre à écrire dans cette officine, car leur travail, s’il est sérieux, ne manquera pas d’être saccagé par des fantaisistes, et cela sans retard. Car n’importe qui peut y écrire n’importe quoi, y compris des injures.  Ainsi sont dégradés ces outres anonymes gonflées d’air et de prétention, qui se prennent pour des experts, et qui jouent les censeurs, alors qu’ils savent tout juste lire. (Taper dans Google : Mélennec, biographie non salopée par Wikipédia, l’encyclopédie des erreurs et des sottises). S’ils avaient été de simples amateurs, armés de la bonne volonté d’être utiles, même dans la réalisation d’une oeuvre impossible pour eux, nous aurions, sensible à leur intention, tenté de les encourager. Mais lisez les vomissures et les sottises que ces « experts » laissent passer dans les biographies, y inscrites par des débiles ou des dérangés mentaux. Vous serez édifiés.  Signé : le bon docteur.

 

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La situation géographique et stratégique exceptionnelle de la Principauté de Bretagne, le prestige de sa vieille dynastie, ses atouts  exceptionnels dans le contexte international d’alors, – notamment par son étendue, son commerce et sa flotte -, le fait que la Bretagne soit l’une des premières puissances  d’Europe, expliquent que les princesses héritières virtuelles du trône ducal, Anne et Isabeau soient l’objet de nombreuses sollicitations matrimoniales de la part des cours d’Europe. De plus, en cette période d’extrême instabilité politique, où les princes passent leur temps à se faire la guerre, et où la gloire s’acquiert, non par le respect d’autrui, mais par les armes et les conquêtes, la prospère principauté de Bretagne est l’objet de convoitises de la part de ses deux ennemis traditionnels : l’Angleterre, la France surtout.

Conformément aux usages du temps, la princesse Anne et sa sœur Isabeau sont, dès leur naissance, au centre de négociations multiples avec les cours étrangères d’Angleterre, de Castille, dAragon, du Saint Empire, et des autres Etats souverains.

Dans ce contexte devenu éminemment dangereux pour la survie de la principauté en tant qu’Etat indépendant, par le fait des malfaisances répétées du roi de France Louis XI, il importe que l’alliance matrimoniale à venir soit la bonne, par la puissance à la fois militaire et financière du prétendant retenu. Pour son malheur, la Bretagne, vaincue militairement en 1488, va devoir accepter la plus mauvaise des solutions : le mariage avec un prince français. La Shoah bretonne débute ce jour là, elle se poursuit depuis des siècles.

Conformément aux usages du temps, le gouvernement breton élabore dès la naissance de la princesse Anne, en 1477, des combinaisons matrimoniales multiples. Anne étant alors la plus riche héritière du temps (comme le fut Marie de Bourgogne, fille du Duc Charles le Téméraire, peu de temps auparavant), les prétendants se pressent. Toutes les cours souveraines en situation de le faire se disputent sa main. Elle est promise successivement (ou simultanément, car les négociations sont secrètes) d’une manière plus ou moins officielle ou officieuse, à plusieurs princes très notables. La situation, comme on va le voir, est plus que singulière.

Avant  sa destruction par la France lors des invasions de 1487 à 1491, la Bretagne est un Etat prestigieux. La situation politique s’aggrave brutalement par la chute de l’Etat Bourguignon,  en janvier 1477. Charles le Téméraire, Grand Duc d’Occident, allié très puissant et ami sûr de la Bretagne, est retrouvé mort, défiguré, devant Nancy. C’est une perte irréparable pour  pour les Bretons : le Duc François II, père de la princesse Anne, qui naît quelques semaines plus tard, le 25 janvier 1477, se retrouve seul devant son ennemi mortel, Louis XI,  dont les intentions maléfiques sont publiquement affichées devant toute l’Europe.

LES « FIANCES » QUI N’ONT PAS EPOUSE ANNE DE BRETAGNE.

LE PRINCE DE GALLES, HERITIER DE LA COURONNE D’ANGLETERRE. Les relations entre l’Angleterre et la Bretagne sont loin davoir été toujours été excellentes. Elles ne le sont guère davantage durant cette phase de l’histoire. Mais là où il y a danger commun, en dépit de la haine entre les deux pays, il est nécessaire de s’allier pour combattre les prétentions françaises. De nombreuses alliances matrimoniales ont été conclues entre les deux cours pendant des siècles. Le danger français étant manifeste depuis l’arrivée de Louis XI sur le trône de France, en 1461, un traité est conclu avec le roi d’Angleterre Edouard IV en avril et en mai 1481, alors que la princesse Anne a tout juste quatre ans. Aux termes de cet accord, le prince de Galles, héritier du trône, épousera Anne lorsqu’elle aura atteint sa douzième année. Fait remarquable, pour éviter que le duché souverain soit annexé par l’Angleterre, c’est le deuxième fils du couple princier qui héritera du trône ducal breton ; il résidera en Bretagne, et en portera les armoiries. On voit par là à quel point les Bretons sont fermement attachés à l’indépendance de leur pays, personnifiée par leur prince naturel. Ce n’est que le premier accord d’une longue série de conventions de cette nature, y compris jusqu’à Renée de Bretagne, deuxième fille d’Anne de Bretagne et de Louis XII, les Bretons, jaloux de n’être gouvernés que par leur souverain breton, prenant dans tous les cas les dispositions pour empêcher qu’un prince né du mariage d’une duchesse bretonne et d’un roi étranger puisse être le prétexte d’une annexion du duché. (Ce malheur arrivera sous François Ier, avec la duchesse Claude, qui prélude à l’annexion de 1532). Le traité de 1481 prévoit aussi quIsabeau, sœur cadette d’Anne, épousera le frère du prince de Galles. En revanche, si Anne meurt, Isabeau épousera l’héritier du trône. (La Borderie, tome 4, page 562 ; Pocquet du Haut Jussé, François II et l’Angleterre, Paris 1929, page 231 ; Lepage et Nassiet, page 60).

LE PRINCE ESPAGNOL, HERITIER DES COURONNES DE CASTILLE ET D’ARAGON. Juan d’Aragon, né en 1478, fils d’Isabelle la Catholique et de Ferdinand d’Aragon, est un peu plus jeune qu’Anne. Il est l’ héritier présomptif des couronnes de Castille et d’Aragon. Il est proposé à la cour de Bretagne comme futur gendre de François II. Les alliances entre l’Espagne et la Bretagne sont anciennes. Jean IV, l’arrière grand père d’Anne de Bretagne, avait épousé, par procuration, l’infante Jeanne de Navarre, en 1386. Détail cocasse : la dot exigée par le duc de Bretagne, souverain puissant, était si importante, que les finances du petit royaume pyrénéen en furent obérées pendant des années, et ne put être entièrement acquittée (Jean Carrasco, Le royaume de Navarre et le duché de Bretagne, pages 205 et suivantes). Anne de Bretagne, par sa mère, est la petite fille de la reine de Navarre, et descend des rois d’Aragon. Comme les autres princes de la chrétienté, le prince Juan fait l’objet de nombreuses négociations matrimoniales. Dans cette affaire, la sincérité des princes espagnols est à l’aune de celle des autres rois d’Europe. Ils sont surtout préoccupés des intérêts légitimes de leur pays, ce qui est normal. L’enjeu : la récupération des comtés du Roussillon et de Cerdagne, détenus alors par la France. Le prince Juan épousera, plus tard, en 1497, Marguerite d’Autriche, fille de Maximilien, roi de Rome, et de Marie de Bourgogne. Marguerite fut « fiancée » avec Charles VIII en 1482, mais fut répudiée par lui, pour faire place nette avant son mariage avec Anne de Bretagne, en 1491. Humiliation cruelle pour la jeune princesse, qui a de surcroit le malheur de perdre son mari, qui décède quelques mois après son mariage avec Juan d’Espagne, quelques années plus tard. Les souverains espagnols récupèrent le Roussillon et la Cerdagne, par le traité de Barcelone, en 1493.

(Pélicier, Anne de Beaujeu, 153, 172, 173).

LE BRETON FRANCOIS DE ROHAN. Jusqu’en 1477, le vicomte Jean II de Rohan, beau-frère par sa femme du duc régnant François II, est le candidat le mieux placé pour lui succéder sur le trône de Bretagne. Mais le duc, marié en 1455 avec Marguerite, fille du duc François Ier de Bretagne, devenu veuf, se remarie en 1471 avec Marguerite de Foix, fille de la reine de Navarre. Celle-ci lui donne deux filles, en 1477 et en 1478, Anne et Isabeau. En dépit de l’existence de ces deux héritières potentielles, Rohan ne renonce pas à ceindre la couronne ducale pour son propre compte. Mais il conçoit une autre stratégie, qui n’exclut pas la première : travailler au mariage des deux princesses avec ses deux fils ainés, François et Jean. Ses alliés, dans cette perspective sont importants. Il peut compter, notamment, sur son proche parent le maréchal de Rieux, chef des armées bretonnes.

Le 20 mai 1485, alors que les princesses ont respectivement 6 ans et 7 ans, le maréchal écrit  :

« Jean, sire de Rieux, … comme il est très nécessaire pour le bien public, l’utilité et l’entretènement du pays et duché de Bretagne, de conjoindre par mariage François de Rohan avec haute et puissante dame madame Anne de Bretagne …. et aussi de conjoindre pareillement par mariage Jehan de Rohan notre cousin germain .. avec haute et puissante dame madame Isabeau de Bretagne …, nos cousins nous ont prié et fait prier de leur être aidants ( = de les aider) à faire accomplir lesdits mariages, etc. » (Morice, III page 463).

Lorsque les armées françaises envahissent la Bretagne, en mai 1487, Rohan conclut un « deal » avec l’envahisseur Charles VIII : si le roi décide de ne pas se marier avec la jeune duchesse Anne – aucune allusion à un éventuel refus de la princesse dans cette opération -, il s’engagera alors a faire en sorte que le fils ainé de Rohan (François) épouse la princesse Anne  (Morice, Histoire … ; Gicquel page 264).

On sait ce qu’il advint : poursuivant inlassablement son but de devenir duc de Bretagne lui même, ou de le devenir par procuration, en mariant Anne avec son fils ainé, Rohan décide de combattre les armées bretonnes avec l’envahisseur français en mai 1487. Pour la Bretagne, c’est une catastrophe.

Y-a-t-il une punition divine pour ceux qui trahissent leur pays  ? Alors que le vicomte a délibérément choisi de combattre du côté des ennemis, son fils François, lui, combat dans les armées du duc de Bretagne. Il est tué sur le champ de bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, à 19 ans, le 28 juillet 1488. Le duc François II rend l’âme à Dieu quelques semaines plus tard, le 9 septembre. Rohan ayant eu l’audace, après le décès de son beau-frère, de se proclamer duc de Bretagne , de sa propre autorité, se voit très sèchement interdire de porter ce titre par Charles VIII trois mois plus tard. Humiliation à laquelle il doit se soumettre, car il s’est placé volontairement sous les ordres du roi envahisseur dans cette guerre. Nouvelle humiliation : deux ans plus tard, la jeune duchesse Anne de Bretagne épouse Maximilien d’Autriche par procuration (voir ci-après), le 19 décembre 1490 ; puis, comble de l’horreur, elle se marie avec le roi ennemi et détesté Charles VIII, le 6 décembre 1491 (idem).

Mais ce n’est pas tout : Charles VIII, qui n’avait jamais été dupe de cet « allié » très particulier, dont il connaît les ambitions, et dont il sait qu‘il n’a jamais combattu avec les Français que pour lui-même, une fois épousée Anne de Bretagne, dépouille Rohan de son titre de « Lieutenant général », qu’il lui avait concédé pendant l’invasion, à seule fin de le tromper par un titre flatteur. Cette fonction est confié au prince d’Orange, oncle d’Anne de Bretagne. L’affaire ne se termine pas là pour le vicomte. Fou de rage, Rohan se réfugie en Poitou après le mariage d’Anne, dans son château de la Garnache, et tente un dernier exploit : avec des Bretons qui n’acceptent pas de voir le français Charles VIII régner sur la Bretagne, il essaie de décider le roi d’Angleterre d’envahir la France, afin de libérer la Bretagne. Mais l’allié anglais rompt ses promesses solennelles. Rohan n’a plus qu’une issue : faire semblant de se soumettre à la France (La Borderie, Le complot breton, Nantes 1884).

Contrairement à ce pensent certains auteurs, l’union de François de Rohan avec la duchesse Anne, en dépit de la répulsion qu’inspire cette famille, n’aurait pas été une mésalliance – comme le soutient encore La Borderie, page 562 , tome 4. Les Rohan, si négative qu’ait été leur image de tous temps – elle le reste aujourd’hui -, sont une vaste famille, très puissante, alliée à plusieurs familles royales, de surcroit immensément riche (Gicquel, pages 265 et suivantes). La haine viscérale du Duc François II à l’encontre de son beau-frère Rohan est sans doute la cause principale de l’échec de ce projet. Les nostalgiques de l’histoire bretonne le regrettent encore, inconsolables de ce qui est arrivé à leur pays, pensant que si Rohan avait d’emblée combattu avec son duc, contre la France, la Bretagne aurait été sauvée : si le nez de Cléopâtre avait été plus long …Mais on n’écrit pas l’histoire avec des « si », ni avec des « mais ».

(Note) Le vicomte, rappelons le, prétend être le descendant de Conan Mériadec, premier roi mythique de la Bretagne Armorique, ce prince dont l’existence n’a jamais été prouvée ! Mais la légende est reconnue comme étant la vérité, ce qui confère aux Rohan une place à part dans le duché. Il est marié avec  Marie de Bretagne, fille du duc François I er. Il est donc le gendre d’un duc, et le beau-frère du duc régnant. Au cas ou le mariage de son fils François avec Anne se serait réalisé, les enfants issus de cette union auraient été les petits fils de François II, et les arrière petits fils de François I er. S’agissant de la puissance de Rohan, son biographe, Yvonnig Gicquel affirme que Jean II tient sous son contrôle un quart à un cinquième de l’économie du duché. Le vicomte, invoquant l’inaptitude des princesses Anne et Isabeau à succéder à leur père, en raison de leur sexe, revendique  publiquement pour lui même la couronne ducale, avant que les Etats de Bretagne ne reconnaissent  Anne comme seule héritière du titre ducal, en 1486. Cette double union entre les fils du vicomte de Rohan et des deux filles du Duc aurait donc présenté de nombreux avantages. Mais en Bretagne les rivalités absurdes et les querelles des égos font tout échouer.

LE GASCON ET BRETON ALAIN D’ALBRET. Seigneur alors considérable (il est entré dans l’histoire sous le nom d’Alain le grand), né en Bretagne en 1440, possesseur de vastes seigneuries dans le sud de la France, il ne s’est guère manifesté encore, en 1486, en tant qu’héritier potentiel du titre ducal, quoique ses prétentions à l’héritage soient déjà présentes. Au moins à toutes fins utiles. L’invasion du duché par les hordes françaises, en mai 1487, lui donne l’occasion d’exhiber ses ambitions. Le duc régnant François II, en proie à une grande inquiétude devant cette armée qui déferle sur son pays, lui promet de lui donner en mariage sa fille Anne … à condition qu’il vienne avec ses propres armées secourir le pays. Albret prend très au sérieux cette proposition, susceptible de faire de lui l’un des princes les plus puissants de la chrétienté, et va poursuivre cette chimère jusqu’en 1491, au lendemain même du mariage de la duchesse Anne avec Maximilien d’Autriche, en décembre 1490.

Ses alliés en Bretagne sont importants. Il descend de deux ducs de Bretagne (Jean IV et Jeanne de Penthièvre), et a été marié avec une princesse bretonne, Françoise de Blois-Bretagne († 1481), comtesse de Périgord, et vicomtesse de Limoges. Celle-ci est la petite fille de Jeanne de Penthièvre et de Charles de Blois, qui furent en leur temps duchesse et duc de Bretagne. Il bénéficie d’appuis solides à la Cour ducale, étant le proche parent de Françoise de Dinan, la propre gouvernante d’Anne de Bretagne, et  du Maréchal de Bretagne, le sire de Rieux, personnages  avides, toujours prêts à trahir la dynastie légitime, malgré les bienfaits qu’ils en ont tirés. Selon les critères du temps, il est vieux (il est presque quinquagénaire au moment des faits), père de plusieurs enfants légitimes (sept, dit-on), et de nombreux enfants illégitimes; il est laid, repoussant; c’est un vieux débauché, ambitieux, cruel et sans scrupules. Le personnage est répugnant à tous égards. Plusieurs de ses enfants auront un destin étonnant : sa fille Charlotte  épousera César Borgia, fils préféré de l’étrange pape Alexandre VI Borgia; son fils Jean deviendra roi de Navarre par sa femme Catherine de Foix, héritière de son frère Phoebus; l’un de ses fils, pourvu de très nombreux bénéfices abbatiaux et autres, deviendra cardinal … De lui descendront Jeanne d’Albret, reine de Navarre, Henri IV de France.

Alain d’Albret est immensément riche (un auteur chiffre sa fortune , à un moment de son existence, à plus de dix fois le budget annuel de la Bretagne, et à plusieurs fois le budget annuel du royaume de France; ces chiffres  demandent à être confirmés, mais ils en disent long sur la puissance du personnage) (Luchaire, Alain le Grand, page … Pélicier pages 134, 174).

LES « FIANCES » QUI ONT EPOUSE ANNE DE BRETAGNE.

L’ARCHIDUC MAXIMILIEN, ROI DES ROMAINS. Maximilien est élu roi des Romains, le 16 février 1486 (Pélicier, 108, 109, 113); archiduc d’Autriche, fils de l’Empereur du Saint Empire Romain Germanique, Frédéric III, il est pressenti par la cour de Bretagne, très tôt également.

Les relations entre la cour de Bourgogne du très puissant Charles le Téméraire, duc de Bourgogne et quasi-roi lui aussi, et l’Empire, fondées sur des intérêts communs et sur la haine partagée à l’égard du roi de France, sont étroites. Maximilien épouse la fille du grand duc Charles, la princesse Marie de Bourgogne, en 1477, année même de la naissance d’Anne de Bretagne. Elle est la seule héritière des Etats de son père, qui sont presqu’aussi puissants que le royaume de France.

 Maximilien forme avec la princesse Marie un couple très uni, jusqu’à sa mort de celle-ci, très précocement survenue, à la suite d’une chute de cheval. Ils ont eu une fille, Marguerite d’Autriche, dont il a été parlé ci-dessus, fiancée depuis 1482 à Charles VIII. Dès la mort de Louis XI, Maximilien fait savoir au duc François II qu’il ne fera rien sans son avis, et le qualifie de « son bon père ». Le fils de Maximilien et de Marie de Bourgogne étant né le 10 septembre 1481, François II est prié d’être son parrain ; l’enfant est prénommé François (Pocquet, l’Angleterre, page 234). Il est tenu sur les fonds baptismaux par le comte de Chimay.

L’alliance entre Maximilien et François II est étroite. Une lettre comminatoire de Max, datée du 17 décembre 1481, fait sommation à Louis XI de « qu’il ne fasse aucune guerre au duc de Bretagne … notre très cher et très aimé cousin » (Morice, III, 409). Une autre missive, datée du 31 juillet 1486, destinée à Charles VIII (Pélicier 259), admoneste le jeune roi comme un enfant. La cour de France n’apprécie pas du tout le ton utilisé par Maximilien (Pélicier 260).

Des négociations avec la cour de Bretagne commencent en 1484 d’après Morice, en vue d’une alliance matrimoniale.

Le 23 septembre 1487, l’invasion française étant en cours depuis plusieurs mois, François II propose sa fille Anne à Maximilien, dès que celui-ci fera son entrée en Bretagne. En prime : la place fortifiée et très prospère de Saint-Malo (Pocquet, François II et l’Angleterre, page 282; Pélicier, pages 107, 108, 109, 134, 173).

Les titres de Maximilien, élu roi des Romains en 1486, même si certains ne représentent que des souvenirs ou des espérances (il n’est pas propriétaire effectif de toutes les possessions qu’il s’attribue dans ses actes, selon une pratique très répandue à l’époque), ne manquent pas d’être impressionnants. Dans l’acte d’accréditation rédigé à l’intention des ambassadeurs qu’il délègue auprès de gouvernement breton en 1490 (Morice, preuves III, page 661), voici ceux dont il se pare:

 » Maximilien, par la grâce de Dieu Roi des Romains, toujours Auguste, Archiduc d’Autriche, Duc de Bourgogne, de Lothier, de Brabant, de Limbourg et de Gueldre, Comte de Flandre, de Tyrol, d’Artois, de Bourgogne, Palatin de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur, de Zutphen et de Malines, Marquis du Saint Empire, Seigneur de Frise et de Salins, à tous ceux qui verront ces présentes lettres, etc… »

En mars 1490, trois ambassadeurs viennent à la cour de Rennes demander officiellement Anne en mariage (Morice, III, 661). Le mariage est célébré par procuration à Rennes, le 19 décembre 1490. De ce jour, la duchesse porte ostensiblement le titre de reine des Romains, et Maximilien porte le titre de duc de Bretagne (Morice III 701). Le mariage est canoniquement irréprochable, mais le pape, saisi en 1492, refuse de le reconnaître, et valide l’union d’Anne et de Charles VIII, par pur intérêt politique.

LE ROI DE FRANCE, CHARLES VIII. Ce prince, par la volonté de sa soeur Anne de Beaujeu, est virtuellement sur les rangs, très précocement lui aussi. Comme les autres princes d’Europe, il est l’objet de multiples négociations matrimoniales, conduites par son père Louis XI. Pélicier évoque plusieurs projets matrimoniaux avec le duc de Bourbon, l’empereur Frédéric III, le roi Ferdinand de Naples, Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon (page 42).
On a la preuve de la volonté de sa sœur Anne de Beaujeu de le marier avec Anne de Bretagne, dès 1485, par plusieurs documents (dont le fameux mémoire dit d’Adam Fumée, pièce extrêmement importante, mémoire qui sera analysé très en détail ailleurs, car il  dévoile, bien avant l’invasion de 1487, les intentions de la France à l’égard de la Bretagne). (Havet, Mémoire à la dame de Beaujeu, page 280 ; Morice III … ;La Borderie, tome 4, page 526). La singularité de la chose est que le roi Charles VIII est solennellement promis – pour ainsi dire quasi – marié – par le traité d’Arras, conclu en 1482, avec la très jeune princesse Marguerite d’Autriche, fille de Maximilien, futur Empereur. La fiancée est conduite à la Cour de France, dès l’année suivante; elle est considérée par tous comme la reine putative (on l’appelle familièrement « la petite reine »). Nul n’imagine que ce « mariage par  paroles de présent »,  puisse ne pas être consommé charnellement à l’échéance prévue (Pélicier, 163). Dans plusieurs documents, du reste, Charles VIII désigne Maximilien comme « Notre beau père ».

Il adviendra, par la pression de la guerre et des évènements, que le très improbable mariage de Charles VIII avec Anne de Bretagne, se produira en décembre 1491, et que la princesse Marguerite d’Autriche sera répudiée, et renvoyée à son père Maximilien après ce mariage.

–  LE ROI DE FRANCE, LOUIS XII. Le duc Louis d’Orléans, proche parent du roi Louis XI, décédé en 1483, beau-frère du roi régnant Charles VIII et de sa sœur la redoutable Anne de Beaujeu, par sa femme Jeanne de France fille de Louis XI, n’est autre que le deuxième personnage du royaume.  Charles VIII n’ayant pas d’enfant (il ne se mariera qu’en 1491, avec Anne de Bretagne, et n’aura de fils légitime qu’en 1492), Louis est  l’héritier présomptif de la couronne de France. Il a été marié contre son gré, par le roi de France Louis XI, avec la fille de celui-ci, la princesse Jeanne, contrefaite, et incapable de lui donner une descendance. En 1498, Charles VIII étant décédé, il lui succède sous le nom de Louis XII. Le tribunal ecclésiastique nommé par le pape Borgia, déclare nul son mariage avec Jeanne de France. Louis n’a jamais caché son intention de faire annuler cette union non consentie avec une femme gravement infirme, et de se remarier avec une femme capable de lui donner des descendants. Des négociations, secrètes, sont entamées très tôt avec la Bretagne (en 1484 semble-t-il, Anne ayant à peine cinq ans, et poursuivies les années suivantes !), mais filtrent dans le public. De Nantes, en 1485, il envoie à Rome secrètement des pièces pour demander au pape l’annulation de son mariage, et signe avec le duc François II un traité secret, le 19 avril 1485,  aux termes duquel il épousera Anne de Bretagne en temps voulu (Quillet, page 90). Lorsqu’il se réfugie à Nantes, en janvier 1487, on lui prête, d’y être allé pour demander au duc la main de la princesse Anne. Pour calmer l’irritation de la cour de France, il dément publiquement  (Paul Pélicier, page 127) :

« Nous désirons de tout notre pouvoir que chacun sache les causes de notre venue en Bretagne, et afin que notre cousine (Anne de Beaujeu, sœur du roi) et les autres n’aient raison de s’en mal contenter, nous avons déclaré et affirmé par ces présentes que nous ne sommes point venu en ce pays de Bretagne pour traiter de ce mariage, ni en espérance d’en parler ou d’y entendre ».

Louis d’Orléans, ayant succédé à son cousin Charles VIII en 1498, à la mort de celui-ci, épouse Anne de Bretagne à Nantes, en Janvier 1499. Ce vieux projet se concrétise donc, après de très nombreuses péripéties, maintes fiançailles de la princesse, et déjà deux autres mariages effectifs, le premier avec Maximilien d’Autriche, en 1490, le second avec Charles VIII, en 1491.

Parmi les autres candidats, Gabory cite encore LE DUC DE GUELDRE. Peut-être y en a-t-il d’autres, qui ne nous sont pas connus.

Louis Mélennec a élaboré un projet d’opéra, qui met en scène Anne et ses fiancés Albret et Louis d’Orléans. Ce projet a été saboté … par des Bretons. Comme d’habitude. https://www.google.fr/search?q=mélennec+opéra+d%27Anne+de+Bretagne&safe=off&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwiTpPfx0LLYAhWRZFAKHfR2CPY

 

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